Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

MEMOIRE ET SOUVENIRS - Page 56

  • LE SOUCI DE LA LICRA DE VANVES, D‘INSTRUIRE POUR NE PAS OUBLIER, DEVANT CETTE FLAMBLEE D’ACTES ANTISEMITES ET RACISTES

     Cette 30éme assemblée Générale de la LICRA Vanves lundi dernier a rassemblé plus de 50 vanvéens et l’ensemble de l’échiquier politique locale avec Bernard Gaudcheau (UDI) qui a dû se rendre sur le Plateau à la suite d’un incendie, Isabelle Debré sénateur (UMP) et Guy Janvier (PS). Monique Abécassis, sa présidente, avait invité Pierre Osowiechi Vice Président du Comité Français pour le Yad Vashem, qui a présenté l’exposition « Désobéir pour sauver » réalisée par l’ONAC (Office National des Anciens Combattants et Victimes de guerre). Un hommage aux 54 policiers et gendarmes élevés au rang de « Justes parmi les Nations » en 2009. « Elle met en lumière les valeurs humaines et citoyennes de ces hommes qui désobéirent au régime de Vichy, encouragés par la seule voix de leur conscience » a-t-il expliqué en citant quelques uns d’entre eux avant que les participants découvrent cette exposition dans la salle Henri Darien de l’hôtel de ville. Elle était un prolongement au témoignage l’année dernière de Philippe Maillard, petit fils d’Yvonne Maillard,  élevée à titre posthume, en 2007, au rang de « Juste parmi les Nations » et de Pierre Osowiéchi vice président du Comité Français pour le Yad Vashem, lui-même sauvé par des Justes. « A Vanves nous nous devions de célébrer cette France qui s’est élevée contre la barbarie nazie et la transmettre en exemple au monde d’aujourd’hui ».

    Cette assemblée générale est l’occasion, pour Monique Abécassis, de donner « une vision de l’évolution du racisme et de l’antisémitisme dans notre pays »chaque année. » Force est de constater qu’une flambée  des actes antisémites s’est produite  pendant certaines manifestations de 2014. Ces actes ne sont pas seulement  plus nombreux, ils sont aussi plus violents.  Selon le  Ministère  de l’intérieur les chiffres de tels actes pour la période de Janvier à juillet de cette année auraient augmenté de 91% : 527 actes et menaces ont été enregistrés contre 276 en  2013. Derrière ses 527 actes et menaces antisémites, il y a des noms, des visages, des histoires, des humiliations et des souffrances » a-t-elle insisté. Elle a relevé deux pics importants : Le premier en janvier après l’affaire Dieudonné qui a été condamné devant la cour d’appel de Paris et lors de la manifestation « jours de colère » organisée par une coalition de mouvements opposés au gouvernement, le 26 janvier à Paris. « Des slogans racistes violemment antisémites et homophobes avaient étés scandés. En même temps les réseaux sociaux étaient inondés de messages déposés en flux continu d’une extrême violence et particulièrement haineux ».

     

    INQUIETUDES ET ESPOIRS

    Le second  a été relevé le 13 juillet  lors de la manifestation de soutien  au peuple palestinien. « Des fanatiques surexcités se sont retrouvés près de certains lieux de cultes parisiens pour « casser du juif ». Ce n’est  hélas pas la première fois que le conflit israélo palestinien est exploité et détourné sur notre territoire par ceux qui distillent la haine depuis trop longtemps déjà. Chacun dans notre pays est libre d’avoir la lecture qu’il souhaite des événements qui endeuillent le Proche Orient. Chacun est libre de manifester son soutien à l’un ou l’autre camp, mais nul n’a le droit de hurler des slogans racistes, d’attiser la haine, de mener des expéditions punitives dans des lieux de culte ou de vandaliser des commerces comme ce fut le cas à Sarcelles ». Elle a fait part de ses inquiétudes  de voir « la société,  prise en tenaille entre les islamistes radicaux et la montée d’une extrême droite,  héritière de Vichy. Les crispations identitaires de chacun ont tendance à se nourrir entre elles et se rejoindre dans une haine commune de la démocratie et des juifs. La banalisation du FN accroît sa capacité de nuisance, mais le climat raciste n’est pas réductible à ce parti. Il est diffus, se trouve partout dans la société française et même dans certains groupes de gauche ».

    Elle n’en a pas moins relevé quelques éléments d’espoirs comme ce rassemblement républicain le 28 Septembre qui a réuni près de 2000 personnes en hommage à la mémoire d’Hervé Gourdel, guide de montagne, assassiné sauvagement par des islamistes en Algérie. « Les associations SOS Racisme, la LICRA, l’UEJF et le MRAP ont dit non aux stratégies de division des djihadistes et aux amalgames dont risquent d’être victimes à coup sûr les musulmans de France ». Le mouvement « Not In My Name », à travers lequel, de nombreux musulmans dans le monde ont manifesté leur indignation. Un  plan  d’action en faveur d’une intégration entière des harkis et de leurs familles à la communauté Nationale, présenté par le Premier Ministre à l’occasion de la juornée nationale d’hommage , dont l’une des 10 mesures vise à accorder une pleine reconnaissance aux anciens supplétifs de l’armée française en Algérie,  et une autre doit se traduire, à titre de réparation,  par des dispositions financières et sociales.

    RENCONTRES DE LA MEMOIRE

    La section LICRA de Vanves a apportée sa contribution comme l’a démontré sa présidente en revenant sur les temps forts de l’année précédente dont « les rencontres de la mémoire » en partenariat avec l’Education Nationale sont l’action la plus emblématique :  « Elles rassemblent les anciennes générations rescapées de la barbarie nazie et notre jeunesse dans les établissements scolaires, permettent d’éveiller les jeunes consciences aux valeurs emblématiques de notre pays : Promouvoir la valeur suprême de la dignité de l’être humain, promouvoir les valeurs de tolérance  de respect et de fraternité, rappeler que la connaissance et la raison triompheront toujours de l’ignorance, des fanatismes et de l’obscurantisme ».  5 classes de 3éme du collège Saint Exupéry et leurs professeurs d’Histoire ont accueilli ente le 29 Janvier et 7 février 2013 pendant deux après midi, Nicolas Roth, ancien déporté hongrois interné à Auschwitz. Après une plongée dans l’Histoire avec le documentaire « Hitler 1923- 1945 », « ce témoin a raconté son histoire devant des élèves attentifs et désireux d’en savoir toujours plus. Tortures, privations, humiliations, asservissement des corps et des âmes…Les 2 heures consacrées à ces moments qui resteront uniques dans la vie de ces collégiens suffisent rarement à étancher leur besoin de savoir. Si la transmission de l’histoire de la Shoah ne peut à elle seule faire reculer le racisme, et l’antisémitisme, elle peut y contribuer de manière importante en sensibilisant notamment les jeunes « aux conséquences ». Le souvenir de cette tragédie devra rester pour eux un avertissement constant ».

    DEVOIR D’INSTRUIRE

    « Cette action que vous menez dans les écoles et les collèges sont très important à entretenir » a déclaré Guy Janvier (PS) en témoignant comme Isabelle Debré de l’émotion qui les a saisie lors de la visite de Yad Vashem. « Il y a des justes qui ont pris des risques. Il faut continuer à travailler afin de ne pas oublier » a-t-il conclut. « Si on doit pardonner, on ne doit pas oublier » a déclaré de son côté Isabelle Debré (UMP)  en rappelant le titre d’un livre, « Pardonne mais n’oublie pas » d’une vanvéene rescapé de l’enfer qui vivait dans l’une des maisons de retraite de Vanves et  dessinait les visages de ses camps. « Simone Veil ne parle plus de devoir de mémoire mais de devoir d’instruire ». Ce que fait la LICRA de Vanves.

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 9 – L’ŒUVRE D’ARISTIDE DURU

    Le Blog Vanves Au Quotidien rappelle au fil de chaque week-end (d’ici le 11 Novembre) et de l’actualité qui marque l’année, les événements qui se sont déroulés voilà cent ans. Vers la fin de l’année 1915, la municipalité décide de créer (le 27 Novembre)  une œuvre des prisonniers de guerre et des combattants de vanves qui organise le 5 Décembre une journée pour les prisonniers de guerre et combattants durant laquelle furent vendus des trèfles couleurs à 4 feuilles porte-bonheur. C’était une volonté d’Aristide  Duru, maire de Vanves qui a toujours été proche de tous ceux qui partaient au front.

    Fin 1914, il adressait « un salut affectueux à tous les mobilisés de la commune et un souvenir ému à la mémoire de ceux qui sont tombés au champ d’honneur, ainsi que les condoléances du maire, de la municipalité et du conseil municipal à leurs familles éprouvées ». Fin 1915, le 27 Novembre, il créait l’œuvre des prisonniers de guerre et des combattants de Vanves : « Cette Œuvre est destinée à aider les familles nécessiteuses des prisonniers et des combattants qui peuvent difficilement leur envoyer des colis » expliquait il. L’une de ses premières actions s’est déroulé dés le 5 Décembre 1915 lorsque des bénévoles offrirent la « Pensée de la Journée de Vanves » et le « trèfle porte-bonheur à 4 feuilles ». Et toute souscription de 1 frs donnait droit à un « charmant objet » c'est-à-dire une médaille ou une broche. Mais ce n’est pas tout, car, même le curé de Vanves, le père Semblant organisait le 26 Décembre 1915 un concert au profit de cette œuvre. Enfin, le conseil municipal du 26 Février 1916 décidait d’ouvrir un crédit de 3000 frs pour cette Oeuvre des prisonniers de guerre et Combattants de Vanves.

    En moins de 3 mois, elle avait aidé une centaine de prisonniers et plus de 200 combattants, et recevait chaque jour de nombreuses d’aides (plus de 30 en 3 jours. « Le conseil municipal est d’avis de répondre, prioritairement, aux demandes des soldats présents sur le front, sans famille ou appartenant à des familles nécessiteuses » décidait Aristide Duru le 26 Février 1926 tout en faisant aussi voter un crédit de 100 000 frs pour des secours aux réfugiés, et en s’associant à une pétition lancée par les pouvoirs publics en faveur de « l’amélioration du sort de nos prisonniers » en demandant « l’égalité de traitement des prisonniers français et allemandes », ceux-ci ayant constaté que « les français étaient mal nourris, mal couverts et mal soignés, souvent brutalisés ». Quelques mois plus tard, le 21 Octobre 1916 le rapporteur du budget, M .Fournet expliquait  qu’avec « l’envoi de colis par l’œuvre à nos soldats français, nous cherchons ainsi à adoucir leur sort. Nos combattants ne sont pas oubliés et reçoivent ainsi des douceurs qui leur rappellent que nous pensons toujours à eux et aux dangers qu’ils affrontent pour libérer leur pays de l’invasion ».

    Ainsi, le conseil municipal a toujours prévu une subvention dans son budget municipal pour l’œuvre : 5000 frs en 1917 alors qu’elle a dépensé 30 000 frs en colis (3780 dont 2280 aux prisonniers et 4100 aux combattants. Et la Municipalité a organisée des opérations pour récolter des fonds : « La semaine de l’économie pour les prisonniers de guerre et les combattants vanvéens » du 21 au 28 Janvier 1917 qui a rapportée 5732,85 frs, puis une seconde entre le 2 et le 8 Juillet 1917. Mais ce n’était pas suffisant car elle avait dépensée 28 081,6 frs en 1917 couvert en partie par des recettes se montant à 13 189,86 frs provenant de dons, et des journées d’économies, la différence étant compensée par la subvention municipale de 14 891,74 frs. Une fête est organisée le 1er Décembre 1918 après l’armistice à son profit sous la présidence du sénateur Magny. Camille Audigier ou Frédéric Pic, ont rendu hommage, après guerre, à ce maire qui avait suscité « une phalange de dévouement » grâce notamment à cette « œuvre des prisonniers de guerre et des combattants » qui « adoucissait le sort de ceux qui se battaient ». Mais le plus bel hommage a été celui rendu par ses combattants qui, en permission, « ne manquaient pas de venir en mairie serrer la main celui qui s’acquittait dignement de ses fonctions »

    A Suivre…

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 8 – LE RAVITAILLEMENT S’ORGANISE CONTRE LA CHERTEE DES DENREEES ALIMENTAIRES

    Le Blog Vanves Au Quotidien rappelle au fil de chaque week-end (d’ici le 11 Novembre) et de l’actualité qui marque l’année, les événements qui se sont déroulés voilà cent ans. Dés le début de la guerre, le 31 Juillet 1914, Aristide Duru, maire de Vanves s’est préoccupé de mettre en place une commission du ravitaillement de la population et de prendre des initiatives afin qu’elle ne manque pas de vivres et de combustibles dans la mesure du possible. Et dés le départ, l’approvisionnement du charbon devenait un sujet sensible à cause notamment de la hausse des prix. Ce qui explique peut être que la question des denrées alimentaires est apparue un peu plus tard dans les préoccupations de la municipalité qui a pris beaucoup d’initiatives malgré quelques vicissitudes

    C’est peut être la raison pour laquelle que ce n’est que le 16 Février 1916 que le Conseil municipal a crée un Comité communal d’action agricole pour aider les maraîchers et les horticulteurs vanvéens à trouver de la main d’œuvre. Et surtout pour constituer des lots sur des terrains incultes afin de les mettre à la disposition des habitants désireux de cultiver un petit potager. Il permettra même, au printemps 1917,  aux enfants des écoles du centre de cultiver un potager sur les pelouses et jardins de la mairie, et sur un autre terrain pour les écoliers du Plateau,  Il distribuera d’autres terrains en lots dont les plus faciles à cultiver sont réservés aux blessés réformés de la guerre, notamment le long de la rue du Septembre et des fortifications. Il décidera même d’allouer de petites primes d’encouragements aux vanvéens qui font le plus d‘effort pour bien cultiver le lot qui leur est attribué. Ainsi « ces jardins ouvriers feront jaillir 250 petits carrés où se cultivent pommes de terres, choux, salades, haricots » comme le notait Camille Audigier, écrivain, à la fin du Conflit 

    De son coté, le maire s’inquiète du prix de la viande qui devient cher et provoque une réunion avec quelques collègues maires pour étudier la question. D’ailleurs l’Union des Coopératives ouvre une boucherie de viande frigorifique pour la durée de la guerre au printemps 1916, qui permettra de trouver de la viande à des prix avantageux : « Elle remplit la mission qu’on attendait d’elle » notera le maire lors du Conseil Municipal du 21 Octobre 1916. La municipalité commence à aider  le comité d’organisation de la Soupe populaire au début de l’hiver 1916-17 lorsque ses responsables indiquent au maire qu’ils ne leur aient plus possible de l’assurer avec leurs ressources actuelles, suite à la réduction de l’aide accordée par le Secours National et l’augmentation du prix des denrées. Le Conseil municipal du 30 Novembre vote le budget municipal  1917 dans lequel  est inscrit une subvention de 2500 frs et décide de leur attribuer 150 frs par mois durant l’hiver 1916/17.

    En 1917, le maire fait état d’une circulaire interministérielle des ministéres des travaux publics, des transports et du ravitaillement, du commerce et de l’agriculture rappelant « la nécessité d’éviter tout gaspillage de blé, de farine ou du pain. L’économie est une règle qui s’impose à tous dans l’intérêt supérieur du pays. A un moment où les conditions de vie économique du pays imposent à la population des restrictions de consommations, où les difficultés de ravitaillement en combustibles sont particulièrement sensibles ». Ce qui ne l’empêche pas de se plaindre des réquisitions militaires en matière de produits alimentaires  et combustibles et de protester par l’intermédiaire d’un vœu  qu’il fait voter en Mai. 

    Un comité d’approvisionnement communal  est même crée par le conseil municipal du 27 Mai 1916 pour enrayer la hausse constante sur les denrées de premières nécessités, à la suite d’une démarche effectuée par les socialistes  de Vanves, dont il confie la direction à MM Blanchard et Brodére. Sa gestion déficitaire sera à l’origine d’un  conflit municipal vite réglé deux ans plus tard. Au départ, il dispose d’un fonds de roulement pour les achats au comptant et d’un crédit de 1000 frs pour les achats en gros dont le montant sera remboursé par la caisse communal au fur et à mesure des ventes à la population. Il apparait ainsi que 4210 Frs ont été versés par des groupements et des particuliers. Un crédit de 25000 frs est voté, un an plus tard le 31 Mai 1917  pour la constitution d’un stock précaire de denrées alimentaires pour l’hiver suivant qui sont placés dans un magasin aménagé à cet effet dans le sous sol de l’hôtel de ville.  Les élus en profitent pour demander à ses responsables de tenir une comptabilité parfaitement en régle, mais sans que cela soit suivi d’effet. « Rien ne pouvait douter d‘une bonne gestion puisque l’inventaire lors d’une nouvelle demande de subvention indiquait un déficit de 231,80 frs alors qu’une somme bien supérieure avait été perçue l’hiver précédent à cause de pommes de terre gelées » indique M.Fournet maire adjoint.

    Mais voilà lorsque le 2 Novembre 1917 la Municipalité obtient l’établissement un inventaire et la reprise de sa comptabilité,  M .Fournet s’aperçoit qu’il y a quelques erreurs  dans le bilan et un déficit important. Et un expert constate que ses gestionnaires, ne tenaient aucune comptabilité régulière d’entrée et de sortie des marchandises et des denrées confiées par la mairie. Le déficit se montait à 5673,75 frs qu’ils n’arrivaient pas à expliquer, tout en reconnaissant que dés Avril 1917, contrairement à l’inventaire produit, il y avait déjà un déficit de 3340, 80 frs au lieu de 231,80 frs déclarés. Ils s’étaient engagés néanmoins à couvrir le déficit  qui pouvait être réduit du montant des bénéfices nets que pourrait faire la nouvelle direction mis en place dés Décembre 1917. Elle avait  été amené à élargir son champ d’investigation pour écouler la marchandise qui se trouvait dans le magasin qui était, parait il, de vente difficile car de première qualité. Il en a été vendu pour 122 000 frs, permettant d’amortir une grande partie des pertes qui ne s’élévait plus qu’à 3000 €, comme l’avait constaté le Conseil Municipal du 1er Juin 1918.

    Deux nouvelles branches de ce comité d’approvisionnement  ont été crée avec une boucherie et une poissonneries municipales. Installées dans le jardin de la Mairie, elles ont rendus finalement de grands services en enrayant la hausse des prix même si leur fonctionnement ont créé quelques soucis et en distribuant des légumes aux familles nécessiteuses. « Il ne faut pas trop se plaindre de la situation financière qui aurait pu être plus grave ! » reconnaissait M.Fournet. Il n’empêche que quelques mois plus tôt, le 24 Février 1018 lorsque l’assemblée municipale avait constaté la bonne tenue de ce comité par ses nouveaux responsables, un élu avait posé la question de « savoir dans quelle mesure, le PS devait être responsable de la gestion de MM Blanchard et Brodéres qui étaient délégué de ce parti au Comité. D’ailleurs au cours de ses réunion, il avait fait état des difficultés provenant de la gestion de ses délégués ». Mais l’heure n’était pas aux réglements de compte.

    A la fin de la guerre, la municipalité n’en avait  pas moins  constaté que « ce Comité a permis d’enrayer la hausse constante des denrées de première nécessité ». Il prolongeait son fonctionnement après l’armistice du 11 Novembre 1918 « pendant cette période où les difficultés de ravitaillement sont encore grandes ». Il décidait d’en simplifier le fonctionnement en lui faisant vendre directement à la population « tous les produits qu’on pourra se procurer ». Et dans les jardins communaux, les vanéens pouvaient cultiver jusqu’à la récolte prochaine. Il autorisa le 9 Août 1919 l’installation d’une baraque Vilgrain prés de la mairie pour le ravitaillement de la population dans des conditions permettant d’intensifier la lutte contre la cherté de la vie que le comité d’approvisionnement a soutenue pendant toute la guerre

    A Suivre