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MEMOIRE ET SOUVENIRS - Page 55

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 11 – VANVES HONORE SES 607 MORTS POUR LA FRANCE

    Le Blog Vanves Au Quotidien rappelle au fil de chaque week-end (d’ici le 11 Novembre) et de l’actualité qui marque l’année, les événements qui se sont déroulés voilà cent ans. Et notamment,  en cette période de Toussaint, et bientôt d’anniversaire de l’armistice, ceux qui sont morts pour la France voilà une centaine d’année : 607 vanvéens dont les  noms sont inscrits sur la plaque commémorative de l’hôtel de ville, au premier étage, à l’entrée de la grande salle Henri Darien. L'illusion d'une guerre courte s‘est dissipée dès l'automne 1914 avec l'échec des premières grandes offensives. Echec de l’offensive française en Lorraine durant la seconde quinzaine d’Août, arrivée des allemands à Senlis, installation du gouvernement à Bordeaux,  première bataille victorieuse de la Marne « qui fera reculer les bôches ». La guerre de mouvement se transforme en guerre de position à l’automne sur le front Est de la mer du Nord à la Suisse. La guerre des tranchées commence. L'état-major se lance dans des assauts par vagues humaines qui se soldent par autant de massacres. 900 soldats français sont morts chaque jour en moyenne durant les 52 mois du conflit.

    130 vanvéens sont morts au combat entre Août et Décembre 1914 sur les 607 vanvéens tombés au champ d’honneur et dont le nom est inscrits sur la plaque commémorative de l’Hôtel de Ville. Le premier agent communal tué est un cantonnier, Marcel Sudreau, 24 ans, « décédé des suites de ses blessures le 17 Novembre 1914 reçue à l’ennemi » comme l’a expliqué Aristide Duru, maire de Vanves en lui rendant hommage au conseil municipal du 28 Novembre 1914. L’assemblée municipale décide d’ailleurs ce jour là de verser des secours aux veuves des agents communaux tué à l’ennemi. Mais il n’est pas le seul à qui, il rend hommage, car  Charles Cutu, 27 ans, est le premier instituteur de Vanves, dont tous ont été mobilisés,  à être victime de ce conflit, au cœur de la bataille de la Marne. Un agrandissement d’une photo portrait a été placé sur l’un des murs de sa classe de l’école du Plateau où il enseignait. II ne sera pas le seul car au Conseil municipal du 30 Mai 1915, il fait état du décés de Gustave Bocahut, 27 ans,  instituteur de l’école du Centre et attaché au 156éme régiment d’infanterie tué le 23 Septembre 1914 du côté de Champeneux. Une photographie est distribuée à tous ses élèves « pour perpétuer son souvenir dans leur cœur ». Ce conseil municipal décide de financer les indemnités de résidence et de logement des instituteurs tués à l’ennemi jusqu’à la fin des hostilités afin de soutenir leurs familles,

    A l’occasion de cette réunion, un élu demande « qu’un tableau d’honneur soit placé à la mairie avec le nom des citoyens de la commune tombé à l’ennemi pour honorer leur mémoire ». Un autre collègue considère « qu’une plaque serait insuffisante et qu’il y aurait lieu de faire un monument ». Aristide Duru est d’avis « qu’il y a un ensemble de mesures à prendre pour honorer la mémoire des héros qui sacrifient actuellement leur vie à la patrie » estimant que « c’est après la guerre seulement que cette proposition pourra être fait utilement ». En attendant il fait voter par l’assemblée municipal un « salut affectueux à tous les mobilisés de la commune » et adresse « un souvenir ému à la mémoire de ceux qui sont tombés au champ d’honneur » tout en  présentant les condoléances de la Municipalité et du Conseil Municipal à leurs familles éprouvées. Les élus n’ont pas  d’ailleurs été épargné comme ce conseiller municipal Fernandier  tué le 4 Juin 1915, ou le fils d’un autre élu, Célestin soldat au 10éme Régiment de Chasseur d’Afrique le 23 Juillet dans les tranchées. Beaucoup ont été mobilisés, comme l’a indiqué le maire dés le conseil municipal du 14 Août 1914 : MM Pic, Gineste, Candon, Fournet… en leur adressant au nom de tout le conseil des vœux « pour un prompt retour ainsi que celui de tous les citoyens de Vanves partis si courageusement dés le début de la mobilisation ». On comprend mieux, du coup, sa volonté de créer le 27 Novembre 1915 cette Œuvre des Prisonniers de guerre et des Combattants de Vanves 

    Dés le Conseil municipal du 11 novembre 1918 qui se tient en soirée car Aristide Duru a assisté à la séance historique du Sénat, les élus mettent à l’étude divers projets : Un tableau à la mairie, un monument au cimetière  « destiné à perpétuer le souvenir de ces héros dans la commune ». Un crédit de 25 000 frs est voté au Conseil municipal du 13 Novembre 1918 pour l’érection d’un monument et diverses mersures « pour perpétuer la mémoire des soldats de Vanves mort au champ d’honneur ». La plaque d’honneur portant le nom des vanvéens morts pour la France, est inauguré le 2 Novembre 1919 avec dépôt de gerbes, allocutions au cimetière, salut au Poilus et inauguration de la plaque « artistique  indestructible » destinée à perpétuer le nom des enfants de la commune mort pour la France » en mairie avec, allocation du maire.  

    D’autres plaques commémoratives seront apposées dont 2 à l’église Saint Remy inaugurées le 30 Octobre 1921.  Ce sera plus long pour le monument aux morts, Frédéric Pic prenant les choses en main, puisqu’il succéde à Aristide Duru le 7 décembre 1919. Le Conseil Municipal donne le 28 Mai 1920,  l’autorisation officielle d’édifier un monument aux morts dans le cimetière qui pourrait être complété par un terrain destiné à recevoir à perpétuité les sépultures des soldats vanvéens déjà morts. Mais il décidera finalement le 27 Février 1922 de l’installer face à la Justice de Paix (ex-Mairie) à l’entrée de l’avenue qui monte au marché, sur un terrain planté d’arbres donnant sur la rue de la Mairie (av.A.Fratacci). Quant au Carré militaire, il ne verra le jour qu’en  1931, à la suite de travaux dans le cimetière où  ont été rassemblés les corps de tous les morts pour la France, sans distinction religieuse : 212 dont 113 Vanvéens, 15 russes, 9 musulmans dont 2 tirailleurs algériens, 3 tirailleurs tunisiens, 4 soldas du bataillon sénégalais  

    Enfin, ce conseil municipal du 13 Novembre 1918 décide de baptiser des rues « pour perpétuer le souvenir de la Victoire »  avec des avenues Foch (Allée du Progrés), Joffre (rue de la Liberté), Gallieni (rue du Parc), des rues Georges Clemenceau qui n’était pas l’actuelle rue (ex-sentier des Nouzeaux), mais la rue du Plateau devenue la rue Gambetta, Pétain (rue de la Manufacture, actuelle rue Gabrielle d’Estrée), de la Marne (rue du Château), de Verdun (François 1er), des Alliés (une parie de la rue de la Mairie devenue aujourd’hui Ernnest Laval  entre la rue de Paris baptisée Jean Bleuzen et le Pont de Montrouge c’est dire le piont SNCF séparant Vanves de Malakoff) et du Président Wilson (une partie de la rue Jullien entre la rue de la Manufacture et l’avenue V.Hugo).

    A SUIVRE….

  • LORSQUE VANVES SE SOUVIENT DE SES FRERES DISPARUS DURANT CETTE TOUSSAINT 2014

    A la veille commémoration des défunts qui suit la Toussaint, Vanves se souvient de tous ceux qui ont quitté cette terre et plus particulièrement de certains qui ont marqué ce village, comme Nabila Attia, le pére Robert Thirion,  André Polack, Christiane Cavelant, François Perhirin, entre les Toussaints 2013-2014…. à côté d’autres vanvéens auxquels la communauté chrétienne de Vanves fera mémoire en proposant de mettre une lumière sur leurs tombes et en organisant une bénédiction (dimanche à 16H) au cimetière de Vanves pour ceux qui sont enterrés là  

    Certaines disparitions ont beaucoup marqués les vanvéens. Notamment l’ensemble des élus avec Nabiha Attia, 59 ans, conseillère municipale depuis 2001, chargée du logement auprés de Marie Anne Sorensen, maire adjointe, décédé des suites d’une longue maladie le 30 Novembre dernier. Une femme d’origine tunisienne, auquel beaucoup d’élus et vanvéens étaient attachés, « qui s’était engagé dans la vie publique pour servir les vanvéens ». La communauté chrétienne de vanves, mais bien au-delà avec la disparition de Robert Thirion, « notre pére de Vanves »,  qui s’est éteint à la veille de ses 92 ans, à la mi Décembre. « Vous êtes un père pour nous tous, car vous nous apportez espoir et bonheur » avait résumé le maire de Vanves, Bernard Gauducheau,  pour son véritable départ à la retraite, à  90 ans tout de même. Mais aussi tous les habitants du Plateau, et surtout les jeunes,  avec ce jeune homme de 24 ans tué devant le café Le Soleil Levant début Janvier au cours d’une rixe qui avait  suscité une  marche blanche

    D’autres sont restés discrètes, comme André Pollack, qui n’a cessé de se battre pour la cause des handicapés :« Rien ne l’arrêtait, ni le temps, ni la fatigue, ni l’âge. Toute son énergie était dirigée vers les autres. Agir ensemble était son mot d’ordre » écrivait le Journal Vanves en dressant  son portrait en 2003/04. Il n’avait cessé toute sa vie, à cause de son fils Alain, à se consacrer aux handicapés pour lesquels il était un père, notamment de l’APAJH de Vanves.   Tapissier-décorateur de profession, il avait créé l’association Léonce Maleco, issu des Papillons Blancs de St Cloud et de l’UNAPEI, puis un Institut Médico-Educatif (IME), un CAT. Il avait beaucoup travaillé avec Lino Ventura lorsqu’il avait créé sa fondation Perce Neige et lancé des foyers occupationnels.

    Il en est de même pour Christiane Cavelant au début de l’été, dont la disparition a marqué les esprits sur le Plateau où elle habitait. Elle s’était beaucoup impliquée dans la vie paroissiale de Saint François, notamment à l’accueil  et au Syndicat d’Initiative dés sa création en 2001 dont elle a été la secrétaire longtemps, s’impliquant dans les randonnées qu’elle appréciait, l’accompagnement des visites, et les différentes manifestations. « Cette ancienne d’ HEC était très cultivée, continuait à voyager notamment à Vienne en Autriche où elle avait gardée contact avec une correspondante, parlant couramment anglais et allemand. Elle avait un caractère trempée, ne supportant d’être toute seule. « On fait quoi » revenait souvent avec « qui fait quoi » car elle veillait à une bonne organisation » racontent ceux qui l’ont cotoyé au Syndicat d’initiative. Certains à la Paroisse Saint François regrettent de n’avoir pas été plus attentif, ses derniers temps, à cette  « grande dame » au « grand cœur » qui finalement refusait de vieillir. « Elle avait de l’allure ! Mais elle n’a jamais accepté de perdre le regard des hommes, surtout lorsqu’on a vous regardé » résume l’une des chevilles ouvrières du Syndicat d’initiative qui l’a bien connue. « Mais cela, les hommes ne peuvent pas le comprendre »

    Un autre vanvéen, du Centre Ancien, est partit discrètement au retour des vacances de l’été 2014 : François Perhirin que beaucoup de vanvéens connaissaient. Tout simplement parce qu’il avait réagit à l’insécurité qui régnait alors à Vanves à la fin des années 90 et au début des années 2000, en créant l’association « La Sécurité à Vanves » pour faire agir les autorités publiques, les élus à ces halls d’immeubles occupés par les jeunes, à ces trafics de drogue… avec l’aide des gardiens d’immeubles qu’il avait mobilisé en leur rendant visite régulièrement. Mais il n’avait rien à voir avec un shériff, parce que profondément humain, solidaire, attentif aux autres, passionné d’actualités  avec lequel beaucoup pouvaient discuter des heures entières, sans souvent deviner quel avait été son parcours professionnel exceptionnel fruit d’une ténacité à se former sans cesse. Né à Ploudaniel en 1936, il était l’aîné de 3 enfants, et il avait connu très tôt le travail de la ferme. Mais très vite, il s’était retrouvé ouvrier électricien à l’Arsenal de Brest, s’était inscrit en même temps à la JOC la JOC, visant les Ecoles Techniques  et se spécialisant déjà en 1957, lorsqu’il est reçu, dans une nouvelle technique, l’informatique. Après des affectations à Brest et à Paris comme Ingénieur des Travaux, il était remarqué et promu dans le corps des ingénieur des Ingénieurs de l’Armement où il a assumé des responsabilités qui lui vaudront, en fin de carrière, le grade d’ingénieur général de l’Armement. « Cette ténacité, il l’a montré aussi dans la vie civile pour tenter de résoudre les problèmes de son voisinage et par l’engagement au Secours Catholique, tout en respectant son statut militaire » témoignait sa fille.

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 10 – UNE ARMEEE D’ACTIVE DANS LES ATELIERS DE CONFECTION

    Le Blog Vanves Au Quotidien rappelle au fil de chaque week-end (d’ici le 11 Novembre) et de l’actualité qui marque l’année, les événements qui se sont déroulés voilà cent ans. L’un des faits marquants de ces 4 années de guerre a été la création d’ateliers de confection et surtout l’ouverture d’un « Ouvroir » municipal qui occupera plus de 150 ouvriéres pour confectionner des chemises, des caleçons.

    Les premiers gestes de solidarité et de soutien commencent à apparaître dés le début de la guerre : Les écoliers de Vanves « sous la bienveillance » de leurs instituteurs se sont mobilisés pour confectionner des colis de lainage, de tabac, de friandises et objets divers envoyés aux soldats sur le front.Puis la municipalité créée un  un atelier  « tricot du soldat » en Janvier 1915 rue Raspail (Mary Besseyre maintenant) pour fournir du travail aux femmes et filles des mobilisés, secondé par un chemisier vanvéen. Cette création correspondait à un mouvement général, car dés le départ des hommes au front, « les mères, les sœurs, les épouses, les fiancées, les petites amies se mirent tous à tricoter avvc l’acharnement d’une armée d’active. Les soldats sentirent ainsi, à la chaleur du tricot de laine, que les femmes pensaient à eux » lit on dans « Croquis Paris » en Octobre 1915. Le tricot était devenu une cause nationale dés le lendemain de la mobilisation générale. Un avis, paru dans la presse, invitait  toutes les femmes de France à tricoter gilet et chaussettes de laines pour les poilus en prévision de l’hiver.  C’est à ce moment là, que la ville reçoit de l’intendance de l’armée, avec son magasin de l’habillement, installée rue Larmeroux, un lot de 10 939 chemises à  confectionner. Du coup, le conseil municipal décide de créer, à partir de cet atelier,  le 28 Août 1915, un « ouvroir municipal », sorte d’atelier de confection,  pour fournir des uniformes et des effets de lingeries aux poilus, qui occupera plus de 150 ouvrières et pour lequel, il consacre une ligne de crédit dans son budget (50 000 frs dans le BP 1917). De surcroît, il permet d’éviter tout profit de guerre, l'ouvroir de Vanves étant dirigé et contrôlé par la municipalité.

    La municipalité fait confectionner 500 chandails en automne 1916  pour la campagne d’hiver 1916-17 dont la moitié  sera expédié aux prisonniers de Vanves et l’autre vendu aux vanvéens, puis décide l’acquisition de laines destinées à la confection de chaussettes à la fin de l’été  1917 qui seront réalisées par les petites filles des écoles communales pour les soldats. Mais au fur et à mesure du temps, l’intendance militaire ne donnera que très peu de travaux à l’ouvroir municipal, ce qui obligera la municipalité, au début de l’année 1918,  à rechercher à travailler pour l’industrie privée pour permettre aux ouvriéres de travailler : « Nous pensons qu’il est de notre devoir de continuer à faire fonctionner cette œuvre qui sera d’une très grande utilité après la cessation des hostilités pour parer à la crise du chômage qui est à craindre » explique Aristide Duru, maire de Vanves, le 1er Juin 1918.  Si l’ouvroir a distribué pour 109 862 frs de salaires en 1917, le nombre d’ouvrières a commencé à diminuer cherchant du travail dans le privé, mieux payé

     

    A SUIVRE…