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VANVES ET LE GRAND PARIS - Page 27

  • VANVES ET LE GRAND PARIS EXPRESS : INDIFFERENCE TOTALE POUR L’INSTANT SUR LES CONSEQUENCES DU CHANTIER

    Créée en 2012, par plusieurs riverains malakoffios et clamartois de la future gare du Grand Paris Express Fort d’Isssy/Vanves/Clamart, qui sera située sous la gare de Clamart, officialisée en Avril 2013, l’association des riverains de la gare de Clamart est devenue en Avril 2014 un interlocuteur reconnue des pouvoirs publics et surtout de la Société du Grand Paris (SGP). C’est le constat dressé par Michel Benkemoun, son président, entouré par son bureau, lors de l’assemblée générale qui s’est déroulé Mardi dernier à Malakoff. Le meilleur exemple est cette réunion qui s’est déroulée pendant 5H le 11 Avril dernier entre les dirigeants de cette association et la SGP avec SECTEC qui est le maître d’œuvre pour cette partie de la ligne 15 Sud.  Il est vrai qu’un polytechnicien a rejoint le bureau, spécialiste notamment des problématiques posées par le creusement de tunnel et les vibrations, leur permettant de parler « d’expert à expert ».  D’ailleurs « l’expertise technique est fondamentale dans l’action que nous menons et que nous aurons ». Ils ont même obtenu un contact direct avec les experts de la SGP et de SECTEC

    Mais c’est surtout l’attitude que les responsables de cette associaton, ont adopté, qui les a aidé énormément : « Nous ne nous sommes pas opposés au projet car cela aurait été suicidaire. L’apolitique a été un facteur clé dans les contacts avec les communes, la SGP… ». Ils ont plutôt adopté le principe de négociation avec un aspect défensif qui repose sur un cabinet d’avocat et un aspect coopératif et constructif visant à suivre étroitement l’avancement du projet. « Ils essaient de discuter avec nous maintenant. Ils ont conscience que s’ils doivent discuter avec des riverains, c’est avec nous ! Et on sent que la SGP veut que cette première opération soit exemplaire ».   

      S’ils sont reconnus comme des interlocuteurs par les maires de Clamart et de Malakoff, c’est le moins le cas avec les maires d’Issy les Moulineaux qui préside le Conseil de Surveillance de la SGP, et de Vanves qui parait indifférent alors qu’il a fait de cette gare de GPE un des axes de sa campagne électorale.  Il est vrai que parmi les 136 foyers adhérents de cette association, il s’agit surtout de riverains de la gare habitant Malakoff et Clamart, mais peu d’isséens et de vanvéens pour l’instant. Ils risquent d’en être autrement lorsque le chantier aura commencé, que le tunnelier commencera à creuser le tunnel, que les déblais devront être évacués depuis la gare de Clamart  par la voie ferrée mais aussi par la route, avec une noria de camions – et tout le monde se souvient du chantier du Fort d’Issy du côté isséen – et que les travaux d’aménagement de la gare du GPE  commenceront sous la gare SNCF entre la rue du Clos Montholon et le Bd des Fréres Vigouroux.

    Pour l’instant, rien n’est visible car  ce projet en est au niveau des études. Les responsables de l’ARGC ont d’ailleurs fait le point sur l’état d’avancement de la préparation de ce chantier avec le recueil de données géographiques (sous sol et géologie) avec des forages qui sont terminées. Des mesures sur l’état des bâtiments doivent être effectués d’ici l’automne grâce à des visites chez les riverains pour leur permettre d’avoir un état du bâti et de ses fondations. Ils ont indiqué ce qu’ils avaient obtenu grâce à l’enquête publique et qui a fait l’objet des réserves du commissaire enquêteur : La SGP s’est engagé à mettre en place des dispositifs anti-vibrations sur toute la ligne, ce qui devrait être coûteux, les voies étant mises sur un plancher flottant au niveau de la gare, avec pour le reste de la ligne des semelles anti-vibratoires sous les voies. Par contre ils n’ont pas obtenu du commissaire enquêteur d’être suivi sur un tracé alternatif et un approfondissement de la gare qui sera à moins 30 mètres. Ils attendent la déclaration d’utilité publique qui doit être prise à l’automne prochain

    Cette association est en  train de faire un travail remarquable dans une indifférence totale du côté de Vanves tant des riverains de la future gare dont ils vont profiter - il s’agit pour l’instant pour cette association de préserver des biens face à un gigantesque chantier, qui prendront par la suite de la valeur lorsque ce quartier évoluera du fait de cette nouvelle desserte qui le reliera à tout le reste de notre région et ses pôles – que de leurs représentants élus.  N’était il pas écrit dans le programme de l’équipe municipale élue à la tête de la mairie : « accompagner le projet de gare du Grand Paris Express » et «  apporter une vigilance particulière à sa réussite » ;  « veiller à ce que les nuisances puissent être amoindries »  et notamment « limiter les nuisances de construction ». N’est il pas le temps d’agir pour se préserver des nuisances, et ne pas attendre comme d’habitude la dernière minute, lorsqu’on ne peut plus, malheureusement, rien faire. L’ARGC montre le contraire   

  • VANVES ET LE GRAND PARIS : QUESTIONS D’ACTUALITES

     

    Après l’installation du Conseil municipal de Vanves, puis du Conseil communautaire de GPSO, tous nos élus ont repris leur travail quotidien, certes dans un contexte politique quelque peu différent après ses élections municipales, ce changement de premier ministre et de gouvernement. Les commentaires et les réflexions quelquefois à brule pourpre point n’ont pas manqué dans les différents instances où siégent nos élus, comme le Sénat, la Région ou le département des Hauts de Seine, en cette fin de semaine, où il a beaucoup été  question de fusion des régions, de suppression des départements, de redécoupage cantonal….  

    SENAT  :  QUESTION SUR LA MGP

    Isabelle Debré, sénateur (UMP) des Hauts de Seine a posé l’une des 5 questions sur la réforme territoriale lors de la séance des questions d’actualité jeudi après-midi qui concernait la MGP (Métropole du Grand Paris) : « Après les élections municipales, le paysage politique des villes a été profondément modifié, en particulier en Ile-de-France. De nombreux nouveaux élus de la petite couronne se sont inquiétés des propositions faites dans le cadre de la constitution de la métropole du Grand Paris (MGP), qui doit en principe devenir opérationnelle au 1er janvier 2016. Votre annonce d'une nouvelle carte intercommunale fondée sur les bassins de vie suscite aussi des interrogations. Quelles sont les intentions du Gouvernement, ses objectifs, son calendrier ? Quand le décret nécessaire à la mise en oeuvre de la loi Métropoles sera-t-il publié ? Quels aménagements éventuels envisagez-vous ? Comment associerez-vous les élus ? Quelles sont les conséquences de la réforme annoncée pour la constitution des métropoles en cours de construction ? » . Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation a répondu à la place de Manuel Valls premier ministre qui était présent : «  Nous entendons les inquiétudes. L'aire métropolitaine n'est pas concernée par la réforme annoncée de l'intercommunalité parce que la MGP  est elle-même une intercommunalité. Il faut une mise en cohérence des services publics à cette échelle pour faciliter la vie des Franciliens. Je me suis engagée devant Paris Métropole à donner du temps aux nouveaux élus pour que nous cheminions ensemble. Le projet de décret leur a été soumis, ainsi que la convention d'objectifs partagés, comme l'a souhaité le Premier ministre et comme je m'y étais engagée. Le Premier ministre et le Gouvernement sont très attachés à cette concertation. Le décret sera publié prochainement »

    REGION : AMABILITES

    Bernard Gauducheau a siégé à la Commission permanente qui s’est réuni Jeudi matin. Il a eu l’occasion d’intervenir sur la restauration scolaire et notamment les conditions de son déroulement à propos du LEP DArdenne qui ne dispose pas d’un self service comme le lycée Michelet. « Ses éléves doivent donc aller à Michelet pour se restaurer à midi. Mais beaucoup n’y vont pas pour de multiples raisons. Ils traînent dans les rues, mangent un sandwich dans les halls d’immeubles. Ne pourrait il pas avoir un lieu ouvert lors du temps de déjeuner pour qu’ils puisset s’y retrouver » a demandé le maire de Vanves à Henriette Zoughebi, vice président chargée des lycées sans recevoir de réponses précises.  

    La veille lors de la présentation des résultats de la 8éme étude annuelle menée par la commission du film régionale et Audiens sur le secteur de la production audiovisuelle et cinématographique en Ile de France, dans l’hémicycle régional, Jean Paul Huchon avait dit du bien de Vanves et surtout de l’immeuble d’Audiens : « On aime votre immeuble, car ll est très efficace au niveau du développement durable » 

    DEPARTEMENT : RECOURS CONTRE LE DECOUPAGE

    Guy Janvier n’a pas siégé au conseil général, Vendredi,  parce que sa mére est décédée voilà quelques jours. Il était en province pour ses obsèques. Il aurait dû intervenir sur le compte administratif 2013 et le programme d’insertion et de retour à l’emploi. Il a été beaucoup question de la suppression des départements bien sûr, et surtout des conséquences de son annonce comme l’a expliqué Patrick Devedjian qui  a été surpris par la méthode : « Entre les régions qui vont fusionner et la mort avancé du département, cela donne un sentiment d’improvisation ». Il a surtout annoncé qu’un recours avait été déposé contre le décret dessinant la nouvelle délimitation des cantons. « Le nouveau découpage est fondé sur des erreurs de faits. Le décret litigieux encours, par ailleurs l’annulation par méconnaissance du principe d’égalité des citoyens devant le suffrage et en  ne respectant pas les limites territoriales et administratives des différentes collectivités. Il est entaché de multiples erreurs manifestes d’appréciations tenant au défaut de cohérence territoriale du découpage et aux considérations politiques et électoralistes qui ont manifestement guidé la majorité des choix opérés ». Ainsi, il apparait pour le canton de Clamart (regroupant Vanves et Clamart) qu’il fait partie des 7 cantons sur 23 qui s’écartent de plus de 15%  de la nouvelle moyenne départementale (68 369 habitants). Le décret méconnait les intercommunalités existantes puisque Vanves fait partie de GPSO et Clamart de Sud Seine, et recèle plusieurs erreurs manifestes d’appréciations tenant notamment à la cohérence territoriale des circonscriptions (Clamart dans la 12éme et Vanves dans la 10éme). Enfin,  le principe selon lequel « le territoire de chaque canton est continu » est réduit à sa plus simple expression sur le canton de Clamart puisque les deux communes ne sont reliées que par une étroite bande de terre d’une centaine de métres de large dans laquelle passe une voie ferrée. « Ce nouveau découpage a pour effet de réer un canton long de 7,5 km allant de Paris au département des Yvelines composée de deux communes dont la frontière commune est pratiquement inexistante »

  • VANVES ET LA METROPOLE DU GRAND PARIS : LENDEMAINS D’ELECTIONS MUNICIPALES

     

    Personne ne s’attendait à un tel résultat, tant à droite qu’à gauche, et de ces répercussions sur la Métropole du Grand Paris (MGP), où la droite deviendrait majoritaire en nombre de conseillers métropolitains : Après le 1er tour, UMP et UDI comptaient 150 conseillers métropolitains et depuis le 2éme tour, 183 sur 347 ou 352 ou 357  si l’on compte un conseiller par tranche de 25 000 habitants  « On est en difficulté, le rapport de force semble se dégrader pour la gauche en Ile de France, mais il ne faut pas tirer de plans sur la comète » indiquait Alexis Bachelay, député PS des Hauts-de-Seine, un des auteurs de la loi sur la MGP,  à l’AFP. «  Il y aurait hypothétiquement  une majorité de 55% sur les 337 délégués métropolitains potentiels. Ce n’est pas une majorité écrasante, ce  qui n’empêcherait pas des clivages qui ne soient pas forcément droite/gauche, y compris sur l’élection du président lorsqu’on voit les précédents des communautés urbaines de Bordeaux et de Marseille ».

    En tous les cas c’est une claque pour Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale qui se voyait déjà président de la MGP, dont les deux principaux lieutenants dans le 9.3 ont échoué à conquérir des mairies. Ce qui n’est pas pour déplaire à quelques uns de ses amis socialistes et à la droite francilienne. « La Métropole devra être gouvernée par une majorité de projet et la question de sa couleur politique ne vient qu'en seconde position » expliquait  le sénateur du 9.3, Philippe Dallier qui s’y verrait fort bien, comme NKM parait il.  Enfin, il faut prendre en compte un autre paramètre selon Daniel Guirad (PS), président de Paris Métropole et maire des lilas : « il y aura aussi les 40 communes de la 2éme ceinture, soit environ un million d'habitants, qui ont un droit d'option pour entrer dans la métropole » (d’ici Septembre). En attendant, certains à droite se mettent à rêver là aussi d’un remake "à la chiraquienne" lorsque J.Chirac avait conquis contre VGE la mairie de Paris et en avait fait une arme de conquête présidentielle : « La présidence de la MGP deviendrait « le plus beau poste d'opposition en France ».

    Le sénateur  Roger Karoutchi (UMP) du 9.2  a entamé la charge dés dimanche soir au Conseil Général des Hauts de Seine , et a confirmé sa détermination par un communiqué lundi après-midi en appelant les élus à exiger « un moratoire sur le texte de la MGP et une renégociation pour créer une métropole digne de ce nom, respectueuse des libertés locales et des citoyens » : « Les ambitions de Bartolone, Le Guen et autres socialistes pour présider la MGP ont été balayées par la débacle du PS aux municipales en proche banlieue parisienne. Le gouvernement doit donc revoir sa copie. Il faut impérativement geler l’application d’un texte ne respectant pas l’autonomie des communes, la réussite des intercommunalités l’existence des départements ». Ce qui fait sourire son collègue parlementaire Alexis Bachelay (PS) qui rappelle que « cette loi a été votée à l’Assemblée Nationale, au Sénat. validée par le conseil Constitutionnel. En tant qu’élu de la République, on se doit de la mettre en œuvre et de l’appliquer. Je ne pense pas que l’élection municipale remette en cause les lois votées précédemment ».

    D’autant plus qu’une mission de préfiguration co-présidée par le préfet de région (Jean Daubigny) et le président de Paris Métropole (Daniel Guiraud, maire PS des lilas) est en train d’être mise en place. Le décret de création doit être publié à la mi-Avril, car les maires franciliens ont demandés qu’il le soit après les élections municipales.  Elle doit justement permettre de traiter des questions des transferts de compétences, du financement de la MGP et de ses territoires, des transferts de personnels… et toute une série de questions d’ordres techniques, administratives et politiques…. qui peuvent être abordées de façon collective et consensuelle car tous les maires mais aussi les fonctionnaires territoriaux attendent des éclaircissements et des précisions sur de nombreux points.

    Voilà où en est véritablement la MGP au lendemain de ses élections, et d’une victoire écrasante pour la droite UMP/UDI, et au delà des effets de manche politique. Manuel Valls, le nouveau premier Ministre,  devrait suivre de très prés ce dossier de la MGP comme l’a fait Jean Marc Ayrault son prédécesseur. Il a d’ailleurs confirmé à son poste de ministre de la décentralisation Marylise Lebranchu que ses interlocuteurs de l’UMP/UDI à Paris Métropole trouvent « objective, socialiste mais objective ». Une rencontre est prévue d’ailleurs vers les 8 ou 9 Avril prochain.