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VANVES ET LE GRAND PARIS

  • A VANVES, LE GRAND PARIS FAIT PHOSPHORER LES ARTISTES

    A l’occasion de l’assemblée générale de l’association Œuvre Participative, Véronique Le Mouel, artiste plasticienne, a organisé, dans son atelier de la rue Henri Martin, la semaine dernière une conférence sur le théme « Prendr’part au Grand Paris, ça veut dire quoi ? ». Preuve que les artistes s’emparent du sujet d’autant plus que cette association participe au projet Woodeum de la porte Brancion dans le cadre du concours « Inventons la Métropole du Grand Paris » au niveau de la médiation artistique

    Sa démarche, comme elle l’a démontré plusieurs fois à Vanves, notamment lors de la COP 21, est de chercher à rendre actuf le public, grâce à l’inter-action et la co-construction d’œuvre avec le public, en suivant toute une lignée d’artistes qui ont lancé ce mouvement au XIXéme siécle dont Véronique Le Mouel racontre l’histoire passionnante, en s’inscrivant dans cette lignée. Tout en posant la question : « Comment peut on associer cet art à la métropole du Grand Paris qui dispose d’infrastructures de très haut niveau mais aussi d’un arte de vivre, d’une ouverture à l’expression artistique dont jouissent peu de villes ? Or peu de lieux culturels parisiens s’intéressent à ce sujet en dehors d’associations d’artistes plasticiens, d’initiativescomme « Banlieue is Beautiful », MPV Collectif Malakoff-Paris-Vanves avec des actions sur la dalle recouvrant le Périph, porte de Vanves ».

    Constat d’autant plus intéressant, qu’aux portes de Vanves, d’innombrables ateliers d’artistes se sont installés dans le XIVe arrondissement et à Malakoff comme elle le fait remarquer. Sa réflexion est intéressante à un moment où les élus cherchent à rendre populaire cette Métropole du Grand Paris. D’autant plus que beaucoup leur repoche de ne pas assez y associer ses habitants. Et cette artiste vanvéenne, comme d’autres, propose de lui donner de la visibilité à travers des initiatives artistiques en y associant la population. « La multiplicité des expressions artistiques au sein de la MGP est un atout à ne pas négliger ! »

  • L’EVENEMENT DU JOUR A VANVES : LES DEPARTEMENTS DEMONTRENT LEUR UTILITE FACE A LA NEIGE ET AU GEL

    «Les prévisions météo annoncent un épisode neigeux qui arrivera par l'ouest à 8 h, atteindra l'est de l'Ile de France à 11 h et s'achèvera à l'ouest entre 15 et 18 h et à l'est trois heures plus tard. Cet épisode doit se traduire par 4 à 7 cm de neige, avec localement des pics à 10 cm, ce qui est plus faible que le 6 février (10 à 15 cm avec localement des pics à 20 centimètres). Ces prévisions, couplées à un froid sévère, impliqueront la poursuite des phénomènes de verglas et de neige gelée» indiquait hier soir un communiqué du préfet de police.

    «On est sur un scénario de renforcement de la neige alors que sa tenue est facilitée par  la chute des températures - jusqu'à moins 10 degrés - et l'apparition de «gelées» sur les sols enneigés», avec un fort risque de phénomènes glissants liés à la fois au regel de l'eau liquide ainsi qu'à la couche de neige qui n'aura que peu fondu» notait Météo France en expliquant  que «la neige décuple la déperdition de chaleur du sol.Le refroidissement sera d'autant plus important localement que le ciel sera dégagé et les chaussées humides vont donc regeler» comme hier.  Ce qui promet encore une belle pagaille.

    Encore que depuis Mercredi, les vanvéens ont pu constaté que la circulation s’est nettement ralentie par rapport à l’habitude. Les bus ont repris hier leur service. Le plus problématique sont l’état des trottoirs, complètement gelés par endroit, et pas nettoyés. Les riverains du parc des expositions ont pu constaté, comme d’habitude en ces circonstances, que Viparis n’a pas envoyé d’équipe pour dégager les trottoirs longeant ses murs et grilles. Les parcs et squares de la ville sont restés fermés hier.

    En tous les cas, comme le blog le constatait voilà deux jours, les sept départements d'Ile-de-France hors Paris, qui ont fermés symboliquement leurs portes Mercredi dernier, pour protester contre une hypothétique suppression de la petite couronne dans le projet «Grand Paris» qu'Emmanuel Macron doit bientôt dévoiler, ses chutes de neige les ont tout de même mobilisés avec leurs services voiries, prouvant finalement leur utilité comme l’expliquait Pierre Bédier, président des Yvelines en voie de fusion avec les Hauts de Seine : «Les Départements franciliens n’ont jamais été aussi utiles qu’aujourd’hui. La mobilisation de nos équipes techniques en apporte une nouvelle fois la preuve : sans nous, les services rendus aux Yvelinois seraient hélas dégradés. Il faut le dire au moment où l’État projette la suppression des Départements franciliens» expliquait il  en  soulignant le professionnalisme et l’abnégation des services chargés de l’exploitation des routes, en ces temps d’intempéries particulièrement pénibles pour les habitants de l’ouest francilien.  

    Des engins équipés de lames de déneigement continuent d’intervenir sur l’ensemble du territoire, de jour comme de nuit, afin de sécuriser et de rendre praticable le réseau routier : «C’est le paradoxe de cette journée sans Département : nous voulions fermer nos services pour rappeler au public notre utilité ; finalement, cette utilité, nous la prouvons tout autrement, par le déploiement nécessaire de nos services de voirie !». D’ailleurs le quotidien du soir Le Monde faisait état dans son édition du 8 Février, au lendemain de cette journée sans département très enneigée, de deux nouveaux scénarios sur lequel planche l’exécutif  pour notre région : «L’un d’eux prévoit le maintien du périmétre acuel du Val de Marne, des Hauts de Seine et la Seine Saint Denis. Sauf qu’ils ne seraient plus des départements, mais deviendrait des collectivités à statut particulier. Ils remplaceraient les onze EPT créés en 2016. Ce schéma propose la création d’une collectivité du Grand Paris à l’échelle de l’IDF. Autrement dit la fin de l’actuelle métropole» tout en citant Patrick Devedjian : «Nous pourrions tomber d’accord sur un tel scénario !»

  • VANVES ET LE GRAND PARIS : LES MAIRES FER DE LANCE POUR DEFENDRE LES DEPARTEMENTS

     «On est si convaincu de la malfaisance de ce que on nous fait, que votre présence ce soir l’affirme !» a déclaré Patrick Devedjian président du département des Hauts de Seine à l’origine, avec ses 6 collégues franciliens, de cette réunion pour défendre  «ses départements qui doivent devenir le moteur de l’attractivité de l’Ile de France». Prés de 1500  élus (maires, conseillers régionax et départementaux), ceints de leur écharpe tricolore,  avec des représentants des forces vives avaient fait le déplacement dont certains vanvéens, Mercredi soir jusqu’à la Seine Musicale. Pas de grands discours éloquents et violents, mais des témoignages des acteurs de terrain départementaux, à travers deux tables rondes consacré à lasolidarité et aux investissements, même si  Gérard Larcher, président du Sénat, Dominique Bussereau président de Départements France étaient aux côtés des 7 présidents de départements ou leurs représentants.

    Ce sont surtout les maires qui ont portés le fer, beaucoup ayant signé l’appel des élus d’IDF pour une métropole ambitieuse, solidaire et démocratique avec les départements d’IDF  (plus de 500 représentants 7 millions d’habitants dont le maire de Vanveset la vice présidente du Conseil départementale) : «P.Devedjian expliquait que 9% de la dette publique est le fait des collectivités locales, et que de leur part dans l’investissement est de 75%. Si les collectivités locales n’ont plus la possibilité de le faire, c’est 53,6% de la commande publique qui disparaitrait » indiquait un président d’une association départementale de maires seine-et-marnais en insistant sur «la capacité des départements à aider les communes à investir alors que l’Etat nous a retiré 30% de dotations et de notre capacité d’autofinancement. Heureusement qu’il y a le département qui a créé un fonds d’équipement rural et mis en place des contrats avec les communes. C’est le maillon le plus juste de péréquation, de solidarité. Si c’est le cas (suppression des départements franciliens), ce sera la mort des départements, mais aussi des communes. Ce sera un acte irresponsable pour notre démocratie» a-t-il conclu. « Est-ce que c’est vraiment utile de supprimer des départements. Aucun autre échelon ne peut mieux répondre aux problèmes de notre quotidien » indiquait un président d’une interco des Yvelines

    Quatre exemples frappants ont été donnés. Tout d’abord sur la Seine Musicale qui est «l’exemple de ce peut faire un département. En même temps que la Philarmonie qui a coûté 3 fois plus cher et été livrée en retard, la Seine Musicale était livré dans les temps avec un respect stricte du coût des travaux» indiquait Patrick Devedjian. Ensuite l’U Arena : «Nous avons eu besoin du département à deux occasions : Pour nous aider à trouver le terrain (des Bouvets) parce qu’il créait une liaison entre la Défense et Nanterre. Pour convaincre les banques de nous aider, ce qu’il a fait notamment en décidant d’installer son siège dans les bâtiments de l’U Arena» a témoigné le Directeur général de l’U Arena en ajoutant que «le Racing 92 est une exception car il est le club d’un département et non d’une ville. C’est une force d’être attaché à un département!. Enfin,  la création d’une plateforme pour mener à bien le projet de 2 foyers de vie pour handicapés dont un pour les autistes qui n’aurait pas été possible sans la volonté des deux départements Yvelines/Hauts de Seine, et surtout le génopole créé voilà 20 ans qui a reçu l’appui et de la région, et du département de l’Essonne.

    «Le président de la République nous a dit tout le bien qu’il attendait de la Décentralisation à l’Elysée, pour les vœux, lundi soir. Mais si le gouvernement et l’administration l’écoutaient, ce serait mieux ! Ces départements marchent, et ils sont l’interlocuteur de tous les jours de ses habitants. Dans une France qui veut innover, il ne faut pas casser ce qui marche. Tous les départements se sentent solidaires. Si on commence à casser les départements en changeant la carte, ce sont tous les départements qui sont concernés» a conclu Dominique Bussereau président des départements de France. Comme l’exprimait Philippe Laurent, maire de Sceaux dans le Parisien : « On a tellement d’autres travaux plus prioritaires à mener pour les logements sociaux, les transports en commun…Ce serait dommage de tout foutre en l’air. Si on supprime les départements, on en a pour dix ans de merdier ! ».