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VANVES ET LE GRAND PARIS - Page 26

  • VANVES SOUTIEN L’ORGANISATION D’UNE EXPOSITION UNIVERSELLE EN 2025

    Avec ce vœu de soutien,  trés oécuménique,  à une candidature de la France à l’exposition Universelle de 2025, proposé par Anne Laure Mondon présidente du groupe PS et soutenu par Bernard Gauducheau avec sa majorité, sauf EELV et le FdeG/PC,  le conseil municipal de Vanves a répondu à l’appel d’ExpoFrance 2025, hier soir. Une initiative lancée début 2012 par un collègue du maire de vanves, le député maire UDI de Neuilly, Jean Christopohe Fromantin qui constatait que la France n’a plus organisée d’exposition universelle ou internationale depuis 1937. Et pourtant, elles ont toujours été de puissants vecteurs de dynamisation et d’innovation,  elles ont été à l’origine de l’expansion et du rayonnement international de la France dans la seconde moitié du XIXéme  et du succés de nombreuses entreprises (Vuitton, Michelin, Peugeot, Renault…) « La France a aujourd’hui, besoin d’un grand projet  qui confirme sa vocation dans la mondialisation, fixe ses axes de croissance et stimule son attractivité. L’organisation d’une exposition universelle en 2025 concrétiserait cette ambition »

    « C’est un défi pour tous ceux qui partagent ce projet fédérateur et mobilisateur à un moment où rien ne nous fédére. On redonne du long terme. C’est un projet multiplicateur avec des effets économiques et sociaux avant, pendant et après. Avec ce projet, on parle d’autre chose que de chômage, de dette publique… et on crée de la solidarité intergénérationnelle » indiquait Christian de Boissieu, vice Président d’ExpoFrance 2025 lors d’un point d’étape sur le projet le 30 Avril dernier. Rappelons que ce projet d’exposition universelle a fait l’objet d’une conférence de presse de lancement le 10 Avril 2013 avec JC Fromantin entourée des 3 porte paroles du Comité de soutien, Maud Fontenoy, célébre navigatrice,  Cédric Villani, célèbre mathématicien et directeur de l’Institut Henri Poincaré et Anne Sophie PIC, célébre chef 3 étoiles au guide Michelin. Un club des partenaires  fondateurs a été créé, réunissant des entreprises comme Carrefour, SNCF, Bouygues, ADP, RATP, Unibail-Rodamco, Suez Environnement…

    Les maires ont été invités à soutenir ce projet lors de leur congrés en Novembre 2013, et le comité de soutien a obtenu une réponse de plus de 1000 élus dont 550 maires et 250 adjoints au maire. Une mission d’information parlementaire a été créé dont le président est JC Fromantin et le rapporteur Bruno Le Roux président du groupe PS avec 30 députés qui devrait remettre son rapport à l’automne prochain.

    Les jeunes ont été associés à ce projet car des étudiants (400) de sept grandes écoles et universités ont été invités à plancher sur ce projet à la Rentrée Universitaire 2013-14 dont les premières restitutions de travaux ont étonnés : Les étudiants de Paris I Panthéon Sorbonne/IREST ont développé le théme de l’hospitalité, ceux de l’ENS Architecture Paris La Villette poursuivent des travaux autour du théme « 9 milliards d’êtres humains en 2025 – explorons nos énergies »,  ceux du Centre Michel Serres (Pres HéSam) travaillent sur « le génie du corps » et sur les territoires et infrastructrures existantes que pourrait occuper l’exposition universelle. D’autres établissements devraient être mobilisés à la Rentrée prochaine.

    « L’organisation en France d’une exposition universelle permettrait de montrer aux peuples de la terre combien note pays a gardé cette envie de contribuer à un monde plus juste, plus beau, plus respectueux des valeurs humaines. Elle donnerait à nos enfants un espoir, un nouvel horizon et une formidable occasion de s’impliquer dés à présent dans un cycle de renouveau » affirme JC Fromantin. Ainsi ce projet repose sur l’idée maitresse de mettre à disposition de façon éphémére des infrastructures du Grand Paris et des monuments existants de la métropole et des grandes villes françaises. Le Grand Paris dont l’achèvement est prévu pour 2025-30 serait le réceptacle principal de cette exposition universelle, mais il le serait en étroite association avec les grandes métropoles régionales et tous les territoires.

    Enfin, ce projet a reçu une large adhésion populaire, car 90% des français ont une bonne et même très bonne image des expositions universelles et 84% des français soutiennent cette candidature selon un sondage réalisé par l’IFOP. Mais voilà, il est en concurrence avec un autre projet d’envergure mondial : la candidature de la Région Capitale des J.O. de 2024. Or, ce sondage montre que 36% des sondés  préfèrent une exposition universelle contre 18% les J.O., 33% plaidant pour les deux, 13% pour aucun

  • VANVES ET LA METROPOLE DU GRAND PARIS : La vague bleue rebat les cartes et retarde la mission de préfiguration

    Le décret instituant la mission de préfiguration qui doit mettre en place la Métropole du Grand Paris d’ici le 1er Janvier 2016 est attendu depuis la mi Avril. Il a fait l’objet de plusieurs versions. Certains élus sont persuadés qu’il aurait été déjà signé si la gauche n’avait pas perdu les élections municipales, changeant le rapport de force entre la droite et la gauche au sein de la future Métropole du Grand Paris. Et cette dernière prise à son piège hésite à avancer. Cette mission de préfiguration doit fixer la composition et les conditions du fonctionnement de cette future métropole en réglant de délicats problèmes financiers, budgétaires, statutaires, et des questions épineuses, comme les compétences, le statut, le périmètre etc… des territoires qui va la composer, mais aussi le devenir du personnel des intercommunalités, les relations avec la Région Ile de France et les départements de la Grande Couronne. Des groupes de travail ont déjà été créé sur ces thèmes (périmètres et statut des  territoires, projet métropolitain, budget et fiscalité) au sein de Paris Métropole

    Co-présidée par le président de Paris Métropole (Daniel Guiraud) et le préfet de Région (Jean Daubigny), elle doit être composée de deux collèges : Un collège d’élus comprenant des maires dont celui de Paris avec des représentants du Conseil de Paris,  des 8 présidents de conseils généraux et du président de la Région, des présidents des EPCI de petite couronne, 2 députés et 2 sénateurs, et un collège des partenaires sociaux économiques « intéressés à la réalisation du diagnostic ». Une quarantaine de fonctionnaires issus à parité des fonctions publiques nationale et territoriale doivent assurer son fonctionnement avec à leur tête, un directeur, le préfet François Lucas. Dés sa publication du décret, le syndicat mixte d’étude Paris Métropole devra adopter la convention constitutive du GIP qui donnera corps à l’équipe administrative, et un règlement intérieur.

    La première réunion de Paris Métropole après la « vague bleue », vendredi dernier, a été particuiièrement marquée par la virulence de certains propos d’élus de droite. L’UMP a fait entendre sa voix, avec notamment son chef de file altoséquanais, Patrick Devedjian, qui avait mobilisé le ban et l’arrière ban des maires UMP, dont certains s’étaient déplacés avec leurs suppléants. Il est vrai que les municipales ont changé le rapport de force entre la droite à 67% et la gauche à 33% à Paris Métropole actuellement par un maire gauche (Daniel Guiraud maire PS des Lilas) en alternance chaque année avec un maire de droite (Philippe Laurent maire UDI de Sceaux en 2013). Les élus UMP, UDI, PS, Fdeg/PC siégeant dans le bureau de Paris Métropole, reconnaissaient que la droite a adopté une attitude plus dure notamment de la part de ses jeunes maires qui n’ont pas encore en tête cet esprit coopératif dans lequel fonctionne ce syndicat mixte. « Il va falloir les apprivoiser, les habituer à travailler ensemble pour avancer. Il n’y a pas de métropole qui se construit, de par le monde, sur l’exclusion » expliquait Patrick Braouzec FdeG/PC) qui est prêt à « gégoupiller les grenades s’il le faut pour avancer face à ceux qui sont contre cette MGP depuis le début », tout en reconnaissant que « les discussions ont été difficiles avant de trouver une solution depuis l’origine du syndicat  mixte ». Et il s’attend, comme ses collègues, à ce qu’un tel scénario se reproduise  avec la question des départements qui viendra sur le tapis.

    Le président du conseil général des Hauts de Seine avait mis la pression  durant les 48H qui ont précédé cette réunion du 16 Mai dernier. Au risque de faire éclater Paris Métropole en posant un ultimatum  au gouvernement dans des termes quelques peu radicaux dans la version de la résolution qu’il proposait -  Soit on arrête tout ! Soit on revient sur l’article 12 de la loi MAPAM – plus consensuels mais ferme dans la résolution proposée par Paris Métropole qui a été voté à l’unanimité moins deux abstentions : « Paris Métropole, considérant que la mission de préfiguration ne pourra aboutir à une solution satisfaisante au regard des territoires par les seules ordonnances, demande au gouvernement de s’engager sur la modification de l’article 12 de la loi MAPAM. A cet effet, des réponses précises devront être formulées d’ici notre prochain comité syndical qui devra se prononcer sur la mise en œuvre de la Mission de Préfiguration. Paris Métropole, qui co-préside la mission de préfiguration, prendra toutes ses responsabilités en ce sens. Il en va de la réussite de la MGP ! ».Patrick Devedjian reconnaissait que « nous sommes arrivé à un texte qui répond à cette problématique en demandant au gouvernement de nous éclairer d’ici le prochain conseil syndical (du 4 Juillet)  qui devra se prononcer sur la mise en œuvre de cette mission de préfiguration », tout en rappelant l’attitude du gouvernement pendant l’élaboration de la loi MAPAM et la réforme territoriale où il n’a cessé de changer d’attitude, de jouer les « yoyo »  : « Tout ne donne pas le sentiment d’être clair sur la route qui sera emprunté. Il n’est pas anormal que l’on demande des garanties. Il serait incohérent de ne pas s’en servir ! » 

    Un début de réponse a été apporté par le  président de la République lors de ses consultations des partis politiques sur la réforme territoriale. Des maires UDI indiquait que François Hollande avait évoqué la possibilité d'intégrer de nouvelles dispositions sur le Grand Paris dans un texte de loi sur la décentralisation prévu en octobre prochain. L’article 12 de la loi MAPAM qui a été au centre des échanges sur le fond, comportent 4 alinéas qui proposent 4 systèmes différents pour les territoires « qui ne leur permettent pas d’assurer leurs compétences » selon les élus métroopolitains, d’où l’idée émise d’un statut sui généris, qui nécessite une relecture de la loi. « Les territoires ne peuvent pas être un échelon intermédiaire mais déconcentré de la MGP,  un outil de mutualisation des services, un cadre d’initiative et de projet avec une personnalité financière et fiscale. Il faut qu’ils bénéficient d’un statut sui generis » ont insisté beaucoup d’entre eux dont certains parlementaires comme Patrick Ollier (UMP), Jean Yves Le Bouillonnec (PS)…

    Ces territoires devront comporter au moins 300 000 habitants comme GPSO ou Plaine Commune qui sont les seules intercommunalités à l’échelle d’un territoire de la MGP. GPSO courtise actuellement beaucoup Clamart pour que cette ville reprise par Jean Didier Berger (UMP) la rejoigne. D’autant plus que Velizy devrait en sortir puisque son nouveau maire UMP n’a pas caché sa volonté de rejoindre le Grand Versailles. Mais Jean Didier Berger, par fidélité à Philippe Pemezec, maire du Plessis Robinson pourrait rejoindre les Hauts de Biévres. Quant à Vanves, dont le maire est un des pionniers de Paris Métropole, puisque la première réunion de la Conférence Métropolitaine s’est tenu le 7 Juillet 2006 dans notre vile, elle reste bien sûr au sein de GPSO.

  • LE MAIRE DE VANVES ELU VICE PRESIDENT DU SIGIEF

    Bernard Gauducheau est l’un des 14 vice-présidents du SIGIEF (Syndicat Intercommunal pour le Gaz et l’Electricité en Ile-de-France) présidé par JJ Guillet député maire UMP de Chaville dont le bureau a été renouvelé la semaine dernière. C’est l’un des plus importants syndicats intercommunaux d’Ile de France qui regroupe 184 communes sur 7 départements, avec le SEDIF pour la distribution de l’eau potable, le SIPPEREC pour les télécommunications (fibre optique), le SIFFUREP pour la gestion des cimetières et des Pompes Funébles, le Syctom pour la gestion des déchets le SIAAP pour l’assainissement qui devraient réunir leurs conseils syndicaux où Vanves est représenté entre les 20 et 28 Mai prochain, avec quelques surprises. Ils sont des acteurs du Grand Paris et donc des partenaires essentiels de la mission de préfiguration qui doit mettre en place la Métropole du Grand Paris. 

    Leurs présidents se réunissent d’ailleurs en conférence intersyndicale, notamment pour aborder cette question de leur devenir : « C’est une vraie question qui n’a jamais été abordée correctement. Nous avons quelques grands syndicats anciens, existant depuis plus de 100 ans pour certains, avec une culture ancienne. Il faudra faire  attention à ne pas perdre tout cet acquis » expliquait l’un de leurs collègues, sachant que certains imaginent à terme de mutualiser tout cela, ce qui soulèvera des difficultés juridico-technique et financières extrêmement lourdes, notamment pour ceux qui ont des délégations de services.  « Il faudra trouver le moyen que les grands syndicats ne soient pas touchés de manière immédiates ». Pour le SIGIEF, l’enjeu de ce nouveau mandat de 6 ans, est de relever les enjeux de la transition énergétique qui doit faire l'objet d'un débat parlementaire l’été prochain comme l’a annoncé Ségoléne Royale