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BUDGET MUNICIPAL - Page 18

  • LE CONSEIL MUNICIPAL DE VANVES VOTE UNE MOTION CONTRE LES COUPS DE BUTOIR FINANCIER DU GOUVERNEMENT

    Le Conseil municipal a adopté hier soir, les 4 élus PS ayant voté contre, un voeu de soutien à l’action de l’AMF (Association des Maires de France) pour alerter solennellement les pouvoirs publics sur les conséquences de la baisse massive des dotations de l’Etat. Une réaction tardive à l’initiative prise par l’AMF à la Rentrée 2014 – mais il n’est jamais trop tard pour bien faire -  qui avait souhaité mener une action collective avec les maires et les présidents d’intercommunalité pour alerter solennellement les pouvoirs publics sur l’impact des mesures annoncées pour les territoires, les habitants et les entreprises. Car les collectivités locales, vont être confrontées sur les trois prochaines années à une baisse massive des concours de l’Etat qui a annoncé une baisse de 11 milliards d’euros entre 2015 et 2017, soit une baisse cumulée de 28 milliards sur la période 2014/2017. L’AMF faisait état de 10 000 motions de soutiens à la mi Septembre adoptés en conseil municipal ou communautaire demandant le réexamen du plan de réduction des dotations de l’Etat, l’arrêt immédiat des transferts de charges et des mesures normatives, sources d’inflation de la dépense, la réunion urgente d’une instance nationale de dialogue et de négociation pour remettre à plat les politiques publiques nationales et européennes impactant les budgets des collectivités locales

    A la veille de leur 97éme congrés qui se déroulera aux portes de Vanves dans le Parc des Expositions de la Porte de Versailles, du 24 au 26 Novembre prochain,  avec le traditionnel salon des Maires, ces derniers sont inquiets et incertains en ayant l’impression d’être dans « le triangle des Bermudes des collectivités locales », ne sachant pas trop comment boucler leur budget et surtout « comment vont se dégrader les finances locales », selon les responsables de l’AMF qui a « à faire face aux coups de butoir financier du gouvernement,  auxquels elle a su résister, et aux dénigrements » notamment des magistrats des cours régionales des comptes (et des médias) sur leurs budgets de fonctionnement,  leur recrutement et leurs effectifs…..  Face à cela, l’AMF n’a de cesse de rappeler que les collectivités locales sont remarquablement gérées : « les collectivités réalisent 70 % de l’investissement public, dont la moitié est couvert par l’emprunt, le reste étant couvert par l’autofinancement, et donc la trésorerie des communes. Et elles voient leurs marges se rétrécir – du fait de la ponction de 3,7 Milliards -  et leurs charges – dont certaines résultent des transferts de l’Etat - en constante augmentation  » indiquait André Laignel (PS) son 1er vice président pour qui l’avenir est plus que préoccupant, tout simplement parce qu’il y aura des répercussions sur les investissements ( - 9% en 2014,  - 10% si ce n’est plus en 2015 selon les prévisions), prévient il en posant les termes du débat : « Soit on nous considère comme un fardeau ! Soit on  nous considère des leviers de croissance ! ». Jacques Pelissard (UMP) son président a tout de même rappelé que « les maires assurent des services auprès des populations. Que l’on ne vienne pas nous reprocher nos effectifs » tout en faisant remarquer « qu’aux décisions venues de haut - l’Etat nous incite à créer des emplois sans parler des rythmes scolaires – s’ajoutent la conjoncture sur laquelle les collectivités n’ont pas de prises, comme la hausse de la population qui obligent à répondre en termes de crèches, d’écoles… Nous n’embauchons pas pour faire plaisir mais pour rendre des services à la population »

     

    Les maires, notamment des Hauts de Seine, sont en train de faire l’addition, comme à Vanves : baisse des dotations de l’Etat, désengagement de l’Etat dans la réforme des rythmes scolaires auxquels s’ajoutent les contributions à deux fonds de péréquation dont un spécifique à l’Ile de France pour aider les communes les moins bien loties, dont l’Etat a augmenté les prélèvements. Les maires n’ont que le choix d’augmenter les impôts ou les tarifs des services municipaux, à moins de faire preuve de trésors d’énergies pour éviter ces deux écueils, en cherchant à faire des économies sur d’autres postes, en réduisant les horaires de certains services, en mutualisant des services communs à plusieurs villes comme Sévres-Chaville-Ville d’Avray et Marnes La Coquette cherchent à le faire : « Jamais les collectivités locales n’ont eu un tel mur budgétaire devant elles. L’inventivité doit primer pour y faire face sans répercuter mécaniquement ce manque-à-gagner aux contribuables locaux » comme l’expliquait le nouveau maire de Sévres, Grégoire de la Roncière en donnant des pistes : revisiter tous les postes de dépenses de façon à dégager de réelles économies, réflexion sur le périmètre exact du service public local, mutualiser autant que possible les dépenses avec ses villes voisines…Il a même supprimé sa voiture de fonction avec chauffeur, n’a plus de directeur de cabinet, ni de directeur adjoint, ni directrice de la communication, préférant travailler directement avec les services administratifs de la mairie qui assurent ces tâches avec le secrétariat, et la journaliste chargée du journal municipal.

    Pour une ville semblable à Vanves, puisque Sévres compte plus de 30 000 hanitants,  il faut à Grégoire de La Roncière, trouver 2,4 M€ pour boucler son  budget, ce qui représente 68 emplois (à supprimer), +17% d’impôts, ce qu’il refuse de faire. A Vanves, il faudra à Bernard Gauducheau et son équipe municipale trouver 1,4 M€, avec les rythmes scolaires qui coûtent 300 000 €, la péréquation qui préléve 421 000 € et 765 000 € de moins au titre de la DGF alors que cette dotation a été institué par l’Etat pour les nouvelles compétences qu’il a transférée aux communes. Les dotations ont été gêlées mais les nouvelles compétences sont restées à leur charge comme l’a souligné le maire.  

  • COMPTE ADMINISTRATIF 2013 DE VANVES : BATAILLES DE CHIFFRES SUR FOND DE PEREQUATIONS ET DE DOTATIONS DE L’ETAT

    Avec le vote du budget, celui du compte administratif est tout aussi important, car il retrace l’exécution du précédent budget primitif et des décisions modificatives. C’est là qu’apparaissent les différences de vues de la droite et de la gauche sur la gestion d’une commune, comme l’a montré le débat lors du conseil municipal du 25 Juin dernier, grâce à un échange entre Bernard Gauducheau (UDI) et Anne Laure Mondon (PS) sur fonds de péréquation en hausse et dotations de l’Etat gelées. D’ailleurs le maire ne s’est pas privé en réunion publique de quartier d’expliquer que des villes comme Vanves sont victime du syndrome de Robin ds bois : « On n’a pas de solution pour s’en sortir : « soit on diminue la qualité de nos services, soit on augmente les impôts. Notre objectif et notre challenge est d’essayer de maintenir la même qualité de services tout en recherchant des financements extérieurs, au lieu d’augmenter les impôts ».  

    Bernard Gauducheau a insisté sur plusieurs points : Le retour d’indicateurs d’activité dynamiques en section investissement, après des exercices 2010 et 2011 particulièrement marqués par l’opération Cabourg, une pause et un recentrage des investissements vers l’entretien du patrimoine et les travaux d’économie d’énergie en 2012. « Vanves a retrouvé, en 2013 un niveau d’équipement de 5 100 000 € (+23%) avec la réalisation de l’Orgue Saint-Rémy, le fonds de concours de 500 000 € pour le conservatoire, la crèche Pain d’épice, l’élémentaire Larmeroux, le cimetière et près de 500  000 € de travaux d’accessibilité dans nos bâtiments ». L’épargne dégagée par la commune qui a permis « de financer  plus de 54 % de la politique d’équipement de Vanves et de n’emprunter que 2 M€ en 2013, soit un montant inférieur de 300  000 € à notre remboursement annuel du capital de la dette ». Un  désendettement amorcé en 2012 qui place l’encours total de la ville,  en baisse de 8,1 % soit moins de 27 M€. « Du 1er janvier 2008 au 1er janvier 2014, cet endettement s’est accru de seulement 4 M€ alors que dans la même période près de 42 M€ ont été investis pour équiper la ville, moderniser son patrimoine, développer les services ».

    Le maire n’a pas manqué de relever  que durant cet exercice 2013, Vanves est entrée dans une période extrêmement difficile pour les finances publiques « qui va vraisemblablement s’aggraver » avec des dotations de l’Etat qui ont baissé sensiblement en 2012, chuté en 2013 et débuté leur cycle d’effondrement en 2014  ( - 1,5 puis – 3 milliards entre 2014 et 2015). « L’impact pour notre Commune c’est 304 000 € de perdu entre 2011 et 2013 sur la seule DGF, c’est 381 000 € pour 2014, soit 685 000 € sur les 4 dernières années. Les dispositifs de péréquation avec une charge de 819 000 € supplémentaires depuis 2012 dont 441 000 € sur la seule année 2014. Au total, la politique de l’Etat aura fait perdre 1 503 000 € à la Commune depuis 2011. Pour 2011 et 2012, l’effort demandé était de 220 000 €, depuis 2013 c’est 1 283 000 €, sans compter la réforme des rythmes scolaires qui va ajouter 200 000 € ou la hausse de la TVA » a t-il indiqué en continuant à être très vigilant sur les dépenses de fonctionnement qui « ont suivi des évolutions moyennes en rapport avec l’inflation et les charges de personnel dans la fonction publique » tout en n’augmentant pas les impôts depuis 6 ans. « La  pression fiscale n’aura ainsi augmentée que de 6,6 % depuis 2008 pour 12,6 % lors du mandat 2001-2008 et 15,06 % entre 1995 et 2001 ».

    Anne Laure Mondon présidente du groupe PS a commencé tout d’abord à être très technique dans son intervention, en s’étonnant, à propos de l’épargne, d’avoir montré par le biais de tableaux et de graphiques, l’évolution des épargnes brute et de gestion qui ont augmenté entre 2012 et 2013… « Il est dommage que vous n’ayez pas illustré le compte administratif 2012 avec ces mêmes graphiques car ils auraient mis en lumière ce que nous avions souligné à l’époque : une diminution de l’épargne du fait d’une baisse des recettes réelles de fonctionnement et d’une hausse des dépenses réelles de fonctionnement ». Ensuite, elle n’a pas manqué de relever que chaque année, depuis l’élection de François Hollande, il s’en prend « au gouvernement qui assèche les collectivités avec les fonds de péréquation alors qu’avant 2012, il n’y avait pas un mot sur la baisse des dotations ou sur la péréquation, pourtant déjà existantes et mis en place par Nicolas Sarkozy et sa majorité UMP/UDI fin 2011 » a-t-elle expliqué en insistant sur deux points :

    - La  Loi de finances 2012 a renforcé le Fonds de Solidarité des communes de la Région Ile-de-France et planifié son augmentation de plus de 50% d’ici 2015. Elle  a également mis en place le Fonds de péréquation intercommunal… « Lors du vote du Compte administratif 2012, en Juin 2013, les premières charges commençaient à l’encontre du gouvernement et vous évoquiez enfin les péréquations et en déclarant : « l’année 2012 aura vu aussi le passage en phase active du fameux dispositif de péréquation prévu pour monter en puissance pendant 5 ans »… Omettant consciencieusement de préciser qui a voté ce renforcement et cette montée en puissance »

    - « La DGF (dotation globale de fonctionnement) ne cesse de diminuer depuis le compte administratif de 2009, lorsqu’on étudie les comptes administratifs depuis 2008.  En 2012, lors du vote du compte administratif 2011, moins de 3 semaines après l’élection de François Hollande, vous préveniez : « Les objectifs nationaux de réduction des déficits devraient très rapidement peser sur les contribuables, mais il semble aussi que les collectivités locales seront mises très vite à contribution » ; puis lors du vote du compte administratif 2013 vous affirmiez : « La crise impacte aussi indirectement les dotations de l’Etat ayant baissé sensiblement en 2012 avant l’effondrement qui nous attend à partir de 2014 » …Pourtant la baisse des dotations était moins importante en 2012 et 2013 qu’en 2011 (- 3,84% en 2011 contre - 1,22% en 2012 et - 1,02% en 2013) » a-t-elle expliqué.

    « Par ailleurs la nécessité pour les collectivités locales d’être inclues dans l’action gouvernementale de la maîtrise de la dépense publique est réelle depuis de nombreuses années et s’il est vrai que la baisse des dotations a été plus importante en 2014, il est aussi vrai, mais curieusement jamais évoqué, que le déficit public de la France se situait à 3,3% du PIB en 2008, à 7,5% en 2009, à 5,3% en 2011 et 4,3% en 2013… Le déficit public de la France diminue donc bel et bien ! » a-t-elle ajouté en  rappelant que « le groupe UDI à l’Assemblée s’est abstenu lors du vote du programme de stabilité qui comprend les 11 milliards d’économies supplémentaires sur les collectivités évoqués dans vos propos liminaires ! »

  • LA VIE SOCIALE A VANVES PRIVILEGIE L’INTER GENERATIONNEL

    Le Blog continue de vous présenter le budget municipal 2014  avec la « Vie sociale » qui  est l’un des secteurs les plus important du budget municipal parce qu’il permet à la ville d’agir dans plusieurs directions qui couvrent l’ensemble des générations  sachant que l’un des objectifs de l’équipe municipale comme des services, est l’inter générationnel :  

    - L’action sociale avec  831 893 en fonctionnement  (+13,83%) et 28 832 en Investissement  (+28760,88%) en permettant au CCAS de poursuivre ses actions en direction des personnes âgées, en situation d’handicap et précaires. Une analyse des besoins sociaux permettra de définir de nouvelles orientations pour la période 2014/20. Elle sera notamment ciblée sur les besoins spécifiques des personnes âgées pour d’évaluer les dispositifs existants et répondre aux besoins  spécifiques de cette population.

    - La Petite Enfance  dont le service gère les 244 places en accueil collectif réparties dans 6 établissements et 30 places en accueil familial. Son budget fonctionnement se monte à  207 150 € en fonctionnement  (+7,78%), l’augmentation s’expliquant par la création de Pain d’Epices qui a ouvert ses portes à la Rentrée 2013. L’alimentation est le plus gros poste budgétaire (2,47€ par jour et par enfant), avec le petit matériel pédagogique et les  jouets  (1,37 € par jour).

    - La Prévention Santé  dont le service intervient tout au long de l’année par des actions ciblées vers tous les publics. Il dispose de  25 200 € en fonctionnement (-23,23%) pour la mise en place des différentes manifestations de prévention et d’éducation à la santé. De nouvelles actions seront entreprises en 2014 : Prévention alimentaire avec les enfants de CM2, Ateliers bien être/sommeil auprès des séniors, en partenariat avec le pôle Seniors du CCAS, les 1éres journées nationales contre la Leucémie qui se sont déroulées le dernier week-end de Mars,  l’espace d’échange paroles de parents , JPJ journée prévention jeunesse.  2000 € ont été inscrit en investissement  qui permettra notamment d’acheter un appareil de détection auditif pour l’infirmière scolaire qui réalise chaque année un dépistage auprés des élèves de maternelles et d’élèmentaires du Parc, Cabourg et Lemel

    - Le service « Enfance et Education » qui suit plus particulièrement  les écoles (avec 861 éléves dans les 6 maternelles et 1292 dans les 6 élémentaires), la restauration scolaires, les classes de découverte (14 qui touchent 384 enfants), les centres de vacances (14 qui concernent 359 enfants), les accueils loisirs maternelles et élémentaires qui accueillent 660 enfants en moyenne par journées, et le dispositif Jeune Citoyen (327 enfants inscrits à ses ateliers). Il doit gérer un  budget Education dont le fonctionnement se monte à  583 580 €  (+7,70%) afin de maintenir l’ensemble des prestations,  avec la création des Temps d’Activités Périscolaires  suite à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, la  création d’accueil pré et post scolaires en élémentaire. L’investissement se monte  à 18 989 €  (-15,56%). Le budget Restauration se monte à 1 575 391 € (+1,02%) et prend en compte l’augmentation des effectifs des enfants suite à la réforme des rythmes scolaires.  Son budget Entretien est stable avec 290 460 € (+ 0,03%) en fonctionnement et 11 000 € en investissement ( + 8,55%)

    D’autres services interviennent vers un public plus spécifique : Le premier est rattaché à ESCAL qui dispose en 2014 d’un budget fonctionnement de  38 514 € (-39,26%) et d’investissement de 4000 € (-16,37%) pour le remplacement de mobilier et l’aménagement du jardin J.Monnet. Il s’agit du Club 6/11 ans (219 adhérents ) et du club  11/17 ans (391 )  qui disposent de  103 300 €  (+66,94%)  en fonctionnement pour assurer l’offre de différents services (ateliers, séjours, stages, sorties, suivi scolaire, aide à la parentalité…) et 2500 € (+141,08%) en investissement pour finir d’équiper la salle « parentalité » et parfaire l’équipement des centres A.Gazier et J.Monnet en matériel son et lumière. Les  activités 17/25 ans disposent d’un budget de  61 644 € (+26,09%) en fonctionnement qui sont répartis entre le Jiu Jitsu Brésilien, le football en salle, les activités Fitness et Musculation, la bourse aux permis de conduire, la formation au BAPSA, les Journées Européennes, les aides aux projets…) et 3000 € en investissement (-29,06)

    Enfin, le Pôle inter-génération  dispose de  22 500 € en fonctionnement (- 5,41%) et 3000 € en investissement (+44,66%)  pour mener des actions spécifiques en 2014 : Les ateliers « Jeu mémoire » mise en place par le pôle inter générationnel dans les structures de la ville (CITL de Vanves, Association Hémlisph’Erik, Club Murillo, Foyer Danton et les Maisons de retraites) permettent aux participants de retrouver des événements de leur propre histoire humaine et sociale. Ils sont consacrés à l’année du centenaire de la guerre 1914-18. Une exposition itinérante « Les poètes soldats tombés »  permettra de rappeler que Guillaume Apollinaire, Louis Aragon, Alain Fornier, Charles Péguy, ses grands noms de la littérature français sont allés sur le front, dans les tranchées. Des tableaux retraçant l’itinéraire de ces jeunes militaires qui se sont battus et ont trouvés la mort, pour certains,  dans les champs de batailles seront réalisés. « L’objectif est de permettre aux jeunes générations de découvrir le parcours et l’engagement de ces soldats poètes durant cette guerre »