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vanvesauquotidien - Page 1481

  • L ES RENDEZ-VOUS A VANVES D’UNE SEMAINE ENTRE FETE DU COMMERCE, CONSEIL MUNICIPAL ET SAINT FRANCOIS

    Lundi 29 septembre 14

    A 10H à la Grande Pharmacie Bleuzen : Dégustation de thés et tisanes mêlant santé et plaisir dans le cadre du Mois du Commerce 

    Mardi 30  Septembre

    A 20H a théâtre : Soirée présentation saison culturelle 2014-15 du Théâtre Le Vanves. Ce sera la 18éme et dernière saison pour José Alfarroba qui devrait prendre sa retraite en 2015

    Mercredi 1er Octobre

    à 19H à l’hôtel de Ville : Conseil Municipal qui devrait fixer un objectif de réalisation de logements sociaux pour la période 2014-16, réviser son règlement local de la publicité, régulariser des emprises foncières avec la Ville de Paris concernant le parc des expositions, permettre de constituer un groupement de commandes avec GPSO pour permettre le diagnostic phytosanitaire et le recensement cartographique des arbres du territoire, décider de la mise en couverture des escaliers menant au parking  public Saint Remy, demander des subvention au titre de la dotation parlementaire pour les travaux de rénovation du 2éme étage de l’école élémentaire Marceau, la rénovation des façades de l’hôtel de Ville, mais aussi la dématérialisation des séances du conseil municipal.  Il devrait avaliser les rapports annuels des délégataires de services publics, décider du projet formation pour les 11-13 ans, approuver le règlement intérieur des Conseils de quartiers , décider du taux de rémunération des enseignants assurant les NAP dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires, voter une subvention exceptionnelle au Stade de Vanves, se prononcer sur le retrait de Velizy de GPSO 

    A partir de 20H au restaurant Le Paris : Soirée ligue des Champions avec des spécialités réunionnaises

    Jeudi 2 Octobre

    A partir de 20H au restaurant Il Giardino : Soirée « Quizz musical » avec spécialités italiennes

    A 20H30 à l’espace Tuilerie : Conférence sur la « graphothérapie » par l’association Artliance

    Vendredi 3 Octobre

    A 19H à Panopée : Deux créations sont présentées pour ouvrir la saison 2014-15 du Théâtre Le Vanves : « Did Eve Need make-up », premier volet d’une trilogie familale, et « To escape from el nothing bette thane els » qui est une introspection intime 

    A 20H45 à la salle des Cinéastes : Séance publique au cours de laquelle seront présentées des réalisations vidéos tournées sur le chemin de saint Jacques de compostelles, en présence des auteurs

    Samedi 4 Octobre

    A 10H à Eden Floor : Atelier Folral

    A 10H au GEM Le Cap: Portes Ouvertes de ce Groupe d’Entraide Mutuelle de l’association Simon de Cyréne avec présentation des activités

    A 10JH au Café Le Tout Va Mieux : Café Théo sur le théme « la famille on en parle » alors que s’ouvre au Vatican, le lendemain, le Synode desFamilles

    A 11H à l’école Marceau : « Exposition-vente »  de l’association Artisans du Monde

    A 12H au MacDonald : Animation exceptionnelle pour les petits vanvéens

    A 20H au Gymnase A .Roche : Match de Basket Vanves -  Vitré

    A Partir de 20H aux Platanes : Soirée Moules/frites et chansons françaises

    A 20H30 au théâtre Le Vanves (et à 17H Dimanche) : « Le No Show » - « un show must-go-on à tout prix » sur une idée originale d’Alexandre Fecteau avec le collectif « Nous sommes ici » & Théâtre du Bunker (Québec). Il a ouvert le festival Transamérique à Montréal cette année et ouvre la saison 2014-15 à Vanves

    Dimanche 5 Octobre

    A 10H à Saint François : Grande journée paroissiale en l’honneur de la fête de la St François avec à 10h : Messe solennelle à St François, à 12h : Déjeuner partagé. Venez avec plat salé ou sucre, à 14h30 : Présentation de la spiritualité franciscaine : « St François : une spiritualité pour chacun d’entre nous »

     

    A 15H au gymnase Marcel Bec (à Meudon) : Match de Handball Stade de Vanves/Cercle Paul Bert Rennes

  • VANVES PAR LE PETIT BOUT DE LA LORGNETTE

    JCE GPSO : Guillaume Benhamou a été élu président de la JCE (Jeune Chambre Economique) GPSO à l’unanimité jeudi dernier. Il remplace David Wajnsztok à la tête de cette association lancée fin 2012 sur l’agglomération de GPSO dont l’antenne de Vanves a été créée voilà maintenant un an. Cette JCE locale est très prometteuse car elle est devenue l’une des plus active et dynamique des Hauts de Seine et de l’Ile de France, avec une antenne maintenant dans chaque commune de l’interco, des partenariats notamment avec le Challenger club en matière de formations qui suscitent l’intérêt de nombreux jeunes, le projet de trophées de la Jeunesse pour récompenser et mettre en avant des initiatives lancées par des jeunes de 18/40 ans

    DEFILE DE MODE : Le défilé de mode organisé sur la place de la République, vendredi soir, par Vanv’en Poupe, a été un succès à écouter les réactions le soir même  ou les jours suivants : « Un grand étonnement », « la surprise » pour beaucoup. « Ils sont demandeurs » selon Barbara Lahiani qui a bénéficié d’un temps exceptionnel, la place prenant des couleurs dorées sur les façades de l’église Saint Remy et des immeubles pendant ce défilé de mode sur un rythme musical endaiblé. Le public, nombreux, avec beaucoup de jeunes,  ont regardé tous ces mannequins d’un jour, de 6 à 56 ans (Edem, Eva, Océane, Choarce, Manon, Noémie, Fanny, Justine, Janine, Emma, Carla, Sidonie, Sandrine,  et Lili 69 ans ex-mannequin chez Dior)    défiler quelquefois rapidement, sur la scéne, dans la bonne humeur, avec beaucoup d’applaudissements pour certains d’entre elles. Elles avaient toutes été coiffées par Sami et Mima, photographiées par le frére de Barbara qui était entouré de Marie France, Marie Claire et Stéphanie dans les coulisses pour les changements de vêtements. Vanv’en Poupe est prêt à recommencer l’année prochaine. « Mais c’est du travail ! »

    FOOTBALL : « Souvenir d'un 4° tour de coupe de France qui restera qu'un souvenir. Malheureusement nous avons perdu après prolongation 1 à 0 contre Le Bourget. Il y avait la place pour passer, mais sans buteur, c'est compliqué » témoigne  Jean Claude Vignal, un président de la section football déçu, malgré la fière allure de ses joueurs

    EXPOGRAPH VANVES : « Le contrat est rempli, la qualification assurée! On peut simplement regretter sur cette rencontre de samedi, un excès de suffisance, où, après avoir mené assez rapidement 3/0, nos joueurs sont tombés dans la facilité! Des buts de belles factures, avec un Anouar aussi bien buteur que passeur pour régaler ses équipiers, l'altruisme, voilà la différence avec l'an passé! Un petit manque de concentration dans l'axe de Sofiane, a donné la seule chance aux adversaires pour marquer en contre 3/1, de courte durée, car, piqué au vif Expograph retrouve son jeu et engrange 3 nouveaux buts qui reflètent plus la différence entre les 2 équipes. 7/1 au final » témoignait Jean Royer le coach de cette équipe après sa rencontre de samedi au PMS A.Roche, comme Cap Nord pour le 2éme tour du championnat de France AS  «  Satisfaction de tous, mais attention à ne pas tomber dans les travers de l'année passée. Nike nous attend de pieds fermes, samedi prochain, et leur 3 défaites ne reflètent pas leur valeur..!Prouvons notre classement et conservons notre place de leader.C'est le souhait de tous ».

    TRANSPORTS : En posant la question d’actualité du groupe UDI faisant part de ses inquiétudes  après la suspension de l’écotaxe et l’abandon  d’une taxe régionale de 2 € sur le financement du Nouveau Grand Paris des Transports, reprochant au président de la Région et du STIF (Syndicat des Transports Ile France) d’aller trop lentement, tout  en invoquant des infrastructures vieillissantes et la nécessité d’avoir un réseau de transports favorable à la compétitivité et l’attractivité de la Région Capitale, Bernard Gauducheau s’est fait rembarré par Jean Paul Huchon :  « Attention à ne pas verser inutilement dans le Francilian Bashing monsieur Gauducheau ! » leur a-t-il répondu. « Car c’est oublier le SDRIF, le plan de mobilisation, les investisseurs étrangers qui citent notre réseau de transports, sa densité, comme l’un des atouts de l’Ile de France parmi d’autres grandes villes du monde ». Occasion  d’expliquer que les efforts de la Région portent leurs fruits : Mise en service du T6  (Chatillon-Velizy) et du T8 d’ici la fin de l’année, accélération de la ligne 17 et du prolongement de la ligne 14 au sud  de Grand Paris Express (GPE) -  « Je vérifierai sur pièce au Conseil de surveillance de la SGP que ces accélérations ne compromettent pas les autres tronçons, ni le financement du plan de mobilisation » - et planning bien calé et suivi sans retard dans le calendrier et le financement de GPE, avec le démarrage fin 2014/début 2015 du chantier de la ligne Rouge Sud.

    RATP : Isabelle Debré ne siége plus au Conseil d’administration de la RATP e tant que parlementaire, représentante du Sénat, depuis le mois de Juillet dernier où il a été renouvelé, Pierre Mongin, son PDG étant reconduit dans ses fonctions : « La RATP est une belle maison, dirigée par Pierre Mongin, bon gestionnaire et aussi visionnaire. Il a su projeter la RATP à l’international avec de réels succès. C’était pour moi une excellente opportunité de prendre part à cette aventure qui a duré cinq ans et m’a beaucoup appris sur la gestion très particulière d’un EPIC (Établissement public à caractère industriel et commercial). Malheureusement l’aventure s’est arrêtée pour moi. En effet, mon mandat était de 5 ans et le gouvernement a naturellement nommé une personne de sa sensibilité politique » a-t-elle confié à Vanves au Quotidien.

    TOUR TRIANGLE : Le Collectif Contre la Tour Triangle devrait une nouvelle fois se mobiliser au début du mois d’Octobre car le Conseil de Paris devrait examiner à la mi-Novembre une délibération permettant le déclassement de la parcelle sur laquelle la SCI Triangle, filiale de Viparis envisage de construire cette tour de 180 M de haut. « Le rejet d’une telle délibération bloquerait durablement, vioire définitivement le projet, rendant impossible sa construction » espérent les responsables de ce collectif. « A cette heure, une majorité de conseillers de Paris de sensibilités politiques diverses (EELV, Parti de Gauche, UDI, Modem, UMP, FdeG/PC …) semble vouloir s’opposer à cette délibération ». 

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 6 - UNE LUTTE INCESSANTE CONTRE LA PENURIE DE CHARBON

    Le Blog Vanves Au Quotidien rappelle au fil de chaque week-end (d’ici le 11 Novembre) et de l’actualité qui marque l’année, les événements qui se sont déroulés voilà cent ans. Le ravitaillement de la population tant en charbon qu’en denrées alimentaires mais aussi en vêtements devient de plus en plus crucial au fur et à mesure que le conflit se prolonge. Le charbon en est l’un des exemples le plus criant, car c’était le seul moyen à l’époque pour les habitants de se chauffer, et les blanchisseurs, les boulangers avec quelques industriels en avaient  besoin pour travailler. Mais il faudra attendre prés d’un an avant que les élus et les autorités publiques bougent : Aucun stock n’avait été constitué pour l’hiver 1914-15. Un marché avait été passé avec la société Sellier de Bourg la Reine qui n’avait pas été exécuté à  cause de la mobilisation. La ville s’était alors adresé à l’Intendance militaire qui lui avait fournit un charbon de mauvaise qualité. Durant l’été 1915, l’Amicale des Maires du département de la Seine se saisissait de cette question et provoquait une réunion avec les charbonniers, le Conseil Général de la Seine décidait de la constitution d’un stock d’approvisionnement de précaution pour les besoins essentiels de la population, et le préfet signait une circulaire

    Ainsi, entre 1915 et 1918, pas un seul conseil municipal, pas un jour  ne ss sont déroulés sans que la question  du charbon ne soit abordée tant pour assurer l’approvisionnement des vanvées, constituer des stocks, que limiter les effets de la hausse de son prix à cause de sa rareté. Ainsi, au Conseil municipal du 18 Juillet 1915, Aristide Duru informait le Conseil Municipal des démarches effectuées en vue de constituer un stock de charbon nécessaire aux bâtiments communaux pour l’hiver 1915-16 auprès de la société des Houilles et Ephéméres qui s’engage à fournir 75 tonnes de charbon anthracite anglais, 40 tonnes de demi gros et 20 tonnes de charbon flambants sur wagon.  Et le conseil municipal du  10 Août 1915 constituait le premier stock de précaution de charbon de 2400 tonnes : « En aucun cas, le stock communal ne sera livré aux consommateurs à un prix supérieur du prix de revient déterminé » annonçait il.  Le bureau de Bienfaisance organisait 4 distribution de charbon aux indigents durant l’hiver 1915-16 et distribuait 50 tonnes de charbon aux familles nécessiteuses des mobilisés « en attendant la majoration offert par le Conseil Général »,  le conseil municipal du 27 Novembre 1915 proposant de fixer à 80 frs la tonne de charbon tiré du stock communal. Celui-ci avait été stocké au « chantier communal » (entrepôt municipal)  à la fin de l’année, mais trop tardivement, la population ayant déjà constitué, en grande partie, leur stock, pour l’hiver durant l’automne. Malheureusement, cela n’allait pas durer. 

    CONSTITUTION DE STOCKS

    Ce qui avait amené le rapporteur du budget Richard à attirer  alors l’attention du Maire dés Mars 1916,  sur « la nécessité d‘approvisionner la commune en combustible pour l’année prochaine », qui était suivi d’effet puisque le conseil municipal du 15 Mars 1916 décidait de la constitution d’un stock de 1200 tonnes. Il décidait aussi, dans la foulée,  de la constitution d’un stock de charbon pour les blanchisseurs et industriels, à la suite de la démarche de plusieurs représentants, qui étaient dans l’incapacité de s’en procurer, le maire intervenant auprès de la Société des Houilles et Agglomérés pour affréter 2 péniches de 600 tonnes chacune, de charbon  qui ont été stockés au chantier communal et vendu à raison de 103 frs la tonne. Il a fait de même avec les maréchaux ferrands et les forgerons pour obtenir plus facilement du charbon de forge à la fin Novembre 1916.

    Dans le même temps,  le maire recevait des instructions du ministre de l’intérieur pour réduire le plus possible l’éclairage public et économiser le charbon. Les boulangers se plaignaient de commencer à avoir des difficultés à trouver du bois. Et le charbon commençait vraiment à manquer : Il décidait le 1er Décembre 1916  de réserver exclusivement  le stock communal de charbon à la population nécessiteuse, aux familles de mobilisés touchant l’allocation militaire, aux réfugiés et aux veuves chargées d’enfants en bas âge, car la quantité de charbon mis à la disposition de la commune par le département commençait à être insuffisant pour approvisionner toute la population. Il en profitait pour prévenir ceux qui tenteraient de s’en faire remettre frauduleusement – blanchisseurs ou industriels – qu’ils pourraient faire l’objet de sanctions et ne pourraient plus bénéficier du charbon provenant des stocks de la commune

    DEMARCHES EXTERIEURES

    Un « groupement des charbonniers de Vanves »  (Piémont, Long, Laporte, Palazy, Fouillat, Fourquemin, Delmas, Jeudy, Mijoule) était constitué le 26 Novembre 1916 afin de recevoir et répartir collectivement le charbon provenant du Groupement Charbonnier de la Seine. Ils étaient tenus de vendre au prix de la taxe sous contrôle de la municipalité. A ce moment là, le stock communal s’élévait à 1180 tonnes, arrivant par voie fluviale, ou par train  permettant à Vanves de connaitre « une situation relativement privilégiée » en « étant l’une des rares commune où le stock fourni par le Conseil général de la Seine, était constituée », ce qui permettait d’en  vendre (le surplus)  aux habitants. Ce qui n’empêchait pas le maire de craindre que « certaines catégories de personnes soient exclues de la répartition communal du charbon à un moment où il est difficile d’en trouver à des prix abordables chez les charbonniers de la communes ». Des élus considéraient que « le Conseil Général  de la Seine s’était trompé en constituant des stocks de précautions, car si cette quantité avait été laissé au commerce libre, on n’arriverait pas à la hausse exorbitante du charbon et à l’exploitation qui en a lieu ». Du coup l’un d’entre eux proposait que « tout en laissant aux personnes nécessiteuses leur faculté de prendre 100 kg par mois, il soit accordé un sac de 50 kg à tous les autres habitants qui en feraient la demande en attendant qu’ils puissent s’approvisionner normalement ». Ce qui fut retenu et reconduit de mois en mois lorsque c’était possible.

    Pendant ce temps là, des démarches étaient  engagés à Rouen pour obtenir d’un importateur anglais une péniche tout venant : « Aucune ouverture de crédit autres que communaux ordinaires n’a été engagé. Les bénéfices réalisés par des opérations, ont permis de distribuer du charbon aux indigents et diminuer la dépense de chauffage des bâtiments communaux » indiquait Aristide Duru qui avait en outre obtenu quelques wagons de combustibles du groupement Charbonnier  mis à la disposition de la population par l’intermédiaire des charbonniers de Vanves au prix de 6 frs le sac (de 50 kg). Ainsi le tonnage acheté et mis à disposition des vanvéens entre Mai 1916 et Mai 1917, en dehors du stock ordinaire  et du charbon provenant du groupement Charbonnage de la Seine était de 1980 tonnes « pour lesquels aucune avance de fonds n’a été faite ». Frédéric Pic avait tenu à indiquer au conseil municipal du 17 Mars 1917 « qu’une partie de charbon avait pu être acquise grâce aux démarches et aux relations personnelles du maire ». 

    COMMISSION D’ACHAT

    Une commission d’achat et d’approvisionnement de combustible (charbon et bois) était constituée pour l’hiver 1917-18 afin de rechercher des vendeurs, s’occuper des crédits à ouvrir pour faire des achats, et du mode de vente à la population « afin que la responsabilité de la municipalité ne soit pas seule engagée dans ces opérations ». Car bien évidemment la ville cherchait à s’en procurer par ses propres moyens en dehors du stock officiel approvisionné grâce à l’Etat via l’administration préfectorale (600 tonnes par mois), en devant prendre en charge le déchargement et le transports, le charbon arrivant par voies fluviale ou ferrée. Mais la pénurie se faisait sentir à un tel point qu’il décidait dans un premier temps (Août 1917), de vendre à la population le charbon  « tout venant en dehors » du stock officiel, que la municipalité avait réussi à se procurer, dans la limite de 200 kg par foyer et à la condition de s’adresser au bureau du charbon, vendu à 7 frs le sac de 50 kg. Puis dans un second temps (Septembre 1917), il instituait des cartes de charbon pour pouvoir en acheter aux chantiers communaux installés rues Raspail, d’Issy et place de la République, et le transporter par leurs propres moyens. Il  fixait le prix de la tonne à 90 frs pour les particuliers et à 130 frs aux petits industriels et commerçants  qui pouvaient faire une demande écite au maire lorsqu’ils n’avaient pas pu s’en procurer par leurs propres moyens.    

    « Si les industriels, les blanchisseurs, les allocataires, les assistés et les autres n’ont jamais manqué de combustible, alors que dans les  villes voisines, les blanchisseries fermaient leurs ateliers, faute de charbon, leurs confrères vanvéens possédaient toujours des foyers ardants, nous le devons à M.Duru, à notre laborieuse municipalité » témoignait Camille Audigier, écrivain vanvéen, à la fin de la guerre

    A Suivre : L'affaire ECFM