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josé alfarroba

  • LA POLITIQUE CULTURELLE DE VANVES : UNE OCCASION MANQUEE DE S’OUVRIR

    Souvenez-vous, le blog avait fait état d’un travail de la commission « Education  et Culture » du Conseil Economique, Social, environnemental de Vanves, sur les usages et pratiques des vanvéens en matière culturelle grâce à une enquête auprès de la population, considérée par la municipalité comme une autosaisine inutile.

    Mais le sumum de la bêtise a été atteint par la réponse de la direction de la culture elle-même, c’est à dire la direction du théâtre lorsqu’elle a expliquée que «la direction de la culture est en mesure de recevoir elle-même les remarques ou les besoins du public que ce soit théâtre, musique ou cinéma, et en assure le traitement ou la remontée auprès de PHARE grâce à sa connaissance réciproque des équipes et du public d’habitués, la présence de ses équipes à la fin des spectacles, les entrevues possibles avec les acteurs…Mais ne peut pas recueillir les besoins du public non habitué car il n’y a pas de délégué aux relations publiques ».

    Un refus de service en bonne et dû forme à une commission du CESEV qui proposait de questionner les vanvéens qui ne fréquentent pas le théâtre finalement. C’est-à-dire les vanvéens, en dehors des habitués qui forme un petit cercle fermé d’artistes et de compagnies vanvéens pour certains. Quel contraste avec l’ex-direction de la culture dirigée par José Alfarroba qui, avec son festival Artdanthé, avait réussi à faire découvrir à quelques vanvéens la danse contemporaine par une attitude ouverte et compréhensive. Là, manifestement, la nouvelle direction de la culturelle a décidé urbi et orbi de tourner en rond sur elle-même et de n’écouter personne. Dommage pour la culture devenue parisianniste de Vanves

  • FESTIVAL ARTDANTHE A VANVES : 20 ANS DE CREATION ET D’EMERGENCES CHOREGRAPHIQUES

    « Quand José Alfarroba (sur la photo avec des créateurs) est arrivé au théâtre Le Vanves à la fin des années 90, il a repris une salle municipale où il n’y avait pas de projet culturel, ni vraiment de saison culturelle, quelques spectacles parsemés dans l’année. On lui a demandé de faire un projet culturel, et il a monté sa saison,  fort de l’expérience qu’il avait surtout de la musique au théâtre Ruteboeuf de Clichy. Il était un passionné de danse, de théâtre, fan de  Pina Bausch, et un grand spectateur de danse contemporaine. Comme il est difficile  d’amener le public à être curieux sur la danse,  encore que ce n’est pâs toujours vrai, qui  était un peu « la discipline pauvre » du spectacle vivant, il s’est dit pourquoi ne pas se présenter comme un lieu qui peut aider des artistes qui ont besoin d’être diffusé. Il a  créé un festival,en 1998,  avec le concours des fréres Ben Aïm, compagnie de danse avec laquelle il a monté la première édition, sans l’aide des institutions, ainsi que  huit compagnies au maximun, sur une durée plus courte qu’aujourd’hui. Différentes formules ont par la suité, été essayée, avec des spectacles de danses parsemés dans la saison, un petit festival court, puis un peu plus long, un festival en 4 temps dans l’année… » racontait au Blog de Vanves au Quotidien un des assistants de José Alfarroba voilà quelques temps en rappelant que beaucoup de chorégraphes aujourd’hui y ont fait leurs premiers pas et pris leur envol.

    Ce festival a pris progressivement de l’ampleur, José Alfarroba mettant l’artiste au cœur du projet, ce qui permettait au public de se sentir investi, concerné puisqu’il voyait l’importance que cela représente pour un artiste de participer à ce festival. D’année en d’année, de plus en plus de compagnies ont été aidées…avec l’idée de mettre en confrontation un artiste confirmé avec un artiste émergent, grâce aux doubles-soirées. Le théâtre s’est ajouté à la danse, dans le cadre de ce festival, grâce à l’ouverture de Panopé en 2008, où la compagnie du D’Ores et Déjà, collectif autour de Sylvain Creusot, a été accueillie, puis le collectif « In Vitro »

    Toute cette émergence autour du Théâtre dans et hors festival Art Danthé, a permis au théâtre le Vanves,  d’avoir une visibilité au niveau du public francilien, des institutions qui aident et soutiennent le théâtre en France, beaucoup plus rapide que pour la danse… Du coup,  les grandes salles parisiennes venaient à Vanves pour faire leur marché : « Beaucoup de professsionels venaient au théâtre de Vanves pour regarder ce qui se fait, et prendre éventuellement un spectacle pour leur prochaine saison, ou proposer à un jeune artiste de monter chez eux leur prochaine création, avec des  moyens de productions que nous n’avons pas à Vanves où on ne peut pas réellement produire de spectacles ». Frédéric Mitterand alors ministre de la culture était venu pour sa 14édition,  assister  à la nouvelle création d’Anna Halrpin et Anne Collod « parades & changes in expansion ».

    Avec le départ de José Alfarroba à la retraite, remplacé par Anouchka Charbey, ce festival, pour sa 18éme édition a du  recentrer sa programmation sur la danse et la performance, tout en restant ouverte aux formes innovantes, théâtrales et musicales, ainsi qu’aux arts plastiques  en commençant à investir d’autres lieux vanvéens comme le conservatoire de musique, l’ODE et le prieuré des Bénédictines. Pour des raisons d’économies budgétaires, à cause d’un contexte difficile pour les collectivités locales, il a  évolué et s’est concentré sur un mois au lieu de trois, « tout en restant fidèle à la fougue et à l’esprit de partage insufflé par José Alfarroba qui l’a créé et développé pendant 17 ans » assurait –elle . Artdanthé n’en est pas moins resté un festival ambitieux, reflet de la vitalité de la jeune création contemporaine tant en danse qu’en performance ou en théâtre, comme le dé »montre cette  20éme édition 

  • LE VANVES A ETE LE THEATRE DE TOUS LES POSSIBLES POUR JOSE ALFARROBA (suite et fin)

    José Alfarroba est peut être la personne la personne la plus importante dans le monde du théâtre contemporain. Mais peu le savant à Vanves, et en dehors d’un monde de spécialistes du théâtre. «  Peu de gens vous connaissent, parce que vous choisissez plutôt l’ombre, les coulisses. Vous préférez l’atmosphére des répétitions à celle des « premières » où l’on vient faire ses petites vanités et discute des affaires » constatait Laure Adler dans son émission sur France Inter, Studio Théâtre,  le 20 Février dernier en ajoutant que  « depuis quelques années, vous nous avez permis de découvrir toute une génération de chorégraphes, et vous avez été l’un des premiers, peut être le premier,  à nous permettre de découvrir ce phénomène très important qui sont les jeunes compagnies ».

    « En analysant ce qui se passait en France, j’ai constaté qu’il manquait des lieux, des rampes de lancements. Et le fait d’aller voir des pièces qui sont vraiment au début, dés le moment où on leur confiance à ces jeunes, il y a déjà un pâs énorme qui est fait. Parce que si on ne fait pas confiance à un premier projet, il y en a plein qui vont disparaître » expliquait José Alfarroba « C’est ce que l’on a voulu faire à Vanves avec toute l’équipe : le théâtre de tous les possibles !  ». Il expliquait que « dés le départ, je considère ces jeunes générations comme des artistes à part entière, même si souvent, c’est leur premier travail, leur première maquette. J’ai demandé que l’on puisse expérimenté, laisser à des jeunes, la possibiliité de créer, de se tromper, de revenir en arrière, de passer à autre chose si cela ne va pâs…car c’est ce qui manque dans le théâte français actuellement. Dés le moment où le contrat moral et artistique est clair, dés le départ. Et quand on sent que la pièce est prête à aller ailleurs, j’appelle mes collègues en leur disant : « Il y a quelque chose qui peut vous intéresser ! c’est le cas du collectif Colette qui a monte « Pauline à la plage » découvert à la Comédie Français avec les élèves de la Comédie Française »  expliquait il e ayant toujours rêvé de travailler en réseau entre La Loge, « véritable pépinière de découverte de nouveaux talents avec une scène minuscule, très peu d’agent pour le faire fonctionner », le théâtre Le Vanves et la Colline

    « J’ai très envie, (de continuer) le projet du théâtre le Vanves,  pour que cet état d’esprit de  liberté continue d’exister » ajoutait il ce soir là.  Tout en étant conscient qu’il n’est plus légitime, sachant que son  équipe, avec Nouchka Cherbet qui m’a secondé pendant 12 ans, Christian Baradi, Olivier, Didier, Julien, Clémence, ont repris le flambeau. « Le problème est que la ville est dans des difficultés financières comme beaucoup de communes, avec les nouvelles charges. Je lance un appel à l’Etat : Qu’il continue à soutenir et soutienne davantage ce lieu. On est soutenu au niveau de la danse par la DRAC qui a toujours été exemplaire, même si la somme n’est pas énorme. On n’a pas pratiquement d’aide pour le théâtre. Je ne suis pas du tout pour la politique de la terre brulée. Et je continue à les accompagner ».