Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vanvesauquotidien - Page 5

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 40 – LENDEMAINS D’ARMISTICE : LE TEMPS DU SOUVENIR ET DE L’HOMMAGE

    Le Blog Vanves Au Quotidien a rappelé au fil de l’actualité, tous les événements qui se sont déroulés voilà cent ans, à  Vanves et à Paris à l’occasion des célébrations du centenaire de la « der des der », depuis maintenant de quatre ans. Il revient cette semaine pour le centenaire de l’armistice du 11 Novembre sur les lendemains qui sont être difficile pour les poilus qui rentrent, pour certains invalides, «pour toutes ces veuves qui allaient déposer des gerbes de fleurs au cimetière, alors que d’autres allaient au bal» se souvenait le regretté Jean Aveneau  (†) dans « Paroles vanvéennes »(Edt du Bout de la rue) qui ressentait « un étrange sentiment de bonheur et de tristesse qui habitait mon enfance »

     «Dans l'immédiat après-guerre, la date souvenir de l'armistice va se vivre dans la douleur et la sobriété. Dans un grand silence également qui plane sur le pays. Les blessures sont encore fraîches, les conséquences sociales de la perte des hommes également. C'est un moment solennel où l'on se recueille. Ce sentiment va aller crescendo avec l'inauguration des monuments aux morts qui permettront d'avoir un lieu collectif où se rassembler et où évoquer les disparus et leur courage. Ce sentiment va perdurer jusqu'à la Seconde Guerre mondiale » rappellent les historiens

    Cette période d'après-guerre est aussi celle du deuil. Des monuments aux morts sont érigés dans les communes, à la gloire des 1,3 million de poilus tombés au combat. Le défilé du 14 juillet 1919 s'ouvre avec la présence d'un millier d'invalides de guerre. La tombe du «soldat inconnu» est inaugurée le 11 novembre 1920. La plaque artistique « indestructible » destinée à perpétuer les noms des enfants de Vanves morts pour la France (sur la photo)  a été inauguré le 2 Novembre 1919 par Aristide Duru. D’autres plaques commémoratives seront apposées dont 2 à l’église Saint Remy inaugurées le 30 Octobre 1921.

    Ce sera plus long pour le monument aux morts, Frédéric Pic prenant les choses en main, puisqu’il succéde à Aristide Duru le 7 décembre 1919. Le Conseil Municipal donne le 28 Mai 1920,  l’autorisation officielle d’édifier un monument aux morts dans le cimetière qui pourrait être complété par un terrain destiné à recevoir à perpétuité les sépultures des soldats vanvéens déjà morts. Mais il décidera finalement le 27 Février 1922 de l’installer face à la Justice de Paix (ex-Mairie) à l’entrée de l’avenue qui monte au marché, sur un terrain planté d’arbres donnant sur la rue de la Mairie (av.A.Fratacci).     

    Ainsi comme pour ville et villages de France, Vanves a son monument aux morts devant lequel des générations de vanvéens se sont inclinés, souvenus et se retrouvent à chaque cérémonie patriotique. Mais Paris qui compte de très nombreux lieux de souvenir de la Grande Guerre, sous forme de plaques, stèles, sculptures au sein des mairies d’arrondissements, établissements scolaires, entreprises ou encore édifices religieux, n’avait pas encore le sien, dédié aux 94 415 morts parisiens. Cent ans après, le long du boulevard de Ménilmontant, sur le mur d’enceinte du cimetière du Pére Lachaise, 150 panneaux bleu-acier ont été installés, œuvre de l’artiste Julien Zanassi, pour leur rendroe hommage : «Premier monument de Paris à rendre hommage aux 94 415 combattants parisiens morts pendant la Première Guerre mondiale, le monument est un véritable trait d’union entre notre Histoire et notre présent, il redonne une place symbolique forte dans Paris à toute une génération, et traduit la volonté politique de la Ville d’inscrire dans le paysage urbain, l’identité de ces combattants » indique la maire de Paris qui l’inaugera dimanche

  • VANVES DANS LE CREUX DE L’OREILLE

    ETUDE D’IMPACT ET CONSULTATION CITOYENNE A VANVES  SUR LE PROJET WOODEUM

    Pendant ces vacances de la Toussaint, comme c’est toujours le cas lorsqu’il s’agit de projets urbains, dans certaines villes, une enquête d'utilité publique a été réalisé par la mairie du 15e arrondisement concernant  le projet Woodeum inscrit dans l’appel à projet «Inventons La Métropole du Grand Paris», en particulier en raison du déclassement des 2 terrains visés (en couverture du périphérique) sur le territoire parisien et qui ne concerne pas Vanves. Parmi les documents présentés et consultables, apparaissait une décision de la DRIEE, signée du préfet de région, portant obligation de réaliser une étude d'impact en application de l'article R. 122-3 du code de l'environnement. Ce document contient un certain nombre de considérations géologiques, de pollution de l'air, sonores, environnementales et de santé publique qui pourraient démontrer qu’ils sont très pollués. Il est expressément dit en article 1er que «le projet... situé dans le 15e arr de Paris et à Vanves nécessite la réalisation d'une étude d'impact...». D’après nos informations, le maire de Vanves, face à une opposition vive et à une pétition contre ce projet, aurait décidé de provoquer une consultation citoyenne par voie électronique pour couper court aux critiques, lorsque cette étude d’impact sera rendu publique au printemps prochain

    BUREAU DE POSTE

    Vanves fait parti des villes comme Asnières, Colombes, Courbevoie, la Garenne Colombes, Puteaux  Suresnes où un bureau de poste  va ou a  fermé. L’ensemble de leurs élus dénoncent des décisions unilatérales alors que La Poste, de son côté, affirme dialoguer avec les villes. Selon le syndicat Sud, 19 bureaux auront ainsi été rayés de la carte des Hauts-de-Seine entre 2016 et 2018 indiquait récemment le Parisien Alors que pour la direction du réseau La Poste des Hauts-de-Seine, il s’agit de « transformations des bureaux » en point relais, dictées par les mutations de l’activité postale et « la baisse continue de la fréquentation » qui en découle. L’association Agir Pour le Plateau envisage d’appeler à un rassemblement devant ce bureau de poste pour protester devant la facon dont la direction de La Poste fait peu de cas de leurs interventions pour ne pas dire qu'elle s'en fiche parfaitement. Et pour preuve , ses fermetures perlées à répétition, durant les vacances, ou ce personnel enlevé à Vanves pour le placer dans un autre bureau, par exemple à Malakoff, pour éviter sa fermeture

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 39 – UN CONSEIL MUNICIPAL EXTRAORDINAIRE

    Le Blog Vanves Au Quotidien a rappelé au fil de l’actualité, tous les événements qui se sont déroulés voilà cent ans, à Vanves et à Paris à l’occasion des célébrations du centenaire de la « der des der », depuis maintenant de quatre ans. Il continue à le faire cette semaine pour le centenaire de l’armistice du 11 Novembre en racontant ce conseil municipal extraordinaire après une journée exceptionnelle à Paris débordant de joie

    A Vanves, un Conseil municipal extraordinaire a été convoqué à 21H à cette occasion. « Le but de cette réunion doit être de glorfiier nos soldats et les poilus qui ont obtenu cette victoire. Il nous faut penser aux absents, à tous ceux qui sont morts pour la patrie» déclarait  Aristide Duru, maire de Vanves (sur la photo), qui a assisté à la séance historique de l’Assemblée Nationale devant laquelle Georges Clemenceau a fait connaître les conditions de l’Armistice et le résultat de la victoire. Il a vu la Chambre des députés se lever lorsque « Tigre » est entré et où il a été accueilli par une formidable ovation : « Tous les yeux se remplirent de larmes à la vue de ce vieillard qui, au cours de cette lutte épique, avait si bien personnifié la France, cette vieille nation que ses ennemis avaient tant accusée de veulerie, d’impuissance, de vétusté et qui, dans un sursaut magnifique, venait de démontrer qu’elle n’avait rien perdu de sa vigueur et de ses qualités guerrière » se souvient Mordacq, son conseiller militaire, dans son livre « l’armistice du 11 Novembre 1918 » (Plon 1937). 

    Aristide Duru a donné lecture des dites conditions à l’assemblée municipale qui occupe 7 pages du compte rendu de cette réunion, et qui a été acclamé, après avoir été écouté avec joie. Le Conseil Municipal a salué alors la mémoire de ceux qui sont morts pour la France et décide de mettre à l’étude plusieurs projets : un monument aux morts au cimetière, un tableau à la Mairie destiné à perpétuer le souvenir des héros dans la commune. Il a salué le retour à la « Mére Patrie »de l’Alsace et de la Lorraine.

    Il a décidé d’adopter une commune filleule Meuvizy (Ardennes) dont les habitants ont besoin d’être ravitaillé. Le maire a donné alors lecture d’un courrier de l’école de garçon du Plateau : « le cauchemar qui depuis, si longtemps, pesait sur le monde, a pris fin. Avec tous les alliés, nous nous réjouissons du succès de nos armées qui ont eu raison de l’orgueil et de l’arrogance germanique qui, aujourd’hui, s’effondre lamentablement dans le sang et la honte. Pendant cette formidable tourmente, les enfants de Vanves, bien modestement, ont voulu faire leur devoir, mais la guerre terminée, mes camarades et moi, nous estimons que notre tâche ne sera complète que si nous ne nous intéressions plus aux malheureux que la guerre laisse après elle » écrivaient ils en demandant au maire de les associer au soutien apporté par la commune éprouvée des Ardennes et en offrant à ses enfants, des fournitures scolaires.  Un congé a été accordé aux écoles les 12 et 13 Novembre 1918.

    Enfin,  le conseil municipal s’est conclu peu après 23H sous les cris de « Vive la France » alors que le maire terminait par ses mots : « Le Conseil municipal spécialement réuni à ce jour,pour célébrer l’armistice, tient à s‘associer chaleureusement à l’hommage qu’a rendu le parlement à nos héroïques armées, à leurs chefs et tous les artisans de la victoire »