Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vanvesauquotidien - Page 2

  • VII- LES MAIRES DE VANVES A LA LIBERATION : ALBERT PELLEGAY (1944-1947), LE SEUL MAIRE COMMUNISTE

    Le Blog de Vanves au Quotidien continue de passer en revue ses 32 maires qui nous ont gouverné depuis 230 ans avec le seul maire communiste qui a dirigé Vanves au lendemain de la Libération

    Nommé maire par le Comité de Libération, c’est le seul élu communiste qui a dirigé Vanves durant 3 ans. Il a conduit la liste dénommée « Union Patriotique Républicaine et Anti-Fasciste » aux élections municipales de mai 1945. Dés la première séance du conseil municipal, il faisait voter un vœu demandant de « châtier les traitres, évincer les fonctionnaires vichysois de l’administration, confisquer les biens des trafiquants du marché noir et de rendre la parole au peuple lors des élections des Conseils Généraux ». Il a débaptisé le nom de certaines rues pour leur donner celui de patriotes de Vanves fusillés par les allemands en précisant qu’il ne faisait « que reprendre le projet précédemment établi par le Comité Local de Libération » lors du Conseil Municipal du 5 Novembre 1945 afin de les inaugurer dés les cérémonies du 11 Novembre 1945 : Antoine Fratacci et Ernest Laval (ex-rue de la Mairie), Louis Dardenne (Ex-rue Normande), René Coche (ex-rue de la gare), Victor Basch (ex-rue de la Liberté), Jacques Jézequel (ex-rue A.Duru), Raymond Marcheron et Jean Bleuzen (ex-rue de Paris), Marcel Martinie (ex-rue Pasteur), Marie Besseyre (ex-rue Raspail). Un conseiller municipal avait bien tenté de baptiser « allée du souvenir » la future rue Guy Mocquet qui relie l’hôtel de ville aux monuments aux morts, mais sans succés. Il avait argumenté alors que l’on risquait d’oublier certains vanvéens ( ?) sans compter les conséquences pour les habitants de ses rues, en consacrant une voie pour rendre hommage à tous ces morts pour la France. Un peu plus tard, le 17 Janvier 1946, il fit rayer de la liste des maires sur la plaque apposée à l’entrée de la salle des fêtes, le nom de Kerautret en le faisant suivre de la motion « maire collaborateur au service de l’Allemagne ». Il faudra attendre Didier Morin maire LR (1990-1995)  pour que son nom retrouve sa place sur une nouvelle plaque apposée à l’entrée de la salle H.Darien où son inscrit le nom des 32 maires de Vanves

    Mais il avait d’autres soucis, car au lendemain de la seconde guerre mondiale, les vanvéens étaient toujours touché par « le manque de charbon et les privations » qui ne « permettaient plus de résister aux rigueurs de l’hiver qui s’annonçait rigoureux » comme il l’a fait constater. Il a ainsi essayer de sensibiliser le « Ravitaillement Général de tout mettre en œuvre pour améliorer rapidement les arrivages des denrées les plus indispensables à la population » et « organiser une distribution rationnelle des produits de première nécessité ». Il a fait installer un manège dans le parc F.Pic (alors dénommé Falret) qu’il a commencé à transformer en « parc populaire », s’est préoccupé des difficultés des vanvéens à se déplacer notamment entre le Clos Montholon et le centre ville ainsi que la place Corentin Celton (Issy), en faisant face aux questions éternels de propreté dans les rues, de panne dans l’éclairage public….

    Mais la vie municipale restait très politisé : Ainsi le 15 Mai 1946, ll fait débaptisé le Bd du Lycée en Bd de Stalingrad à la demandez du Comité France – URSS à l’occasion de la fête de la victoire du 8 Mai 1945, et donne le nom de Marcel Yol, à la rue du Château qui longe le parc des exposition, pour rendre hommage à l’intersyndicaliste fusillé par les allemands. Le 1er Janvier 1946, il octroie une subvention au Centre Intersyndical de Vanves et le 4 Juillet 1946, il avalise la création d’une bourse du travail en expliquant « que cette institution présente un intérêt certain pour la population laborieuse de la commune puisqu’elle a pour objet de faciliter les transactions relatives à la main d’œuvre et de concourir à l’éducation technique des employés ». Ce même jour,  il faisait voter un vœu s’élevant « contre la présence à l’Assemblée Nationale Constituante des traites et collaborateurs Daladier, Raynaud et Frédéric Dupont ».  Enfin, pour bien montrer l’opposition totale des communistes de l’époque au Général de Gaulle, il exprime son étonnement devant l’absence du portrait du Président de la République dans les différents bureaux du commissariat de Vanves « alors qu’y figure encore les portraits du Général de Gaulle, aujourd’hui simple citoyen ». Les élections municipales de l’automne 1947 mettront fin à cette parenthése communiste. Il faudra attendre 50 ans avant que les communistes siègent au conseil municipal, et encore dans une municipalité d’union de la gauche dirigée par un socialiste.

  • VANVES ET LES MUNICIPALES PAR LE PETIT BOUT DE LA LORGNETTE : La Métropole du Grand Paris absente de la campagne des municipales

    La plupart des canditats à Vanves comme dans les autres communes de la Métropole du Grand Paris (MGP) ne vous en parlent pas ou très peu, et même du territoire, GPSO qui a pourtant changé les choses dans notre ville depuis maintenant plus de 10 ans: Des transferts de compétence (voirie, propreté, stationnement, espaces verts, conservatoire etc…) pour mutualiser les moyens, sans pour autant faire baisser le nombre d’employés communaux ( ?) notamment à Vanves,  moins de conseils municipaux puisque tout se décide au conseil de territoire qui parait très opaque, ne communiquant que très peu sur ces décisions, à part les pages institutionnelles dans les revues municipales…Sans parler de la MGP elle-même qui s’est traduit concrètement par ce projet Woodeum de réaménagement de la porte Brançion (sur la photo) dans le cadre du concours «Inventons la MGP », sans oublier bien Vélib' et Autolib'.  Mais elle est menacé par un grand bouleversement institutionnel  à l’œuvre actuellement avec l’acte II de MGP qui devrait être ouvert après les municipales afin de « clarifier et de sécuriser son avenir » pour ses partisans, ou de la supprimer carrément pour simplifier drastiquement le mille feuille administratif du Grand Paris, pour ses opposants.

    Car personne n’y comprend plus rien. Les maires constatent certes, qu’elle leur apporte de l’argent « mais c’est notre argent que l’on va chercher,  récupérer » comme l’exprime l’un d’entre eux qui voit ses services ne pas arrêter de faire des dossiers pour obtenir des financements du Fond d’Investissement Métropolitain. Ils s’aperçoivent que le monde tourne à l’envers et que l’on a complexifié les choses, avec derrière tout cela, la volonté d’affaiblir le pouvoir des municipalités au profit d’échelle plus importante alors que les français restent attachés profondément à leur village ou leur commune.

  • VI - LES MAIRES DE VANVES SOUS L’OCCUPATION (1939-1945)

    Le Blog de Vanves au Quotidien continue de passer en revue ses 32 maires qui nous ont gouverné depuis 230 ans avec les maires de l’occupation :

    HENRI LANDON (1940-41) : Pharmacien, il a surtout été à l’origine de la création de l’association omnisports « Stade de Vanves » Le 3 Janvier 1941, alors que les vanvéens comme les français étaient en guerre. Et pourtant, c’est durant cette période difficile que la municipalité qu’il dirige, décide de créer cette association, « car il faut quand même donner aux jeunes un peu d’espoir et d’espérance, et répandre le plus largement possible la pratique de la culture physique dans la jeunesse ». Les 7 sociétés locales qui se sont ainsi unies – L’amicale sportive de Vanves, l’Eveil Vanvéen, l’Amicale Saint Remy…- ont pu ainsi bénéficier d’une partie des anciens bois et carrières voisins du parc de la Maison de santé du docteur Falret préservé grâce au maire Frédéric Pic où se trouve aujourd’hui le parc Municipal André Roche

    LOUIS KERAUTRET (1941-1944) : Désigné par le Préfet de la Seine, il fut le maire des temps très difficile et troublés de la guerre et de l’occupation allemande, comme ses collègues des 80 communes de la banlieue parisienne. Mais il a fait parti des trois maires, avec MM Grevin, maire de Fontenay, et Richet, maire de Châtenay, à refuser de signer une adresse de sympathie à Pierre Laval le 29 Juillet 1944 et de se rendre à Vichy pour prêter allégeance à Pétain. Fonctionnaire de l’Etat Français, Louis Kerautret (sur la photo) a travaillé au secrétariat général des anciens combattants et n’a pu refuser cette nomination au poste de maire, qui a été, de surcroit, demandée expressément, en dehors de toute considération politique., par les présidents d’associations d’anciens combattants, d’industriels et de commerçants de Vanves dont certains savaient qu’il faisait parti d’un groupement de résistance. Il a ainsi remplit une fonction qui n’était pas de tout repos car il pouvait être taxé de collaboration – et les communistes ne s’en sont pas privés à la libération en menant une campagne éhontée contre lui – alors qu’il n’a pas facilitée la tâche de l’occupant tout en protégeant ses administrés contre les rafles et les réquisitions pour le STO.  C’est à cette époque comme partout en France que fut conçu le blason de notre commune, et que sous impulsion, fut acheté un ancien garage et une villa pour installer le garage et les ateliers municipaux (à l’emplacement d’une partie du square Jarrousse actuel), et étendu le cimetière