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vanvesauquotidien - Page 2

  • UNE NOUVELLE SEMAINE DE CONFINEMENT A VANVES AVEC QUELQUES FREMISSEMENTS EN ILE DE FRANCE

    C’est le début des vacances de printemps à Vanves, mais rien n’a changé puisque notre ville avait déjà pris des airs de vacances,  les vanvéens ayant profité du week-end de Pâques pour, ceux qui le pouvaient, pour prendre le large et aller s’installer à la campagne durant ce confinement de 4 semaines. Quite à faire l’école buissonnière ou tenter de suivre les cours en distanciel avec les malheurs vécus par l’éducation national et le CNET (Centre National d’Enseignement à Distance)  que les vanvéens ont bien connu puisqu’il était installé dans notre ville à la limite d’Issy et de Vanves, Bd du Lycée sur une emprise du lycée Michelet, avant sa délocalisation. A moins de faire appel aux vieilles recettes : les cours particuliers données à leurs petits enfants par des enseignants à la retraite, comme ce fut le cas la semaine passée. Ainsi par exemple, un ex-directeur de l’école primaire Gambetta a fait travailler chaque matin l’un de ses petits fils en CE1 avec un de ses camarades à partir des devoirs transmis par leur maîtresse, un peu trop à ses yeux !  

    Pour la première fois depuis le mois de novembre, le taux d'incidence enregistré mercredi dernière dans la région était en légère baisse : à 664 cas pour 100.000 habitants, contre 689 le 31 mars. Mais pour les professionnels de santé, la vigilance reste de mise. Alors que la vaccination d’étend au moins de 55 ans à partir d’aujourd’hui, avec les vaccins AstraZeneca et Moderna, prés de 1730 Vanvéens ont reçu leur première injection dans le centre intercommunale de Vanves/Issy à la Halle Guillaume faisait savoir la mairie de Vanves qui organisait samedi matin, une nouvelle journée de dépistage à la Palestre, samedi dernier (sur la photo)

    En avril, le centre socioculturel municipal, organise une grande consultation auprès des habitants afin de préciser ses orientations et ses actions pour les cinq prochaines années, à partir de deux questionnaires, l’un à destination des 11-25 ans, l’autre pour tous les habitants, accessible via le site internet de la ville. Toutefois, afin de toucher un public le plus large possible, les équipes de l'ESCAL ont également décidé d'aller à la rencontre des habitants depuis ce week-end jusqu’au 16 Avril : Facilement repérable grâce à leur coupe-vents verts,  marqués du logo de la structure sur le dos et tablettes numériques en main, ils seront présents au marché, à la sortie des supermarchés et du métro. Dans un autre registre, la ville a reçu le feu vert de GPSO pour la révision partielle du PLU permettant la construction de la tour hôtelière face à l’hôtel Mercure, lors du conseil territorial qui s’est tenu cette semaine à la mairie de Boulogne

    Enfin, au siége d’Hachette Livre à Vanves (rue Jean Bleuzen) l’ensemble des salariès qui ont mal vécu l’éviction de leur pdg, Arnaud Noury, sous la pression de Vincent Bollorè, et beaucoup les comprennent, ont réagi. Dans une lettre ouverte d’une rare virulence, ils ont interpellé leur actionnaire par un « Ohé ! Arnaud Lagardère, où êtes-vous ? » et lui ont lancé : « Votre silence depuis un an nous donne l’impression d’une fin de parcours », avant de dénoncer son « absence de stratégie ». Les représentants des salariés au comité de groupe, tous syndicats confondus, défendent Arnaud Nourry, qui « paye ses prises de position récentes contre les perspectives d’un démantélement ». Perspective qui, malheureusement, prend corps : «plus rien ne semble s’opposer aux emplettes que Vincent Bolloré rêve de faire au sein d’Hachette pour garnir le panier de sa filiale Editis », affirment-ils. «Le groupe que vous dirigez va[-t-il] être sacrifié sur l’autel du rétablissement de votre situation financière personnelle ?  Quel pacte êtes-vous en train de conclure avec les prédateurs qui font des ronds au-dessus de nos têtes ?», questionnent encore les salariés inquiets sur le devenir de ce champion de l’édition.

  • DES XAVIERES CENTENAIRES A VANVES : CENT ANS DE PASSIONS DU CHRIST ET DU MONDE

    «Aller à la rencontre de ceux qui ne connaissent pas l’église» est la mission des xavières qui se sont adaptés à la vie du monde. Elles célèbrent actuellement le centenaire de leur fondation, auxquels participent les douze Xavières de Vanves (sur la photo)

    Cette communauté a été créé à Marseille le 4 février 1921 par Claire Monestier qui a fait vœu de pauvreté, chasteté et d’abandon au bon plaisir de Dieu dans la chapelle des soeursdu cénacle à Marseille, rejointe par Léoinie Fabre qui ont  prononcé les trois vœux religieux devant le pére Eymieu  Deux autres jeunes femmes les rejoignent le 23 Septembre, dans cet immeuble de la rue de Breteuil qui deviendra un véritable ruche bourdonnant de propositions diverses, avec une formation des jeunes xavières. Elles ont commencée à participer aux Missions de Midi dont l’objectif était d’attirer de jeunes ouvrières et employés,  et l’aide aux russes et aux arméniens, victimes les uns de la révolution bolchévique, les autres du génocide turc, et ont continué avec des retraites spirituelles, le scoutisme féminin… étendant leurs activités dans d’autres bâtiments : la formation des jeunes xavières au Prado, les retraites et la priére à la Pourrasque en Provence. Cette communauté s’est étoffée au fil de ses années fondatrices. Au point que d’autres fondation se sont profilés à Lyon, et à Paris où elle s’installe en 1935 à côté de la paroisse Saint Médard, dans une maison qui deviendra un foyer d’étudiantes, pour répondre à la demande de participer à l’animation du patronage Jeanne D’Arc, puis collaborer à l’UFCS (Union féminine Civique et Sociale)

    Le décés de leur fondatrice à la veille de la seconde guerre mondiale, les xavières se trouvent confronté à une grave crise, plusieurs d’entre elles quittant le navire, n’en restant que cinq qui tiendront envers et contre tout, en faisant confiance à l’esprit qui a conduit Claire, suscitant l’arrivée de nouvelle xavières à parir de 1943. Grâce à Anne-Marie Revertégat qui a été en 1939 première supérieure générale qui va assurer la cohésion du petit groupe , avec audace et témérité jusqu’en 1957. Confrontés à des conditions très précaires, certaines cherchèrent et trouvèrent un emploi salarié, trouvant là,  un mode de présence missionnaire dont elles ont découvert la fécondité :  vivre la vie avec ceux auxquelles elles souhaitent annoncer l’Evangile, faire le lien entre leurs collègues et l’Eglise». Elles trouvent des emplois dans un ministére (rédactrice) à l’éducation nationale (professeur d’enseignement ménager)… Elles lancent des cours de bible au noviciat en 1950, débutent les premières colonies de vacances à la Pourrasque  

    Le concile Vatican II a marqué profondément les xavières qui deviendra un véritable ruche bourdonnant de propositions diverses, avec une formation des jeunes xavières. Elles trouvent beaucoup d’intuitions qu’elles portent depuis leur origine, avec ses encycliques sur la question sociale (Master et Magistra) et la paix dans le monde ( Pecel in Terris). Pendant ce temps là, cette communauté s‘agrandit lentement avec de nouvelles communautés à Saint Etienne, au Plessis Robinson. Elles ont été reconnue en 1963 par l’église, considérée comme institut religieuse du droit diocésien. Elles répondent à l’appel fait aux instituts religieux de réécrire leur constitution en revenant à la source de leur fondation, souhaitant prendre en compte les évolutions du monde afin de mieux lui annoncer l’évangile. En 1975, la fondation compte 62 xavières, avec de nouvelles communautés à Saint Etienne, et avec une insertion en Afrique en côte d’ivoire, qui s’acroitra au fil des années, se développant de façon lente et régulière sans rupture de génération pour atteindre 97 membres en 1981. A Paris, elles remplaceront les dames du Calvaire à la Maison Médical Jeanne Garnier en 1988 à la demande de Mgr Lustiger. Inévitablement, une question s’est posée par ce développement tant physique en France ( Toulouse, Créteil, Sophia Antoplis, La Rochelle)  à l’étranger (Montréal au Québec)  et professionnelle,  sur  l’équilibre entre l’engagement dans le travail, la vie communautaire et la vie de priére  qui suscitera beaucoup  réflexions jusqu’à la fin du XXe siécle, pendant ce temps de croissance

    Au fil des premières années du XXI siécle, c’est le développement en région, puis en Afrique, en Europ, au Canada, suscitant une diversité très riche et bien sûr des réflexions pour accroitre leur unité dans la communion. En  2010,  elles sont reconnues congrégation de droit pontifical. Entretemps, elles avaient essaimée en Afrique (Nord Côte d’Ivoire, Cameroun, Tchad), en Europe, (Hambourg) et au canada, avec beaucoup d’évolutions dans l’implantation métropolitaine avec une question qui apparaitra sur la place des ainés dans la congrégation dont le nombre correspond au baby bom d’après guerre et du «bien vieillir ». D’ailleurs, lorsde l’un de leur dernier chaître annuel, elles s’étaient données trois attitudes pour continuer cettte ouverture au monde : «Vivre l’hospitalité », « Prendre soin », et « consoler »  qui prennent un relief extraordinaire «pour vivre l’époque de crise sanitaire du Covid-19  et ses conséquences tant sur les personnes  afin de ne pas nous laisser prendre par la lassitude et la morosité » mais allerde l’avant avec le souci des autres ». Elles sont 110 en France dont une douzaine à Vanves».

  • DES XAVIERES CENTENAIRES A VANVES : LE CONFINEMENT A RENFORCE LEUR COMMUNAUTE

    Deux communautés religieuses différentes mais qui partagent un ensemble de bâtiments constituant l’ensemble du prieuré Saint Bathilde, célèbrent en cette année, le centenaire de leur création. Si ce sera en Novembre pour les sœurs bénédictines, c’est en ce moment, entre Février et Juin pour les xaviéres.  « Aller à la rencontre de ceux qui ne connaissent pas l’église » est la mission des xavières qui se sont adaptés à la vie du monde.  Elles sont 110 en France dont une douzaine à Vanves.

    Les xaviére se sont arrivées à Vanves en Septembre 2002, venant de Meudon où elles vivaient dans un pavillon, appartenant aux Jésuites. Elles se sont installées dans ce bâtiment qui appartient aux sœurs bénédictines qui accueillait auparavant leur hôtellerie, et qui donne sur leur magnifique parc intérieur dont elles profitent. Agées de 25 à 90 ans, elles rassemblent à côté des 7 à 8 Xavières dites engagées, 4 noviciats en cours de formation, 2 en première année et 2 en seconde année, dont une étudiante en théologie, une autre en formation médicale. Ainsi cette formation se référant à Saint Ignace, dure deux ans, gérée par l’une des Xavière engagée, responsable du Noviciat. Parmi ses douze xavières,  une tchadienne, une canadienne (de Toronto) et une ivoirienne

    Les xavières engagés se partage en deux groupes : les retraités, comme sœur Mireille bien connue qui visite chaque jour une personne isolée, ou une autre qui est professeur de bible au séminaire, animant chacune un groupe de réflexion spirituel avec des laics… Les sœurs en activités interviennent dans des domaines très variés :  Une d’entre elle est médecin à la Maison Médicale Jean Garnier, spécialise dans les soins palliatifs, dans le XVe arrondissement, une autre est professeur d’école et musicienne, sœur Agnés qui anime certaines messes à Saint Remy etc… «Par la vie que nous menons, nous allons au devant des gens, en exerçant un métier, en rencontrant les gens qui habitent autour de nous. On n’habite pas dans un couvent, mais dans une demeure ou un appartement » explique sœur Joêlle qui est responsable de cette communauté.

    Cette diversité d’activité ne les empêche pas de vivre en communauté d’échanges et de prières : Ainsi elles se retrouvent tous les matins à 7H45 et tous les soirs à 19H45 pour les offices dans une pièce du 1er étage où a été aménagée une chapelle. «Dans un rythme trépidant, elle nous permet de nous retrouver ensemble autour de ce qui nous rassemble :la louange. Elle nous met en communion avec l’ensemble de l’Eglise » explique Sœur Mireille (sur la photo).  «Comme nous sommes dispersées, un week-end communautaire pour échanger, prier et jouer a lieu réguliérement » dans la grande salle communautaire à côté de la salle à manger et de la cuisine au rez-de-chaussée.

    Mais voilà depuis un an, la crise sanitaire a tout perturbée, avec ses confinements successifs, ses couvre-feu : «On l’a accueilli. Il a fallu nous adapter, mettre en place des règles pour respecter les gestes barrières, le protocole sanitaire, avec gel et masques. Alors que nous prenions les repas tous ensemble, on s’est séparé en deux groupe  l’un dans la salle communautaire, l’autre dans la salle à manger, et nous avons organisé un déjeuner self-services ur plateau.. Comme il fallait trouver un peu de souplesse, les bénédictines nous ont permis de profiter de leur jardin pour nous y promener et prendre l’air » témoigne soeur Joelle. Trois d’entre elles ont se confinés dans leur chambre, contaminées mais pas malade, par sécurité pour la communauté.  «Nous avons retrouvé une vie communautaire plus forte, le confinement facilitant une prière plus intense. Nous avons beaucoup aidé celles qui avaient des difficultés à vivre ce confinement. Nous avons beaucoup utilisé le téléphone, Internet, avec Zoom etc…n’étant pas coupé du monde extérieur»

    A suivre...