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fun park

  • LE PROJET WOODEUM AUX PORTES DE VANVES SUSCITENT DES QUESTIONS AU CONSEIL MUNICIPAL

    Deux questions orales ont été posés par Boris Amoroz (FG/PC) et Anne Laure Mondon (PS)  sur le projet baptisé « Woodeum » prévu à la porte Brancion  à la limite de Vanves et au dessus du Périph au niveau de la rue Louis Vicat, dans le cadre de l’appel à projet « Inventons la Métropole du Grand Paris ». Il s’agit de la création d’une résidence étudiante d’environ 157 logements étudiants, associée à un commerce en pied d’immeuble d’environ 90 m² . Ce grand bâtiment en « L » occuperait l’angle des rues Jean Bleuzen et Louis Vicat.   «Encore des projets qui arrivent d'en-haut, pondus par des cabinets parfois hors-sol, sans échange avec la population riveraine, pour connaître ses besoins, ses aspirations, pour construire un projet s'intégrant à l’environnement, et partagé avec tous » constatait Boris Amoroz en s’étonnant que le maire ait annoncé lors d’un précédent conseil municipal que «l’opposition  serait associé à cet appel et à cette attribution, à condition qu'elle soit minoritaire dans l'avis final exprimé. Je n'ai, sauf erreur de ma part, toujours pas reçu d'avis de votre part pour participer à la consultation sur ce sujet. Vous avez donc réussi à avoir un avis de l'opposition qui soit encore moins que minoritaire, puisque vous n'avez pas échangé avec nous ! Quant à établir une phase de concertation avec la population, comme je vous en avais parlé lors de ce Conseil Municipal, il semble bien que ça ait aussi été ignoré ».

    Ils ont tous les deux posées des questions :

    - Parmi les terrains de sport situés à l’entrée de Vanves, publics, gratuits, de libre-accès, au bénéfice de tous & appartenant à la collectivité, à savoir le terrain de football, le terrain de basket-ball et le skate-park, lesquels seraient détruits pour laisser la place à ce projet ? Aurions-nous toujours trois terrains de sport ?

    - Le projet prévoit de construire trois terrains de futsall (et une salle de crossfit), gérés par l'entreprise LE FIVE, qui seraient payants. Dans l'établissement de Bobigny de cette entreprise, les tarifs varient de 60€ à 100€ pour une heure de terrain de futsall. Pensez-vous, monsieur le Maire, que ceci soit accessible aux jeunes Vanvéens ou aux jeunes Parisiens ? Ne pensez-vous pas qu'il s'agit d'une régression en termes d'accessibilité sportive ? La mairie couvrira-t-elle une partie de ces prix pour les Vanvéens ?

    -Au sujet de la résidence étudiante LERICHEMONT, filiale de la RIVP, quel serait exactement le statut des 157 logements étudiants ? Rentreraient-ils dans le cadre de la convention de partenariat entre LERICHEMONT et le CROUS, qui en fait des logements étudiants à tarif raisonnable (entre 230€ et 500€) ? Et non, comme nous en avons trop sur Vanves, des chambres Nexity-Studea louées entre 702€ et 810€ ?

    - Quel serait le montage financier pour les terrains du projet où la ville de Vanves serait concernée ?

    -  La résidence pour jeunes travailleurs placée au-dessus du boulevard périphérique offrira-t-elle une qualité de vie suffisante en termes de pollution visuelle, sonore et atmosphérique ?

    « Vous indiquez dans le « Vanves Infos » qu’une large concertation sera prochainement mise en place dans le but d’associer les riverains Vanvéens et Parisiens et qu’une réunion publique serait prochainement organisée en collaboration avec la Ville de Paris afin de présenter aux riverains le projet sélectionné pour la Porte Brancion. Quel sera l’objectif exact de ces réunion/concertation, quelle sera la méthodologie de concertation et où se trouvent les marges de manœuvres encore envisageables ?  Enfin, dans votre programme 2014-2020 vous indiquiez vouloir requalifier les entrées de ville de Vanves avec notamment la Porte Brancion. La construction d’un tel bâtiment en angle vous parait-il de nature à requalifier de manière optimale une de nos principales entrées de ville, qu’il aurait été plus judicieux d’embellir que de bâtir ? »

    Pascal Vertanessian, maire adjoint à l’urbanisme, a été chargé de répondre à « ses deux séries de questions qui portent de façon quasi identique sur le même objet ». Il a tout d’abord précisé «sur la concertation concernant ce projet que jusqu’au 18 octobre, date de désignation du lauréat, aucune information ne devait être diffusée sur l’offre présentée qui, conformément au règlement de l’appel à projet, devait rester confidentielle jusqu’à la désignation officielle du lauréat. S’agissant d’un projet conjoint Vanves-Paris, la future opération vise à créer des liens sur un tissu profondément dégradé à cet emplacement et à aménager une continuité urbaine entre les deux villes . Dans cette logique la communication et l’information seront menées conjointement par les deux villes concernées ; tout cela s’organisera courant janvier 2018 ». Ensuite que « le règlement de la mise en concurrence organisée pour cet appel à projet  exige que le projet retenu ne soit pas modifié substantiellement après qu’il ait été choisi par le jury ».

    Enfin sur le  devenir du Fun Park et du Skate Park,  « nous pouvons d’ores et déjà répondre que le Skate Park ne sera pas impacté par l’opération. Les terrains du Fun Park seront occupés par l’immeuble en projet mais un espace sportif sera reconstitué à proximité offrant les mêmes possibilités de pratique et les mêmes conditions d’accès.Le montant de cession de la parcelle n’est pas encore définitivement arrêté car celle-ci appartient à l’Etat et les services de France-Domaine ne seront en mesure de donner leur estimation définitive que courant janvier ». Il a précisé que sur les questions juridiques et administratives, des négociations sont encore en cours tant du côté parisien que du côté vanvéen avec les futurs gestionnaires et le constructeur.

    A l’interrogation d’AL Mondon de savoir « si  le projet constitue ou non une opération de requalification, nous pouvons sans trop de risques répondre que ce projet qui permet l’arrivée d’une population jeune et active de plusieurs centaines de personnes, qu’il  prévoit de nouveaux lieux de vie et d’animation : commerces, restaurants, bars, espaces de pratique sportive, qu’il veut créer du lien social à travers une initiative innovante d’agriculture urbaine et de jardins partagés, qu’il  propose des modes de construction innovants et une architecture de  qualité. Il va entrainer une requalification des espaces publics et réunifier une zone de fracture urbaine. Il va nous faire oublier l’ancienne décharge sauvage de la porte Brancion…

  • PLATEAU DE VANVES : DIAGNOSTIC ET PRECONISATIONS POUR UNE RECONQUETE

    Le temps fort de la réunion publique  du quartier Plateau lundi dernier à l’école Marceau, a été la présentation du diagnostic et des préconisations par un bureau d’études spécialisés : « Cette ZAC a été créée dans les années 70. J’avais demandé que l’on clarifie les espaces publics et privés pour savoir où on en était dans les domaines publics et  privés. Des interventions ont été prévues sur des travaux d’étanchéité entre GPSO  et les propriétaires privés. La ville a demandé un diagnostic et  les habitants ont été interrogés. Et ce sont les résultats de cette étude qui vous sont présentés ce soir » a indiqué Bernard Gauducheau maire de Vanves

    Ce bureau d’études qui a observé les usages du site, a divisé en 4 secteurs tout la zone : Place des Provinces, Square des droits de l’enfant, place du 19 Mars et Fun Park. Il a réalisé son diagnostic en Mars/avril 2016 avec visites sur places, rencontre des usagers,  et en menant 24 entretiens individuels avec l’envoi d’un avis de consultation à 2600 foyers auxquels ont 82 d’entre eux avec les conseils syndicaux. « On a un sentiment positif sur le Plateau. Ses habitants sont satisfaits, mais les dégradations sont mal vécues : manque d’espaces verts, encrassement général du site, dépôts sauvages d’ordures notamment rue Louis Vicat, nuisances sonores particulièrement gênantes rue Auguste Comte, sentiment d’insécurité surtout du côté de l’allée des Carrières, zone commerciale pau accueillante avec un manque d’offres commerciales » ont indiqué les représentants dece bureau d’études en précisant que pour chaque désordre constaté, une fiche signalétique a été réalisé avec présentation de ce désordre  techniques et propositions pour le résorber

    Pour les désordres, ils sont récurrents à des degrés divers selon les secteurs : enrobé dégradé, stagnation d’eaux, escaliers  et espaces verts dégradés. 37 ont été relevés place des provinces et autour avec un net défaut de propreté,  un centre commercial particulièrement sombre. Une trentaine ont été relevés  autour du square des Droits de l’enfant avec dégradations des jeux d’enfants dans le jardin face à l’école, nuisances sonores dans la rue A.Comte à cause de regroupements de jeunes et de circulation de deux roues. 18 désordres ont été constatés  dans et autour de la place du 19 Mars, avec des dépôts d’ordures savages sous le porche donnant rue Louis Vicat. Enfin, moins de désordres ont été constatés au Fun Park en dehors de clôtures usées et de synthétique abimé, d’un affaissement et de nuisances dues au Périph et à la voie ferrée ?

    91 désordres techniques ont fait l’objet d’une fiche technique  permettant de proposer des remèdes : D’une manière générale,  il faudra décrasser 23 000 m2 de surfaces, refaire complétement l’éclairage public et  la signalétique, l’assainissement et la mise en accessibilité pour les PMR,  installer  des caméras de vidéosurveillance. 5 lieux ont été désigné comme prioritaires : La place des Provinces pour son manque d’accessibilité, la galerie commerçante qu’il faut réanimer,  l’allée des carrières et  la place des droits de l’enfant devant l’école Max Fourestier à cause de l’insécurité et des nuisances sonores, la contre allée Louis Vicat à cause des dégradations et des dépôts sauvages.

    Ainsi ce bureau d’études propose de modifier l’espace végétal du jardin devant l’école Max fourestier pour éviter les rassemblements et l’installation d’une caméra de vidéosurveillance, tout en diversifiant les jeux. Pour la place des Provinces, il s’agit de « ramener la vie »  en réorganisant  les espaces, en abaissant le végétal, en créant un terrain de pétanque. Il préconise pour la galerie marchande de la ré-illuminer du plafond pour avoir une lumière zénitale venant du jardin au dessus, ou en créant un plafond de leds. Pour la contre allée Louis Vicat, des solutions pourraient être trouvées avec des barrières métalliques.

    Le coût total des travaux  s’éléverait à 1,7 M€ au minimum. « Vous avez fait un excellent travail sur ce qu’il fallait faire. Il y a des choses à affiner. Nous avons mobilisé 1 M€ grâce à GPSO et nous avons prévu d’étaler sur 3 peut être plus (4 ans) les travaux, et de choisir d’intervenir sur les secteurs les plus urgents » a déclaré Bernard Gauducheau  avant d’échanger avec les auteurs de cet étude et les vanvéens présents

  • REQUALIFICATION DE LA PORTE BRANCION A L’ENTREE DE VANVES : GAUDUCHEAU VA-T-IL REPONDRE A LA VOLONTE D’HIDALGO DE TISSER DE NOUVEAUX LIENS AVEC SES VOISINS ?

    Le rejet de la Tour Triangle par le Conseil de Paris  - cet échec n’est pas pour déplaire à Bernard Gauducheau (UDI) qui rappelait qu’Anne Hidalgo (PS) était venu soutenir son adversaire politique Guy Janvier (PS)  notamment lors des dernières cantonales - a quelque peu occulté la communication du maire de Paris sur les projets de sa mandature, et notamment sa volonté de poursuivre la voie ouverte par Bertrand Delanoë, de « recréer du lien, physique ou social, d’ouvrir de nouveaux territoires à tous les parisiens mais aussi à nos voisins métropolitains, de relancer une nouvelle dynamique en tissant de nouveaux liens avec les communes environnantes. Avec l’innovation comme trait d’union avec les communes  voisines et des portes de Paris repensées comme de nouvelles places métropolitaines, lieux de vie et de centralité offrant de nouveaux espaces de partage » expliquait elle lundi dernier.

    « Nous souhaitons que des projets réunissent et fédérent et au-delà des frontières des villes » a annoncé la maire de Paris. Ainsi  porte Maillot, la situation devrait se débloquer, car elle a décidé d’engager « une méthode de travail en atelier, afin d’associer à la réflexion d’ensemble dés le départ tous les acteurs, y compris métropolitains publics comme privé : maires du 16éme, du 17émùe, de Neuilly, CG92, Etat (ABF), RFF, STIF, RATP, Viparis, Hôtel ex-Concorde Lafayette… Cette méthode nous parait adapté à la multiplicité des parties prenantes et à la complexité des enjeux, qui nécéssitent de nouvelles formes de travail collectif pour aboutir dans les meilleurs délais. Elle est appelée  à être déclinée pour de nouveaux projets, comme sur le quartier de la gare Montparnasse, la porte de Montreuil avec les villes de Montreuil et de Bagnolet » a-t-elle indiquée. « Privilégier ces méthodes collaboratives est un choix qui nous aménera sans doute à réfléchir à l’adaptation de nos outils d’aménagement, en lien avec de nouvelles perspectives de développement métropolitain et la volonté de conserver les savoir-faire » 

    Voilà une opportunité qui devrait intéresser certains maires des Hauts de Seine notamment le maire Vanves avec le projet mort né de la requalification de la porte Brancion qui l’a quelque peu refroidi sur les intentions de la ville de Paris. Car si la couverture du bd périphérique a permis de créer un espace vert et de loisirs entre Malakoff et Paris côté Porte de Vanves, par contre le projet de la porte  Brancion a été abandonné : Il prévoyait un tour (déjà) au dessus du Périphérique côté pont SNCF pour y loger un hôtel. En face, à l’emplacement du petit parking, entre les deux bretelles du Périph, la Mairie de Paris  prévoyait plutôt des équipements valorisant. Finalement, le seul équipement réalisé, en faveur des jeunes, l’a été par la ville de Vanves avec le Fun Park. Tous ces projets avaient pourtant été inscrits dans la convention de partenarait entre les villes de Paris et Vanves signé en grande pompe durant le printemps 2003.  Bernard Gauducheau se réjouissait dans les colonnes du Monde du 13 Novembre 2004 « d’avoir pu convaincre la ville de Paris d’étendre à la porte Brançion le projet de couverture du périphérique initialement limitée à la Porte de Vanves ». Vanves était ainsi associée à la réflexion sur le parc des Expositions, sur l’accueil de la petite enfance, le partage de certains équipements sportifs : « Cette façon d’envisager un destin commun est une révolution » n ‘hésitait pas à dire un Maire de Vanves très optimiste.

    Ce qui n’a pas duré, car au printemps 2005, il montrait quelques signes d’inquiétudes sur cette couverture du Bd Périphérique qui devait permettre la requalification de la porte Brançion et régler le problème de l’accessibilité de notre commune : « C’est une affaire de gros sous ! La ville de Paris est prête pour aboutir. Mais notre petite voix n’est pas écoutée ! » expliquait le Maire. Le 27 Septembre 2006, lors d’un conseil municipal, il reconnaissait « qu’il y a de l’eau dans le gaz avec la ville de Paris » en regrettant que « la ville de Paris ne soit pas capable de nous proposer un plan d’aménagement de la porte Brancion. Un jour, elle nous parle d’une tour, un autre d’un parking… On n’y voit pas très clair. On demande au maire de Paris de nous éclairer ».Si pour l'aménagement de la partie à l'est de la voie de chemin de fer de la dalle de couverture du périphérique, la Ville de Paris a souhaité organiser une concertation avec les associations et les villes de Malakoff et de Vanves dans laquelle le 14ème arrondissement s'est largement impliqué grâce à la mise en place d'une certaine démocratie participative, il n'en a pas été de même pour l'aménagement de la porte Brancion pour plusieurs raisons :  l'espace est plus réduit, il n'y a que peu d'habitants de la ville de Paris qui auraient bénéficié de cet aménagement, le 15ème arrondissement ne semblant pas avoir, alors, de pratique de démocratie participative et trouvant sans doute peu d'intérêt à l'aménagement de cette porte. La Mairie de Paris a même proposé d’installer un dépôt de voirie à la place du petit parking, ce qui  a été bien sûr, refusé par le maire de Vanves. Comme équipement valorisant, il y a  mieux !

    Pourtant, pour Vanves, cette porte Brancion est l’une des deux entrées de ville principale à partir de Paris qu’elle a ré-aménagée de son côté. Des vanvéens la traversent tous les jours pour se rendre à leur travail et en revenir. Ils croisent d'ailleurs des parisiens qui font le trajet en sens inverse. Pourtant la traversée de ce lieu est très dangereuse mais à pied il n'y a pas d'autre choix. La chaussée et la voirie laisse à désirer avec encore de vieux pavés tout abîmé. Est-ce que l’initiative de la Maire de Paris va relancer ce projet de requalification ? Est-ce que le maire de Vanves, déjà échaudé va réagir et répondre à cette nouvelle initiative ?  Voilà des questions intéressantes à poser en cette période où tous nos élus ont pour préoccupation, notamment, le développement du Grand Paris.