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SECURITE

  • LE PORT DU MASQUE SUSPENSU A PARIS ET DANS LES YVELINES MAIS PAS DANS LES HAUTS DE SEINE ET VANVES BIEN SUR

    «En somme, j'arrive de Paris à pied et sans masque (il y a du monde là-bas !) et je dois sortir de ma poche ce ridicule attribut lorsque j'ai passé le périphérique et que je suis entré à Vanves où la foule ne se presse pas en extérieur. On est vraiment tombé sur la tête. Qui peut encore espérer qu'on respecte les autorités qui nous gouvernent ? » remarquait ces jours-ci un vanvéen sur les réseaux sociaux. Car le port du masque est obligatoire sur la voie publique et dans les parcs et jardins des Hauts de Seine, dès 11 ans. Il n'est pas obligatoire en forêt, mais reste recommandé en cas d'affluence.

    Mais depuis la semaine dernière, grâce à des recours, en région parisienne, les tribunaux administratifs des Yvélines Jeudi dernier, et de Paris Vendredi vendredi, ont suspendu les arrêtés préfectoraux rendant obligatoire le port du masque. Conséquence directe : les parisiens comme les Versaillais ne peuvent plus être sanctionné d'une amende de 135 euros si on ne porte pas de masque, voire 1500 € en cas de récidive. Les tribunaux saisis ont tous avancé les mêmes motifs. A Paris, le juge des référés a considéré que la mesure prise par le préfet de Paris «ne répondait pas aux impératifs de stricte proportion aux risques sanitaires encourus : En rendant obligatoire le port du masque sur la voie publique et dans les lieux ouverts publics, sans limiter cette obligation aux lieux et aux heures de forte circulation de population, la décision de la préfecture de police de Paris n'était pas équilibrée» a-t-il tranché. Du côté du tribunal des Yvelines, il a reconnu une accélération des contaminations dans le département, mais il a estimé que «la mesure portait une atteinte excessive, disproportionnée et non appropriée (...) à la liberté individuelle». Il a considéré que «cette obligation ne pouvait être imposée qu'à condition que la situation épidémiologique locale le justifie et que le port du masque soit limité aux lieux et aux heures de forte circulation» tout en estimant que « les zones rurales à faible densité doivent être différenciées des zones plus densément peuplées, où le risque de contamination en extérieur est plus élevé ».

    Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal,  a confirmé qu'un nouvel arrêté pour préciser les endroits toujours concernés par le port du masque obligatoire en extérieur, à Paris, sera déposé prochainement, indiquant « qu'il fallait définir de manière plus fine les conditions dans lesquelles le masque doit être porté en extérieur…Le ministère de l'Intérieur va prendre un nouvel arrêté» a-t-il déclaré en  soulignant que «ce qui a motivé la décision (du tribunal administratif de Paris), c'est de dire que l'obligation du port du masque était trop générale sur un territoire aussi important que la capitale».  Plus largement, la semaine dernière, le conseil d’Etat a indiqué que les préfets ne pouvaient imposer le port du masque en extérieur que sous certaines conditions : c’est-à-dire «en limitant l’obligation aux lieux et aux heures de forte circulation de population... ».

    Les deux décisions de justice prises dans les Yvelines et à Paris risquent de faire jurisprudence et d’entrainer beaucoup d’autres décisions similaires à travers la France. Et c’est le cas, puisque Vendredi, le tribunal administratif de Nantes a suspendu l'arrêté préfectoral sur le port du masque obligatoire en extérieur, qui s'appliquait dans les 207 communes de Loire-Atlantique, estimant que «la mesure du port du masque généralisé portait atteinte à la liberté individuelle des personnes de façon disproportionnée et non appropriée».

    Si les préfets dont les arrêtés ont été suspendus souhaitent imposer à nouveau le port du masque en extérieur, ils devront modifier leurs textes. C'est d'ailleurs ce qui se prépare, la préfecture des Yvelines ayant déclaré à l'AFP, «prendre acte de la décision du tribunal administratif de Versailles et l'étudier pour adapter l'obligation du port du masque en extérieur, notamment en termes de zones et d'horaires». Un nouvel arrêté a donc été rédigé hier tant dans les Yvelines qu’à Paris qui s'applique à partir d'aujourd'hui a t-on appris hier soir 

  • L’INSECURITE A VANVES VU PAR LES VANVEENS SUR LES RESEAUX SOCIAUX

    Les vanvéens ont réagi après la parution dans l’édition du Parisien du 21 Octobre faisant état état d’un nombre de cambriolages qui aurait augmenté de +95,24 % puisqu’ils sont passés de 42 en 2019 à 82 en 2021 à Vanves. Les réactions sur les réseaux sociaux ont été nombreux, mais sur certains sites, elles sont récurrentes comme « avis sur Vanves, ville idéale ». Extraits e sachant que certains commentaires sont peut être excessifs : « Insalubrité et insécurité augmentent de façon exponentielle chaque jour. J'habite dans le quartier du plateau, quartier autrefois résidentiel et totalement abandonné aujourd'hui : drogue sous nos fenêtres, prostitution, nous vivons dans l'urine et les excréments, déjections canines laissées par toute la population environnante, une partie de l'immeuble a été incendié il y a quelques temps (origine criminelle), l'an dernier une fusillade, activité fréquente… » indique Patrice92 en ajoutant : «Personnellement: un cambriolage et plusieurs tentatives, une agression d'une rare violence, 2 vols de sacs à main, tirs de mortiers quotidiens pendant un an. La réputation de Vanves dépasse le département. L'agression du jeune Youri par une bande du Plateau a fait grand bruit mais pas seulement... Peut-être un point positif : le sport pour les jeunes mais beaucoup qui sont inactifs ne sont pas intéressés, ils préfèrent le cannabis et l'alcool. Nous vivons dans la peur en permanence: agression, incendie, balle perdue sans parler des dégradations et incivilités et insultes qui sont notre quotidien. Aucun respect pour les personnels d'entretien! ». Pour Patrice92,  «commentaire n'est pas suffisant, c'est un livre qui est nécessaire pour mentionner tout ce qui ne va pas à Vanves, une ville au fort potentiel mais qui a touché le fond depuis 5 ans… »

    « Grande dégradation de la ville point de vue délinquance, trafic, détritus. Impunité totale du trafic, sentiment d'être espionné par des guetteurs jours et nuits. Habitant Vanves depuis 26 ans je remarque que cela va de pire en pire, dommage, l'entrée de Paris avec des sens interdit perturbe énormément la circulation à Vanves toute la journée» souligne Jacky. «J'ai beau être d'origine maghrébine, je déplore le communautarisme grandissant qui s'est installé dans la ville en à peine 5 ans. Le trafic de shit est en train de gangrener la jeunesse de la ville comme en témoigne la chute vertigineuse du niveau du lycée Michelet. Nous songeons à déménager vers des communes plus cossues et mieux gérées comme Issy, Boulogne ou Montrouge» indique Mamhoud. «Il ne fait pas bon éduquer ses enfants dans cette ville. Délinquance à tous les coins de rue » selon Frazu.

  • A VANVES, SES HABITANTS AURAIENT ILS MOINS EN MOINS PEUR COMME LES FRANCILIENS ?

    La onzième édition de l'enquête «Victimation et sentiment d'insécurité en Île-de-France» conduite tous les deux ans, qui a été pilotée par l'Institut Paris Région en janvier et en février 2021, dans un contexte inédit de crise sanitaire qui a bouleversé l'activité sociale et économique, ainsi que les modes de vie des habitants de la région, montre que l’insécurité est en recul :10,3 % déclarent en avoir été victimes au moins une fois au cours des trois der­nières années (2018, 2019 et 2020), de vols ou tentatives de vols sans violence contre 12,7 % dans l’enquête précédente. La baisse est également significative pour les agressions «tout-venant» (7 %, contre 8,2 %). C’est peu ou pas le cas, en revanche, pour les agressions à caractère sexuel (2,6%) et celles commises par des proches (1,5 %). Les atteintes envers les biens des ménages af­fichent aussi des indicateurs en baisse, concer­nant 32 % des ménages en 2021, contre 39,4 % deux ans plus tôt. Le recul est particulière­ment marqué pour les dégradations ou destructions de véhicules (16,6 % contre 21,7 % en 2019), ainsi que pour les vols ou tentatives de vol à la roulotte (11,3 %, contre 15,3 %) et, dans une moindre mesure, pour les vols ou tentatives de vol de deux-roues, motorisés ou non (18,1 %, contre 20,4 %) et pour les vols ou tentatives de vol de voi­tures (6,6 %, contre 8,7 %).

    «Faut-il y voir les conséquences d’une activité délin­quante «réduite» pendant la crise sanitaire ? Si, in­contestablement, les restrictions de déplacements ont conduit la population à une moindre occupation de l’espace public et à une relative désertification des transports en commun, cela ne justifie pas pour autant complètement ce revirement de ten­dance par rapport à ce qui avait été observé dans l’enquête de 2019 en matière d’atteintes subies par les Franciliens» commente cet organisme régional sui a fait plusieurs constats :  

    - La part de la population qui se sent en insécurité a globalement peu évolué par rapport à la situation de 2019. Début 2021, elle est de 53,7 % (+2,9%).  45 % des Franciliens déclarent avoir peur (- 2,7 points par rapport à 2019)

    - La peur d’être seul dans son quartier reste stable : 19,5 % des Franciliens en 2021 déclarent redouter de sortir seuls dans leur quartier le soir. Avec de fortes disparités entre départements : Les Hauts-de-Seine s’imposent comme le département au taux d’habitants sujets à ce type de peur le plus faible de la région (15,4 %), alors que la Seine-Saint-Denis conserve le plus élevé (25,8 %), suivi par Paris (22,9%).  La part de Franciliens qui se sentent en insécurité chez eux, elle a diminué de 2,2 points par rapport à 2019, sans pour autant qu’une tendance se dégage sur le long terme».

    - Un recul de la crainte de l’agression ou du vol dans les transports en commun : «Ils redoutent moins d’être agressés ou volés dans les transports en commun que deux ans plus tôt : - 4,5 points pour le train et – 3,1 point pour le bus (- 3,1 points). Pour autant, le classement des modes de transport les plus «anxiogènes» reste inchangé, le RER arrivant en tête (30,2 % ) suivi par le métro (29,2 %), le train (19,8 %), le bus (15,0 %) et le tramway (13,0 %)

    La lutte contre la délinquance est  classée 3e dans les priorités des franciliens (20,5%), après la lutte contre la pauvreté (40,5%) et la lutte conte le chômage (26,3%). Cette enquête montre que 27,8 %  de ceux qui la cotoîent en priorité ont peur et ont été victimes d’atteintes au cours des trois années pré­cédentes ; 26,8 %  qui n’ont pas de crainte,  font état de victimations ; 30,6 % ont peur, sans pour autant avoir été victimes ; et 14,8 % ne sont concernés ni par des craintes ni par des victimations.  Les Franciliens ayant moins tendance que, deux ans plus tôt, à mentionner les problèmes de la présence de bandes de jeunes gênantes (21,5 %, contre 24,6 %), de vandalisme (23,1 %, contre 26,0 %), de drogue (23,4 %, contre 26,0 %).  Il n’en demeure pas moins que 89 % considèrent dans l’ensemble que leur quartier est sûr ou plutôt sûr et 90,7 % agréable à vivre.. En ce qui concerne le sentiment d’isolement, 86,7 % esti­ment que leur quartier n’est pas loin de tout, ce qui est, d’ailleurs, le score le plus haut enregistré depuis le début de la mesure de cet indicateur, en 2001.