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sécurité - Page 9

  • LENDEMAIN D’ATTENTATS A VANVES : Minute de silence, campagne suspendue mais pas les polémiques

    Bernard Gauducheau est arrivé juste à temps pour présider la minute de silence à midi sur le perron de l’hôtel de ville de Vanves lundi dernier, entouré de quelques maires adjoints et d’une bonne partie du personnel communal qui avaient pu se libérer pour se regrouper sur le parvis. Il arrivait du Conseil régional (sur la photo lors d'une aparté avec JP Huchon, Chantal Jouanno, Geoffroy Didier et Laurent Lafon dans l'hémicycle) où une séance exceptionnelle s’était déroulée, en dehors du temps politique et celui suspendu de la campagne électorale,  pour rendre hommage  aux victimes de «événement tragique, brutal, inadmissible, sans distinction de parti ou d’organisation ». Michelet, Le LEP Dardenne, le collège St Ex et les écoles vanvéennes avaient ré-ouvertes où cette minute de silence a été respectée, peut être plus qu’au lendemain de Charlie Hebdo et de l’hyper Casher. Tout simplement parce que ce n’étaient pas des journalistes ou une communauté religieuse qui étaient visé, mais « nos jeunes concitoyens,  » comme l’ont si bien exprimé certains présidents de groupe politiques  et « cette ville de Paris si belle et si ouverte », avec justement ses quatiers où cette jeunesse parisienne et francilienne  se retrouvent  pour « se distraire, manger en famille ou entre amis, écouter de la musique, regarder, regarder un match de foot, se promener »… » parce qu’elle « incarne tout ce que ces fanatiques religieux exècrent ». 

    D’ailleurs, comme beaucoup l’avaient remarqué dés Samedi matin, les jeunes vanvéens qui ont l’habitude d’aller passer leurs soirées à Paris, avaient pris un air grave et sombre, peu causant. D’autant plus chez ceux qui n’étaient pas loin ou qui ont perdu un ami ou une connaissance. Le fait d’avoir laissé ouvert le PMS André Roche pendant ce week-end,  contrairement au parc F.Pic, a permis à beaucoup de jeunes de faire baisser la pression ou la tension en allant courir sur la piste d’athlétisme, faire un tennis sur les courts, jouer au ballon sur la pelouse synthétique du terrain J.Saccard,  et à beaucoup de familles de sortir les enfants alors que le temps clément s’y prêtait bien. Même si cela ne faisait pas plaisir à certains gardiens, dont un très zélé, a mis tout le monde à la porte à 17H30 samedi après midi, parce qu’ils étaient les seuls communaux à travailler. « Il faut montrer que la vie continue, pas se planquer, ne pas tout arrêter ou sinon c’est leur donner raison » revenait souvent dans les propos de plusieurs vanvéens. « On est certes en guerre !  Mais on peut vivre en guerre ! » ajoutait le préfet de région, Jean François Carenco, hier en invitant tous les franciliens « ne pas céder à la panique ».

    L’ambiance lundi matin, sur la ligne 13, n’était pas la même qu’à l’habitude au départ du Plateau de Vanves-Malakoff, avec beaucoup moins de monde à l’heure de pointe, des visages graves, un certain silence qui a été remarqué le plus souvent dans les gares parisiennes et leurs galeries marchandes. Si Bernard Gauducheau a participé à l’hommage du Conseil régional le matin, Isabelle Debré, Vice Président,  a assisté au Congrés à Versailles l’après midi pour écouter le discours de François Hollande. Un événement couvert par le journaliste Vanvéen de Paris Match, Bruno Jeudy. Et le lendemain, elle était bien sûr au Sénat pour assister en fin d’après midi à une séance de questions orales en présence du Premier ministre et des membres du gouvernement sur les attentats et ses conséquences. Mais contrairement aux lendemains des événements du 11 Janvier, la politique et le arrières pensées électorales ont repris le dessus comme ce fut le cas au Conseil Régional notamment sur le thème de la sécurité dans les transports qui a fait l’object d’une réunion exceptionnel du STIF hier matin, mais aussi des lycées.

    « On ne peut pas rester sans mesures concrètes au niveau des transports et des lycées » demandait Laurent Lafon président du groupe UDI où siège le maire de Vanves. Valérie Pécresse (LR) s’est faite plus précise en reprenant certains éléments de son programme : «La Région doit participer à un déploiement de la sécurité sur les territoires… en votant un fonds pour participer à l’équipement en  portiers électroniques des lycées avant Noël, en réactivant la convention avec le ministère de l’intérieur pour aider à s’équiper la gendarmerie et les forces de la police nationale, en répondant aux demandes de la RATP et de la SNCF déjà formulées au moment de Charlie Hebdo» a-t-elle expliquée. « On doit prendre des décisions pour assurer la sécurité dans les transports et les lycées. Si l’on doit renforcer la présence humaine, n’hésitons pas à recruter » a demandé Pierre Laurent (FG/PC) tout comme Guillaume Vuilletet (UDE). Muriel Genoux (PRG) a  carrément demandé de fermer les lieux de culte où se développe le radicalisme.

    Jean Paul Huchon (PS) a invité ses collègues à ne pas  se prêter au jeu de la surenchère dans les propositions plus ou moins fantaisistes, comme les portiques électroniques qui freineraient la fluidité de la circulation des voyageurs dans des gares hyper fréquentés selon les spécialistes. Mais à peine avait il terminé qu'une autre polémique se développait sur le fait que l'un des terroristes était conducteur de bus à la  RATP.

  • VANVES PAR LE PETIT BOUT DE LA LORGNETTE

    REGIONALES : Si les militants et élus vanvéens UDI étaient très impliqués dans la campagne des régionales, tout au moins tant qu’ils espéraient que Chantal Jouanno conduise une liste UDI autonome il n’en est rien du côté des élus et militants LR. Et ils se gardent bien sûr d’y participer d’autant plus la période est à la constitution de la liste LR/UDI dans les Hauts de Seine comme dans les autres départements avec, comme d’habitude, des négociations, des claquements de portes,  des pleurs, des grincements de dents…Les socialistes vanvéens sont très mobilisés et surtout les jeunes dont certains ont pris des responsabilités dans le cadre de la campagne départementale. Aux abonnés absents (pour l’instant) : les écologistes, leur conseillère municipale n’étant pas candidate est plutôt très mobilisée sur la COP21 ; et le Front de Gauche/PC.  

    DEPLACE : Avec la résidentialisation effective des immeubles du logement Français et de Hauts de Seine Habitat rue de Chatillon depuis les vacances, les dealers et autres trafiquant se sont déplacés et sont même revenus dans le Centre de Vanves, place du Président Kennedy et place de la République comme ont pu le constater les riverains. Ils continuent leurs trafics aux yeux de tous en plein milieu et la rue de la République  ou dans des endroits discrets et même étonnants qui ont pourtant été sécurisés et résidentialisés (mais sans succés).

    NAVETTE ELECTRIQUE : La navette électrique qui circule dans les  rues de Vanves depuis la Rentrée ne lui était pas destinée. Elle était prévue pour Chaville par GPSO mais voilà, la batterie n’aurait pas tenue le choc dans les rues escarpées, de cette ville de GPSO dirigée par le député Jean Jacques Guillet (LR). D’autant plus qu’elle est stationnée, chaque nuit, à 30 km de là, dans les Yvelines, dans une société de transports, faisant quotidiennement l’aller-retour. Ce qui est toujours le cas, mais à Vanves, il y a moins de côtes, ce qui lui permet de tenir le choc penant une journée.  En attendant que la ville dispose d'une borne de recharge (spécifique) dans son garage municipal

    HABITAT : « Avec 26 000 habitants, c’est la plus petite commune limitrophe de Paris. Les  acquéreurs qui n’ont pas trouvé de logements à Issy les Moulineaux, viennent prospecter ici. Beaucoup apprécient son ambiance de village, avec sa piscine, son gymnase, son tennis, son grand parc autour duquel il faut bon vivre » indiquait Gilles Parent, agent immobilier en indiquant que le prix médian des appartements anciens est de 5400 €, soit une baisse de 5% en un an, au magazine l’Express qui consacrait dans un de ses numéros de  Rentrée, un cahier spécial immobilier dans les Hauts de Seine. Les parisiens qui viennent s’installer, auraient une préférence pour le quartier de la mairie, riche en maisons individuelles,  parait il (où une très belle rénovation, sur la photo, d’une copropriété, a été réalisé cet été, rue Barbés entre Marcel Martinie et Sadi Carnot),   suivi par Ernest Laval, et le Clos Montholon 

  • LE 13 CHATILLON A VANVES VEUT RETISSER ET RECREER DU LIEN SOCIAL ENTRE SES RESIDENTS

    Des événements qui ont secoués la rue de Châtillon depuis plus d’un an et notamment à la cité Payret Dortail (dit le « 13 »), est ressorti la nécessité de recréer du lien social.  Des résidents ont décidé de faire revivre le « 13 Châtillon » comme à l’époque de sa  création voilà 85 ans où il y avait une vie sociale. Ils ont créé une association ALASTA (Association des Locataires du Square 13 Teriz’Amicale) qui a organisé sa première manifestation lors de la fête des voisins le 30 Mai dernier et déposé un projet d’animations résidentielles à l’Office Départemental d’HLM, Hauts de Seine Habitat  qui se traduira notamment le 12 Septembre par un concours de pétanque

    « Nous avons créé cette association à la suite des problèmes de sécurité que nous avons rencontrés dans cette cité. Elle a pour objectif de permettre une meilleure sécurité des locataires, défendre  leurs droits et développer  la vie résidentielle. Maintenant que les problèmes de sécurité ont été réglé – un contrôle d’accès a été installé depuis plus d’un mois -  nous pouvons nous consacrer à la vie résidentielle. Pas question de s’occuper des problèmes entre locataires et l’office ou entre locataires, mais plutôt de recréer du lien social dans cette résidence HLM en étroite collaboration avec l’office, en partenariat avec les artistes et leurs associations « ceux du 13 » explique Christian Pringarde, son président qui a rencontré la directrice de proximité de l’antenne de Bagneux et le responsable technique pour présenter cette association et ses projets, avec Jocelyne Jego, trésoriére et Françoise Van Coppenolle, trésorière. Ils leur ont prêté un local pour pouvoir se réunir. Ses locataires ont rédigé  pendant les vacances un  projet de résidence, avec l’aide précieuse de Frédéric Delannoy, le gardien de cette résidence qui a été envoyé à l’Office avec des propositions de plusieurs animations  :  Halloween,  chasse aux trésors, ateliers d’artistes avec « ceux du 13 »,  ateliers de bricolages, de jardinages, soutien scolaire  et aide aux devoirs, bibliothèque, formation à l’informatique, cours de théâtre et braderie résidentielle…. Et même la célébration des 86 ans de cette résidence  qui a commencée à être construite en 1929 sur le lieu dit La Pointe des Groux », et de sa doyenne, Odette Gosjean qui vit là depuis le début  et qui a été élu présidente d’honneur de cette association.     

    « Cette résidence a retrouvée une ambiance sereine, paisible,  les problèmes de sécurité ayant été  résolus. Et elle a vécue  un grand renouvellement des locataires depuis 3 à 4 ans. Mais il manquait ce lien social que nous commençons à recréer. Et apparrament nous allons atteindre notre objectif » ajoute t-il en rappelant que la fête des Voisins organisée  sur le thème « des saveurs du monde » - où chacun a amené un plat de chez lui -  a permis le lancement de cette association. « Nous avons expliqué ce que nous voulions faire, ce qui a tout déclenché. Puis cet été, nous avons récupéré des livres que nous ont donnés des locataires pour commencer à créer une petite bibliothèque de résidence  et prêter des livres aux enfants » raconte t-il en reconnaissant qu’au début, les parents ont été étonnés.  « Nous envisageons maintenant  d’organiser un concours de pétanque le 12 Septembre 2015, en partenariat avec l’Office » annonce t-il. Il envisage même de récolter des fonds qui serviront à faire partir les enfants en vacances.

    A relire « Ceux du 13 » l’histoire d’une cité d’HLM à Vanves, écrit par René Sedes, ces résidents espèrent renouer avec l’âge d’or qu’a vécut le square Payret Dortail, du nom de son architecte, entre 1930  et  1939. A l’époque, « ses habitants  installèrent un Foyer des locataires dans un atelier d’artiste « lieu de rencontre, « caisse de résonance » ou « condensateur de la cité », comme on voudra. C’est là que seront combattus l’isolement et l’anonymat. On y pratiquera des activités de toutes sortes, et notamment des cours d’enseignement ménager, prolongeant ainsi pour jeunes et adultes, l’œuvre de l’école » écrit il  en parlant de la création d’une mini maison de la culture où seront organisé des séances de cinéma hebdomadaires attirant une centaine de spectateurs, des petits spectacles costumés, des cours d’art dramatique avec la création d’une petite troupe… « Mais la guerre de 1939-45 aura rompu bien des liens et fissuré la cohésion qui unissaient les premiers résidents », « le cœur n’y étant plus ! » à la Libération. Mais comme le note l’historien de Vanves « l’esprit imprimé à l’origine à cette cité semble bien avoir perduré, grâce sans doute à ses dimensions mesurées faisant que tout le monde se connaît plus ou moins »… « les locataires agisant spontanément en général avec rapidité et efficacité, en intervenant auprès des personnes intéressées  pour les raisonner ou auprès de l’office » lorsqu’il y a des problèmes,  « afin que tout rentre dans l’ordre ». Et ils l’ont encore prouvé ses derniers temps en agissant pour régler des problèmes de sécurité, et maintenant pour recréer un lien social. Preuve comme l’a noté si justement René Sedes, que les plus anciens, mais aussi les habitants plus récents manifestent un attachement particulier pour cette cité-square.