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etat d’urgence

  • LA RENTREE SCOLAIRE 2018 A VANVES (suite) : PAS DE VISITE MINISTERIELLE

    Pour l’instant, il n’était pas prévu de visite ministérielle pour cette rentrée comme l’année dernière avec Christophe Castagnier à Gambetta ou Luc Chatel alors ministre de l’éducation Nationale du gouernement Fillon au lycée Michelet en 2009. En dehorsde la visite le 29 Janvier dernier des ministres Blanquer (Education Nationale), Flessel (Sports)  et Cluzel (Handicapés) pour le lancement de la semaine olympique et para olympique en vu des JOP de 2024

    Au fil du temps, certaines Rentrées avaient été marqué par d’autres événements : La Rentrée 2016 s’était déroulée dans un contexte particulier dû à l’état d’urgence après les attentats de 2015, avec plus particulièrement à Vanves, la sectorisation de l’école Cabourg menée tambour battant par la municipalité qui créait alors des vagues parmi les parents d’élèves. La Rentrée 2011 avait été marqué par l’ouverture du groupe scolaire Cabourg dont les deux écoles maternelle et élémentaire avaient été placé sous l’autorité d’un même directeur à la Rentrée 2013.

    Au lycée Michelet, Bernard Gary, actuel proviseur, inaugurait ses fonctions à la Rentrée 2014 et faisait face, comme son prédécesseur, Patrick Sorin, nommé à la Rentrée 2005, à un phénomène de saturation, victime du succès de cet établissement scolaire prestigieux aux yeux de beaucoup de parents. Objet même d’une polémique à la Région à la Rentrée 2013 entre Valérie Pécresse (LR)  alors dans l’opposition et Jean Paul Huchon (PS) à la tête de la Région «  Alors que l’éducation et la jeunesse devraient être des priorités pour la région, Jean Paul Huchon, a laissé les lycées à l’abandon depuis plusieurs années et la situation empire en 2013. Ainsi, 50 lycées franciliens sur 469 dépassent leurs capacités d’accueil. Exemple le plus criant: le lycée Michelet de Vanves compte 316 élèves de trop.  Et l’on constate dans nombre d’établissements, des problèmes de sécurité, de vétusté, d’isolation sonore qui ne permettent pas aux jeunes d’étudier dans de bonnes conditions. Ce qui joue sur le climat régnant dans ces lycées » dénonçait elle alors.

    Le probléme n’a pas changé depuis qu’elle préside la Région et assure sa troisième rentrée des lycées franciliens. Ce qui est navrant, d’autant plus que des solutions ont été recherché avec le Conseil Départemental, la ville,  le collège Saint Exupery qui dispose de place, tout en assurant aux parents que leurs progénitures intégreraient le lycée Michelet à leur sortie. Mais sans succès. Les parents sont prêt à tout, quite à s’installer à Vanves, comme le montrent les dossiers consacrés à la conjoncture immobilière, par les news magazine, à chaque Rentrée de l’été.    

  • LA SECURITE AU CŒUR DES REUNIONS PUBLIQUES DE QUARTIERS DE VANVES

    L’un des thèmes abordés lors des 3 réunions publiques de quartiers dont la dernière s’est tenu jeudi soir dans le préau de l’école Larmeroux pour les Hauts de Seine de Vanves, a été la sécurité. Si le commissaire de police était présent à l’hôtel de ville (Centre Ancien-Saint Remy), c’était le capitaine Olivier Marquant qui a planché devant les vanvéens à Marceau (Plateau)  et à Larmeroux (Hauts de Vanves).

    Rappelons que le commissaire de police avait indiqué que la police avait revu les priorités données aux appels - Atteintes à l’intégrité physique des personnes en premier lieu,  atteintes aux biens, incivilités qui sont de plus petites infractions contraventionnelles (en deça des autres) -   à cause de l’Etat d’urgence qui mobilise par ailleurs ses effectifs, la baisse des effectifs  de 10 fonctionnaires de police (en étant passé de 93 à 83), ce qui a des conséquences sur la présence des agents de police sur la voie publique, mais aussi des moyens, la police ne disposant plus que d’un véhicule. « On a un véhicule pour 4 communes » indiquait son capitaine pour les patrouilles de nuit.  Et Vanves a la chance de disposer du commissariat sur son territoire, ce qui n’est pas le cas de Malakoff qui bénéficiait d’un poste de police qui a été fermé faute d’effectifs. D’ailleurs sa maire, Jacqueline Belhomme doit déposer lundi au ministère de l’intérieur une pétition demandant sa réouverture et rencontrer un collaborateur du ministre Cazeneuve.

    Selon le capitaine, le seul effet positif des attentats est d’avoir fait baisser la délinquance en 2015 grâce à Vigipirate, avec un contrecoup au début de l’année 2016 : les faits de délinquance sont remontés. Les cambriolages ont augmentés, avec le vol de deux roues, d’automobiles, d’accessoires, ainsi que portables qui ont augmentés notamment autour de la station de métro où circulent plus de 3 millions de voyageurs par an. « On a mis en place un dispositif de surveillance qui a donné quelques résultats avec des arrestations ».  De même  le taux d’élucidation des vols  a augmenté. Par contre se sont développées, les agressions aux distributeurs automatiques de billets de la part d’individus venant du 93 par la ligne 13. Et la situation s’est stabilisée autour des établissements scolaires. Il a reconnu que la problématique à Vanves provient de regroupements d’individus dans les rues (République, Châtillon) et les halls d’immeubles  qui amènent à des incivilités, provoquent des nuisances sonores qui nuisent à la tranquillité publique.

    Beaucoup de témoignages  de riverains de la rue de la République, d’habitants du Plateau et de la rue de Châtillon ont montré leur exaspération, leurs craintes lorsqu’ils ont affaire à des « molloses » qui occupent leur hall d'immeuble, pour leurs enfants lorsqu’ils rentrent du collège avec tous ces jeunes qui traînent et font des barbeccues le soir devant l'école Lemel, demandant même au capitaine quelle doit être leur attitude, comment ils doivent réagir par rapport à ces jeunes… « Appelez-nous pour avoir des remontées » les a-t-il invités en faisant non pas le 17 mais le numéro du commissariat… Sachant que quelquefois la BAC intervient comme ce fut le cas rue de Châtillon et place de la République. Occasion pour le maire de rappeler sa philosophie en la matière : « La sécurité est une mission régalienne de l’Etat. Nous faisons le maximum pour qu’elle l’assume. La police municipale a un rôle de complémentarité avec la police nationale. Il n’est pas question que le maire devienne un shériff  comme aux USA » a-t-il expliqué sur le Plateau.  Tout en reconnaissant à l’école Larneroux Jeudi soir que « les Pouvoirs Publics sont en train de se rendre compte que les choses se détériorent et qu’on ne peut pas continuer ces réductions d’effectifs de police ». Et de raconter sa rencontre et son dialogue avec quelques jeunes qui était sur la place de la République lorsque la BAC est intervenu. Ce qui devrait aboutir à une rencontre avec ses jeunes, le maire et des éducateurs (de rue). 

  • VANVES PAR LE BOUT DE LA LORGNETTE

    NIWA : Il a été beaucoup question de ce projet de Bouygues Immobilier au début de la semaine dernière. Deux réunions se sont tenus à la Maison de Retraites Larmerou,  la première avec les acheteurs et futurs propriétaires, la seconde avec les riverains pour présenter le chantier qui s’est débloqué depuis que les recours ont été rejeté. Mais ils n’ont pas eu la chance de rencontrer la start de l’architecture, auteur de ce projet et architecte chéri de Bouygues Immobilier : Kengo Kuma. Il est vrai que Bernard Gauducheau n’est pas André Santini pour lequel il se serait déplacé, ni Patrick Devedjian qui a posé la première pierre avec lui des nouveaux bâtiments du musée  Albert Kahn dont il est l’auteur.

    ETAT D’URGENCE : Les directeurs d’écoles de Vanves comme leurs collègues altoséquanais ont participé la semaine dernière à une réunion de l’inspecteur départemental de l’Education National (IDEN)  sur ce qu’ils doivent faire en cas d’intrusion de terroristes dans leur établissement. Il leur a demandé de convoquer un conseil d’école extraordinaire d’ici la fin de l’année scolaire pour informer des consignes les enseignants, le personnel de service  et les parents d’élèves.  Certains n’ont pas manqué  de lui faire remarquer que cette initiative pourrait être anxogiéne pour certaines familles et personnes, surtout après  l’affaire de la fameuse affiche retiré sur demande de  l’IDEN  expliquant les consignes à respecter en cas de présence d’un terroriste dans l’école. Des consignes hallucinantes : Dés l’intrusion d’un terroriste, vous vous cachez et calfeutrez. Vous appelez la police (si le directeur a un téléphone ou un portable sous la main). Et vous actionnez la sirène indiquant aux élèves de rester dans leur classe (si le directeur est dans la bonne pièce pour l’actionner)… Mais c’est l’éducation nationale !

    FUSION : « Ce serait un signal parce que c’est l’avenir ! »  a déclaré le préfet de Régon Jean François Carenco à propos de la fusion de Boulogne et d’Issy les Moulineaux, devant quelques journalistes la semaine dernière.  Le regroupement des communes au travers des EPT (Etablissements Publics Territoriaux) dans la MGP (Métropole du Grand Paris)  et des EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunal)  en Grand couronne est un sujet de satisfaction pour ce préfet mais aussi la secrétaire d’Etat aux Collectivités Locales qui constataient que finalement l’Ile de France est en avance d’un an sur la province pour laquelle tout devra être arrêté au 1er Janvier 2017 : « On a connu des difficultés au nord et au Sud, avec des recours de certains maires, mais nous avons réussi. Paris se transforme institutionnellement  avec le projet de fusion ville-département. C’est un grand mouvement de rationalisation avec d’autres fusions qui se préparent » expliquait le préfet en reconnaissant que « c’est compliqué en Ile de France comme cela l’a été pour l’intercommunalité parce ce n’était pas l’usage. On franchit une étape ».