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VANVES ET LE GRAND PARIS - Page 48

  • LE MAIRE DE VANVES SIEGE A LA COMMISSION AD HOC REGIONAL SUR LES TRANSPORTS FRANCILIENS ET TRAITE LES VERTS D’AUTISTES

    A l’occasion du Conseil Régional de ses deux derniers jours, il a été beaucoup question du Grand Paris avec la création de la Commission Ad Hoc chargé du suivi et de la mise en œuvre du protocole Etat Région où Bernard Gauducheau  a été désigné pour siégé au titre du NC et l’adhésion de la Région au GIP AIGP (Atelier International du Grand Paris) sur lequel ce dernier est intervenu en ramenant les origines du Grand Paris à une vision très centriste de l’histoire de sa genése. Il n’a pas manqué de rappeler que la première conférence métropolitaine qui est à l’origine du débat sur le Grand Paris et de la création de Paris Métropole s’est tenue dans sa mairie (centriste), que les ministres chargés du Grand Paris sont tous centristes (Christian Blanc puis Michel  Mercier et Maurice Leroy maintenant) et que le Président du Conseil de Surveillance de la SGP est centriste. Simpliste comme un centriste !  Ben voyons !

     

    « Ce protocole n‘est pas une fin, mais un commencement, et le chemin vers la concrétisation de ces engagements reste à parcourir. Pour les engagements soient tenus, il faudra sans cesse se rappeler au souvenir du gouvernement. Il ne s’agit pas seulement de suivre ou  de contrôler la mise en œuvre du protocole. Il s’agit de l’orienter et de peser dans les choix qui seront faits. Nous savons que plusieurs points du protocole méritent encore du travail ». Jean Paul Huchon, président de la Région Ile de France a ainsi donné la feuille de route de la Commission Ad hoc chargée du suivi du protocole entre l’Etat et la Région relatif aux transports publics en IDF dont la création a été votée à l’unanimité par le conseil régional jeudi dernier. ll n’a pas caché le chemin à parcourir pour faire respecter les engagements de chacun avec, pour première étape,  le règlement de la question du SDRIF 2008  par le Sénat et bientôt l’Assemblée Nationale qui va permettre d’entamer le chantier de sa révision d’ici 2013, avec la mise en place des CDT (Contrat de Développement Territorial). Les autres étapes concernent le tracé définitif et les gares, les financements (TIPP Grenelle, réforme de la redevance pour création de bureau, relévement du Versement Transports par les entreprises) avec la négociation sur un avenant au CPER (Contrat de Plan Etat Région), la maîtrise d’ouvrage…

     

    Les Verts ont rappelé leur opposition sur le fonds et la forme, « mais nous participerons avec toute notre vigilance », tout en constatant que SDRIF et tracé avec les gares sont déjà hors sujet. D’où l’urgence de remettre rapidement dans le coup les élus et d’engager les travaux de cette commission. Tout comme leur réticence sur cet AIGP pour des raisons juridiques vis-à-vis du SDRIF de 2008, expliquant que le vote du Sénat a changé la donne. Trop compliqué pour les franciliens dont les maires n’attendaient qu’une chose : pouvoir réviser leur PLU comme à Vanves en toute sécurité.

     

    D’ailleurs le maire de Vanves n’a pas raté les Verts les accusant de rater le train le train du Grand Paris qui leur passe devant. « Ils courent après, vivant assez mal d’être dépassé par les événements, car le train roule plus vite qu’eux » at-il expliqué en ajoutant : « Notre responsabilité d’élu est d’être au rendez-vous d’un aménagement du Grand Paris avec une vision d’avenir, lancé et voulu par le président de la République. Comment sur un tel sujet, laissez passer le train de l’histoire. Il y va de l’intérêt de notre région » a-t-il déclaré en les traitant d’autiste lorsqu’ils demandent d’attendre encore un peu. 

  • LE MAIRE DE VANVES AU SALON DE LA NOUVELLE VILLE ET AUX XVéme ASSISES DE L’AMIF

    Logement, transports, péréquation ont été les dominantes de cette première journée des XVéme Assises de l’AMIF (Association des Maires d’Ile de France) auquel a longuement participé Bernard Gauducheau, maire de Vanves. Arrivée à 8H30, il a tout d’abord participé au bureau de Paris Métropole, syndicat d’études, puis visité le salon de la Nouvelle Ville auxquels participent de nombreux syndicats intercommunaux, grandes et petites entreprises qui sont en lien avec les communes dans de très nombreux domaines. Il préfére ce salon à celui du Congrés de l’AMF,  car il est à dimension humaine avec les interlocuteurs franciliens de ses intervenants auprès des collectivités locales. Il a ainsi rencontré Alain Madelin sur le stand de l’Office départemental d’HLM, salué les responsables d’Avenance, de la Sablière etc….

     

    Le maire de Vanves a ensuite participé à l’inauguration de ces XVéme Assises avec de nombreux et longs discours du représentant du maire de Paris (Pierre Mansat), des président du CESR (Jean Claude Boucherat), de l’AMF (Jacques Pélissard, de la Région (JP Huchon) qui a salué sa présence, et des ministres Philippe Richer (Collectivités locales), et Valérie Pécresse (Université). « C’est sans doute un grand moment de respiration républicaine parce que nous sommes souvent dans le contexte de la confrontation des idées. Et nous sortons à peine des élections cantonales. Nous allons retrouver aux Assises de la Ville l’ensemble des élus franciliens de droite, du centre, de gauche, tous réunis autour des préoccupations des maires de toutes tendances politiques. C’est un moment de dialogue apaisé puisqu’à l’AMIF nous avons pris l’habitude d’aborder les grands sujets dans une attitude de dialogue très respectueux des différences des uns et des autres » a déclaré Michel Teulet, président de l’AMIF.

     

    Après un déjeuner rapide pris avec l’ensemble de ses collègues, il a participé au premier atelier de ces Assises consacré au Grand Paris avec le Secrétaire d’Etat Benoit Apparu (Logement), André Santini (Société du Grand Paris), Jean Paul Huchon, le préfet de Région Daniel Canépa… qui a réuni beaucoup d’élus qui ont débattu du logement et des transports bien sûr. Benoit Apparu a indiqué que l’Ile de France devait passer à un rythme de construction de 70 000 logements par an au lieu de 40/45 000 actuellement. Ce qui va représenter un effort important sachant que 80 % des permis de construire concernent seulement 20% des communes franciliennes. Ce qui veut dire que 80% des maires ne produisent pas de logements, cause d’une ségrégation sociale importante. Sans compter les terrains constructibles qui représenteraient 20 000 ha avec les délaissés routiers (5000 ha), ou en bord de fleuves (5000 ha). Le ministre a commencé à parler des mesures qu’il devrait bientôt présenter. Le président de Région lui a répondu en proposant des mesures simples à mettre en place : maîtriser le foncier avec l’Etablissement Public Foncier Régional, signer  un pacte régional avec les maires bâtisseurs et créer un Syndicat du Logement en Ile de France pour mettre en commun tous les efforts des acteurs franciliens dans ce domaine.

     

    Il a été ensuite beaucoup questions de transports avec le résultat des deux débats publics sur Arc Express et le réseau de transport public du Grand Paris, et surtout des gares du futur réseau Grand Paris Express auxquels ont abouti ses deux consultations avalisées par le protocole Etat-Région qualifié d’historique par JP Huchon. « Ce sera la dernière grande idée de notre génération qui a inventé le RER après que nos grands parents aient inventés le métro. Si nous n’y arrivons pas, on ne le fera jamais » a expliqué André Santini, président du Conseil de Surveillance de la Société du Grand Paris en constatant que « tout le monde réclame sa gare. On en a prévu 44, avec 18 gares optionnelles ». Sachant que le coût d’une gare se monte à 80 M€. Et la Commission  Nationale du  Débat Public dans ses conclusions a souhaité que les gares optionnelles deviennent opérationnelles. La liste définitive des gares retenues devrait être connu juste avant les vacances d’été. D’ici là, André Santini et son équipe vont être très sollicitée comme le ministre du Grand Paris (Maurice Leroy).  

  • GRAND PARIS EXPRESS : LA GARE DE VANVES SAUVEE ?

    L’une des conclusions  du bilan de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) sur ses deux projets « Arc Express » et « Réseau de transports Public du Grand Paris » devenu « Grand Paris Express », présenté hier matin devant la presse,  est l’exigence d’un maillage fin, donc un plus grand nombre de gares. La CNDP propose de rendre opérationnelles, les gares optionnelles, ce qui est le cas pour la gare de Vanves inscrite sur les deux tracés de l’Arc Sud,  plus au  Nord, au niveau de la Gare SNCF Vanves-Malakoff, ou plus au Sud à Clamart (Vanves-Clos Montholon).

     

    La commission nationale du Débat Public (CNDP) a constatée qu’il est assez rare que les deux maîtres d’ouvrages aient suivi au jour le jour ces débats et aient réagis au fur et à mesure de ce qu’ils entendaient, en apportant une solution au cours de cette consultation alors que généralement ils le font dans le délai de 3 mois après la fin. Ce souhait de rapprochement s’est exprimé de plus en plus souvent au fil de l’avancement du débat, jetant les bases d’un possible compromis » qui a abouti tout d’abord à la proposition du président de la Région de rapprocher les deux projets le 15 Novembre 2011 avec de nouvelles modalités de financement, puis au « projet de vision partagée de l’Etat et de la Région » qui a aboutit au protocole signé le 26 Janvier dernier, 5 jours avant la clôture des débats.  Ainsi du 30 Septembre 2010 au 31Janvier 2011, plus de 17 500 personnes se sont déplacées pour s’informer et s’exprimer à l’occasion de 67 réunions publiques dont 12 communes au deux projets.  Ces débats qualifiés d’exemplaires et historiques ont donnés lieu à 280 000 connexions Internet, 272 cahiers d’acteurs dont 94 communs aux deux projets, 260 contributions, 1151 avis du public, 1600 questions. Et ils ont pesées à entendre les membres de la CNDP.

    Il en ressort plusieurs éléments :

    - Le protocole Etat-Région n’est pas incompatible avec ce débat et donne satisfaction à ce qu’ont dit les franciliens : Se mettre d’accord sur un seul tracé.

    - L’urgence absolue en matière de transports réside dans l’amélioration de l’existant – les lignes RER notamment – qui doit faire l’objet d’un avenant (exceptionnel) au CPER (Contrat de Projet Etat-Région) dans lequel seront précisés les projets à réaliser en priorité (RER C et D, Tangentielles, prolongement ligne 11 après les Lilas, du T1 jusqu’à Val de Fontenay).     

    - L’exigence d’un maillage fin, donc un plus grand nombre de gares, la CNDP proposant de rendre opérationnelles, les gares optionnelles, et la détermination du site d’implantation de certaines, notamment à la Défense. Le public a beaucoup insisté sur la longueur des quais, les correspondances, leurs accessibilités, leurs proximités en insistant sur les rabattements vers les stations retenues, craignant la spéculation immobilière et une densification tout autour. 

     

    - La confirmation de la nécessité d’un partage de la maîtrise d’ouvrage entre le STIF et la SGP,  d’un calendrier,  d’une concrétisation des éléments politiques et techniques du protocole d’accord Etat-Région