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VANVES ET LE GRAND PARIS - Page 45

  • Vanves pas concerné par les Agences de Notations, mais la Région si !

    C’est un sujet d’actualité qui revient sans cesse à la Une des Médias avec cette crise financière depuis la Rentrée. Beaucoup d’élus critiquent le pouvoir de ces agences de notation.  Il est intéressant de revenir, durant cette semaine de vacances de la Toussaint où l’actualité s’est ralentie, sur cette question qui a fait l’objet d’un débat lors du dernier conseil régional à l’initiative du groupe communiste.

     

    D’autant plus, que deux agences de notation ont confirmée la notation triple A attribuée à la Région : Les agences Standard and Poor’s et Fitch il y a quelques semaine. Cette dernière soulignait « la faible flexibilité de la Région sur ses recettes de fonctionnement, consécutive à la réforme fiscale qui a supprimé la taxe professionnelle et réduit fortement le levier fiscal ». Elle mettait en avant « la gouvernance et la gestion financière de la Région, qu’elle juge très positives, ainsi que ses bonnes performances budgétaires marquées par des objectifs budgétaires clairs, une planification financière de qualité, une gestion de la dette et de la trésorerie prudente et optimisée ». Ces notes tenaient compte, à la fois du nouveau cadre institutionnel imposé aux régions et du dynamisme,  de la diversité et de la richesse de l’économie francilienne.

     

    Gabriel Massou  président du groupe FdeG/PC qui est un élu de Villeneuve La Garenne,  a carrément posé une question sur la pression des agences de notation sur les collectivités locales comme la Région qui « attend avec anxiété plus ou moins partagée par les groupes politiques, leur sacro saint verdict. La dépendance est si grande qu’une collectivité comme la nôtre en vient même à payer à l’une d’entre elles la coquette somme de 85 000 € ». Et il a même prit en exemple l’agence Fritch dont « la lecture des critères de notations des collectivités territoriales est à ce titre fort instructif » en relevant que « sont considérés comme des facteurs de risques les grands projets d’investissement, le fait que les employés soient « fortement syndicalisés », que les fonctionnaires bénéficient « d’un statut protégé » ou encore « la capacité des électeurs à organiser des consultations publiques ou des tentatives législatives ! ». Fritch et ses amies ne cessent de rabâcher l’éternel discours de la dette que nous léguerons à nos enfants. Elle oublie, en revanche, de parler des lycées, des infrastructures de transports, des bases de loisirs qu’elle a permis de financer… ». Et de demander à JP Huchon que « la Région avec d’autres collectivités de mettre en place un contre-pouvoir à ces agences de notation ».

     

    « La Région a décidé d’emprunter directement sur les marchés financiers sans passer par l’intermédiaire d’une banque. C’est un choix pragmatique qui nous permet d’obtenir des prêts à des taux plus bas générant au total une économie qui approche les 2 M€ par an. Or, pour emprunter sur les marchés, il faut attirer des investisseurs qui ont confiance en notre capacité à les rembourser, et pour cela, il faut être noté » lui a répondu Jean Paul Huchon. Un renoncement à leur recours impliquerait « de recourir à l’emprunt via un établissement bancaire qui conditionnerait son prêt aux mêmes critères que ceux des agences de notation » a-t-il expliqué en indiquant qu’il reçoit lui-même les agences de notation : « Jamais elles ne m’ont interrogé sur le personnel et les agents. La richesse, la capacité de développement de l’Ile de France donne confiance. Le VT (Versement Transport)  et la TIPP Grenelle ont donné davantage confiance aux agences de notation  qui s’inquiétent de la disparition des recettes fiscales ».

     

    Il n’en a pas moins caché qu’il faut que le systéme évolue : « Le monopole de fait des agences de notation sur le climat de confiance fait évidemment problème parce qu’il joue le rôle d’accélérateur de crise. Il n’est pas normal qu’une simple opinion, une seule voie, reposant nécessairement sur des jugements de valeurs, des systémes de pensée, puisse avoir des effets parfois déflagrateurs. Cela mérite à tout le moins des amortisseurs » a  expliqué cet ancien directeur du Crédit Agricole qui défend la mise en place d’une agence européenne de notation indépendante des marchés financiers qui « pourrait pendre également en compte l’utilité sociale des projets et le patrimoine constitué par les biens publics, ce que les économiste appellent « les externalités positives ».

  • Vanves et la sortie du nucléaire : La gauche régionale divisée sur la méthode !

    C’est un sujet d’actualité (présidentielle) qui fait débat au sein de la gauche comme l’a démontré un vœu déposé par les verts au Conseil Régional lors de sa derniére séance de Septembre, et dont les Verts de Vanves avaient fait le théme de leur premier café politique le 26 Septembre au Bristol, à l’initiative du Conseiller régional vanvéen, Marc Lipinski. Il est intéressant de revenir, durant cette semaine de vacances de la Toussaint où l’actualité s’est ralentie, sur cette question et d’autres afin d’éclairer les lecteurs du Blog Vanves Au Quotidien  

      

    Un voeu du groupe EELV au Conseil Régional sur la sortie du nucléaire avait été adopté le 30 Septembre dernier sans le PS, ni le PRG qui n'avaient pas pris part au vote  - 56 Pour contre 26 (UMP et MRC) - estimant que « cette question ne pouvait pas se régler dans cette assemblée où les deux formations appartiennent à la même majorité ». Ce voeu, présenté par Cécile Duflot avait notamment pour objet de faire sortir du bois les responsables nationaux socialistes (Benoît Hamon, Christophe Borgel) qui siègent au Conseil régional, alors que débutaient les négociations entre PS et EELV au niveau national. « Comment imaginer régler cette question par un simple voeu ? Le PS est clair sur la sortie de la dépendance au nucléaire et au pétrole » déclarait Benoît Marquaille (PS) en demandant un « grand débat national et démocratique. L'enjeu, c'est le rassemblement. Nationalement, nous travaillons sur ces questions ». Le PRG avait parlé d'un « voeu vertueux mais aux contours floux et imprécis quant aux moyens et au calendrier » tout en réclamant l’ouverture d’une conférence régionale sur la question nucléaire « afin de permetre à l’assemblée régionale de prendre une position rassembleuse sur le projet » avait précisé Edie Aït, président du groupe PRG-MUP en ajoutant « qu’il s’agirait pour la Région d’apporter sa contribution à la mise en œuvre d'un service publique de l’énergie et de décliner les actions que les collectivités locales pourraient prendre pour assurer la conversion écologique des territoires, préalable indépassable d’un programme sérieux de sortie du nucléaire ». Quant au  FdeG/PC, il ne souhaitait pas « rejouer à l'envers le lancement du programme nucléaire » sans concertation avec la population. « Le sujet fait débat au sein de l'Assemblée et au sein de chaque groupe politique. Ce débat existe dans tous les électorats » avait souligné Gabriel Massou (FG). Enfin, le MRC avait estimé que « ce voeu entendait profiter d'un effet d'aubaine à l'heure où d'autres partenaires de gauche débattent du nucléaire. Il n'est ni opportun ni raisonnable de cristalliser la question énergétique sur la sortie du nucléaire ».

    Après ce vote, le groupe EELV avait rappelé dans un communiqué qu’il avait souhaité « mettre sur la table la question de principe de la sortie progressive du nucléaire pour engager enfin la nécessaire transition énergétique de notre pays. Six mois après le début de la catastrophe de Fukushima toujours en cours et quelques semaines après l’accident de Marcoule, le message du Conseil régional prouve  la prise de conscience (et la défiance) collective vis-à-vis de l’atome. Les élus écologistes estiment qu’il s’agit également d’un acte politique fort à l’égard des 12 millions de franciliens qui sont directement menacés dans le cas d’un accident majeur à la centrale de Nogent-sur-Seine. Alors que la demande adressée à la Préfecture de Région sur l’existence d’un plan d’intervention et d’évacuation dans le cas d’un accident majeur est restée lettre morte, le Conseil Régional a pris ses responsabilités… Alors qu’EELV travaille actuellement au niveau national avec ses partenaires de gauche à la préparation des échéances de 2012, le vote de ce vœu est un bon augure pour la préparation d’un pacte de coalition, comprenant une loi de sortie du nucléaire ». Quant à l’UMP, son groupe ironisait, dans un communiqué sur ses élus  PS qui « n’ont pas souhaité prendre part au vote, englués dans les contradictions des candidats aux primaires socialistes pour la présidentielle de 2012 et les pressions des Verts à l’aube des échéances électorales à venir . D’ailleurs, Guillaume Balas, président du groupe PS, avait reconnu dans le quotidien Les Echos que « ce vœu n’était qu’une manœuvre des Verts pour piéger le Parti Socialiste ». Et de  dénoncer la posture du PS francilien qui « sous la pression de l’aile verte de sa majorité a été incapable d’affirmer une position claire et précise sur la question du nucléaire ».

  • VANVES ET LE PARC DES EXPOSITIONS : BEAUCOUP DE PROJETS POUR LE RENFORCER

    Vanves n’est pas encore débarrassé du parc des expositions. D’ailleurs pourquoi souhaiter son départ puisqu’il rapporte des royalties  à notre commune avec ses nuisances auxquels les riverains ont dû s’habituer. Et le Conseil de Paris qui s’est réuni en ce début de semaine, vient de lancer une procédure de renouvellement anticipée de sa concession pour 40 ans parce qu’il doit faire l’objet de travaux importants

     

    Il faut rappeler que Viparis (crée à partir du rapprochement d’Unibail et de la CCIP) est  l'exploitant du Parc des expositions depuis 1987 et que sa concession a été prolongée jusqu’en 2026. Ses huit pavillons répartis sur 36 ha reçoivent 7 millions de visiteurs par an, notamment à l'occasion du Salon de l'agriculture, de la Foire de Paris et du Mondial de l'automobile. Il héberge plus de 50 salons ouverts au public et plus de 70 réservés aux seuls professionnels. Il est ainsi le premier en Europe pour le nombre des manifestations et le huitième pour la superficie. Or, la Mairie de Paris souhaiterait faire de gros investissements dans ce parc des expositions pour lui permettre de résister à de gros concurrents européens comme Milan et Barcelone, l’avantage de ce site étant d’être dans la Capitale même. Elle a même demandé au cabinet KPMG de faire un audit dont les conclusions proposent d’y implanter un Centre de Congrés, d'écologiser ce site avec des panneaux solaires, de la géothermie, la végétalisation des toitures… et  d'établir une « porosité » entre le parc et son quartier. Or la concession actuelle ne prévoit pas de tels investissements en dehors des travaux d’entretien courants, et la Ville de Paris ne peut pas attendre 2026. D’où le lancement de renouvellement anticipé de cette concession.   

     

    Pour se donner une idée des enjeux, il suffit de se procurer l’étude de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP) qui a évaluée les retombées économiques de l’activité des foires et salons à partir d’enquêtes approfondies menées entre Septembre 2010 et Février 2011 auprès de 2700 exposants et plus de 4000 visiteurs. Si le tourisme représente plus de 6% du PIB national et 10% du PIB francilien, 13% de l’emploi touristique en Ile de France (plus de 60 000 postes à temps plein) sont générés par le secteur des foires et salons. Il a représenté 6 millions m2 de surfaces louées, 226 000 exposants et 23 millions de visiteurs. Les exposants et visiteurs internationaux contribuent fortement aux retombées économiques du secteur dans l’hexagone. « En 10 ans, la Région Ile de France a su répondre à une demande internationale de plus en plus exigeante » estime la CCIP.

     

    Leader mondial dans l’accueil des salons internationaux, la Région génére 68% des retombées économiques nationales du secteur, soit 3,9 milliards d’euros. 50% des dépenses réalisées dans la région Capitale sont dûes à des entreprises ou des hommes d’affaires internationaux. Ceux-ci représentent aujourd’hui 28% des exposants et 14% des visiteurs non franciliens. Un visiteur étranger dépense en moyenne 2 fois plus qu’un  visiteur français. « Les étrangers constituent aujourd’hui incontestablement le vérotable moteur de la croissance du sedcteur des foires et salons  dans notre pays ». Plus de la moitié des exposants internationaux vient d’un  pays limitrophe de la France (Italie, Allemagne, Belgique, Espagne, Suisse) et 10% de Chine et d’Inde. La moitié des visiteurs étrangers provient quant à elle d’Italie, d’Espagne, d’Angleterre et de Belgique notamment. Hors Europe, 6 à 7% sont originaires du Brésil, de Russie, d’Inde, de Chine et autant d’Amérique du Nord. Ils séjournent en moyenne 4 jours contre 2,5 pour les français