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VANVES ET LE GRAND PARIS - Page 43

  • AUTOLIB’ : PREMIER BILAN TRES TRANSPARENT A VANVES ET DANS LE GRAND PARIS

    Avec l’installation de la première station Autlib’ à Vanves juste devant devant Audiens rue J.BLeuzen, beaucoup de vanvéens ont pu se poser la question de savoir s’il y en aurait d’autres et où. Certains ont laissé entendre qu’il y avait un manque de transparence de la mairie sur ce sujet alors que Bernard Gauducheau avait très clairement répondu le 21 Juin à des vanvéens lors d’une réunion de quartier : «  Il en est prévu  rue Larmeroux (vers la rue Mansard), au métro Plateau de Vanves/Malakoff (devant Audiens), à la gare de Vanves/Malakoff, Bd du Lycée,  Rue Mary Besseyre, carrefour de l’insurrection côté rue Marcel Martinie, Carrefour Legris  ce qui va supprimer 36 places de stationnement dans la ville ». Et qu’il avait même été encore précis en page 10 du V.I. de Novembre 2011, scruté page par page par certains vanvéens,  en parlant précisément de 6 stations : Rues Jean Bleuzen, Jean Jaurés, Parking du Marché, avenue Marcel Martinie, rue Larmeroux et rue Vieille Forge ».  6  stations sont donc clairement prévues à Vanves sur un total de  70 sur le territoire de GPSO (22 à Boulogne, 22 à Issy, 4 à Chaville, 11 à Meudon, 6 à Sévres et 2 à Ville d’Avray), sachant que chacune coûtera 50 000 €.  Encore faut il, vu le premier bilan, que cette opération se révéle viable.

     

    L’ensemble de la majorité municipale avec les 4 élus PS avaient voté cette délibération au Conseil Municipal de Mercredi dernier,  sauf deux écologistes qui ont voté contre (C.Papy et P.Toulouse),  L. Schmid (EELV) et C. Charfe (PC) s’étant abstenus. Malgré les déclarations des uns et des autres, nos élus avaient accepté cette nouvelle initiative parisienne sans vraiment la vouloir. Mais interco oblige, ils n’ont pas pu faire autrement. Pour Bernard Gauducheau (NC) « la non participation de GPSO aurait créée un déséquilibre, d’où l’insistance de la maire de Paris pour que notre communauté d’agglomération y participe. Sans parler d’une possibilité de subvention régionale dont on n’aurait pas pu profiter en rejoignant plus tard ce syndicat mixte. Dans le contexte actuel, une voiture électrique génére moins de bruit et de pollution ».

     

    Prés de deux mois après son lancement le 2 ou 5 Décembre 2011, par Bertrand Delanoë, le maire de Paris à laquelle ont assisté Bernard Bauducheau et David Mahé, Autolib qui compte plus de 7000 abonnés, connaissait ses premiers couacs. Tout d’abord,  des stations vides : un seul véhicule à Vanves, de même à la gare de Clamart etc…De très nombreuses stations ou presque affichent "0", soit aucune voiture disponible, lorsque l’on consultait le site www.autolib.eu et sa carte de localisation des stations : « Nous avons un problème informatique avec le repérage. Il y a en réalité plus de voitures que le site ne l'indique, cela va être résolu » assuraient les responsables du Syndicat Mixte Autolib’ dans les médias en précisant que  « 70 voitures  sont ajoutées par semaine » dans le circuit depuis le début de l’année. Ensuite un nombre important de voitures en réparation, des pannes et de nombreuses dégradations démentis par les responsables d’Autolib' : « Il y a très peu de vandalisme, c'est marginal et c'est une très bonne surprise ».

     

    Pourtant, la Préfecture de police qui faisait la semaine dernière un premier bilan indiquait que le Commissariat de Saint Cloud, guichet unique mis en place pour toutes les affaires relatuves au dispositif, a enregistré à ce jour 8 plaintes (7 pour dégradation de véhicules, 1 pour dégradation d’une station). 51 appels avaient été reçus par les centres de commandement de petite couronne pour des problèmes de stationnement sur les emplacements. Enfin, 5 individus avaient été arrêtés dont 3 placés en garde à vue (2 pour intrusion dans un végicule et 1 pour dégradation d’une station). Enfin, les responsables d’Autolib’ reconnaissaient de leur côté  que « les délais de réparation sont un peu longs ». Sur 300 voitures en circulation pour l'instant dans Paris et 45 communes, 50 seraient en réparation au centre opérationnel des Autolib' à Vaucresson.  D’autant plus qu’au moindre problème, comme un rétroviseur abimé, le véhicule est retiré du circuit. Le syndicat réfléchit à un systéme permettant de réparer les petits dégâts sur place.

  • VANVES ET LA REGION CAPITALE MOINS ACCUEILLANTE POUR LES OISEAUX ?

    La Biodiversité francilienne n'échappe pas à l'érosion observée au niveau national selon les premiers indicateurs régionaux de son état de santé mis en place par la Région avec Natureparif : « Que ce soit en ville, dans les forêts ou les milieux agricoles, l’IDF se révéle moins accueillante pour la vie sauvage (chauve-souris, papillons, oiseaux) que des milieux de même nature ailleurs en France » avait conclu la première enquête en 2010. 

     

    « Plus qu’un état des lieux, c’est la capacité de reconquête du vivant que l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile de France – Natureparif - a souhaité analyser - pour sa seconde enquête -  en proposant quelques indicateurs de résilience soigneusement sélectionnés. Cette faculté de la nature à retrouver un fonctionnement et un développement normal après d’importantes perturbations a été explorée à travers  5 grands groupes d’espèces (les oiseaux, les papillons, les chauves-souris, les escargots et les végétaux) » indiquent les auteurs de la seconde enquête en faisant part de leurs résultats : Tout d’abord, la situation des oiseaux se confirme avec une régression des effectifs constatée sur l’ensemble des groupes, notamment les espéces spécialistes des milieux forestiers, exceptés les espèces spécialistes du bâti qui voient leurs effectifs croître de 2001 à 2010  comme le Martinet noir ou la Pie bavarde. « Plus inquiétant encore, alors que les effectifs de l’ensemble des espèces observées en France augmentent au niveau national, ceux-ci baissent en Ile de France » notent ils  en s’aidant de plus de 62 000 données d’observations d’oiseaux collectées. Le Bruant Jaune est l’exemple typique d’une espèce souffrant à la fois fortement des facteurs locaux tels que les pratiques agricoles que des facteurs globaux tel que le réchauffement climatique.

     

    Ensuite, les milieux agricoles et forestiers franciliens se montrent moins accueillants pour les oiseaux (plus de la moitié des espèces menacées le sont dans ces deux types de milieux) et les végétaux que ces mêmes milieux au niveau national. « En ce qui concerne les chauves-souris, on s’aperçoit ici aussi que les pratiques et le paysage ont beaucoup d’influence : elles se développent mieux dans les boisements constitués d’arbres anciens (quatre fois plus de Noctules de Leisler dans les boisements avec des arbres de plus de 50 cm de diamètre) et sur les parcelles agricoles séparées physiquement par des haies (deux fois plus d’individus) ».

     

    Enfin, les données recueillies par les participants de l’Observatoire de la biodiversité au jardin ont permis de prouver que plus de naturalité (présence de « mauvaises herbes » comme l’ortie, le lierre et la ronce, et de friches ou d’espaces laissés libres), une offre nectarifère élevée et pas de pesticides, permettaient aux citoyens d’accueillir plus de papillons et d’escargots dans leurs jardins, même au cœur des villes. « Laisser faire c’est permettre à la biodiversité de l’installer » ont-ils conclus en constatant la différence entre parcs et friches -  les parcs, jardinés dans la très grande majorité des cas, se montrent moins accueillants pour les espéces sauvages et spontanées que les friches, espaces délaissés et sans activités. Ainsi, un « jardin sauvage et moins traité est un jardin plus accueillant ». Comme nos talus le long de la voie SNCF qui traverse Vanves et qu’entretient justement avec « savoir faire » l’association Espaces.

  • VANVES TRES CONCERNE PAR LES TRANSPORTS DU GRAND PARIS : DEUX VANVEENS SIEGENT DANS LES INSTANCES QUI DECIDENT DES TRANSPORTS DE DEMAIN

    Les vanvéens comme les franciliens vont bénéficier de quelques cadeaux – c’est l’époque – heureux et malheureux en 2012 dont il a été beaucoup questions ses dernières semaines et qui ont été évoquées lors de la séance budgétaire du Conseil Régional où siége Bernard Gauducheau, maire de Vanves.

     

    La mauvaise nouvelle est  la hausse de 1,5% des tarifs des transports au 1er janvier, conséquence de la hausse de la TVA sur les transports, qui rapportera 50 M€ à l’Etat. « On a dû augmenter les tarifs en répercutant le coût de la TVA sur les transports en commun. A aucun moment la ministre du budget -  par ailleurs conseillère régionale et président du groupe UMP -   nous a posé la question alors que c’est un produit de première  nécessité pour les franciliens. Les transports auraient pu en être exonérés ! » constatait à juste titre,  Jean Paul Huchon, président PS de la Région .

     

    Ils vont bénéficier d’offres nouvelles avec la mise en service de nombreux projets notamment du  prolongement de la  ligne 4 (jusqu’à Montrouge),  du T2 (que les vanvéens peuvent prendre à la Porte de Versailles grâce à la navette de Vanves) jusqu’au pont de Bezons, du T3 (qui part de pont de Garigliano) jusqu’ à la Porte de la Chapelle…. « La RATP montre que la modernisation et l’extension de ses réseaux en IDF constituent pour elle, une priorité » expliquait Pierre Mongin, président de la RATP au lendemain du Conseil d’administration début Décembre où siége Isabelle Debré, Sénateur et 1ére adjointe de Vanves,  en parlant d’une forte haussse des investissements qui atteindront 1851 M€ (+25%) en 2012.

     

    Ainsi la RATP « poursuit et amplifie ses efforts »  de renouvellement de matériels roulant, d’aménagement des espaces avec la rénovation des stations Denfert Rochereau, Place d’Italie,  Miromesnil.., d’ouvertures de nouvelles lignes ou encore de modernisation des systèmes de transports comme le déploiement de l’automatisation de la ligne 1, d’entretien et de modernisation des infrastructures comme le renouvellement des voies dans le tronçon central du RER A. « la RATP n’a jamais autant investi en IDF avec plus de 7 milliards investis entre 2007 et 2012 au bénéfice des voyageurs. Jamais les réseaux de la RATP ne se sont autant modernisés et étendus » ajoutait il alors que Jean Paul Huchon, président de la Région rappelait lors de la session budgétaire : « Les budgets de la RATP et de la SNCF sont largement financés par le STIF. Pour lequel l’actionnaire Etat ne donne pas beaucoup de possibilités d’extensions ! »

     

    Mais l’affaire de cette fin d’année fut l’accord de la gauche régional sur le tarif unique et  le début de  la mise en place d’un Pass Navigo à tarif unique (62 €) qui pose de sacrés problèmes de financement.  Ainsi dès le 1er juillet 2012 il y aura une expérimentation avec la mise en oeuvre de la zone unique tous les week-end, puis à partir de 2013 toute la semaine. Mais cet accord ne se limite pas à cette tarification unique car il propose la mise en place de « forfaits de proximité » qui permettront de se déplacer sur de courtes distances à partir de tout point du réseau, ou à moindre fréquence sur l’ensemble du service. Il faut savoir que « 19% des franciliens utilisent le pass navigo alors que 36% utilisent des tickets ou des forfaits moins onéreux pour de multiples raisons, la précarité, leur style de vie ou de travail. Nous nous dirigeons vers de nouveau type de transports de proximité grâce à des forfaits calculés selon la distance parcouru, les horaires, l’offre, la qualité de service, des critéres sociaux… comme pour les portables selon la consommation des voyageurs » expliquait un spécialiste récemment.  

     

    D’ailleurs le STIF travaille depuis longtemps sur l’unité de transports, la modernisation et la simplification des modes de paiement des titres de transports, sur l’ouverture d’un paiement par Internet et le développement de la technologie NFC, sans parler du développement de l’inter-opératibilité des titres de transport avec les autres modes de déplacement (Vélos en libre service, Voguéo, parking relais, etc).

     

    Et c’est cela qu’il faut que les vanvéens retiennent de toute cette actualité qui a marqué le débat sur les transports ses dernières semaines, en dehors bien sûr du Grand Paris Express dont le projet « est désormais irréversible » selon Maurice Leroy, ministre du Grand Paris qui réagissait à un rapport parlementaire faisant état « d’incertitudes » dans son financement. Il indiquait dans un communiqué que le prolongement de la ligne 14 du métro « est sur les rails pour une mise en service en 2017, la rénovation des RER A, B, C et D est en marche, preuve que le Grand Paris se traduit dès à présent par des améliorations concrètes en terme de transport urbain, fruit du partenariat entre l’Etat et le Stif »…