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VANVES ET LE GRAND PARIS - Page 40

  • DEUX PROJETS RIVERAINS DE VANVES FONT DU REMOUS DANS LE SUD PARISIEN-VANVEEN-ISSEEN

    Malgré les élections présidentielles qui occulte tout, l’actualité francilienne réserve quelques surprises. Notamment concernant deux projets riverains à Vanves : La « tour Triangle » qui a fait l’objet d’un avis favorable du commissaire enquêteur et le Pentagone Français qui a fait l’objet d’un recours la Ville de Paris contre son permis de construire 

     

    Le commissaire enquêteur vient tout juste de remettre son rapport à la ville de Paris, suite à l’enquête publique portant sur la révision simplifiée du PLU dans le secteur de la Porte de Versailles qui s’est déroulé durant l’automne 2011. Le principal enjeu est la construction de cette tour Triangle de 160 m de haut le long du hall 1 et de l’avenue Ernest Renan qui fait polémique. Le Commissaire enquêteur a émis un avis favorable assorti de trois réserves : Que la ville de Paris obtienne, avant approbation simplifiée du PLU, un consensus des diverses parties prenantes à l’exploitation du Parc des Expositions démontrant « que le projet préserve la force du positonnement concurrrentiel du site, en particulier au niveau européen ». Que la réflexion globale sur le secteur Sud-Ouest «montre, avant l’approbation de la révision simplifiée, l’acceptibilité du cumul des projets en matière de transpports et de circulatin. Que les études soient poursuivies  pour apporter des réponsses sur les impacts jugés négatifs du projet sur l’environnement et notamment des incidences des ombres portées sur les immeubles du boulevard Victor  dans le cadre de l’étude d’impact liée au permis de construire.

     

    La Ville de Paris a bien sûr  confirmé, concernant la première réserve, que « l’objectif du projet Triangle est bien de conforter le rôle majeur du Parc des Expositions de la Porte de Versailles dans l’organisation des foires et salons, à l’échelle européenne,  en lui donnant une meilleure visibilité et en renforçant la mixité urbaine et l’attractivité du secteur ». En outre, pour maintenir sa compétitivité, la ville a engagée lors du Conseil de Paris de Juillet 2011, la procédure de renouvellement du contrat d’occupation afin de mener une très importante modernisation du Parc devenue nécessaire, compte tenu de son âge. Cet avis favorable devrait susciter quelques remous parmi les riverains et les associations de défense de l’environnement dans le XVéme arrondissement, très remontées contre ce projet de tour.

     

    Par contre, concernant le Pëntagone français, la ville continue son bras de fer avec l’Etat. Malgré l’avis défaborable rendu par la ville et les réserves émises par la commission d’enquête sur ce projet, l’Etat a procédé par arrêté préfectoral à la modification forcée du PLU de Paris dans ce secteur et a délivré le 21 Février 2012 le permis de construire. Ce qui a pour effet de supprimer le fameux garage à bus qui avait été prévu en accord avec la RATP depuis 10 ans pour relocaliser celui de la Croix Nivert, source de nuisances importantes dans ce quartier résidentiel, et le remplacer par du logement, des équipements publics. Pour la ville ce garage à bus était parfaitement compatible avec les contraintes du Pentagoe Français puisqu’il prenait place non pas dans l’emprise du ministére mais dans la partie de l’opération dédiée à la construction de bureaux privés. Comme cet hôtel Pullmann  - ex-Sofitel Sévres avec ses ascenseurs à l’extérieur -  que le groupe Accor a abandonné et fermé pour le céder à Bouygues, parce que plus du tout rentable. D’après les rumeurs, il parait que ce sont plutôt les militaires qui ont eu sa peau. Ils craignaient que quelques espions ou terroristes viennent les espionner des terrasses qui dominent bien sûr le site du Futur Pentagone Français. Rien ne résiste aux militaires, ni à Bouygues…

     

    Et pourtant,  la ville de Paris a déposé le 3 Avril un recours contre l’arrêté de modification du PLU et le permis de construire délivré par l’Etat, en relevant au-delà de son impact sur la requalification du site de la Croix Nivert, de nombreux vices  de forme et de fond « dus à la précipitation del’etat à engager l’opération Balard : Absence d’enquête publique prévue par la loi Bouchardeau, absece d’étude d’impact, non rspect du SDRIF…. ». La ville formule le vœu que « l’Etat accepte enfin d’ouvrir le dialogue afin de lever les réserves de la Comimission d’Enquête et notamment celle relative à la réalisation d’u n garahe à bus qui conditionne la construction de 500 logements rue de la Croix Nivert ». Concrètement, ce recours n'est pas suspensif, ce qui veut dire qu’en clair, le ministère de la Défense peut décider de continuer ce chantier qui a débuté fin Février. Toutefois, dans le contrat signé avec Bouygues, il est prévu qu'en cas de contestation du permis de construire devant la justice, l'État dispose de 45 jours pour examiner avec le groupe de BTP la pertinence de cette attaque, et choisir de suspendre ou pas les travaux. Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a estimé sur Le Monde.fr, que la ville de Paris est dans une posture politique et que le recours «ne remet pas en cause le chantier qui a déjà démarré ».

  • VANVES ET GPSO : LA GARE DE GRAND PARIS EXPRESS, UNE OPPORTUNITE POUR LE CLOS MONTHOLON

    L’actualité est très interco depuis une semaine : Signature de l’accord cadre CDT (Contrat de Développement Territorial), nouveau site internet, Conseil Communautaire jeudi prochain à 18H30 à la mairie de Boulogne qui votera son budget 2012 sur lesquels le Blog reviendra.

     

    Le plus important est la signature de l’accord cadre CDT GPSO « Innovation-Technologie » qui  s’est déroulée en grande pompe à la mairie d’Issy Les Moulineaux la semaine dernière, en présence du ministre Maurice Leroy (Grand Paris), des préfets Daniel Canépa (Région), Pierre-André Peyvel (Hauts de Seine), les présidents du Conseil de surveillance (André Santini) et du Directoire (Etienne Guyot) de la SGP et les 7 Maires dont Bernard Gauducheau. Pierre Christophe Baguet président de GPSO a parlé d’un « grand jour pour GPSO ! Cet accord est la preuve que cette jeune communauté d’agglomération est devenu incontournable dans l’aménagement du Grand Paris où elle souhaite donner un signe fort ». Il a insisté sur le fait que GPSO permet de rattacher Paris à Saclay  « surtout lorsque Velizy Villacoublay nous aura rejoint avec Marnes La Coquette », leurs conseils municipaux devant se prononcer ces prochains jours. 

     

    Le préfet de Région Daniel Canépa a salué « l’extraordinaire compétence que vous avez montré pour aboutir à ce protocole d’accord » ainsi que « la rapidité et l’efficacité » des services de GPSO pour aboutir à ce « résultat haut de gamme ». Contrairement aux autres accords cadres – 10 auront été signés sur les  18 ou 19 qui auraient pu l’être avant les élections présidentielles constatait  le Préfet de région avec regret - qui ont demandé d’un an à 18 mois d’élaboration, celui de GPSO a demandé un mois pour le mettre au point. « Nous savions quelle était notre feuille de route, car nous en  avons déjà tellement fait sur ce territoire. Et nous travaillons depuis un an avec la SGP dans les Comités de pilotages (constitués pour les gares) » confiait l’un des collaborateurs de PC Baguet à GPSO. 

     

    « Ainsi ce contrat permet de positionner les 7 villes de GPSO dans l’environnement élargi du Grand Paris et de porter la stratégie de développement durable de ce territoire puisqu’il s’accompagne d’un Agenda 21 dont le programme d’actions a été approuvé le même jour »constatait GPSO dans un communiqué présentant le projet métropolitain de ce pôle métropolitain urbain et économique de taille critique que leslecteurs plus curieux peuvent retrouver sur le site internet de GPSO.

    Intéressons-nous plutôt à Vanves  qui se situe sur la plaine de ce territoire diversifié et contrasté avec ses fonds de vallées et ses côteaux en bord de Seine. « C’est une opportunité pour les quartiers résidentiels d’Issy-Vanves-Clamart au niveau de la gare Fort d’Issy/Vanves/Clamart où il faut préserver la spécificité de son tissu urbain en parlant d’évolution douce et de densification modéré » constataient André Santini et Bernard Gauducheau.

     

    C’est dans ce quartier du Clos Montholon que les vanvéens verront concrétement la traduction de cet aménagement du Grand Paris, de son métro automatique express avec ces gares. Sur les plans, elle se situera perpendiculairement  sous la gare SNCF de Clamart notamment sous cette rue menant au passage souterain piétonnier reliant Vanves/Issy à Clamart.   Autour de cette gare, à l’intersection de ces 3 communes, le tissu urbain dans un rayon de 500 m est majoritairement résidentiel avec des pavillons, de petites résidences collectives, plus diversifié à Clamart avec au rez-de-chaussée de ces petits collectifs, des commerces, des maisons de maîtres ou des hôtels particuliers, plus homogénes du côté d’Issy et de Vanves. Plusieurs opérations sont en cours ou prévus avec l’éco quartier du Fort d’Issy (1650 logements, 2000 m2 de commerces…), où s’est implanté le siége de la Direction Générale de la Gendarmerie nationale, l’éco quartier de la gare de Clamart (18 000 m2 de bureaux, 4000 m2 de résidentes étudiante, 400 m2 de commerces, 800 m2 de mocaux artisanaux…)…

     

    Les orientations d’aménagement autour de cette gare prévoit de préserver la spécificité de son tissu urbain en parlant d’évolution douce et de densification modéré du tissu pavillonnaire, d’ouverture des îlots notamment du côté d’Issy les Moulineaux, de liaisons entre les quartiers résidentiels, de jonction entre l’éco quartier du Fort d’Issy et l’éco quartier de la Gare de Clamart. « Compte tenu des caractéristiques de ce secteur, la comune de Vanves souhaite en préserver les spécificités urbaines et paysagères, tout en permettant une évolution maîtrisée du bâti, conformément aux orientations privilégiés dans le PLU » indique le document.

  • VANVES ET LE GRAND PARIS : faire connaître et adhérer les franciliens et les vanvéens au projet du Grand Paris

    Le Préfet de Région Daniel Canépa, a fait part ses derniers jours de son témoignage d’acteur du fait métropolitain qu’il vit quotidiennement avec la construction du Grand Paris devant des acteurs territoriaux européens. Une occasion de faire le point sur ce dossier qui concerne les vanvéens, notamment avec la gare du grand Paris Express au Clos Montholon mais aussi la densification de la petite Couronne dont fait partie notre commune, avec l’objectif de construire 70 000 par an. Et que suit de près le maire de Vanves comme conseiller régional et membre du bureau de Paris Métropole

     

    Le Préfet de Région a rappelé que le Grand Paris est avant tout une ambition politique forte -  Celle du Président de la République française, qui a souhaité engager ce chantier dès 2007 – qui  répond à deux objectifs : « Le premier est  de conforter notre attractivité dans la compétition mondiale des villes-mondes, aux côtés de New York, Londres, Singapour, Shanghaï et Hong Kong. Avec 12 millions d’habitants et 40 % de la recherche et développement française, le Grand Paris est à ce jour la troisième métropole au monde par les investissements internationaux. Mais la compétition est vive et il nous faut développer notre attractivité en s’appuyant sur le développement et la mise en réseau de pôles d’excellence à vocation mondiale ; notre ambition est de faire dix Silicon valleys à la française autour des thèmes de la santé, du développement durable, de la création artistique, de la logistique autour des aéroports, du développement urbain, de la recherche scientifique, de l’économie financière ou du renouveau industriel aéronautique et automobile. Le second est mettre la ville au service de la population, avec des transports, des logements et des services adaptés aux besoins de demain, parce que la « ville monde » de demain est aussi une ville de cohésion, de solidarité qui doit être facile à vivre ».

     

     « Le pari du Grand Paris est de changer de modèle de métropole, en passant d'une logique d'agglomération, avec son centre et sa banlieue, à une logique de ville polycentrique, dont les différents cœurs sont innervés par un réseau de transport performant. Il s’agit en somme de réunifier la région capitale et de la denisifier, de connecter des territoires qui ne communiquent pas ou très difficilement. Dans ce cadre, le rôle du représentant territorial de l’Etat est essentiellement un rôle d’ensemblier. Le cœur de l’activité de préfet de la région d’IDF depuis 3 ans consiste pour ainsi dire à construire des ponts entre des acteurs aux préoccupations parallèles, voire divergentes, à faire converger des politiques publiques élaborées au fil du temps, faire émerger des visions stratégiques sur les territoires d’avenir » a-t-il expliqué

     

    Il est revenu sur trois points.  « Tout d’abord la méthode employée pour mettre en œuvre ce projet inédit dans l’aménagement du territoire français : le Grand Paris est le fruit d’une concertation sans précédent avec les acteurs locaux », les habitants avec le grand débat public « d’une ampleur inédit » qui a aboutit à Grand Paris Express, les élus  à travers « la construction de nouveaux outils de planification pour donner aux territoires à fort potentiel les moyens d’exprimer toute leur identité », avec notamment les CDT  (Contrat de Développement Territorial) dont 4 seront signés cette semaine dont un à Issy les Moulineaux, mercredi : Le CDT  « Innovation Technologies » : « Ces contrats ont été créés de toutes pièces pour répondre aux besoins du Grand Paris ; ils ont à la fois une visée stratégique puisqu’ils fixent les grands axes de développement des 18 sites potentiels, répartis sur 10 territoires de projet identifiés dans le projet du Grand Paris, mais également une dimension très pratique et opérationnelle en détaillant les différentes opérations nécessaires au développement d’un territoire.  Le CDT embrasse par ailleurs tous les champs qui font la ville : à savoir les transports, l'emploi, le développement économique, la culture, le logement ou encore l'urbanisme. Enfin, au-delà de ces éléments de souplesse, il est surtout un accélérateur de procédures, de mise en synergie, de mobilisation, de réflexion et d'action. La dynamique de projet fait tomber les cloisonnements ».

     

    Ensuite, la responsabilité de l’Etat dans ce projet : « le représentant de l’Etat joue dans ce projet le rôle de garant de la cohérence des politiques publiques nécessaires à sa construction. En pratique, la réussite du projet passe par l’avancée de quatre chantiers transversaux dont j’assure le pilotage territorial dans le cadre d’élaboration des CDT » : l’avancée des chantiers d’aménagement associés à la construction du réseau de transport,  la construction de logements – «  Sans parler de pénurie à proprement parler, les tensions sont très fortes dans le secteur du logement et la dynamique de construction n'est pas suffisante » - la garantie de la soutenabilité du projet du Grand Paris dans la perspective de la Ville de l’après-Kyoto (dépendance énergétique de l’IDF, capacité des usines d’assainissement et d’alimentation en eau potable, futures filières d’élimination des déchets ménagers, approvisionnements et acheminement ds matériaux ncessaires à la construction de logements), et l’association des acteurs économiques.

     

    Enfin, la communication pour  « faire connaître et adhérer les franciliens et les investisseurs mondiaux au projet, en se donnant des marqueurs pour identifier le Grand Paris » car « au-delà des annonces sur les montants investis dans le projet du Grand Paris (32 milliards d’euros pour les seuls transports), l’adhésion au projet ne va pas toujours de soi. En effet, l’horizon de construction des 57 gares et 155 km de métro est encore lointaine pour les franciliens, mais aussi pour les investisseurs internationaux. Pour répondre à ce souci, s’est donc posée la question de la visibilité et de la valorisation du Grand Paris ».

     

    Et de présenter la stratégie de communication qui repose sur deux points :  « Une offre culturelle en cours de développement pour humaniser et favoriser le sentiment d’appartenir à une seule et même métropole » avec  l’organisation de commandes artistiques autour ou dans les gares, la présence d’œuvres d’art dans les gares en lien avec les grandes manifestations parisiennes, l’installation d’une tour Médicis dédiée à la création culturelle de haut niveau dans un quartier en très grande difficulté ». Et la création d’un label Grand Paris, « qui doit permettre de rendre plus visible la construction de la métropole autour de projets innovants, solidaires ou artistiques. 22 projets ont ainsi été décernés en février 2012 par un jury composé d’élus, d’architectes, de représentants du monde économique et de l’Etat » a-t-il expliqué tout en reconnaissant que « Cette partie de l’exercice n’est pas la plus simple, mais elle me paraît fondamentale pour contribuer à l’adhésion des franciliens au projet métropolitain et à l’intérêt des investisseurs français et étrangers ».