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VANVES ET LE GRAND PARIS - Page 37

  • VANVES ET LE GRAND PARIS : DU PLOMB DANS L’AILE

    Quelle semaine pour la Région Ile de France  qui a voté hier son budget de 4,8 milliards  d’euros après 3 jours de débat et  plus de 240 amendements, auquel a participé Bernard Gauducheau. C’est la fronde du côté des maires qui n’acceptent pas les conclusions du rapport Auzannet qui remet en cause le phasage du Grand Paris Express. Et c’est le blocage à Paris Métropole (lancé à Vanves voilà 8 ans) sur la gouvernance de la future métropole francilienne. Avec l’arrivée d’un nouveau préfet de Région Jean Daubigny, qui  aura fort à faire  pour décrisper les relations de la ville de Paris, de la Région et des maires avec l’Etat sur plusieurs sujets sensibles qui font la Une de l’actualité régionale ses derniers jours à la veille de Noël.

    Le Bureau de Paris Métropole – qui réunit prés de 200 collectivités territoriales franciliennes -  n’a pas pu remettre à JM Ayrault, Premier Ministre, leur livre blanc qui devait rassembler les propositions communes sur la gouvernance de la métropole francilienne, alors que la réforme de la décentralisation engagée par le gouvernement doit comprendre un chapitre sur le Grand Paris. Les discussions ont achoppé sur des clivages politique et géographique. Les élus UMP qui s’étaient concertés au niveau régional la semaine dernière,  étaient décidés à ne pas approuver le texte face au risque présenté par l’adjonction d'un nouvel échelon administratif aux compétences mal définies et entrant en conflit avec celles des collectivités existantes. « Alors que le gouvernement Ayrault s’apprête à présenter une nouvelle réforme territoriale qui renonce à s’attaquer au mal français du mille-feuille administratif, l’urgence n’est clairement pas à la création d’une nouvelle strate de technostructure mais de trouver les voies et moyens de réduire la bureaucratie pour apporter un service public toujours plus performant et moins coûteux à nos concitoyens ».

    Un clivage oppose, de plus, la région à la Ville de Paris, Bertrand Delanoë (PS) défendant la création d'une instance de gouvernance à l'échelle de la « zone dense », dont ne veut pas entendre parler Jean-Paul Huchon (PS), président de la région Ile de France. Le premier a tenté de défendre auprès des élus la création d'une instance de gouvernance ayant, à l'échelle du coeur de l'agglomération, des compétences en matière de logement, d'hébergement d'urgence, d'environnement, et à laquelle seraient contraintes d'adhérer les communes sous certaines conditions. Le second a finalement reconnu publiquement une divergence de vues : « Nous ne savons pas gérer le problème du logement efficacement si nous ne prenons pas en charge la petite, la grande couronne et Paris, c'est-à-dire l'échelon régional. Nous avons (à ce sujet) une divergence avec Paris (qui) sera arbitré par le gouvernement »explique t-on à Paris métropole.

     

    La parution du rapport Auzannet a suscité les plus vives inquiétudes parmi les élus franciliens de tous bords qui attendent un engagement politique et financier ferme de l’Etat pour la réalisation rapide de l’intégralité du Grand Paris Express (GPE). Cet expert parle d’un coût qui est passé de 20 à 30 milliards et d’allonger les délais de réalisations en proposant 3 scenarii et en changeant quelque peu l’ordre de priorités des tracés. « En préconisant de remettre à l’après 2030 des pans entiers du réseau envisagé, ce rapport bouleverse en profondeur le projet tel qu’il avait été conçu. Séquencer le projet c’est reproduire les erreurs du passé : construire des bouts de tronçons, sans cohérence entre eux, ne peut que conduire à l’asphyxie et à la saturation totale des transports. Plus grave encore, aux termes de ce rapport, de larges zones du territoire francilien risquent de se trouver dépourvues de moyens de transports modernes et efficaces, mettant ainsi en péril de nombreux projets de développement économique » explique t-on du côté de l’UMP qui a lancé une pétition auprès des élus franciliens pour sauver le Grand Paris. « On ne partage pas l’opinion de M.Auzannet qui ne correspond à la réalité des attentes et à l’accord Etat-Région » ajoutait on à gauche, notamment au FdeG/PC.   

     

    Les maires se sont d’ailleurs exprimé lors du Comité Stratégique de la Société du Grand Paris auquel a participé Bernard Gauducheau  le 14 Décembre dernier. Ils ont laissé transparaître un véritable sentiment d’inquiétude sur la mise en cause de la dynamique jusqu’alors impulsée pour la réalisation de GPE.  « Les suggestions et  les préconisations du rapport Auzannet sont, non seulement extrêmement éloignées des volontés traduites dans les accords intervenus entre l’Etat, la Région et les conseils généraux sur la réalisation de GPE mais, également, en totale contradiction avec les attentes traduites par leurs concitoyens, lors des multiples réunions publiques organisées dans toutes les communes » expliquent ils dans un communiqué. « C’est l’intégralité du réseau de GPE, tel qu’il a été défini par décret en Conseil d’Etat, qui doit être réalisé, dans des délais compatibles avec la légitime exigence des usagers des transports franciliens »

     

    Ils demandent la mise en œuvre du premier tronçon Pont de Sévres-Noisy-Champs – qui passe par Vanves au niveau du Clos Montholon où est prévu une gare, soit ouverte sans tarder et que les investissements soient engagés. Ils rappellent que « les implantations des gares ont été définitivement validées, que les études sur la conformité de GPE avec les PLU, ont été engagées et sont conclues pour certaines communes, que des discussions et des négociations foncières ont déjà été entreprises, et même achevés pour certaines,  avec les propriétaires privés et les collectivités ». Certains d’entre eux parlaient de fronde des maires pour amener « le gouvernement à confirmer le projet de GPE dans son intégralité, en écartant toute solution de priorisation inacceptable pour les territoires et les populations concernées, parce qu’elle compromettrait toutes les politiques conduites pour réduire les inégalités territoriales, économiques et sociales alors même que les premiers CDT sont arrêtés ».   

  • VANVES ET LE GRAND PARIS : Quand est-ce que des vanvéens pourront se baigner dans la Seine ?

    Il sera beaucoup questions de Seine et d’eau aujourd’hui grâce à deux rendez-vous importants auquel Vanves devrait participer, tout au moins  au premier, avec son maire ou son représentant : le 3éme Comité  de pilotage de la charte de l’eau  et du contrat de bassin du territoire Plaines et coteaux de la Seine centrale urbaine. Et un colloque  de l’association « Seine en partage » qui devrait aborder l’état des lieux, les objectifs pour arriver un jour à se baigner dans la Seine.

     

    Justement cette charte et ce contrat de bassin devraient y contribuer.  Un projet qui date de 5/6 ans dont l’idée a été lancé par l’association Espaces que les vanvéens connaissent bien,  même si elle n’est pas vanvéenne, car elle réalise un chantier d’insertion pour entretenir le talus SNCF le long de la rue J.Bleuzen. « Lors d’un forum de l’Agence de l’eau, nous avions évoqué la question de l’absence d’une instance de dialogue, de gestion de l’eau sur le cœur de l’agglomération pour gérer toutes les questions liées à l’eau. Le directeur des Rivières de l’agence de l’Eau a retenue cette idée et nous a proposé d’étudier la faisabilité d’un SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) sur la zone Seine centrale. Nous avons consulté l’ensemble des collectivités locales partenaires d’Espaces qui ont validé le projet, sachant que l’on ne souhaitait pas que cela soit un SAGE » raconte Yan Fradin, son directeur.

     

    Une étude a été menée en 2009-10 qui a permis de retenir une zone comprise entre l’embouchure de la Marne et la Confluence de l’Oise, et de décider de travailler sur une charte de l’eau  et un projet de contrat de bassin qui fédérent tous les acteurs. « Ce 3éme comité de pilotage permettra de présenter  le projet de charte mis au point  par un groupe de travail pour qu’il puisse être adopté par chacune des collectivités locales ». Il  est construit autour de 5 objectifs majeurs : Connaître et protéger la Seine en développant la culture du risque en relation avec les crues et les étiages, en sensibilisant à la préservation et à l’attente du bon état des milieux aquatiques. Préserver la ressource en eau et améliorer sa qualité (réduire et contrôler les rejets polluants, renforcer la surveillance et la protection, favoriser les économies d’eau potable). Rendre la ville plus perméable et s’inscrire dans le cycle naturel de l’eau. Restaurer la Seine et les milieux aquatiques. Mettre l’eau au centre de l’aménagement du territoire

     

    Ce  Comité de pilotage permettra aussi de lancer l’étude et la rédaction du Contrat de Bassin pour faire remonter toute une série d’actions pour les six ans qui viennent, avec l’objectif de contribuer à atteindre le bon  état écologique de l’eau en 2015-16. Il reconnait que « c’est une action très institutionnelle, mais l’objectif est de créer une dynamique liée à la qualité de l’eau.  De nombreuses actions lourdes sont menées par le SIAAP, des collectivités territoriales comme le conseil général des Hauts de Seine, la Ville de Paris, des communautés d’agglo. L’enjeu, très concrétement, est de renforcer la coordination, de gérer l’amont/l’aval alors que chacun voit plutôt ce qui le concerne, et de donner vis-à-vis des habitants et des acteurs, les enjeux de la dynamique qui vont permettre de faire plus et mieux, même si chaque acteur pense faire bien. Il suffirait de faire plus et différemment pour faire encore mieux. Avec pour enjeu, le bon état écologique ».

     

    Evidemment tous pensent à cette promesse de Jacques Chirac lorsqu’il était tout jeune maire de Paris : Se baigner un jour dans la Seine : « C’est une gageure qu’on évoque depuis des années, souvent en souriant. Mais aujourd’hui, il ne s’agit plus d’une utopie. Non seulement les riverains veulent, plus que jamais, se réapproprier leir fleuve, mais il faut aussi constater, piyr s’en réjouir que les choses se sont bien améliorées ces dernières années. La Seine n’est plus un égout à ciel ouvert, les berges ne sont plus des décharges sauvages. Certes tout n’est pas encore parfait. Mais les poissons – meilleurs indicateurs de la qualité de l’eau reviennent et de nombreuses communes ont fait des efforts considérables pour aménager leurs rives » indique t-on du côté de l’association « Seine en Partage » qui y met deux conditions : Quand la qualité de l’eau sera redevenue totalement satisfaisante comme l’exige la réglementation européenne grâce à une directive cadre européenne (DCE) sur l’Eau que la France va avoir énormément de mal à respecter avant 2027, malgré  deux reports autorisés par la Commission Européenne à 2021 puis 2027 sous réserve que quelque chose soit fait. « Et on ne sait pas si la France ne va pas devoir payer des pénalités importantes  pour son retard ! ». Enfin, quand les berges auront été déblayées, nettoyées de tous les déchets que certains abandonnent  et qu’elles auront été aménagées.

  • LES RENDEZ-VOUS A VANVES D’UNE SEMAINE DES CHANTIERS : A.BRIAND, GRAND PARIS, SDRIF

    Quel week-end contrasté. Un samedi pluvieux pendant lequel la braderie pour Bout’choux a fait un tabac à la Palestre : 40 inscrits et des tas de visiteurs et acheteurs. « On a fait affaire ! » reconnaissait un pére de famille et supporter du PSG qui n’a pas pu voir en direct le match contre Rennes en fin d’après-midi, sauf quelques minutes à la fin  de la première mi-temps. « L’idée est venue lors d’une réunion. Une enquête auprès des méres de familles a montrée que l’idée était bonne. D’autant plus que les vêtements chez les bout’chous ne durent pas longtemps » expliquait Bernard Ollivier Président du Syndicat d’Initiative organisateur de cette manifestation qui sera ré-édité. Un dimanche plus ensoleillée qui a fait réagir quelques uns des clients du Tout Va Mieux à l’heure du café ou de l’apéritif avec tous ces vanvéens sur la place de la République à la sortie de la messe : « C’est rare de voir cela » ailleurs » reconnaissait l’un d’entre eux attaché à la dimension humaine de notre commune, en confiant qu’il avait plutôt préféré vivre en province, lorsqu’il s’était installé à Vanves. Il a changé d’avis depuis. L’après-midi, la place était rempli de jeunes avec des parents autour du manége, et quelques militants UDI qui déjeunaient très tardivement après leur congrés constitutif à la Mutualité      

     

    Lundi 22 Octobre 2012

    A l’Hotel de Ville : AG de la LICRA de Vanves présidée par Monique Abecassis

    Mardi 23 Octobre 2012

    A 19H30 à l’ex-école maternelle provisoire rue A.Briand : réunion du comité de suivi d’Aristide Briand, instance de concertation inédite rassemblant des sentinelles, c'est-à-dire des citoyens volontaires qui résident à proximité des chantiers en cours, des élus, des responsables de services municipaux sous la responsabilité d’un coordinateur chargé des relations et du suivi des actions en directions des entreprises et des promoteurs.

    A 20H à Malakoff : Débat public organisé par Paris Métropole sur « Demain ? Quel Grand Paris ». Ce syndicat d’études qui regroupe 202 collectivités de l’agglomération parisienne dont Vanves où s’est tenue sa réunion constitutive en 2004, a entamé un processus de réflexion-proposition sur la gouvernance de la métropole-capitale, car son évolution est inscrite à l’agenda des prochains mois avec l’acte III de la décentralisation. Le film qui ouvrira cette réunion réalisé à partir d’interviews de franciliens montrera que l’organisation du Grand Paris n’est pas adaptée aux défis de notre époque.  « Il s’agit donc d’imaginer ensemble les évolutions nécessaires. Et ce débat public – organisé à travers plusieurs réunions publiques – constitue une étape capitale dans le processus démocratique d’évolution de notre métropole. Sa réussite repose sur la mobilisation effective du plus grand nombre de citoyen »

    Mercredi  24 octobre 2012 :

    A 14H30 au Conseil Régional :Bernard Gauducheau participe à une séance plénière exceptionnelle consacrée au Schéma Directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF). Les maires comme lui sont très concernés, car le SDRIF qui est devenu prescriptif,  trace un cadre pour tous les PLU qui devront être révisé et définit des zones de constructions de logements mais aussi d’équipements, d’aménagements d’espaces verts…. Jean Paul Huchon s’est voulu rassurant en expliquant  que « le Sdrif ne prétend pas dessiner chaque pâté de maison dans plus de 1200 communes mais il peut fixer l'urbanisation « à cent mètres près pour les vingt ans à venir ». Tout en ajoutant que « les élus locaux auront à décliner le SDRIF en acte sur le terrain, tout en restant maître de leurs permis de construire, mais avec leurs contraintes (zones inondables, boisées…) ».

    Jeudi 25 Octobre 2012

    A 9H30 au conseil Régional : Poursuite du débat sur le SDRIF

    A 20H au restaurant Les Platanes : La section UMP de vanves organise une soirée « Moules-Frites » pour regarder sur France 2 le débat fillon-Copé

    Samedi 27 Octobre 2012

    A 20H au gymnase Bec (Meudon La Forêt) : Match de handball Vanves-Gravelines