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VANVES ET LE GRAND PARIS - Page 41

  • LA VIE EXISTE A VANVES EN DEHORS DES PRESIDENTIELLES : LIVRE, POESIE, ARTDANTHE POUR CE WEEK-END

     

    « Vous pouvez éteindre la TV, la Radio, fermer le journal, arrêter de surfer sur le web, de twiter… pour reprendre une vie normale »…et penser autre chose qu’à l’élection présidentielle…pour parodier le PPDA des « Guignols ».  Même si c’est très difficile à quelques jours du passage à la période d’égalité de paroles, après le dépôt  des signatures des maires pour le parrainage des  candidats. Le PS lance (de nouveau) sa campagne présidentielle avec « 3H d’ouverture Samedi Après midi peu être pour (re) lancer la campagne Hollande. L’UMP inaugure l’ouverture de sa permanence désormais le dimanche matin à l’heure de la messe et du tiercé…avec le « petit blanc ». L’extrême gauche se mobilise pour la grande marche de Jean Luc Mélenchon vers la Bastile Dimanche à laquelle participeront des vanvéens bien sûr.  Pendant ce temps là, des vanvéens s’intéresseront aux poésies, aux livres, à la danse contemporaine…. Revue de détails à défaut de presse. Même si  c’est difficile !

     

    Vous pouvez aller visiter le salon du livre accueilli au parc des expositioons, tout à côté de  Vanves et découvrir pour la 8éme année, le stand de l’Ile de France inauguré hier soir par JP Huchon et J .Dray VP (Culture) : « Malmenée par la crise économique, la librairie indépendante n’en continue pas moins d’être un maillon essentiel de la chaine du livre. C’est pourquoi la Région continue de défendre l’édition indépendante et les revues en accueillant cette année dans « sa grande librairie » une centaine d’éditeurs et l’Observatoire du livre et de l’écrit, ainsi que le MOTif, observatoire régional du livre et de l’écrit, chargé de développer le lien entre les métiers du livre » explique t-on  au service de presse de la Région.  Au tout début, l’un des éditeurs indépendants installé à Vanves, y participait, les Editions du Bout de la Rue, avec certains de ses auteurs qui sont venus dédicacer au salon.

     

    La Région  s’est donnée pour priorité cette année de favoriser la participation des lycéens franciliens à ce rendez-vous, en distribuant 6 000 chèques-lire, d’une valeur de 12 € chacun, aux lycéens inscrits pour une visite du salon avec leur classe, en espérant que Michelet comme St Ex et Dardenne en ont profité. Depuis Septembre 2011, elle a proposé aux lycéens et apprentis de rencontrer la littérature contemporaine et ses auteurs, en participant à la sélection des lauréats d’un tout nouveau prix littéraire des lycéens, sous la forme de huit forums départementaux. Elle a ainsi  permis aux jeunes de lire une sélection d’ouvrages (40), de confronter leurs points de vue et de rencontrer des auteurs. Les huit lauréats du prix lycéen, un par département francilien, seront désignés au Salon, aujiourd’hui, lors du forum régional réunissant 1 200 lycéens.

     

    Plusieurs rencontres sont prévues sur de nombreux thémes sur ce stand francilen : « Comment s’écrit une BD à l’heure du numérique ? » et « quels circuits de formations pour les métiers du livre » cet aprés-midi,  « Audiographie, naissance d’une collection  Ed.EHESS » le 17 Mars au matin, « L’argent des autres, du roman à l’écran » le 18 Mars après midi sachant que la Région vient de voter une nouvelle aide à l’écriture de scénarios, «  Zone de turbulences »  le 19 Mars après-midi, sur les effets de l’augmentation de la TVA, l’arrivée du numérique : «  Les libraires indépendants ne manquent pas de défis à relever pour survivre… En plus de ses aides existantes, la Région s’apprête à mettre en place un fonds d’urgence et réfléchit aussi avec les libraires à de nouvelles actions » indiquaient hier soir, Julien Dray et Serge Guérin, Président du MOTif qui ont rappelé  qu’ils ont lancé en décembre dernier, une pétition pour demander au gouvernement de renoncer à la hausse de la TVA sur les livres (de 5,5 à 7%).  « Un fonds régional de soutien doté de 250 000 euros a d’ailleurs été créé depuis, afin d’aider les libraires indépendants touchés par la crise et la décision gouvernementale. Un système de prêt bancaire dont la Région se portera garant sera par la suite mis en place en leur faveur ».

     

    A Vanves, la ville rendra hommage aux contes et aux poétes à l’occasion du « Mois du Poête » avec deux manifestations : « Contes et poésies » à 17H Samedi au Biblio Club par le service Inter Générations, « Rencontres poétiques » à 16H le 11 Mars par l’association « Rives Méditérranéenne » avec des animations musicales proposées par le service Inter Génération le 14 Mars à la Maison de retraites Larmeroux et l’Espace Murillo le 21 Mars. C’est déjà pas mal, mais voilà, fini les hommages à Philippe Desportes, grâce à  des après-midi de lectures de poémes et de chansons organisée voilà peu tant au Relais de Vanvres qu’à la Galerie Saint Remy,  à partir du recueil  collectif « printemps des poètes vanvéens ». Rappelons simplement que Philippe Desportes a énormément marqué son époque et a été oublié par Vanves et ses responsables culturels, alors que certains vanvéens essaient de rappeler le souvenir et l’œuvre dans un lieu proche de la propriété qu’il habitait à l’emplacement du prieuré Saint Balthilde, en espérant un jour inaugurer une plaque à l’angle des rues Vieille Forge et d’Issy avec la place du Val.

  • VANVES ET LE GRAND PARIS DANS UN DEBAT QUI SE PRESIDENTIALISE ET METROPOLISE

    Le Grand Paris devrait vite revenir sur le devant de la scéne malgré ou peut être grâce à la campagne présidentielle qui a pris ses derniers jours un ton très vif. Plusieurs initiatives ont été lancée ses derniers temps qui font débat et sur lessquels ont réagis les maires concernés dont celui de Vanves.

     

    Ainsi le président de la Région et le Maire de Paris ont publié dans Le Monde, une tribune plaidant en faveur de la création d’une autorité organisatrice du logement qui réunirait la Région, Paris, les départements, les intercommunalités, aux côtés des acteurs de la profession et de l'Etat,  en lien avec Paris Métropole, syndicat mixte d'études regroupant 196 collectivités dont 143 communes, 7 départements, la région IDF et des communautés d'agglomération : « Nous voulons établir dans un délai de deux ans un plan de l'habitat qui fixe pour les années à venir les objectifs globaux et leurs déclinaisons territoriales en matière de construction de logements, de développement du parc de logements sociaux, d'actions en faveur des populations défavorisées, de lutte contre l'habitat insalubre » détaillent-ils en expliquant que cette autorité  serait doté d’une compétence générale de programmation sur l’ensemble de son territoire, avec la capacité de financer, mettre en œuvre des projets structurants,  de se substituer aux collectivités locales défaillantes avec droit d’intervention…. Evidemment, du côté des maires, cela tangue, et surtout de l’AMIF (Associaton des Maires d’Ile de France).

     

    Quant au maire de Paris, il veut aller vite sur le Grand Paris en consacrant le 2éme semestre 2012, après les présidentielles et les législatives à un grand débat citoyen sur la question métropolitaine, car son objectif est de faire évoluer ce syndicat mixte  d’études de Paris Métropole en une confédération métropolitaine. Elle  réunirait Ville de Paris-région Ile de France-départements-communes franciliens, intégrant ainsi tous les niveaux de collectivités, et aurait compétence dans le développement durable, la lutte contre l’effet de serre, le logement. « On ne crée pas une instance qui priverait les collectivités locales de leurs compétences » prévient Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris qui parle d’un systéme à deux niveaux : Une assemblée générale  ou formation plénière (avec les 200 élus actuels de Paris Métropole) avec attribution de voix à chaque membre en fonction de leur poids démographique. Et une instance exécutive sorte de  G30 ou 40 regroupant ville de Paris-Région Ile de France  et grosses communautés urbaines comme GPSO, soit 30 à 40 élus … Avec la création d’une autorité métropolitaine du logement, d’un Conseil de développement économique et durable, d’une agence métropolitaine du Climat , d‘un SAMU social d’échelle métropolitaine, d’un fonds d’investissement métropolitain…

     

    Là aussi, certains maires ne sont pas d’accord comme Philippe Laurent (NC), maire de Sceaux qui pense malgré tout qu’il faut franchir une nouvelle étape, « en ne manquant pas la fenêtre de tir de l’après présidentielle, car c’est sans doute là que tout va se jouer ! ». Il propose d’aller plus loin : « Paris Métropole doit évoluer, vite, vers une communauté urbaine qui donne aux maires toute leur place et dote la métropole d’un pouvoir clair et légitime ». Et d’expliquer que « dans toutes les agglomérations de France, ce qui marche, c’est la colaboration entre les maires, le schéma de la communauté urbaine par exemple, dans lequel chaque commune est prise en considération et où se dégage un fait majoritaire. Il n’y a pas d’autre moyen de construire durablement ensemble ». Ainsi il préfére que l’on s’achemine « vers une forme de communauté urbaines avec un  vrai patron qui soit légitimé par les maires de l’agglomération eux même et qui prenne véritablement en main la politique d’investissement en matière de transport, d’aménagement du territoire et de logement plus que jamais indispensanle au territoire métropolitain ».

     

    Bernard Gauducheau (NC), maire de Vanves a aussi donné son avis récemment  dans la Gazette des Communes sur la nouvelle gouvernance de la Métropole parisienne : «  Je pense que le seul scénario à l’heure actuelle qui pourra faire émerger une solution durable passera par une phase de concertation avec une date butoir pour une réelle mise en œuvre d’une transformation de notre système administratif. Certains élus franciliens ont des positions très tranchées, voire radicales, sur ce sujet. Je pense que le consensus aura de meilleures chances de faire aboutir un scénario crédible dans les années à venir. Pas de nouvelle couche administrative pour Paris Métropole » explique t-il en ajoutant : « Le syndicat Paris Métropole pourrait être au cœur de cette réforme et servir d’outil consultatif pour qu’un nouveau fonctionnement de la métropole parisienne soit mis en œuvre à l’horizon 2014. Mais ce syndicat ne doit pas devenir une nouvelle couche du millefeuille administratif comme cela risque d’être le cas suite aux annonces de Bertrand Delanoë, maire de Paris le 6 février 2012, proposées sans en discuter avec les élus de Paris Métropole. Si cet organe venait à être doté de compétences propres alors il rentrerait en concurrence avec les autres collectivités et Paris renforcerait son hégémonie par une décision prise sans concertation ».

     

    En tous les cas,  le groupe centriste du Conseil Régional baptisé ARES auquel appartient Bernard Gauducheau,  qui n’en manque pas une, a  interrogé Jean Paul Huchon lors de sa derniére réunion du 16 Février, pour savoir « si la Région n’était pas en train d’être mise à l’écart du processus de métropolisation » en citant le projet de fermeture des voies sur berges (à Paris)  et la communication du maire de Paris sur la gouvernance de Paris Métropole « où la Région est rayée de son cadre d’analyse, la renvoyant aux seuls transports ». Piqué au vif, JP Huchon a répondu qu’il « ne croit pas que la Région soit absente. On le voit avec le SDRIF. Personne ne remet en cause ses capacités ! ». Et de citer le Plan de Déplacements urbains régional, la propositon d’une autorité régionale du logements etc…

  • LE COMMERCE A VANVES ET DANS LE GRAND PARIS CONNAIT UN REGAIN ET DES MUTATIONS

    Curieusement, alors que la question du commerce fait généralement débat entre la majorité et l’opposition municipale qui ne partagent pas la même vision de l’animation commecial, le renouvellement du partenariat entre la ville et la Chambre de commerce et d’Industrie de Paris/Hauts de Seine (CCIP/92) n’a donné lieu lieu à aucun débat, ni échanges lors du dernier conseil municipal du 8 Février 2012, sauf quelques déclarations. Fabian Estellano (PS) a même salué les avancées concernant la signalétique, l’état des lieux demandé en souhaitant que cela aille vite. Jean Cyril Le Goff (PS) a même félicité la Manager du Commerce pour son travail. Il est vrai que l’euphorie gagne les élus vanvéens avec l’arrivée de Picard voilà maintenant plus de deux semaines, les travaux engagés au Tout Va Mieux qui devrait être agrandi et accueillir un restaurant italien (et non une pizzeria), l’installation de la laverie automatique prés du Bistroquet, l’arrivée d’un magasin Bio au rez-de-chaussée du nouvel immeuble de la rue de la République… Et le prolongement de l’aide du FISAC pour aider les commerçants à rénover leur commerce, ceux-ci ayant reçu un courrier du Maire ces derniers jours  à ce sujet.

     

    Plus de 100 000 commerces de proximité ont été recensé par la CCIP dans le Grand Paris (Paris et les 3 dépatements de la Petite Couronne). Il apparaît qu’entre 2002 et 2011, le nombre de commerces actifs a augmenté d’environ 1%, dépassant maintenant les 106 000 dont 17 300 dans les Hauts de Seine. Cette dynamique s’est même renforcée depuis 2008. De plus le taux de vacance est en très forte baisse sur la même période (-13,8%), sachant que les Hauts de Seine ont connu la plus forte baissse depuis 2002 (-25,7%). La densité commerciale est la plus élevée à Paris  (27,3 pour 1000 habitants) et elle est également relativement importante dans les villes jouxtant la capitale, sachant qu’elle atteint 11 pour 1000 habitants dans les Hauts de seine.

     

    La tendance générale de ces trois dernières années a été à la restructuration commerciale dans le Grand Paris malgré un contexte économique toujours difficile : La CCIP a noté une forte progresssion des agences immoblières (17,7%), des banques (+13%), des téléphones Discount surtout (+408,9%). Si le secteur des cafés-restaurants a connu une dynamique positive (+6,3%), la tendance est portée par la restauration rapide (+47%), la restauration traditionnelle restant stable. Les ouvertures de restaurants ethniques ou thématiques sont nombreuses, répondant souvent à un fort besoin comunautaire. Dans le commerce alimentaire qui se maintient (+0,7%), ce sont les supéretes qui ont explosé depuis 2002 (+397,6%) dans le Grand Paris, +40% dans les Hauts de Seine) surtout depuis que le seuil d’autorisation préalable à une implantation commerciale est passé de 300 à 1000 m2 en 2008, et le développement des nouvelles enseignes de proximité créées par les grands groupes (SuperMarket sur le Plateau à la place de Champion).  

     

    Ells ont compensé la stagnation des activités du commerce traditionnel. Le commerce alimentaire de « niche » s’est également développé avec les magasins Bio (+80%), les commerces de surgelés (+21%) - ce qui est le cas à Vanves -  et des chocolatiers (+36%) dans les Hauts de seine. La CCIP a relevé la création de nouveaux marchés non sédentaire notamment l’après midi et le soir dans les Hauts de Seine (17 en 2011 au lieu de 8 en 2012), mais de plus petites tailles. A Vanves, il n’a pas pris car il n’était pas situé proche d’un moyen de transports en commun comme à Mairie d’Issy (Mercredi et vendredi) ou Corentin Celton (Jeudi).

     

    Le commerce non alimentaire est en recul de 3,9% : l’équipement de la maison (-18,9%) et les loisirs/cultrre (-10,1%) sont les deux secteurs les plus touchés alors que l’offre en produits/santé s’est renforcée (+9,6%), du fait de changements d’usages (développement de l’e-commerce notamment). Le secteur des services aux personnnes (blanchisseries-pressing, cordonneries, retoucheries, réparation « minute » s’inscrit dans cette tendance (-8%).