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  • LETTRE OUVERTE DU COLLECTIF 4 SEPTEMBRE AU MAIRE DE VANVES CONTRE LA TOUR HOTELIERE

    «Ce n’est pas parce qu’on vote un PLU à 35 m qu’on est obligé d’accepter un permis de construire à cet hauteur» a écrit au maire de Vanves l’association du Collectif du 4 Septembre, en reprenant une expression du maire adjoint chargé de l’urbanisme d’Issy les Moulineaux. Ce Collectif  regroupe des habitants attenant au parc des expositions de la porte de Versailles, de Vanves et d’Issy les Moulineaux fermement opposés au projet MixCité de la société Viparis, gestionnaire du parc, et qui ont réagi avec une lettre ouverte au Maire de Vanves, le 24 Novembre après avoir pris connaissance des décisions du conseil municipal du 15 Octobre dernier qui a donné un avis favorable à la révision de son PLU permettant cette construction

    «Le projet MixCité  consistait, lorsqu’il a été présenté aux riverains, en la construction de deux hôtels à Vanves (rue du Moulin face à l’hôtel Mercure) et à Issy les Moulineaux (angle des rues du 4 Septembre et Ernest RENAN),  de 13 000 m² de bureaux et d’une résidence de type co-living avec 500 logements, le tout le long de la rue du 4 Septembre. Face aux protestations des résidents, y compris auprès des deux mairies concernées, les projets de bureaux et de résidence ont été suspendus (le caractère provisoire ou définitif de cette suspension n’ayant pas à ce jour été confirmé). En revanche les deux hôtels soutenus avec enthousiasme par les deux mairies devraient pouvoir obtenir sans difficultés les permis de construire» constate René Lory, président de ce collectif.

    «Cependant, leur construction nécessite, dans les deux cas, une modification des hauteurs maximales autorisées par les actuels plans locaux d’urbanisme (PLU), nécessitant l’engagement d’enquêtes publiques préalables à ces modifications : 35 mètres au lieu de 25 m pour Issy les Moulineaux ; mais à ce jour aucune enquête publique n’a été lancée ; seule un comité spécifique à ce projet a été organisé par la mairie d’Issy en présence du DG de Viparis qui s’est contenté de confirmé la mise en œuvre de ce projet d’hôtel de 35 m et en rejetant toute possibilité de limiter cette hauteur à 25 m à la demande des riverains. Pour Vanves, les vanvéens ont pu découvrir l’engagement d’une enquête publique par GPSO (délégataire du PLU de Vanves en particulier) qui s’est déroulée du 21 septembre eu 15 octobre, pour une modification du PLU sur une zone dite «périmètre de hauteur spécifique», modification permettant de passer la hauteur maximale de 15 m à 37 m, soit la capacité de construire un hôtel de 12 étages nettement plus haut que le Mercure ou le Mama Shelter et le SOFITEL (porte de la Plaine), d’une hauteur de 7 à 8 étages. Toutes les observations d’habitants adressées au commissaire enquêteur sur la plateforme dédiée étaient unanimes pour rejeter un tel projet et pour les moins opposées demandaient de limiter la hauteur à 25 m (hauteur de l’hôtel Mercure). Le 15 octobre, le conseil municipal a été réuni pour donner un avis (parmi d’autres sujets à l’ordre du jour) sur cette modification n°2 du PLU de Vanves, avis qui sans surprise a été voté favorable par une majorité de conseillers municipaux. Ce qui nous a choqué, c’est le compte rendu qui en a été fait dans le magazine de la mairie « Vanves Infos » du mois de novembre, magazine censé être très largement lu par les vanvéens» précise le président de ce collectif,  en ajoutant : «C’est ce compte rendu qui a motivé la «Lettre ouverte» que j’ai adressée au Maire de Vanves au nom de l’association» à la fin Novembre.

  • VANVES ET LES MUNICIPALES PAR LE PETIT BOUT DE LA LORGNETTE : Les surprises du PLU qui expliquent la densification en cours

    « Nous savons que cette vague importante de constructions découle de changements du Plan Local d’Urbanisme (PLU) établi en 2011 et renforcé 2015 : il permet la construction sur la totalité d’une parcelle acquise, sans maintien de jardins ou vision de l’environnement architectural » indiquait l’association de défense des riverains de la rue Marcheron dans une lettre ouverte aux candidats aux élections municipales de Vanves au début de l’année, où elle demandait un moratoire de la construction. Et ses membres qui ont décortiqué le PLU  ont fait des découvertes intéressantes à partir des documents consultables à la mairie ou sur son site internet  qui confirment la volonté de densification de la municipalité sortante, sachant que les permis de construire sont bien signés par le maire, et non par instruits par l’intercommunalité que ce soit la Métropole du Grand Paris ou GPSO

    Tout d’abord, ils ont découvert que le PLU de Vanves comme le PLH de GPSO indiquaient la construction de plus de 500 nouveaux logements entre 2015 et 2020, soit 90 par an. La mairie en a autorisé plus de 900 pour la seule année 2019, soit 10 fois plus comme ils ont pu le constater en regardant ce qui était affiché à la mairie

    Ensuite, ils ont découvert dans une annexe du PLU (document réglémentaire), impossible à lire et à comprendre,  qu’il est demandé, pour respecter le COS du Grand Paris que les espaces verts en terre plein représentent 10% sur un terrain constructible. Mais une modification est intervenue enlevant cette obligation pour tout terrain de moins de 200 m2 (au lieu de 100 m2 auparavant), mais surtout pour tout terrain à l’angle de plusieurs voies. Ainsi le promoteur peut acheter  (à prix d’or) une maison ou un immeuble d’angle, avec les bâtiments de chaque côté, avec la possibilité de construite à 100% sur le terrain, sans aucun arbre, ni pelouse. Et à Vanves, comme hasard, tous les réalisations ou projets comportent un angle : Immeubles Legendre et devant la mairie, OGIC et Care Promotion, derrière, à l’angle Marcel Martinie/René Sahors , immeuble MDH, réalisé  à l’angle  des rues de la République et Raymond Marcheron  face à l’école primaire Larmeroux,  Résidence à l’angle des rues Pruvot et d’Issy, les projets First à la gare Vanves-Malakoff,  Franco-Suiis av de la paix/Av de Général de Gaulle, mais aussi à l’angle Gabriel d’Estrée/Jullien etc….avec des balcons qui dépassent les trottoirs comme c’est le cas devant la  mairie

    Enfin, il est demandé dans le cadre du PLU, d’améliorer et d’entretrenir l’existant, c’est-à-dire valoriser son patrimoine, sachant que 5% de son habitat est dans un état médiocre, plus que la moyenne départementale, expliquant le nombre de logements vacants (8%) dont pour certains, l’état ne permet pas une location. L’ADRM a quelques craintes sur certains pavillons de l’avenue A.Fratacci, ceux de la Villa Dupont sur laquelle des rumeurs circulent, et qu’elle souhaiterait voir réhabiliter, mais aussi sur le centre des Impôts avec ce cédre du Liban (sur la photo) devant et un beau un jardin derrière

  • VANVES ET LE GRAND PARIS EXPRESS - 1) LE CHANTIER DE LA GARE FORT D’ISSY/VANVES/CLAMART

    La ligne 15 Sud, entre Pont de Sévres et Noisy Champs a donc été déclarée d’utilité publique par un décret paru dans le J.O. du 27 Décembre 2014. Occasion de s’intéresser à ce que dit le rapport du Commissaire enquêteur et sur ce qu’ont inscrit comme observations les riverains de la gare du Fort d’Issy/Vanves/Clamart dont certains ont créé une association (ARGC) qui se sont sentis concernés.  Le rapport a constaté que chaque maire (des villes concernées)  a insisté pour que le nom de sa commune soit indiqué si le nom des autres l’étaient à moins d’un autre nom comme celui du quartier « Clos Montholon » comme l’a suggéré Bernard Gauducheau, maire de Vanves. Pour la petite histoire, il ne fallait pas que le nom de Clamart apparaisse en premier dans la mesure où son ancien maire socialiste n’avait rien fait pour obtenir cette gare qui n’était pas prévu au départ, contrairement à son collègue centriste de Vanves qui peut en porter la paternité avec l’aide d’André Santini (UDI), président du Conseil de Surveillance de la SGP (Société du Grand Paris)

    Le projet du futur tronçon traverse le territoire vanvéen sur une quarantaine de mètres au niveau de la point sud ouest de la commune, à l’intersection de la rue du Clos Montholon et de l’avenue du Général de Gaulle, juste à l’entrée de la gare souterraine, aménagée sous la gare de Clamart (ligne Paris-Montparnasse). Le PLU a été révisé à cette occasion notamment pour que le chapitre consacré aux transports collectifs dans le rapport de présentation en fasse mention et décrive les principales caractéristiques. Seul l’article 12 de la zone UD a été modifié afin de permettre, pour les construction et installations nécessaires au RTGP (Réseau de Transports du Grand Paris), d’apprécier les capacités de stationnement en fonction des besoins estimés de la construction.

    La commune de Vanves a demandée que « les inquiétudes légitimes exprimées par les riverains sur les nuisances soient prises en compte ». Le Maire de Vanves dans un courrier au Président de la Commission d’enquête a souhaité que « des réponses claires soient apportées sur le déroulement du chantier (nuisances sonores, conditions d’évacuations des déblais, risques de mouvements de terrains et fissures des constructions) ». D’ailleurs sur le chantier, les problématiques soulevées concernent tout d’abord son organisation et surtout la limitation de son impact sur le quotidien des habitants ; Ensuite les risques liés à l’instabilité du sol avec l’apparition de fissures, un riverain de Vanves demandant la mise en place de moyens de surveillance, un autre insistant sur le Référé avant travaux ;  Enfin  les gênes temporaires à la circulation et à l’accessibilité « en toute sécurité » des piétons à la gare existante. 

    La SGP qui a répondu au Maire de Vanves, a insisté sur le mode de réalisation du tunnel par tunnelier qui permet d’éviter au maximum les impacts sur les territoires contrairement à d’autres techniques de réalisation de tunnel comme la tranchée à ciel ouvert. « Le creusement du tunnel sera opéré en toute sécurité, grâce  à une distance suffisante entre le haut du tunnel et les fondations des bâtis de toute nature ». La SGP a travaillé depuis de longs mois avec RFF pour trouver une solution ferroviaire pour l’évacuation des déblais, mais une partie devra l’être par camion pour rejoindre un port de la Seine où ils seront évacués par péniches. SNCF PROMIXITES a fait une proposition d’aménagement d’une véritable installation embranchée en gare de Clamart, sans interface, avec le fonctionnement de la gare Montparnasse (et de son avant-gare qui s’étend sur Châtillon/Montrouge) afin de  permettre de tripler (3 trains par jour au lieu de 1), les trains d’évacuations des déblais et d’acheminement des voussoirs.  Comme pour toutes les gares, la SGP établira un plan de management environnemental chantier dans lequel toutes les phases de chantier seront analysées. Enfin, elle  prévoit une signalétique particulière pour se repérer et se déplacer. « Une communication adaptée au chantier sera mise en place accompagnant chaque phase de travaux et ses éventuelles nuisances ».

    Le commissaire enquêteur insistait sur le fait que «  la SGP devra poursuivre les études et la reconnaissance du terrain pour affiner (en plan et en profil en long) la position du tunnel en sortie de gare Fort d’Issy-Vanves-Clamart ». Elle devra étudier la proposition de la SNCF « d’aménager une véritable installation embranchée en gare de Clamart permettant de tripler les possibilités d’évacuation des déblais et d’acheminement des voussoirs à partir de cette gare de marchandise moyennant un surcoût de 10 à 12 M€ »

    A SUIVRE