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Aménagement local - Page 2

  • WOODEUM/ BRANCION: LE MAIRE PRECISE SA VISION SUR L’AMENAGEMENT DES PORTES DE VANVES

    27  délibérations étaient inscrites à l’ordre du jour du conseil municipal de mercredi soir qui a duré deux bonnes heures avec des dossiers importants sur lesquels reviendra le blog : Le contrat Eau-Trame verte et bleue-Climat des Plaines et Coteaux sur le bassin versant central urbain de laSeine au cœur de l’agglomération parisienne, la phase 3 de la rénovation et remodernisation du parc des Expositions qui va concerner la reconstruction des pavillons 2 et 3, avec le réaménagement de leurs abords et notamment le long des rues Jullien-Marcel Yol,  les travaux de modernisation des équipements sportifs extérieurs du lycée Michelet auxquels la ville va participer financièrement et va profiter grâce à une convention d’utilisation.  ET le projet Woodeum, très contestée sur lequel le maire a porté quelques précisions grâce à une question orale posée par Anne Laure Mondom (PS)

    «Le 9 novembre la Mission Régionale d’Autorité environnementale d’Ile de France (MRAe) a rendu son avis sur le projet d’aménagement de la Porte Brancion et sur son étude d’impact environnemental datée de juin 2019. Dans ses recommandations prioritaires elle évoque la réalisation une évaluation des risques sanitaires concernant les occupants des bâtiments situés le long du Boulevard périphérique et la proposition éventuelle de mesures de réduction, voire de compensation. Les craintes et objections formulées sur le projet Woodeum sont ainsi belles et bien légitimes et fondées. Par ailleurs vous avez récemment évoqué votre souhait d’un projet urbain commun avec la Ville de Paris, entre les Portes Brancion et de la Plaine» a-t-elle indiquée enlui demandant des précisions, et surtout la publication de l’avis et de l’étude d’impact, dont un résumé est d’ailleurs accessible sur le site de l’Autorité Environnementale, ce qui a permis au blog d’en faire état ainsi qu’à l’association Agir Pour le Plateau 

    «Cet avis sollicite des études complémentaires afin de pouvoir évaluer plus finement les éventuels risques sanitaires concernant les occupants des bâtiments situés le long du boulevard périphérique. Des propositions concernant la mise en place d’éventuelles mesures pour réduire ou compenser les risques potentiellement détectés est également proposée. A ce stade il est tout à fait hors de propos de parler, comme vous le faite, de craintes ou d’objections qui se seraient vues confirmées par l’Autorité Environnementale. L’avis de cette autorité n’évoque jamais ces termes il s’agit là d’une pure interprétation de votre part. Concernant la communication à ce stade de l’étude d’impact, chacun pourra en prendre connaissance dès lors qu’elle aura été complétée par l’ensemble des compléments sollicités. En effet à ce stade le document peut encore être considéré comme étant à un stade provisoire à défaut d’avoir intégré ces compléments. L’étude d’impact complète sera jointe au dossier mis à la disposition du public lors de la procédure de participation à organiser avant toute prise de décision sur la demande de permis de construire en cours d’instruction» a indiqué Bernard Gauducheau.

    Il a confirmé que la Ville de Vanves soutient un projet visant à engager une réflexion globale sur tout le secteur compris entre la Porte de la Plaine et la Porte de Vanves. «Mon souhait de défendre une vision et des solutions globales pour la mise en valeur de cet espace est aujourd’hui renforcé par l’évolution de deux pôles majeurs situés à proximité de la zone considérée.

    Il s’agit en premier lieu du projet envisagé dans le secteur Nord-Ouest de Malakoff où une ZAC va être créée sur un périmètre comprenant l’ancien site de l’INSEE élargi à un ilot voisin occupé par divers équipements communaux. Nous avons pu constater que cette ZAC privilégiait une option favorable au développement de l’activité économique avec 30 000 m2 de bureaux qui seraient commercialisés en  plus des 40 000 m2 de locaux réservés à l’Etat. Il y a un lien fort à créer entre le pôle Malakoffiot et le pôle vanvéen/parisien  étendu jusqu’à Issy-les-Moulineaux en travaillant aussi de façon qualitative l’axe Est-Ouest (Rondpoint des Insurgés de Varsovie  jusqu’à l’entrée sur la ZAC Porte de Malakoff par le Boulevard Adolphe Pinard). Toute la rue Louis Vicat jusqu’au Carrefour Brancion/Bleuzen./Pinard serait l’espace d’interface permettant la jonction entre les deux pôles d’activités.

     La réflexion sur la mise en valeur de cet axe Est-Ouest devrait aussi permettre de relancer la discussion sur l’extension de la couverture du périphérique, ou a minima un aménagement en surplomb, dont l’ambitieux projet s’est arrêté il y plus de 10 ans à la jonction Vanves/Malakoff/Paris. Le développement maitrisé de ce secteur Plaine-Brancion-Vicat-Porte de Malakoff doit aussi intégrer un travail qualitatif sur les espaces publics donnant la priorité au développement des continuités écologiques et paysagères, au renforcement des liaisons entre Paris-Vanves-Malakoff, à la création d’espaces végétalisés, à des aménagements favorables d’abord aux modes de déplacements doux et/ou favorisant l’accès aux transports en commun» a-t-il précisé en indiquant qu’il a écrit  à toutes les autorités publiques concernées par cet enjeu pour les sensibiliser à la nécessité de mener une réflexion globale et j’ai sollicité une réunion destinée à nous concerter sur cette approche.

    «Enfin mon idée n’est pas de remplacer le projet « d’ Inventons la Métropole » mais plutôt de le replacer dans un contexte plus large et de l’inclure dans un secteur de développement qui, s’il est mené de façon cohérente, bénéficiera à tous et répondra aux enjeux d’amélioration de notre environnement et de notre qualité de vie ».

  • L’AXE LARMEROUX-RAYMOND MARCHERON A VANVES SUSCITE DEBAT

    Au cours de la dernière réunion publique de quartier consacrée au centre ancien-saint Remy, jeudi dernier, lorsqu’à l’occasion de la présentation des travaux de GPSO passé et à venir, le réaménagement des rues Larmeroux-Raymond Marcheron municipalisées, a été abordé, le maire de Vanves a déclaré : « Nous voulons travailler avec les riverains pour répondre à leurs souhaits , et rendre plus agréable cet axe ». Du coup, des riverains du projet de construction à l’emplacement de pavillons, par Bouygues Immobilier sont intervenus : « Il y a des projets immobiliers sur cet axe pour lesquels il n’y a pas eu de concertation , et les documents présentés pour l’instruction du permis de construire sont faux. Ils ont été présenté comme si les trottoirs étaient plus larges. Je suis inquiet de voir des promteurs ne pas jouer le jeu pour préserver notre cadre de vie » a déclaré un riverain de ce projet membre du collectif qui se bat contre ce projet en l’état actuel et a fait signer une pétition, alors que l’un de ses collègues tenait entre ses deux mains, un plan pour le montrer à l’assistance. « Il y a eu concertation sur ce projet. Je ne le défends pas plus qu’un autre. Je veille à ce qu’il respecte les régles du PLU. Il y a eu des recours. Et je ne m’immisque pas dans les procédures » a répondu Bernard Gauducheau- «Il faut plus de transparence ! » surenchérit le riverain – « Je prends toujours le parti des riverains et des habitants ! » lui a répondu le maire

    « Il semblerait qu’il y ait un malentendu lorsque le projet a été présenté ! On constate rue Marcheron que le problème, c’est la circulation et la pollution. Tout ce qui est emprise sur la rue limite la place des piétons ! Quel est la plan de circulation  compte tenu que l’on construit plus haut, du côté du Clos Montholon » demande un autre riverain. «J’ai proposé de travailler sur un nouveau plan de circulation. Car on est obligé de contrecarrer google pour éviter les trajets malins. Mais on ne peut modifier à Vanves notre plan de circulation, sans prendre en compte ce qui se passe autour ! » lui a répondu le maire en reconnaissant qu’il a réalisé quelques modifications (à la marge) de sens de rues, mais il ne peut pas aller à l’encontre de la circulation de transit source d’embouteillages, tout en essayant d’atténuer les nuisances (avec des ralentisseurs sur certaines voies dont Jean Bleuzen dans le prolongement de cet axe très circulant

  • VANVES ET LE PROJET WOODEUM : l’Autorité environnementale demande de revoir la copie

    L’Autorité Environnementale (AE) a rendu public le 9 Novembre dernier son avis sur le projet de Woodeum dans le cadre de l’appel à projet «Réinventons la Métropolode du Grand Paris », en lui demandant de le retravailler. Il vise à requalifier les espaces publics et à retisser des liens entre Paris et Vanves. Avec un programme de constructions qui prévoyait, au dessus du bd périphérique,  un foyer pour jeunes travailleurs (apprentis) de R+7 avec 114 chambres (4 300 m²) et un bâtiment en R+4, dénommé le Mille-feuille sportif, qui regroupant différentes salles de sports (3 500 m²). Et à l’entrée de la ville de Vanves, une résidence étudiante en R+5 de 162 chambres (3875 m2) ? Avec une restructuration de l’espace public, qui prévoyait notamment de ré-aménager les cheminements piétons existants, de créer des traversées piétonnes et des pistes cyclables sécurisées, et de végétaliser le site.

    Soumis à une évaluation environnementale, la Mission Régionale de l’AE (MRae)  n’a pas manqué de constater que ce secteur présentait une qualité de l’air particulièrement dégradée ainsi qu’un environnement sonore très bruyant. «il est rare que des projets immobiliers en IDF soient implantés dans des secteurs autant pollués. Le site fait l’objet de risques de non-conformités de la qualité de l’air à l’échelle annuelle notamment pour ce qui concerne le diozyde d’azote et les PM10 » notait elle. Tout en remarquant d’ailleurs que le projet prévoit l’installation de jeunes actifs et étudiants dont certains peuvent être en situation précaire, dans un contexte environnemental de mauvaise qualité, ce qui est de nature à aggraver les inégalités environnementales de santé selon les catégories sociales des nouveaux résidents. «Si les aménagements des espaces publics qui accompagnent les projetsde couverture du boulevard périphérique apportent une plus value (en tissant notamment des continuités urbaines entre Paris et les communes limitrophes), habiter au dessus du périphérique fait en revanche débat puisque exposant de nouvelles populations à des niveaux élevés de pollution » indique t-elle tout en rappelant qu’il est de «la responsabilité des décideurs de mener une politique qui permette de répondre à la fois aux besoins urgents de se loger de nos concitoyens, et au droit à chacun de respirer un air non pollué »

    Des mesures effectuées sur 3 périodes entre Septembre 2018 et Janvier 2019  pour le dioxyde d’azote et le benzéne, et en mars 2019 pour les particules fines ont mis en évidence des dépassements des valeurs limites annuelles, les concentrations de mesures étant fortes : Les PM10 et PM2,5 dépassent systématiquement les valeurs recommandées par l’OMS. Au niveau des façades de la résidence étudiante, les simulations montrent des dépassements de la valeur limite annuelle pour le dioxyde d’azote des rez-de-chaussée jusqu’à une hauteur de 12 m. Un dépassement général de l’objectif de qualité est observé pour les PM2.5. «Les usagers du projet seront ainsi exposés plus fréquemment à des concentrations aïgues en PM10 et PM2,5 par rapport aux habitants exposés au niveau de fond ambiant de l’air à Paris, déjà considéré comme préoccupant sur le plan sanitaire» indique la MRae tout en relevant que «le projet prévoit des mesures de réduction (et d’accompagnement) de l’exposition des uagers du projet» en citant  une ventilation mécanique contrôlée(VMC) double flux équipé de filtres adaptés aux polluants retrouvés dans l’air ambiant. L’étude de la MRae constate que le site est caractérisé par une ambiance sonore bruyante er continue provenant du Périph et de la voie ferrée qui impose des obligations d’isolations acoustiques des façades.

    Sur d’autres plans, cette étude indique que « le périmétre d’étude aurait gagné à être plus élargi pour étudier l’interaction avec le boulevard des Maréchaux, que le projet d’aménagement apportera une plus value pour la circulation  vélo grâce à un itinéraire cycliste dédié, des traversées piétonnes sécurisées (zébras, refuges, signalisation lumineuse), de nouvelles capacités de stationnement pour les deux roues motorisés ». Elle note que néanmoins, «les travaux nécessiteront le déboisement de 22 arbres, principalement en bonne santé, pour replanter de nouveaux jeunes éléments en pleine terre vers la résidence étudiante, et pourront impacter potentiellement les arbres conservés aux alentours ». Que GPSO  prévoit la plantation de 17 arbres sur l’espace public. Et que la résidence étudiante intégrera l’aménagement d’un jardin qui comprendra la re-création d’une friche herbacée

    Il n’en reste pas moins que la MRae, dans sa conclusion, demande que «les choix du projet retenu et de son implantation soient plus étayés au regard de leur impact sur le paysage, le cadre de vie et la santé humaine »  considérant notamment succint l’étude des incidences sur l’environnement et la santé humaine. Ainsi elle  demande « la  réalisation d’une évaluation des risques sanitaires concernant les occupants des bâtiments situés le long du boulevard périphérique et des mesures de réduction voire de compensation, de justifier la programmation développée sur ce site contraint, au regard notamment de l’installation de populations nouvelles sur ce point noir environnemental, et de l’efficacité des mesures projetées d’évitement et de réduction de ces nuisances sur les populations en place ou à venir ».