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Aménagement local - Page 2

  • LES RIVERAINS DE LA RUE DU DOCTEUR LAFOSSE PETITIONNENT CONTRE UN NOUVEAU PROJET IMMOBILIER A VANVES

    La majorité municipale connaît un début de mandat chahuté avec des polémiques sur la saison théâtrale, la canicule et les écoles, avec notamment des pétitions contestant les actions engagées par la ville dans les écoles pendant les épisodes de chaleur intense, demandant le maintien de sa saison au théâtre de Vanves. Une autre pétition vient d’être lancée par la nouvelle association Préservation des hauts de Vanves qui conteste l'importante densification urbaine observée dans ce quartier : « Vanves étouffe sous la pression de l'urbanisme débridé. Il est temps d'agir ! »

    « Notre quartier des Hauts de Vanves est sous pression des promoteurs : 8 projets immobiliers validés sur 5 rues seulement. Plus de 144 logements supplémentaires. Près de 400 nouveaux habitants dans des rues et des infrastructures déjà saturées, des parkings publics déjà bondés et des espaces végétalisés raréfiés. Et ce n'est pas fini… » constatent ses dirigeants. « Le projet rue du Docteur Lafosse est le symbole de cet urbanisme non maîtrisé et complaisant. Un projet de plus, une dérogation de plus, un jardin de moins.... Ce verger et ces jardins privés, c'est 2 750 m² de biotope vivant, refuge du hérisson, du Pic Épeiche protégé, et véritable poumon vert d'un quartier qui en a besoin. Demain ? Du béton qui recouvre la pleine terre. Le PLUi est pourtant clair : R2 avec attique maximum. Mais la Mairie de Vanves a déjà accordé des dérogations par le passé. Nous refusons que ce précédent devienne la règle ! » préviennent ils.

    D‘autant plus que « Chaque mètre carré de pleine terre détruit aggrave le ruissellement, renforce l'îlot de chaleur, fragilise un équilibre déjà rompu. et coupe encore un peu plus les corridors écologiques « trames vertes ». Vanves est déjà la commune la plus dense du 92. Jusqu'où ? »

    C’est pourquoi, ils exigent, dans cette pétition que « le PLUi soit respecté, sans dérogation complaisante accordée aux promoteurs. Que l'association Préservation des Hauts de Vanves soit consultée dès la conception de tout nouveau projet. Que la Mairie tienne ses engagements électoraux : transparence totale, urbanisme à taille humaine et communication honnête (nous avons rencontré la Municipalité avant les élections qui nous a soutenu n'être au courant de rien, alors que des forages avaient débutés...) ».

    Pour ses habitants, « ce n'est pas un combat contre la création de nouveaux habitats. C'est un combat pour que Vanves reste Vanves, une ville à taille humaine, véritable village des hauts de Seine, où résidents et espaces naturels vivent en harmonie et équilibre ».

  • DES HABITANTS DE LA VILLA FRANCO-RUSSE ONT LANCES L’ASSOCIATION PRESERVATION DES HAUTS DE VANVES

    Une fois encore, la question de l'urbanisation est au centre des préoccupations de certains Vanvéens. Après l'association Agir pour le Plateau, l'association des Riverains de la rue Marcheron et l'association du Collectif 4 septembre créé par des riverains du parc des expositions de la porte de Versailles, une quatriéme association de ce type a été avant les élections municipales - Préservation des Hauts de Vanves (PDHV)-  par des habitants de la villa franco-russe, de la rue de Châtillon, de la rue du docteur Lafosse et des rues environnantes dans le but de défendre les intérêts de ce quartier en réaction à une densification immobilière jugée excessive.

    «Huit permis tendant à la construction de nouveaux immeubles ont ainsi été recensés par cette association dans ce quartier (ou à proximité de celui-ci) soit +144 logements et +360 habitants dans un secteur qui n'est pas dimensionné pour ce type de densité. Vanves détient le triste record des Hauts de Seine  de la plus petite densité de jardins et espaces de pleine terre avec 8m2 par habitant seulement. et avec ces projets, ce sont 2 750 m² de jardins pavillonnaires végétalisés — poumons verts, refuges de biodiversité, sols vivants qui absorbent la pluie — de plus qui sont menacés de disparition au profit d'une surbétonisation de notre habitât » indique Bruno Richard, son président pour lequel « ce n'est pas du progrès. C'est de l'urbanisme sans vision. Nous sommes des habitants des Hauts de Vanves, et nous avons décidé de ne plus simplement être spectateurs de l'évolution de notre quartier. PDHV a été créé pour agir, en concertation avec la municipalité et les promoteurs immobiliers, pour peser sur les décisions qui façonnent notre cadre de vie : veiller au respect du PLUi, défendre la pleine terre là où elle subsiste encore, et exiger une urbanisation qui respecte enfin la biodiversité et les générations futures. Nous ne sommes pas contre la création de nouveaux logement, mais nous sommes résolument opposé à l'urbanisation de notre ville sans vision durable et cohérente, respectueuse de la qualité de vie des habitants et la biodiversité de notre habitât commun »

    Et c’est particulièrement un projet qui a suscité la réaction de ces habitants, situé villa franco-russe, qui les préoccupe particulièrement : Ce projet détruirait 5 pavillons végétalisés, soit 2750 m2 pour construire 144 et 360 logements dans un secteur sur saturés sur une bande en longueur avec un immeuble en Rdc + 3 étages. Et notamment la comédienne Valérie Karsenti qui a souvent parlé dans la presse de son pavillon au bout d’une impasse dans cette charmante ville de vanves : « Je partage dans l’espoir que les quelques jardins, plantes et arbres magnifiques, pour certains centenaires soient sauvés de l’urbanisation folle menée sur Vanves. Ces havres de paix et de fraîcheur pour les oiseaux, les hérissons, les insectes ne peuvent être détruits et remplacés systématiquement par du béton. Agissons avant qu’il ne soit trop tard ».

  • RETOUR SUR LE PASSE D’UN QUARTIER AUTOUR D’UNE PLACE KENNEDY A VANVES APPELEE A ETRE REQUALIFIEE

    Avec la rénovation-extension de l’école du Parc qui a ré-ouvert à la Toussaint, la requalification de l’entrée du parc Frédéric Pic menée depuis cet été, c’est tout un quartier de Vanves qui est appelé à connaître quelques transformations, puisque l’équipe municipale, si elle reconduite l’année prochaine, a l’intention de requalifier non seulement cette place du Président Kennedy, mais aussi la rue Falret. Elle avait d’ailleurs déjà été réaménagée lors du mandat de Guy Janvier (1995-2001) qui lui avait donné son aspect actuel  - à l’occasion de la rénovation des  trois places du centre Ancien (Kennedy, République, de Lattre de Tassigny) - avec la création de ce mail piétonnier qui prolonge le parc F.Pic avec la plantation de 45 arbres, la mise en valeur de la fontaine côté Vieille Forge dénommée au la « Pissotte » du temps des lavandières,  puis « L’Echo de l’Onde » lorsque fut réaménagée le carrefour des rues Falret et vieille forge,  au début du XIXe siécle.

    A l’occasion de la ré-ouverture de cette école, et de la journée Porte Ouverte, la ville avait rappelé qu’elle avait accueilli ses premières élèves à la Rentrée du 1er Octobre 1957, quelques semaines après son inauguration par le maire René Plazanet et le préfet de la Seine Emile Pelletier. Le maire avait anticipé l’évolution de ce quartier dont l’école allait accueillir les enfants, occupé alors par les blanchisseries installées dans le centre ancien. Avec la résidence du parc terminé à l’automne 1963, à l’emplacement d’une maison en brique rouge, face au parc, entre l’îlot des Chariots en plein réaménagement pour accueillir des HLM pour notamment accueillir les rapatriés d’Algérie, et l’immeuble le plus proche de l’entrée du parc construit dans la seconde moitié des années 1960

    Ces immeubles donnaient sur cette petite place alors dénommé Falret qui a été baptisée du nom ce président américain assassinée le 22 Novembre 1963, en  1964. Le Conseil municipal du 31 Janvier 1964 décidait à l’unanimité  que « le nom du Président Kennedy soit attribué à une place de la commune ». Il faut imaginer l’émotion à l’époque qui avait dû saisir les vanvéens comme tous les français et les américains : assassiner un président des Etats Unis, de surcroît jeune, brillant, intelligent… pour reprendre le titre d’un ouvrage consacré à tous ceux qui l’ont entouré. 

    La proposition avait été faite par André Roche, maire adjoint, au nom du groupe M.R.P. dans un courrier, proposant « que le nom du Président Kennedy soit donné à une voie communale ». René Plazanet, maire à l’époque, avait rappelé que « le conseil municipal avait déjà exprimé le désir du groupe M.R.P. de réserver le nom de Robert Schumann à la prochaine rue ouverte sur le territoire de la commune ». Aussi suggéra t-il, « afin d’honorer la mémoire du Président des Etats Unis, que la nouvelle place créée par l’aménagement de l’îlot des Chariots, soit dénommé place du Président Kennedy ».

    Tout en ajoutant :  « Il y a lieu du reste de considérer que cette décision ne saurait être interprétée comme une manifestation d’ingratitude à l’égard du docteur Falret dont la notoriété, au siécle dernier, avait contribué à la renommée de Vanves. En, effet, le souvenir de cet éminent médecin n’en sera pas moins honoré puisque la rue qui fait suite à la nouvelle place du Président Kennedy et qui longe le parc municipal Frédéric Pic, porte son nom ».