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DEPLACEMENTS

  • PRIVATISATION DES LIGNES DE BUS, NAVETTE MUNICIPALE… LES DEPLACEMENTS AU CŒUR DE LA CAMPAGNE A VANVES

    L’un des grands sujets de conversations à Vanves  ces temps-ci, est la privatisation des lignes du bus  qui desservent la commune. Pour la première fois en Île de France, un opérateur étranger,  l'italien ATM, (Azienda Trasmorti Milanesi) a remplacé la RATP dans le sud des Hauts-de-Seine, depuis le 1er mars :  18 lignes de bus  dont cinq de Noctiliens, soit quelque 200 bus et, d'après une source syndicale, 700 conducteurs sortent donc du giron historique de la RATP pour rejoindre la filiale privée. Pour Vanves, il s’agit des lignes 189, 391, 394 et le Noctilien 62.

    À bord des bus, les usagers retrouveront une grande partie des conducteurs habituels. Leur tenue va par contre changer. Fini le vert jade, la couleur iconique de la RATP est remplacée par un gilet gris et bleu siglé ÎDFM. Beaucoup de vanvéens s’inquiétent des changements qui pourraient intervenir par la suite malgré les assurances de cet opération, sachant que la haute autorité des transports, Ile de France Mobilité veille à la qualité du service, la régularité, et le respect des objectifs ambitieux dont une flotte à 86% au gaz naturel d’ici la fin du contrat, remplaçant progressivement les bus diesels. Mais ce n’est pas fini, car les bus 58, 59 et 126 devraient être exploité par la filiale de la SNCF Keolis à partir du 1erAoût, et le ligne 89 par Cap RATP le 1er Novembre 2026, filiale de la régie

    Occasion d’aller voir ce que proposent les deux listes en présence aux élections municipales à Vanves où la navette manque à beaucoup de seniors vanvéens depuis sa suppression. Aucune ne propose, malheureusement, de la relancer. Vanves En confiance se borne à proposer « d’accompagner la montée en charge du transport à la demande « Vanves Express » en facilitant et en fiabilisant son acccés par la réservation en ligne  informant les utilisateurs des créneaux disponibles ». Et la mise en accessibilité de la gare SNCF Transilien de Vanves-Malakoff.  

    Vanves Autrement propose que les problémes de déplacements des vanvéens soient discutés en conseil de quartier pour définir les besoins réels  en citant « La ligne 13 (qui )est très compliquée à prendre pour les PMR, la question de la navette municipale, le Vanves Express, mais qui demande beaucoup d’argent et est en pratique peu accessible »

  • UNE ETUDE SUR L’EVOLUTION DE LA PRATIQUE DU VELO DANS LE GRAND PARIS QUI INTERESSE VANVES

    Il a été beaucoup questions de vélo à Vanves avec l’inauguration des vélos-rues (Aristide Briand- Docteur De la fosse), le réaménagement de la station vélo devant l’entrée du parc F.Pic (sur la photo), les ateliers-vélo organisé par GPSO  come le sera le cas le 28 octobre prochain, mais aussi l'acquisition de vélos grâce au budget participatif de la Région pour le dispositif « Savoir rouler à l’école » qu’a mis en place la ville .

    C’est pourquoi, il était intéressant de faire état d’une étude réalisée par l’APUR (Atelier d’Urbanisme de Paris), dans un contexte de très forte évolution de la pratique du vélo dans la Métropole du Grand Paris (MGP) que l’on peut trouver sur son site internet. L’objectif était d’identifier les raisons et les freins du développement du vélo dans la métropole et de mieux connaître les cyclistes du Grand Paris et en particulier les nouveaux cyclistes.
    Elle indique que depuis 2018, le linéaire d’aménagements cyclables dans la MGP a presque triplé, atteignant près de 4 300 km. En 2025, cette évolution des aménagements s’accompagne d’une offre de 201.000 places de stationnement vélo dont 6 500 en consignes sécurisées en gares. Dans le même temps, l’offre de mobilités cyclables partagées s’est développée, favorisant un usage du vélo pour l’ensemble de la population. En moyenne, en septembre 2024, 170 300 courses Vélib’ sont réalisées chaque jour ouvré, avec près de 19 700 Vélib’ circulant sur plus de 65 communes du Grand Paris selon les chiffres cités par l’APUR
    Parmi les nouveaux cyclistes du quotidien, la proportion de femmes et d’actifs de moins de 45 ans augmente. Le développement de la pratique est également plus important chez les résidents de certains territoires comme à Plaine Commune, à Est Ensemble, Paris La Défense, et les liaisons réalisées à vélo entre Paris et les départements voisins augmentent. 

    «Les motivations sont multiples. Les cyclistes sont en premier sensibles au gain de temps : pour leur dernier déplacement utilitaire, 72% des cyclistes privilégient le vélo à un autre mode de transport en raison de la rapidité. Le sport et le loisir apparaissent également comme une des principales raisons. La sécurisation des aménagements est aussi un paramètre impactant le choix du mode de déplacement : 34% des cyclistes ayant augmenté leur pratique du vélo mentionnent l’amélioration ou la création de voies cyclables comme une raison de cette évolution» indique l’APUR.

    «Enfin à l’échelle du Grand Paris, l’intermodalité est un levier identifié pour développer l’usage du vélo. En 2025, 11% des cyclistes ont combiné le vélo et les transports en commun pour leur trajet utilitaire. Si la densité de circulation automobile peut freiner la pratique, la dynamique est positive et une majorité des répondants envisage d’augmenter leur usage du vélo dans les années à venir» ajoute-t-elle.
    Afin d’atteindre l’objectif de triplement des déplacements à vélo fixé par les documents stratégiques et notamment le Plan de Mobilités d’Ile de France, le Plan Climat Air Energie Métropolitain, les Plans Locaux des mobilités, des projets de développement des itinéraires cyclables sont portés à l’échelle régionale (réseau VIF), à l’échelle de la MGP (Plan Vélo Métropolitain) et locale (schémas directeurs vélo des départements, territoires et plans vélos communaux).

    Près de 2 200 km d’aménagements sont en projet dans le Grand Paris complétés par des services qui s’étoffent dans la métropole de vélos partagés, de stationnement, de réparation et d’apprentissage du vélo.

  • LE PERIPH QUI DESSERT VANVES CELEBRE AUJOURD’HUI SES 50 ANS

    Cauchemar des conducteurs, le boulevard périphérique célébre ses 50 ans aujourd’hui, l’inauguration s’étant déroulé le 25 Avril 1973, présidée par Pierre Messmer premier Ministre. Une voie urbaine qui est devenue la plus empruntée d’Europe avec 1,2 million de véhicules par jour, dont 82% avec des automobilistes seuls au volant.

    Les réalisations vont s'échelonner de 1956 à 1973, représentant 17 ans de chantiers titanesques, trois milliards d’euros de travaux dépensés à l’époque. La décision de réaliser un premier tronçon  est prise le 23 Décembre 1954 :   elle concerne une section d'environ 6 km de la partie sud du Boulevard périphérique qui longe Vanves dont le coût est évalué à 5 200 millions. Elle figure dans le programme de démarrage de la tranche urbaine du Fonds Spécial d’investissement routier. Cette section doit s'étendre parallèlement aux boulevards militaires, de la porte de la Plaine (raccordement au boulevard Lefebvre, à proximité du par des expositions, au boulevard Masséna (raccordement à proximité du boulevard de la porte d’Ivry) En 1959, le Périphérique est définitivement inscrit au plan d'urbanisme directeur.

    La section comprise entre la porte de la Plaine et la porte d'Italie est le premier tronçon à être terminé :  Ainsi pour la partie sud après la section inaugurée en 1960, la section de la porte de Châtillon  à la Porte de Vanves est terminée en septembre 1962, celle de la porte de Vanves à la porte de la Plaine en novembre 1963,  Le périph présente une largeur d'emprise de 60 mètres avec trois chaussées : deux chaussées à grande circulation de 10,50 m de largeur chacune, séparées par un terre plein central  de 2 m et qui sont franchies dans les grandes artères radiales à niveaux différents et une chaussée de 12 m séparée des précédentes par un terre-plein planté d'arbres et destinée à la desserte des immeubles situés en bordure de la capitale, ainsi qu'à la canalisation vers les grandes artères radiales du trafic provenant des voies de la proche banlieue

    La section de la porte de Vanves à la porte de la Plain a entraîné le déplacement de cette dernière. Historiquement, elle se trouvait sur le boulevard Lefebvre au croisement avec la rue Ollivier de Serre.  Lors de la construction du Périph, elle a été déplacée dans le prolongement de l’avenue de la Porte de la Plaine à la bordure de Vanves dont elle constitue le principal accés avec la place des Insurgés de Varsovie aménagée au dessus de cette voie rapide.  Par la suite, les sections de la porte de la Plaine à la porte de Sèvres,  sont teminés en septembre 1964, celle de la porte de Sèvres à la porte du Point-du-Jour en septembre 1965, et celle de la porte du Point-du-Jour à la porte de Saint-Cloud en avril 1970

    Depuis, le Périph  a vieilli. Trop de voitures y circulent, il émet trop de pollution et trop de particules fines. Dans une agence d’urbanisme, on rêve de le fermer pour le transformer. Lors des dernières élections municipales parisiennes de 2020 de nombreuses propositions et prises de position sur l’avenir du périphérique, ont été exprimées : suppression, requalification en un boulevard avec feux, espaces verts, voies dédiées pour favoriser la mixité des modes. Ainsi la majorité (PS-PC-EELV) proposait la requalification du périphérique en boulevard urbain à l’horizon 2050, avec une circulation apaisée, des voies réservées pour le covoiturage, les transports en commun et les véhicules propres. La majorité présidentielle (Renaissance) proposait notamment une modulation de la vitesse en fonction des heures.

    Quant aux élus de droite, ils soutenaient majoritairement le projet de couverture du périphérique afin d’atténuer la rupture urbaine créée par l’infrastructure et de permettre la construction de logements. Certains élus du Modem proposaient la fermeture de certaines portes du périphérique.

    Gaspard Gantzer était le seul candidat à proposer la suppression totale du périphérique, en complément du développement de pistes cyclables à l’échelle du Grand Paris. «L’acceptabilité d’une mesure aussi radicale nécessite cependant une mise en place progressive sur un temps long et en concertation avec les habitants,  de politiques ambitieuses qui favorisent une sortie du modèle du tout-automobile et un aménagement du territoire permettant la transition vers des modes de vie plus durables et plus souhaitables» ont indiqués  6 étudiants de Master 2 Aménagement du Territoire et Urbanisme de l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne qui ont consacré une étude sur cette solution  à l’initiative du Forum Vies Mobiles auteur de nombreuses études sur la mobilité et notamment le Périph,