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clamart - Page 2

  • LES CAMBRIOLAGES A VANVES : « C’EST PIRE QUE CE QUE L’ON PENSAIT ! »

    Dans un immeuble qui a été cambriolé deux fois de suite (une cave et un appartement), avec une tentative sur un autre appartement en moins de quinze jours, certains de ses habitants sont terrorisés. Et plus particulièrement les femmes, deux sœurs presque jumelles, une agent hospitalière, la fille d’une fonctionnaire municipale. « On devient paranoïaque !  Mais les hommes ne peuvent pas comprendre !" Tout devient suspect, le jeune en capuche qui stationne un peu plus longtemps qu’à l’habitude devant l’immeuble, le rom qui quête dans la rue. "On a fait l’objet de repérages. C’est sûr !  Trois  d’un coup, dans le même immeuble,  avec une autre tentative en pleine journée avant-hier, ce n’est plus possible » explique l’une d’entre elle qui se claquemure chez elle maintenant lorsqu’elle est seule, même et surtout en pleine journée. Chaque cambriolage ou tentative les a vraiment terrorisé. Les deux sœurs ont demandé un rendez-vous au Maire qui devrait les recevoir dés lundi prochain ! 

    Et ce n’est pas prés de s’arranger à entendre les autorités : « C’est pire que ce que l’on peut penser ! » confiait un ponte de la police locale ses derniers temps sans en dire plus. Cela veut dire que Vanves serait victime du même phénomène qui avait touché le sud des Hauts de Seine voilà deux ans, notamment dans les zones pavillonnaires d’Antony, Sceaux, Le Plessis Robinson… Personne, parmi ses hautes autorités,  ne confirme. Mais il suffit d’écouter les témoignages des cambriolés, ou les artisans serruriers de la ville qui ont vu se multiplier les interventions pour remplacer les serrures et les portes fracturés ou installer des portes blindées plus résistantes. Cette situation n’est pas prés de s’arranger, car il n’y a plus de police de proximité à cause des suppressions d’effectifs effectués sous la présidence Sarkozy ( ?). Résultats à Vanves : Il manque un tiers des effectifs au commissariat de Vanves, c’est à dire 40 fonctionnaires de police (sur 120), alors que le commissaire de police devrait en avoir  49 sous la main pour remplir normalement toutes ses missions.

    Résultats : tout ce qui permettait d’assurer la dissuassion sur le terrain n’est plus possible, c'est-à-dire la police de proximité, grâce à une présence continue et assidue parmi la population. Mais c’est pire que cela, car au tiers manquant, il faut ajouter les missions imposées à ce commissariat de Vanves qui n’ont rien à voir avec ses missions locales : Accompagner les détenus malades de Fresnes à l’hôpital Béclére qui bloque 4 à 5 agents pendant toute une journée. Et les promotions : le commandant adjoint du Commissaire vient de recevoir une nouvelle affectation, avec le commandement d’une unité de garde mobile en Seine Saint Denis, sans être remplacé bien sûr. Ainsi, c’est la population vanvéenne qui fait les frais de ces réductions d’effectifs, de ces changements d’affectations ou de promotions, sans remplacements,  car la police n’a plus les moyens de remplir correctement ses missions, se résumant à l’essentiel ! Alors qu’elle est préoccupé et mobilisée  quelques points  chauds touchés par des trafics – ce n’est pas nouveau – et des rassemblements.  

    Et les vanvéens ne peuvent pas compter sur une police municipale qui manque d’effectifs et de moyens. « A 18H,  Il n’y a plus personne ! Ils sont bien venus lorsque le cambriolage s’est déroulé en journée, mais lorsque le second s’est déroulé en soirée, on a dû attendre 1H à 1H30 la venue de la police nationale, car elle ne pouvait pas avant ! » raconte l’une de ses femmes habitant cet immeuble visé près de 4 fois. « Du temps de Didier Morin (RPR), maire de Vanves (1991-95), la police municipale était plus nombreuse et veillait 24H sur 24. A Levallois, où j’ai des amis, certes, le maire a des ennuis avec la justice  etc…mais les commerçants, les habitants sont tranquilles, car il s’est organisé pour avoir une police municipale efficace. On peut se promener tranquillement dans la ville en  journée comme en soirée. Et c'est cela qui compte avant tout » indique t-elle. « A Clamart, le nouveau maire a recruté 45 agents et le directeur de la police municipale du Plessis Robinson l’a rejoint. Et il va nettoyer  le quartier de « la Plaine » comme il l’a fait au Plessis. D’ailleurs, il me semble qu’il envisage de l’armer depuis les attentats, car ces agents municipaux sont en première ligne  » explique un militant UMP qui ne comprend pas pourquoi à Vanves, le maire ne donne pas les moyens, à sa police,  d’assumer une  mission de prévention, de dissuassion  efficace  que ne peut plus remplir la police nationale. « A part de mettre des contraventions à 2 ou à 3, où sont ils vraiment efficace ? Car c’est ce que retiennent et disent les vanvéens de leur police municipale actuellement. Quant à la police nationale, ils ont fait, malheureusement,  une croix dessus. Il faut prendre rendez-vous pour aller déposer plainte au commissariat ! On tombe sur la tête ! »  

  • VANVES ET LE GRAND PARIS : POLEMIQUE ENTRE LA DROITE ET LA GAUCHE REGIONALE SUR LES MAIRES RECONSTRUCTEURS

    Le débat sur le logement donc a pris une nouvelle tournure en ce début d’année en Ile de France avec d’une part, le débat au Parlement sur la Métropole du Grand Paris – Tout le monde n’y comprend plus rien – où les maires se battent pour garder compétence sur le PLU,  les permis de construire et leurs offices municipaux d’HLM, tout au moins au niveau des territoires qui remplaceront les intercos du genre GPSO,   et d’autre part la querelle provoqué par ses nouveaux maires (UMP et UDI) élus en mars derniers qui ont arrêtés certains projets immobiliers au grand dam de l’exécutif régional (PS-EELV-FedG/PC).

    Elle vient de prendre une autre tournure avec le lancement du club des 70 maires reconstructeurs (dont 50 nouveaux) qui veulent montrer « le vrai visage des maires UMP et centristes »… « loin de la frilosité qu’on leur prête en matière de construction de logement » prêt  « à reconstruire des villes qui ont une âme, des lieux de vie conviviaux,  avec de la mixité sociale (logements sociaux en accession)  et fonctionnelle (bureaux/logements), des constructions de grande qualité environnementale, en préservant et en développant les zones pavillonnaires qui font partie de l’identité francilienne ». S’ils ont annulés 4600 logements sur les 33 000 en cours dans l’ensemble des municipalités (du club)  après leur élection, ces maires sont prêt à en construire 23 700 soit une augmentation de 19 100 logements supplémentaires par rapport aux précédents projets : « Alors qu'on ne vienne pas nous dire que nous  ne voulons pas construire! » expliquent ils. Mais ils le feront à leurs conditions : « En finir avec les grands ensembles »,  « favoriser les façades avec balcons », « préserver les espaces verts », « faire du beau logement social », « diffus dans les quartiers »…

    Mais voilà, Jean Paul Huchon (PS) avec sa majorité PS-EELV-FdeG/PC,  ne l’entend pas ainsi : « Cette mascarade des maires reconstructeurs, c’est du foutage de gueule » a-t-il tonné ses derniers jours, avec Emmanuelle Cosse (EELV), sa vice présidente chargée du Logement mais aussi Secrétaire Nationale d’EELV qui a expliqué « qu’en Ile de France, on est au delà de l’exaspération face à des maires qui ont bloqué des projets de construction de logements  sociaux mais aussi en accession. L’égoisme a beaux jours devant lui lorsque l’on voit ce qui se passe au parlement avec la MGP, où l’on n’y comprend plus rien » a t-elle ajouté en visant le PLU qui restera entre les mains des maires. « Si on  continue à penser que la future métropole ne sera porté que par les maires, on n’ira pas loin. C’est inadmissible d’en être arrivé là ! » tempêtait elle. JP Huchon regrettait que l’on n’ait pas retenu l’idée d’un STIF du logement, c'est-à-dire une haute autorité  dépendant de la Région et non de la MGP : « On est dans une situation paradoxale depuis les élections municipales, car les maires hostiles à tout cela, ont pris le pouvoir ! ». 

    Il a d’ailleurs signé un communiqué de presse commun avec les 4 Présidents de conseils généraux  de gauche et 12 parlementaires /maires PS et Front de gauche/PC  où tout ce beau monde les accuse  « d’adopter les postures les plus hypocrites à l’approche des élections » : « Reconstruire, on n'en demandait pas tant. Construire aurait été déjà suffisant. Déconstruire, cela sonne visiblement plus près de la réalité puisque ces 70 maires ont commencé par annuler la construction de 4 600 logements. Non, l’entre-soi et l’égoïsme territorial n’a jamais fait reculer la crise du logement. Le quotidien est difficile pour les milliers de Franciliens qui sont confrontés à la crise du logement en IDF. Alors que la Fondation Abbé Pierre publie le 3 février  son rapport annuel sur l’état du mal-logement en France, la droite francilienne rivalise d'hypocrisie pour faire oublier combien, par calcul électoraliste, elle a fait fi de l'intérêt général. Ce n’est pas notre conception » expliquaient ils. Et il s’en est pris de nouveau aux maires qui ne construisent pas au Conseil Régional qui se réunit depuis hier. Il a annoncé qu'il demandera d’inscrire un objectif de solidarité régional au CHRR (comité Régional de l’Habitat et de l’Hébergement) qui doit se réunir le 17 Février prochain,  en se référant  au  Président de la République « qui a  appelé à un renforcement des sanctions prévues pour les communes récalcitrantes dans le cadre de la loi SRU » comme c’est le cas dans le Val de Marne où le préfet a décidé d’appliquer les pénalités maximum

    Cette polémique  prend un relief particulier tout prés de Vanves,  à Clamart  - qui forme un nouveau canton où se présentent le ticket Berger/Debré (UMP) contre le ticket Janvier/Geoffroy (PS) - où les socialistes menés par Philippe Kaltenbach (PS), ex-maire, ont organisé une réunion publique vendredi dernier et font signer une pétition « Touche pas à mon logement ! » : « Depuis l’élection de M .Berger et d’une majorité UMP, des changements inquiétants sur le Haut Clamart sont annoncés : Destruction de 700 logements sociaux de la cité 3F, destruction du bâtiment R27 de Clamart, Vente de logements sociaux à la Plaine et  Trivaux, Modification à la baisse et retards pour la reconstruction des écoles et équipements sportifs Trivaux Garenne…. ». Ce qui n’a pas l’air de perturber Jean Didier Berger (UMP) qui expliquait lors du lancement de ce club des Maires reconstructeurs : « Nous avons choisi à Clamart de passer d’un urbanisme subi à un urbanisme choisi » expliquait il en étant prêt à transformer des bureaux en logements ou à les détruire pour édifier de nouveaux immeubles de logements, le long de la RN 906 sur le Plateau, et aménageant des quartiers mixte sur le plan social (sociaux et en accession) et sur le plan fonctionnel (logements/Bureaux). « On peut bâtir avec des projets sur des endroits choisis ! » ajoutait. Il  est vrai qu’il a de qui tenir, avec Philippe Pemezec qui a développé dans son centre ville du Plessis,  « une architecture douce » à la « Spoerry » (l’architecte provençal, père de port grimaud), et qui s’en est toujours pris à cette « école d’Athénes »prôné par beaucoup d'architectes (qui ont construit ces grands ensembles que l'ont détruit aujourd'hui dans le cadre du renouvellement urbain).

  • VANVES ET LES ELECTIONS DEPARTEMENTALES DE MARS 2015 : LES TICKETS PS ET UMP MONTRENT LEURS MUSCLES SUR FOND DE GALETTES DES ROIS LA VEILLE DE LA CHANDELEUR

     

    A l’occasion de ce lancement de campagne des deux quatuors UMP et PS, les vanvéens qui s’intéressent de prés à la campagne, ont découvert plusieurs choses : Tout d’abord ce nouveau canton constitué de Clamart et de Vanves avec 2 conseillers généraux et deux remplaçants/suppléants va amener les candidats et leurs staff de campagne à se déplacer dans ses deux villes aux liens multiples. Ensuite, cette belle salle des fêtes Hunebelle de la ville de Clamart qui peut contenir jusqu’à 800 personnes (assises) où chaque binôme a lancé sa campagne, vendredi soir  pour le PS, Dimanche après-midi pour l’UMP avec l’UDI. Certains vanvéens ont fait la différence avec La Palestre, bien sûr, "qui aurait pu être plus grande " ont pensé certains vanvéens. Enfin l’ambiance politique : Si Vanves peut paraître très « bizonour »par rapport à Clamart, l’atmosphére est électrique et sujet à polémique, dans cette commune, semblable à celle qu’a connue Vanves au lendemain d’une élection qui s’est joué à une voix. L’ancienne équipe de Philippe Kaltenbach (PS) fait la gueguerre à Jean Didier Berger (UMP) comme l’avait celle de Didier Morin contre Guy Janvier 20 ans plus tôt.    

    Guy Janvier et Yannick Geoffroy ont lancés leur campagne vendredi soir, en réunissant une centaine de clamartois et vanvéens, à la salle Hunebelle, pour présenter les candidats et partager une galette des rois. Ils ont été  accueillis par Pierre Ramonino, ex-maire de Clamart et président du groupe PS au conseil  municipal,  en présence de Philippe Kaltenbach qui a insisté sur les enjeux locaux, et de Jean Marc Germain, député et chef de file des frondeurs à l’assemblée nationale. Guy Janvier, conseiller général depuis 10 ans, a surtout insisté sur le bilan de Patrick Devedjian, président du conseil général des hauts de Seine : « Les Hauts de Seine sont un département inégalitaire en terme de territoires et de populations, et ses inégalités ont tendance à s’accroître. Notre département est un très bel exemple de ghettoïsation, avec ses villes d’un côté qui accueillent plus de 60 à 70% de logements sociaux, et d’autres qui refusent d’en construire, ne respectant pas la loi SRU » a-t-il dénoncé en citant Neuilly (4% de logements sociaux), Boulogne (13%). « Les dépenses sociales,  obligatoires  pour les départements puisque c’est l’une  de leur compétence principale, représentent 64 % des dépenses des conseils  généraux en moyenne. Dans les Hauts de Seine, elles ne représentent que 59%, soit 5 points de moins que la moyenne nationale. Les investissements dans les collèges sont passés de 100/120 M€ par an à 75/60 M€ en moins de 3 ans, et les aides aux collègiens de 1,2 M€ à 800 000 € ».

    Yannick Goeffroy a insisté sur les effets de la nouvelle politique mise en place par le nouveau maire UMP : Démolition des 700 logements sociaux de 3 F qui avaient été rénovés, fermeture du restaurant Poly Song de Jean Arp qui employait des handicapées, l’aménagement du quartier de la gare  où le nouveau maire veut construire des logements le long de la voie ferrée, et l’arrêté anti prospectus qui vise à nous empêcher de faire campagne. Cet ex-maire adjoint de Philippe Kaltenbach chargé de la démocratie locale puis des associations, a des liens très serré avec Vanves : Son arriére grand père, M.Lescarou, a été maire adjoint sous les mandats de Fréderic Pic. Tous les deux, avec leurs remplaçants, Remi Carton et Marie Anne Boyer, vont mener une campagne de proximité, avec du boîtage, du porte à porte, avec ce premier tract où il explique le découpage de ce nouveau canton de Vanves/clamart, le rappel du vote des 22 et 29 Mars et donner une meilleure visibilité aux candidats.    

    Deux  jours plus tard, c’était au tour d’Isabelle Debré et Jean Didier Berger, avec leurs remplaçants Bertrand Voisine et  Christine Quillery, d’accueillir plus de 450 clamartois et vanvéens, UMP et UDI en présence de  Philippe Pemezec (UMP) maire du Plessis Robinson  qui n’a pas mâché ses mots comme à son habitude – « Il faut gagner les cantonales et les Régionales pour nous débarrasser de François Hollande, et sortir notre pays de l’ornière. Comme les socialistes veulent gagner les régionales, ils ont regroupé en deux les Régions, et les départementales, ils veulent supprimer les départements » -  et Bernard Gauducheau : « Cela nous rajeunit, cela nous raméne à 2001 lorsqu’on a gagné et repris la mairie à la gauche. Il y a un quatuor qui fera le meilleur de lui-même pour gagner ce canton » a-t-il déclaré en reconnaissant que « ce quatuor est particulier. Il fallait sortir de Polytechnique pour conjuguer UMP et UDI avec la parité. On aurait aimé avoir une petite place. On a fait preuve d’agnégation. L’essentiel est de gagner ! ». Elus et militants UDI de Vanves présents à cette réunion,  en avaient malgré tout, « gros sur la patate », même si leur chef de file a tout fait pour peser jusqu’à la dernière minute pour imposer son candidat Pascal Vertanessian à la place de Bertrand Voisine, comme remplaçant,

    « L’union de la droite et du centre est le seul chemin de la victoire. Ce redécoupage fait sur mesure, est une magouille : Ils ont regroupé 3  cantons de droite d’un côté (Plessis Robinson/Chatenay…) et 2 cantons de gauche de l’autre (Clamart et Vanves )», pensant pour le premier provoquer une gueguerre des candidats de droite, ce qui n’est le cas, Philippe Pemezec ayant choisi les Régionales en laissant Georges Siffredi maire de Chatenay,  se représenter; et pour le second assurer une victoire la gauche, ce qui ne sera pas évident avec ce ticket Berger/Debré, expérant surfer sur la vague bleue des municipales,  pour 3 raisons selon le maire de Clamart : « Tout d’abord local : On ne peut pas se passer du Conseil Général. Il faut des élus de la majorité départementale pour bien travailler avec lui » a-t-il expliqué en prenant l’exemple de ses conventions ville-département triennal : Vanves en a signé une, pas Clamart. « Ensuite politique : Avec votre aide, on les a battu voilà un an et on ne va pas leur permettre de rebondir. On a en face de nous, des candidats qui veulent supprimer le département. On a conscience de tout ce qu’il fait pour les personnes handicapées, âgées dépendantes qui ont besoin d’un soutien de proximité. Enfin politique car nous avons le droit de dire que ce que fait le gouvernement, est nul ».