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URBANISME - Page 6

  • REACTION DE GUY JANVIER, EX-MAIRE DE VANVES SUR LA TRIBUNE DE LA MAJORITE

    Guy Janvier, ex-maire de Vanves (1995-2001) aréagit après avoir lu la tribune de la majorité municipale dans le dernier Vanves Infos du mois de Mars qui l’a interrogé : « L’intérêt général est-il si bien défendu à Vanves ?».

    «Les quelques « exemples » suivants me permettent d’en douter :

    -La vente des terrains sur lesquels étaient construits l’ancien conservatoire de musique à un promoteur privé a empêché la réalisation d’une opération entièrement publique qui aurait pu voir la construction d’une médiathèque et la création d’un espace vert profitable aux utilisateurs (élèves et adultes) ;

    -Le réaménagement de la porte Brancion prévoit la construction d’un immeuble sur Vanves, à la place d’un espace vert et de terrains de sports ;

    -La construction d’une nouvelle résidence pour étudiants dont les tarifs ne sont pas accessibles à toutes et à tous ;

    - Les pénalités que la ville doit verser car elle enfreint la loi qui oblige les municipalités à avoir au moins 25% de logements sociaux ;

    -L’absence totale de politique municipale face à la pression immobilière qui fait de notre ville une des cités où les acquisitions et les locations voient leur prix s’envoler.

    Alors pourquoi s’en prendre à une association de riverains qui demandent notamment qu’un trottoir soit élargi afin de faciliter le passage des poussettes et des personnes à mobilité réduite sur une voie particulièrement passagère ? L’intérêt général exige qu’un minimum de concertation soit organisé en amont des réalisations qui changent notre cadre de vie et que les avis de chacun soient, sinon forcément suivis, du moins écoutés et respectés»

  • DEBAT SUR LES CONSTRUCTIONS A VANVES : IL N’Y A PIRE SOURD QUE CELUI QUI NE VEUT PAS ENTENDRE

    La majorité municipale a signée une tribune dans le dernier V.I. de Mars où elle défend l’intérêt général contre ses riverains qui défendraient leurs intérêts privés en pétitionnant contre des projets, et notamment en visant ceux de la rue Raymond Marcheron à propos de l’immeuble que Bouygues Construction construira à l’emplacement de deux pavillons. Mais il n’y a pas pire sourd ceux qui ne veulent pas entendre ce qu’expliquent les riverains depuis le début. Ils ne sont pas contre cette construction elle-même, même s'ils regrettent la disparition de pavillons, mais ils demandent l’alignement de ce nouvel immeuble sur les autres afin d’élargir le trottoir étroit à cet endroit pour la sécurité des piétons. Est-ce défendre des intérêts particuliers que demander plus d’espaces pour les piétons alors que cette voie publique est très circulante, avec notamment l’arrivée d’une nouvelle ligne de bus. Est-ce défendre l’intérêt général que d’inverser le sens d’une rue (Pruvot) à la demande de quelques riverains, pour leur intérêt privé (leur tranquilité) alors qu’elle était emprunté par de nombreux automobilistes qui sont obligés de faire un énorme détour, par la rue R.Marcheron ou Issy les Moulineaux pour rejoindre le centre ancien ou aller vers Paris ou Malakoff. Une tranquillité au détriment des riverains des autres rues qui subissent un surcroît de circulation et de pollution comme c’’est le cas rue Valentine Jacquet, place Kennedy, rues Falret, Vieille Forge etc...

    Personne ne nie la nécessité de construire en petite couronne pour remplir l’objectif de construire 75 000 logements par an en IDF. Les écologistes ont été les premiers à expliquer qu’il valait mieux construire en petit couronne que de favoriser l’étalement urbain en grande couronne et supprimer des espaces agricoles, verts et forestiers forts utiles pour les citadins franciliens. La majorité actuelle leur a reproché lors des derniéres élections municipales de vouloir densifier la petite couronne, détruire des zones pavillonnaires, notamment à Vanves. Or que fait elle ou plutôt, d’après ces explications, qu’elle laisse faire ? Exactement ce que préconisaient les écologistes, mais avec une différence, comme ils l’ont expliqué lors de leur grand débat le 21 Février dernier : construire un habitat de haute qualité environnemental en développant la nature en ville. Et tout le monde sait bien que laissez-faire, est dangereux même s’il y a des régles (d’urbanisme) à respecter, c’est manquer d’une réflexion  d’ensemble et d’un schéma de développement sur la commune.  Ou en tous les cas, de le laisser supposer.

     

  • GRAND DEBAT NATIONAL A VANVES : DES IDEES POUR RE-NATURER LA VILLE

    Dommage que deux réunions organisées dans le cadre du grand débat national se soient déroulées le même jour, jeudi soir,  à Vanves, alors que plus rien ne sera organisé d’ici le 15 Mars, terme de la première phase de cette initiative gouvernementale avec les cahiers de doléances ouverts dans les mairies jusqu’à vendredi dernier, comme ce fut le cas à Vanves

    La réunion la plus intéressante, n’en est pas moins restée le débat organisé par les écologistes vanvéens : «Logement ou qualité de la vie en ville ». Une cinquantaine de personnes étaient présents à l’école Gambetta dont deux maires adjoints (Pascal Vertanessian et Sandrine Bourg). «On est saisi par de nombreux vanvéens sur de nombreux projets sur lesquels on nous a demandé de nous prononcer. Ils s’inquiétent des multiples chantiers qui fleurissent depuis quelque temps aux quatre coins de la ville. Des pavillons ou des maisonsde villes se transforment petit à petit en immeubles d’habitation souvent au détriment des jardins qui donnent un peu d’air à notre ville classée la 11éme villre de France pour la plus forte densité.  Nous en avons discuté entre nous. Notamment sur le projet Woodeum. Nous n’avons pas pris de décision. Nous avons souhaité élargir le débat, avant d’en prendre une. On a positionné ce sujet dans le cadre du Grand débat » a expliqué Pierre Toulouse

    Il a donné la parole à Daniel Breuillet, ex-maire d’Arcueil et vice président de la MGP (Métropole du Grand Paris) qui a parlé de l’appel à projet « Inventons la MGP » avec ces avantages  et ces inconvénients : il a reconnu le manque de concertation  sur le travail des équipes lauréates du fait de son organisation qui doit rester confidentielle, jusqu’à la présentation du projet, et la limite de l’exercice car la population est tenu à l’écart.  Il a très bien expliqué l’enjeu pour la métropole : « Verte ou invivable », dépassant en cela le débat vanvéen sur les réalisations immobilières : « Cette nature est une ardente nécessité ! La métropole a donc besoin de nature. C’est possible en déminéralisant la ville en recréant parcs et jardins . Si on dit construire 75 000 logements par an, on doit s’imposer de planter 10 000 arbres par an. On ne peut plus vivre sans aménager des espaces verts en façades, sur les toitures » a-t-il expliqué

    Des groupes de travail ont alors été constitué qui ont planché pendant une demi-heure pour faire des propositions, notamment sur Vanves : Construire des logements vraiment sociaux et des hébergements d’urgence, favoriser l’installation d’une librairie, couvrir le périph en végétalisant. Certains ont émis le souhait d’un espace numérique pour débattre avec la mairie. Deux autres thémes plus généraux ont été abordés, tout à fait d’actualité pour Vanves.  Tout d’abord la végétalisation : Inciter les habitants à fleurir leur trottoir, autour des arbres en distribuant des graines, ne pas couper les arbres à tort et à travers, remettre des arbres dans les cours d’écoles, dans le cimetière, végétaliser les grandes terrasses d’immeubles et batiments administratifs, optimiser le verdissement des cours d’immeuble, des balcons, inciter et développer les potagers urbains, encourager les jardins partagés en pied d’immeuble, sanctuariser les arbres qui poussent en pleine terre.

    Ensuite l’urbanisme (et la réglementation) : Imposer un espace d’au moins 1m de plein terre devant chaque immeuble, et  un pourcentage  minimum, par exemple 10%, d’espaces verts dans les permis de construire. Lorsqu’on démolit un pavillon avec jardin, obliger le promoteur à garder des espaces de pleine terr, tourner les jardins des immeubles vers la rue, donner un avantage fiscal au construction nouvelles ou anciennes qui favorisent le verdissement, préempter ou classer les belles villas, construire des maisons sur pilotis en laissant de la terre en dessous, rehausser les habitations, en bois de préférence, dans le but éventuel de location (valorisation du bien et revenus supplémentaires )… Changer le béton des cours d’école par un revêtement perméable, enterrer les espaces de stationnement et mettre en surface des espaces verts, faire en sorte qu’il y ait des parcs à moins 500m à pied ou à 5mn des transports en commun, augmenter les pistes cyclables