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URBANISME - Page 6

  • CLOS MONTHOLON : QUELQUES COMMERCES AU BOUT DU BOUT DU DESERT DES TARTARES DE VANVES

    Après une présentation rapide de l’état d’avancement du chantier de la gare du Grand Paris Express entre Clamart et Vanves effectué par des représentants de la société du Grand Paris, lors de la réunion publique du quartier des Hauts de Vanves mardi dernier, la municipalité a fait le point sur l’aménagement du quartier du clos Montholon, et sur ce triangle entre la rue du clos Montholon, les avenues de la Paix et Général de Gaulle. « Vous pensez bien que cet aménagement a nécessité beaucoup d’anticipation, avec une notion de quartier de gare bien en tête » a déclaré d’emblée le maire adjoint  avec une certaine suffisance  en s’adressant à « tous ceux qui pense qu’on fait cela au doigt mouillé ! »

    Tout cela pour expliquer que «depuis deux ans, les riverains ont subi des chantiers de génie civil. Maintenant beaucoup de chantiers s’effectuent à l’intérieur avec les promoteurs-constructeurs et leurs sous-traiants, à l’extérieur avec les deux intercommunalités pour l’aménagement de ce quartier » en donnant plusieurs exemple. : la rue du Clos Montholon sera en sens interdit dans le sens de la descente, en zone « 30 » avec une piste cyclable, un élargissement des trottoirs qui seront végétalisés, avec des places de stationnement maintenues. L’avenue du Général de Gaulle devrait garder son aspect actuel en étant un peu végétalisé, avec un réaménagement du terminus du bus 59 avec quelques suppressions de place de stationnement, sachant que là, le pilote est le département et le maître d‘œuvre, GPSO

    Il est prévu sur la pointe face à la voie ferrée où avait été installé une immense chaise bleue lors du ripage de la dalle de la gare du Fort d’Issy/Vanves/Clamart en Août 2017, et sa future entrée sous verrière, l’aménagement de 150 à 200 logements avec des commerces sur 100 m2. « Il n’y a eu aucune préemption. Ce projet devrait bientôt sortir de terre » a-t-il conclu.

    Il n’en reste pas moins que cet aménagement de ce quartier de gare qui a fait l’objet d’un article dans le Monde voilà deux semaines, est une occasion manquée. La municipalité a laissée agir promoteurs/constructeurs d’un côté, et particuliers de l’autre, considérant que ce sont des affaires privées dans lequel la ville n’a pas à s’immiscer tant que les règles du PLU sont respectées.

    Il n’empêche que si la ville avait arrêté un schéma directeur d’aménagement, elle aurait pu faire financer un groupe scolaire et des aménagements comme une placette, un espace vert par ses promoteurs/constructeurs en leur imposant au rez-de-chaussée des immeubles, des commerces, qui auraient  été mieux répartis dans le quartier le long de la rue du Clos Motholon ou avenue de la Paix, qu’à ce bout de Vanves face à un quartier de gare commerçant de Clamart. 

  • UN ETE 2023 MARQUE PAR LA CONSTRUCTION DU FOYER DE JEUNES TRAVAILLEURS AU DESSUS DU PERIPH

    En matière d’urbanisme, le chantier de la résidence Hosta, ce foyer pour jeunes travailleurs construit par Woodeum avec l’agence Hardel Le Bihan, dans la cadre du concours « Inventons la MGP », au dessus du boulevard Périphérique, porte Brancion, franchissait une étape importante avec la pose d’un voile de bois qui marque l’avancement du montage en bois de cette réalisation hors norme construite en bois massif CLT

    Cinq ans après avoir été lauréat de la 1re édition du concours urbain métropolitain, ce projet en structure bois porté par le spécialiste du domaine, au-dessus du périphérique est en train de se concrétiser. Un défi technique pour mener à bien l’une des premières constructions sur le boulevard extérieur, qui devra en outre être réalisée en partie d’ici à mars 2024 en prévision des JOP.  Ce foyer de 114 logements sur huit niveaux avec un toit terrasse végétalisé sera d’ailleurs géré la Régie immobilière de la ville de Paris, membre du groupement lauréat du concours,

    Face aux récurrentes critiques contre les risques de faire vivre des jeunes gens au-dessus du périphérique parisien, secteur particulièrement pollué, Julien Pemezec, Directeur Général de Woodeum  mettait en avant dans le Journal du Grand Paris, « les études très poussées sur l’aéraulique du site et le risque de pollution », mais également « la mise en place des systèmes très performants de captation de l’air dans la partie haute du bâtiment là où il est de meilleure qualité »,  en  ajoutant que « sont également opérées plusieurs séries de filtration de l’air ».

    Tout l’enjeu pour le constructeur est de décrocher le top des labellisations (NF habitat HQE et Intérieur) en matière de qualité de l’air. S’il n’a pas utilisé de dispositifs particulièrement innovants, ils sont en revanche « poussés à leur maximum pour aller au-delà des normes requises », indiquait également Julien Pemezec. La sécurité des compagnons est assurée par un grand échafaudage de protection installé entre le périphérique et le bâtiment pour se prémunir des chutes. « Mais du fait des pré-constructions, peu d’ouvriers interviendront sur place », prévenait le dirigeant.

    En effet, les éléments de mur, soit des panneaux de bois massif de 16 m de long sur 3 m de haut, sont livrés, par camion, prédécoupés et par ordre de pose de manière à ne plus avoir qu’à les assembler au fur et à mesure de leur arrivée sur site. La structure bois devait rejoindre le chantier durant à l’été, suivi par les poteaux et poutres en bois pour constituer la structure intérieure.

    Outre la pré-construction, « le bois présente aussi l’avantage de diviser par deux le poids des bâtiments, élément essentiel pour réaliser cet immeuble très technique qui repose sur les voies d’entrée et de sortie du périphérique » selon Julien Pemezec. Le chantier doit durer un an et demi avec une échéance particulière dans un an, soit en mars 2024, en raison des Jeux olympiques et paralympiques. En effet, les chantiers doivent être interrompus entre mars et septembre. Aussi Woodeum devra avoir achevé le gros œuvre à cette date

  • LES PAVILLONS, UN ATOUT CLIMATIQIE POUR LA METROPOLE, MAIS PAS A VANVES..POUR L'INSTANT

    Selon, une étude de l’atelier Parisien de l’Urbanisme (APUR) présenté lorsd’un colloque le 21 Juin qui a fait salle pleine, l’habitat pavillonnaire est un atout climatique pour la métropole du Grand Paris. Leurs jardins sont autant d’îlots de fraicheur et de réserves à biodiversité à préserver. Un message qui devrait être entendu du côté de vanves où des dizaines de pavillons ont disparus pour être remplacés par des résidences et immeubles, certes à la suite de transactions privées, mais dont le permis de construire a été signé par le maire. Notamment dans le triangle rue du Clos Montholon/avenues de La Paix et du Général de Gaulle où ils ont quasiment tous disparus à cause de la proximitéde la gare du futur Grand Paris Express, et dans l’îlot dit  de la Mairie face à l’hôtel de ville.

    D’autant plus que, selon l’APUR que « nous sommes à un moment charnière. Une connaissance fine de ces quartiers pavillonnaires était nécessaire pour définir une stratégie urbaine à l’échelle métropolitaine. C’est maintenant qu’i faut le faire, sinon ce tissu va bouger, pas forcément comme on le souhaite » explique son directeur. Car des promoteurs n’hésitent pas à remplacer 2 à 3 pavillons par une centaine de logements (rue Marcheron, Ilot de la mairie etc…). «Il y a un véritable enjeu, en IDF, à maintenir un parc suffisant et accessible » ajoute l’Institut Paris Région

    416 500 pavillons ont été recensés dans le Grand Paris. Ils occupent 18% du territoire dont la moitié (48%) est végétalisé avec un taux de végétalisation occupant plus de la moitié de la parcelle. Des poumons extraordinaires où il fait globalement moins chaud lors des canicules. Et certains vanvéens peuvent en témoigner lorsqu’ils longent certains pavillons des rues JB Potin, Victor Hugo, François 1er etc…D’ailleurs le jardin à l’avant du pavillon, constitue la seule respiration verte de la rue.

    La présence de sols perméables facilite la gestion de seaux pluviales. L’APUR pousse même à encourager la plantation de grands arbres, des feuillus de préférence. La ville de Vanves qui a prévu d’aider les copropriétés à en planter, ne pourrait elle prévoir une subvention pour les pavillons (lorsque c’est possible)