Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

SECURITE - Page 7

  • UNE RENTREE SCOLAIRE A VANVES DANS UN CONTEXTE PARTICULIER: L’ETAT D’URGENCE INVITE A PRENDRE DE NOUVEAUX REFLEXES

    Prés de 4650 jeunes de 3 à 20 ans font leur rentrée ce matin dans les établissements scolaires à Vanves : Plus de 2200 enfants dans les 6 écoles maternelle et 6 écoles élémentaires de Vanves,  1650 élèves à Michelet dont 650 collégiens, 650 lycéens  et 350 étudiants de classes préparatoires, prés de 500 collégiens au collège Saint Exupery, plus de 350 au LEP Dardenne. Mais cette Rentrée des classes est vraiment particulière cette année.  Devant un « niveau de menace terroriste très élevé », la protection des établissements scolaires fait office de priorité absolue pour cette rentrée entamée pour les  pouvoirs publics,  les collectivités locales  et les chefs d’établissements.  Elle a fait l’objet d’une circulaire interministérielle (Intérieure-Education Nationale) qui balaie toutes les questions et problématiques et a été l’objet une réunion préfecture-inspection académique-collectivités locales.  « C’est un changement de culture pour tout le monde » constate Philippe Wuillamier, Inspecteur d’académie pour les Hauts de Seine     

    Pour  les écoles, une réunion a eu lieu entre la préfecture, l’inspection académique et l’association des maires des Hauts de Seine dont les membres sont très mobilisés. Ils ont beaucoup travaillés sur la sécurité des accès, les clôtures pour les rehausser… Des travaux ont été effectués pour installer des digicodes, des alarmes anti-intrusions dans les bâtiments, des loquets dans les classes…Un courrier a été envoyé par le préfet aux maires pour leur demander de veiller à l’interdiction du stationnement autour des écoles, avec l’installation de mobilier urbain dissuasif (potelets),  le déplacement des containers à verre et autres. « Nous avons demandés aux directeurs d’école dans un premier temps, à la pré-rentrée, de s’assurer que le personnel de l’école connaît bien le protocole et les dispositifs,  dans un second temps d’informer les familles des mesures qui sont mises en place, et également de leur demander leur participation positive : Les parents aiment déposer leurs enfants avec leur automobile le plus prés possible de l’école. Mais nous allons leur demander une coopération pour qu’ils comprennent bien que tout attroupement aux abords des écoles, est contre-productif et créée de la tension inutilement, d’accepter un certain nombre de contraintes, et à eux-même diffuser les informations, et les expliquer à leur tour. Nous souhaitons ainsi développer une communauté de vue et développer une culture partagée » indique l’inspecteur d’académie  en constatant que « les directeurs d’écoles ont fait, depuis Novembre 2015, leur travail avec un sérieux exemplaire. Et ce n’était pas simple, car il  s’agissait de mettre en œuvre des mesures de sécurité efficace comme par exemple « N’importe qui ne peut pas entrer dans une école », sans distiller de panique dans la population, grâce à leur calme et leur détermination ». Ainsi le jour de la Rentrée à Vanves, uniquement, un seul des parents pourra accompagner leur enfant en petit section en maternelle et en CP en élementaire, selon une décision commune prise par le maire de Vanves et l’inspectrice d’éducation nationale de la 18éme circonscription des Hauts de seine (Malakoff-Vanves)

    Dans le 2éme degré, chaque établissement (collège, lycée)  a fait l’objet d’un diagnostic de sécurité   qui est en cours de réactualisation,  en lien avec les collectivités locales compétentes (département pour les collèges, Région pour les lycées). Il  permet de repérer les points de force et de vulnérabilité, et de balayer la façon dont l’établissement s’organise en situation de tension et de crise, avec des recommandations, des propositions de travaux. « Ce sont des outils précieux qui permettent aux uns et aux autres de voir quel type de procédure, ils engagent pour assurer le maximum de sécurité » pour l’inspecteur d’académie. Depuis le 13 Novembre 2015, Michelet a recruté deux quasi vigiles même s’ils n’en ont pas l’uniforme ou la qualité officielle, qui sont présent à la grille en permanence : « Lorsque les élèves entrent dans l’établissement, ils doivent nécessairement montrer leur carnet de correspondance, lorsque des adultes entrent, ils doivent se présenter à la loge où sont recensés leur nom et les raisons de leur visite. Les grilles du bas du parc, le long du bd du Lycée,  ont été fermées y compris pour les équipes sportives de Vanves pour éviter des accès sans contrôle.  On a appelé tout un chacun à la vigilance. Un exercice est prévu avant laToussaint. Nous avons sollicité la Région pour installer des caméras de vidéosurveillance en plus grand nombre, et  des systémes d‘alarme-intrusion  dans tous les bâtiments » indique Bernard Gary, proviseur. Le Préfet des Hauts de Seine a demandé aux principaux et aux proviseurs d’élargir les horaires d’ouvertures le matin et l’après-midi pour éviter les attroupements devant les entrées de leurs établissements.   

    Polices nationale et municipales sont également appelées à renforcer la surveillance de la voie publique aux abords des établissements scolaires durant toute cette période de  Rentrée, qui est une  question très sensible pour les maires. Des patrouilles dynamiques sont organisées dans chaque circonscription par les commissariats, comme à Vanves-Malakoff,  avec un véhicule dédiée pour cette mission, renforcés par des rondes de la « Bac de jour » dans chaque district. Conformément aux instructions des ministres de l’éducation nationale et de l’intérieur, la préfecture et l’inspection d’Académie ont demandé à l’ensemble des établissements scolaires de faire un exercice dit PPMS (Plan Particuliers de Mise en Sécurité), mais dans sa partie attentat-intrusion, avant la Toussaint : « On leur demandera ensuite d’en faire un autre au plan  départemental en lien avec la préfecture, ce qui permettra aux écoles de se repérer à rapport à quelque chose de très particulier car on entre vraiment dans l’introduction de la culture  de la gestion du risque dans les écoles. Et un troisième en cours d’année spécifique sur les intrusions et les attentats » indique l’inspecteur d’académie en insistant sur un point : « « Il faut que cela soit rassurant pour les familles ! ». Ces exercices se feront sur des thèmes comme le filtrage des accès, les alertes, la manière de fermer les portes, de connaître les issues de secours…  « Il n’est pas question de simuler un attentat ! L’objectif est que tout le monde prenne de nouveaux réflexes » insiste t-il

  • RETOUR SUR CET ETE 2016 A VANVES : 4 - UNE RIXE AU CENTRE ANCIEN POSE LA QUESTION D’UNE VERITABLE POLICE MUNICIPALE

     Des heurts et affrontements très grave se sont déroulés dans la soirée du 23 Juillet rue Gaudray et place de la République entre prés d’une quarantaine de jeunes qui trainaient sur la place et  a provoqué l’intervention de la police en masse et des pompiers, 2 jeunes ayant été blessés dont un très griévement, par une arme blanche, et l’autre par une barre de fer. 3 jeunes de 15, 16 et 20 ans ont été interpellés et placés en garde à  vue.  « Tout serait parti d'une « histoire de cigarettes. L'un d'eux aurait alors reçu des coups de couteau après avoir refusé d'en donner une. Une attaque rendue, quelques secondes plus tard, par des coups de barre de fer au visage d'un adversaire, dont la dentition serait « bien amochée », selon un proche de l'enquête » rapportait le Parisien le surlendemain. Il était 21H45 et le maire dinait au Tout Va Mieux (TVM). Il a essayé d’intervenir, de raisonner ces jeunes. Mais il s’est fait rabroué, insulté et même menacé – « on viendra dans ton bureau pour te buter ! » - et lorsqu’il est revenu au TVM, il s’est fait houspillé par certains clients qui lui ont demandé à quoi il servait : « Voilà à quoi, on en arrive, lorsqu’on ne fait rien pour assurer la sécurité à Vanves ! ». Le gérant du TVM  - l’ancien - lui a proposé de mobiliser une milice pour se débarrasser de ces individus.

    « Au lendemain de cette rixe, sur cette place où trône une église, les habitants ne semblent pas surpris. « Ça arrive souvent, commente la gérante d'un restaurant. Depuis plusieurs mois, il y a des rassemblements tous les jours ici. Et ça se termine parfois mal. » « On en a ras le bol. Ça fait fuir notre clientèle, renchérit un autre. Il y a même des clients qui ont été touchés par des projections de mortiers alors qu'ils étaient en terrasse. » Une habitante, qui vit depuis près de 5 ans sur la place, confirme. « Le coin est moins tranquille ces derniers temps. C'est préoccupant », regrette-t-elle » rapportait le Parisien. Cette rixe repose de nouveau la question sur la nécessité d’une véritable police municipale car elle s’avére de plus en plus nécessaire à cause d’une police nationale mobilisé sur d’autres priorités avec l’Etat d’urgence comme l’avait expliqué le commissaire de Vanves lors des réunions publiques de quartier du printemps dernier. D’autant plus que ce dernier, ne souhaitait pas faire des vagues en se limitant aux procédures administratives pour ne pas préjuger de son avenir.

    Et pendant ce temps, comme par hasard, les actes d’incivilités se sont multipliés dans différents quartiers de la ville durant tout l’été,notamment rue de Châtillon avec pneus crevés, barbecue dans la rue et en pleine nuit…  Vanves en est arrivé à un tel point, que pour vendre un appartement donnant sur la rue et la place de la République, son propriétaire et l’agence immobilière ont négocié avec les jeunes en leur versant des backshichs pour qu’ils ne soient pas présents lorsqu’un futur acquéreur viendrait le visiter. Même le père Bouleau a du laisser fermer les grilles d’acccès à la Maison paroissiale pour éviter de retrouver dans le jardin de l’église Saint remy des individus en train de se droguer, comme ce fut le cas l’été 2015, et fermer plus tôt le soir l’église Saint Remy.    

    Cet été quelque peu violent va reposer la question de la police municipale. Il paraitrait qu’après avoir obtenu l’armement des policiers municipaux vanvéens, Marie Françoise Goloubtzoff, maire adjoint chargée de la Sécurité a reconstitué un dossier réalisé par son prédécesseur Laurent Lacomère – qui doit être sur le bureau du maire – pour constituer une véritable police municipale de 15 agents 22/25 agents. Le maire s’y refuse. Mais jusqu’à quand ? Ne prend il pas une énorme responsabilité face à des vanvéens dont certains sont excédés ?      

  • RETOUR SUR CET ETE 2016 A VANVES : 1 – INQUIETUDES ET ATTENTES DES ELUS FACE AUX ATTENTATS

    L’attentat de Nice où des vanvéens séjournent pour les vacances, l’assassinat d’un prêtre, le pére Hamel  et les agressions subies par ces fidéles dans l’église de Saint Etienne de Rouvray ont marqué les esprits. Beaucoup de parents ont passé une mauvaise nuit si ce n’est blanche le soir du 14 Juillet sachant leurs enfants ou des proches au feu d’artifice de la tour Eiffel. Beaucoup de vanvéens ont eu une pensée pour  leurs prêtres de Vanves après ce meurtre horrible du pére Hamel le 26 Juin. Le pére Bouleau expliquait que maintenant lorsqu’il célébre la messe ou une cérémonie religieuse, il ferme la sacristie qui est derrière l’autel de l’église Saint Remy. A Saint Etienne de Rouvray, les terroristes s’étaient introduits par la sacristie qui était derrière l’église comme à Saint Remy.  Et il laisse fermer la grande porte de l’église même en ses temps caniculaires, alors qu’elle est toujours ouverte en été

    Nos élus ont bien sûr réagis, notamment lors de cette minute de silence sur le parvis de l’hôtel de ville le 18 Juillet suivi d’une marseille et du dépôt d’un bouquet de fleur par le maire avec Jean Marc Yoube.  « Face à cette folie aveugle, face à la cruauté et la haine, la France et les Français doivent affirmer leur détermination à défendre les valeurs de notre République. Plus que jamais nous devons faire preuve de solidarité et d'unité dans l’adversité, mais aussi de vigilance pour protéger notre peuple. La liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas de simples mots mais bel et bien les fondements inébranlables de notre pacte social et l’essence même de notre vivre ensemble » avait déclaré Bernard Gauducheau juste avant cette minute de silence.  Au lendemain du meurtre de ce prêtre le 26 Juillet dernier, le maire a tenu à exprimer sur son blog, par ces quelques mots, toute sa solidarité et sa compassion aux Catholiques de France. « Par cet acte inqualifiable, l’organisation terroriste démontre que son ennemi est ce que nous sommes. Elle frappe aveuglément, tuant hommes, femmes, enfants, croyants, non croyants et a pour cible tout ce qui constitue le fondement de notre République : la liberté, l’égalité, la fraternité. Nous ne devons pas céder.  Face aux épreuves, notre pays a toujours su résister et se relever. Plus que tout, je souhaite que Vanves, notre ville, soit un lieu de dialogue, d’échanges, de compréhension et de paix. C’est un combat quotidien qu’il nous faut mener tous ensemble ».

    Une tribune intitulée « Liberté, Egalité, Fraternité... Unité! » a été cosignée par des élus socialistes de l'ensemble de l'Ile de France  – dont Anne Laure Mondon, président du Groupe PS au Conseil Municipal,  suite à l'attentat de Nice dans laquelle ils expliquent : « Nous comprenons la colère de nos concitoyens. Nous refusons néanmoins de céder à la facilité dans laquelle veulent nous entraîner : le rejet de l’autre, la stigmatisation des origines, la peur des religions ne seront jamais une réponse acceptable. Nous ne renoncerons pas à nos libertés sans lesquelles, nous ne serions plus nous même. Nous sommes la France, la République et jamais nous ne cesserons d’affirmer notre attachement à ses valeurs : la liberté, l’égalité, la Fraternité, la Laïcité, le vivre ensemble. Nous savons que ce sont des valeurs qui ont fait et font la France un modèle unique à travers le monde . Parce qu’il en va de notre bien commun, nous entendons jouer pleinement notre rôle  d’élus et de responsables politiques au service de la République, de la cohésion nationale, d’un débat public réhabilité et porteur de vérités, de courages et de solutions ».

    Mais voilà, lors de cette Rentrée, notamment au niveau scolaire, nos maires et nos élus sont inquiets comme l’expliquait l’un d’entre eux cet été : « Il est difficile de mesurer les risques, d’anticiper. Tous les maires sont dans la même situation. Nous avons une responsabilité morale, mais nous n’avons ni les moyens législatifs,  ni l’autorité  pour mobiliser les effectifs de police, de l’armée, même si nous travaillons en concertation avec le commissaire. Je ne vous cache pas que la vie doit continuer mais autoriser des manifestations très ponctuelles me pose problème. Avons-nous le droit d’inviter le maximum de gens à se rassembler »  s’interrogeait l’un de ses maires qui a dû annuler comme beaucoup de confrères des manifestations, des feux d’artifices durant ses vacances. Et les risques présentées par la Rentrée scolaire ne vont pas arranger la situation malgré les instructions des ministres de l’Intérieur et de l’Education Nationale :  « Dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons, les maires attendent de l’Etat qu’il communique avec eux plus étroitement sur l’état de la menace connue et les risques potentiels. La prorogation de l’état d’urgence suppose de surcroît que l’Etat les accompagnent et les conseille dans la détermination de la posture de sécurité la mieux adaptée à l’actualité et au contexte local. Il est fondamental que l’Etat en liaison avec les maires, assure sa mission régalienne de sécurité et mobilise les effectifs nécessaires à la protection des populations » demandaient leurs représentants au niveau de l’Association des Maires de France ( François Baroin et André Laignel) en constatant non seulement que « les attentats que notre pays a subis confirment malheureusement que les actes terroristes peuvent toucher tout point du territoire » et « qu’ils visent notamment à toucher tous les symboles de notre République. Les maires en tant qu’agent de l’Etat mériteraient une attention spécifique et l’adaptation de notre droit pour une meilleure sécurisation des mairies qui pourrait être envisagée ».