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SECURITE - Page 8

  • RETOUR SUR CET ETE 2016 A VANVES : 4 - UNE RIXE AU CENTRE ANCIEN POSE LA QUESTION D’UNE VERITABLE POLICE MUNICIPALE

     Des heurts et affrontements très grave se sont déroulés dans la soirée du 23 Juillet rue Gaudray et place de la République entre prés d’une quarantaine de jeunes qui trainaient sur la place et  a provoqué l’intervention de la police en masse et des pompiers, 2 jeunes ayant été blessés dont un très griévement, par une arme blanche, et l’autre par une barre de fer. 3 jeunes de 15, 16 et 20 ans ont été interpellés et placés en garde à  vue.  « Tout serait parti d'une « histoire de cigarettes. L'un d'eux aurait alors reçu des coups de couteau après avoir refusé d'en donner une. Une attaque rendue, quelques secondes plus tard, par des coups de barre de fer au visage d'un adversaire, dont la dentition serait « bien amochée », selon un proche de l'enquête » rapportait le Parisien le surlendemain. Il était 21H45 et le maire dinait au Tout Va Mieux (TVM). Il a essayé d’intervenir, de raisonner ces jeunes. Mais il s’est fait rabroué, insulté et même menacé – « on viendra dans ton bureau pour te buter ! » - et lorsqu’il est revenu au TVM, il s’est fait houspillé par certains clients qui lui ont demandé à quoi il servait : « Voilà à quoi, on en arrive, lorsqu’on ne fait rien pour assurer la sécurité à Vanves ! ». Le gérant du TVM  - l’ancien - lui a proposé de mobiliser une milice pour se débarrasser de ces individus.

    « Au lendemain de cette rixe, sur cette place où trône une église, les habitants ne semblent pas surpris. « Ça arrive souvent, commente la gérante d'un restaurant. Depuis plusieurs mois, il y a des rassemblements tous les jours ici. Et ça se termine parfois mal. » « On en a ras le bol. Ça fait fuir notre clientèle, renchérit un autre. Il y a même des clients qui ont été touchés par des projections de mortiers alors qu'ils étaient en terrasse. » Une habitante, qui vit depuis près de 5 ans sur la place, confirme. « Le coin est moins tranquille ces derniers temps. C'est préoccupant », regrette-t-elle » rapportait le Parisien. Cette rixe repose de nouveau la question sur la nécessité d’une véritable police municipale car elle s’avére de plus en plus nécessaire à cause d’une police nationale mobilisé sur d’autres priorités avec l’Etat d’urgence comme l’avait expliqué le commissaire de Vanves lors des réunions publiques de quartier du printemps dernier. D’autant plus que ce dernier, ne souhaitait pas faire des vagues en se limitant aux procédures administratives pour ne pas préjuger de son avenir.

    Et pendant ce temps, comme par hasard, les actes d’incivilités se sont multipliés dans différents quartiers de la ville durant tout l’été,notamment rue de Châtillon avec pneus crevés, barbecue dans la rue et en pleine nuit…  Vanves en est arrivé à un tel point, que pour vendre un appartement donnant sur la rue et la place de la République, son propriétaire et l’agence immobilière ont négocié avec les jeunes en leur versant des backshichs pour qu’ils ne soient pas présents lorsqu’un futur acquéreur viendrait le visiter. Même le père Bouleau a du laisser fermer les grilles d’acccès à la Maison paroissiale pour éviter de retrouver dans le jardin de l’église Saint remy des individus en train de se droguer, comme ce fut le cas l’été 2015, et fermer plus tôt le soir l’église Saint Remy.    

    Cet été quelque peu violent va reposer la question de la police municipale. Il paraitrait qu’après avoir obtenu l’armement des policiers municipaux vanvéens, Marie Françoise Goloubtzoff, maire adjoint chargée de la Sécurité a reconstitué un dossier réalisé par son prédécesseur Laurent Lacomère – qui doit être sur le bureau du maire – pour constituer une véritable police municipale de 15 agents 22/25 agents. Le maire s’y refuse. Mais jusqu’à quand ? Ne prend il pas une énorme responsabilité face à des vanvéens dont certains sont excédés ?      

  • RETOUR SUR CET ETE 2016 A VANVES : 1 – INQUIETUDES ET ATTENTES DES ELUS FACE AUX ATTENTATS

    L’attentat de Nice où des vanvéens séjournent pour les vacances, l’assassinat d’un prêtre, le pére Hamel  et les agressions subies par ces fidéles dans l’église de Saint Etienne de Rouvray ont marqué les esprits. Beaucoup de parents ont passé une mauvaise nuit si ce n’est blanche le soir du 14 Juillet sachant leurs enfants ou des proches au feu d’artifice de la tour Eiffel. Beaucoup de vanvéens ont eu une pensée pour  leurs prêtres de Vanves après ce meurtre horrible du pére Hamel le 26 Juin. Le pére Bouleau expliquait que maintenant lorsqu’il célébre la messe ou une cérémonie religieuse, il ferme la sacristie qui est derrière l’autel de l’église Saint Remy. A Saint Etienne de Rouvray, les terroristes s’étaient introduits par la sacristie qui était derrière l’église comme à Saint Remy.  Et il laisse fermer la grande porte de l’église même en ses temps caniculaires, alors qu’elle est toujours ouverte en été

    Nos élus ont bien sûr réagis, notamment lors de cette minute de silence sur le parvis de l’hôtel de ville le 18 Juillet suivi d’une marseille et du dépôt d’un bouquet de fleur par le maire avec Jean Marc Yoube.  « Face à cette folie aveugle, face à la cruauté et la haine, la France et les Français doivent affirmer leur détermination à défendre les valeurs de notre République. Plus que jamais nous devons faire preuve de solidarité et d'unité dans l’adversité, mais aussi de vigilance pour protéger notre peuple. La liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas de simples mots mais bel et bien les fondements inébranlables de notre pacte social et l’essence même de notre vivre ensemble » avait déclaré Bernard Gauducheau juste avant cette minute de silence.  Au lendemain du meurtre de ce prêtre le 26 Juillet dernier, le maire a tenu à exprimer sur son blog, par ces quelques mots, toute sa solidarité et sa compassion aux Catholiques de France. « Par cet acte inqualifiable, l’organisation terroriste démontre que son ennemi est ce que nous sommes. Elle frappe aveuglément, tuant hommes, femmes, enfants, croyants, non croyants et a pour cible tout ce qui constitue le fondement de notre République : la liberté, l’égalité, la fraternité. Nous ne devons pas céder.  Face aux épreuves, notre pays a toujours su résister et se relever. Plus que tout, je souhaite que Vanves, notre ville, soit un lieu de dialogue, d’échanges, de compréhension et de paix. C’est un combat quotidien qu’il nous faut mener tous ensemble ».

    Une tribune intitulée « Liberté, Egalité, Fraternité... Unité! » a été cosignée par des élus socialistes de l'ensemble de l'Ile de France  – dont Anne Laure Mondon, président du Groupe PS au Conseil Municipal,  suite à l'attentat de Nice dans laquelle ils expliquent : « Nous comprenons la colère de nos concitoyens. Nous refusons néanmoins de céder à la facilité dans laquelle veulent nous entraîner : le rejet de l’autre, la stigmatisation des origines, la peur des religions ne seront jamais une réponse acceptable. Nous ne renoncerons pas à nos libertés sans lesquelles, nous ne serions plus nous même. Nous sommes la France, la République et jamais nous ne cesserons d’affirmer notre attachement à ses valeurs : la liberté, l’égalité, la Fraternité, la Laïcité, le vivre ensemble. Nous savons que ce sont des valeurs qui ont fait et font la France un modèle unique à travers le monde . Parce qu’il en va de notre bien commun, nous entendons jouer pleinement notre rôle  d’élus et de responsables politiques au service de la République, de la cohésion nationale, d’un débat public réhabilité et porteur de vérités, de courages et de solutions ».

    Mais voilà, lors de cette Rentrée, notamment au niveau scolaire, nos maires et nos élus sont inquiets comme l’expliquait l’un d’entre eux cet été : « Il est difficile de mesurer les risques, d’anticiper. Tous les maires sont dans la même situation. Nous avons une responsabilité morale, mais nous n’avons ni les moyens législatifs,  ni l’autorité  pour mobiliser les effectifs de police, de l’armée, même si nous travaillons en concertation avec le commissaire. Je ne vous cache pas que la vie doit continuer mais autoriser des manifestations très ponctuelles me pose problème. Avons-nous le droit d’inviter le maximum de gens à se rassembler »  s’interrogeait l’un de ses maires qui a dû annuler comme beaucoup de confrères des manifestations, des feux d’artifices durant ses vacances. Et les risques présentées par la Rentrée scolaire ne vont pas arranger la situation malgré les instructions des ministres de l’Intérieur et de l’Education Nationale :  « Dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons, les maires attendent de l’Etat qu’il communique avec eux plus étroitement sur l’état de la menace connue et les risques potentiels. La prorogation de l’état d’urgence suppose de surcroît que l’Etat les accompagnent et les conseille dans la détermination de la posture de sécurité la mieux adaptée à l’actualité et au contexte local. Il est fondamental que l’Etat en liaison avec les maires, assure sa mission régalienne de sécurité et mobilise les effectifs nécessaires à la protection des populations » demandaient leurs représentants au niveau de l’Association des Maires de France ( François Baroin et André Laignel) en constatant non seulement que « les attentats que notre pays a subis confirment malheureusement que les actes terroristes peuvent toucher tout point du territoire » et « qu’ils visent notamment à toucher tous les symboles de notre République. Les maires en tant qu’agent de l’Etat mériteraient une attention spécifique et l’adaptation de notre droit pour une meilleure sécurisation des mairies qui pourrait être envisagée ».

  • LA SECURITE AU CŒUR DES REUNIONS PUBLIQUES DE QUARTIERS DE VANVES

    L’un des thèmes abordés lors des 3 réunions publiques de quartiers dont la dernière s’est tenu jeudi soir dans le préau de l’école Larmeroux pour les Hauts de Seine de Vanves, a été la sécurité. Si le commissaire de police était présent à l’hôtel de ville (Centre Ancien-Saint Remy), c’était le capitaine Olivier Marquant qui a planché devant les vanvéens à Marceau (Plateau)  et à Larmeroux (Hauts de Vanves).

    Rappelons que le commissaire de police avait indiqué que la police avait revu les priorités données aux appels - Atteintes à l’intégrité physique des personnes en premier lieu,  atteintes aux biens, incivilités qui sont de plus petites infractions contraventionnelles (en deça des autres) -   à cause de l’Etat d’urgence qui mobilise par ailleurs ses effectifs, la baisse des effectifs  de 10 fonctionnaires de police (en étant passé de 93 à 83), ce qui a des conséquences sur la présence des agents de police sur la voie publique, mais aussi des moyens, la police ne disposant plus que d’un véhicule. « On a un véhicule pour 4 communes » indiquait son capitaine pour les patrouilles de nuit.  Et Vanves a la chance de disposer du commissariat sur son territoire, ce qui n’est pas le cas de Malakoff qui bénéficiait d’un poste de police qui a été fermé faute d’effectifs. D’ailleurs sa maire, Jacqueline Belhomme doit déposer lundi au ministère de l’intérieur une pétition demandant sa réouverture et rencontrer un collaborateur du ministre Cazeneuve.

    Selon le capitaine, le seul effet positif des attentats est d’avoir fait baisser la délinquance en 2015 grâce à Vigipirate, avec un contrecoup au début de l’année 2016 : les faits de délinquance sont remontés. Les cambriolages ont augmentés, avec le vol de deux roues, d’automobiles, d’accessoires, ainsi que portables qui ont augmentés notamment autour de la station de métro où circulent plus de 3 millions de voyageurs par an. « On a mis en place un dispositif de surveillance qui a donné quelques résultats avec des arrestations ».  De même  le taux d’élucidation des vols  a augmenté. Par contre se sont développées, les agressions aux distributeurs automatiques de billets de la part d’individus venant du 93 par la ligne 13. Et la situation s’est stabilisée autour des établissements scolaires. Il a reconnu que la problématique à Vanves provient de regroupements d’individus dans les rues (République, Châtillon) et les halls d’immeubles  qui amènent à des incivilités, provoquent des nuisances sonores qui nuisent à la tranquillité publique.

    Beaucoup de témoignages  de riverains de la rue de la République, d’habitants du Plateau et de la rue de Châtillon ont montré leur exaspération, leurs craintes lorsqu’ils ont affaire à des « molloses » qui occupent leur hall d'immeuble, pour leurs enfants lorsqu’ils rentrent du collège avec tous ces jeunes qui traînent et font des barbeccues le soir devant l'école Lemel, demandant même au capitaine quelle doit être leur attitude, comment ils doivent réagir par rapport à ces jeunes… « Appelez-nous pour avoir des remontées » les a-t-il invités en faisant non pas le 17 mais le numéro du commissariat… Sachant que quelquefois la BAC intervient comme ce fut le cas rue de Châtillon et place de la République. Occasion pour le maire de rappeler sa philosophie en la matière : « La sécurité est une mission régalienne de l’Etat. Nous faisons le maximum pour qu’elle l’assume. La police municipale a un rôle de complémentarité avec la police nationale. Il n’est pas question que le maire devienne un shériff  comme aux USA » a-t-il expliqué sur le Plateau.  Tout en reconnaissant à l’école Larneroux Jeudi soir que « les Pouvoirs Publics sont en train de se rendre compte que les choses se détériorent et qu’on ne peut pas continuer ces réductions d’effectifs de police ». Et de raconter sa rencontre et son dialogue avec quelques jeunes qui était sur la place de la République lorsque la BAC est intervenu. Ce qui devrait aboutir à une rencontre avec ses jeunes, le maire et des éducateurs (de rue).