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SECURITE - Page 6

  • INSECURITE ET INCIVILITES RUE ET PLACE DE LA REPUBLIQUE : LE MAIRE DE VANVES PREND LE TAUREAU PAR LES CORNES

    Le maire est décidé à prendre le taureau par les cornes ! C’est la grande leçon de la réunion publique du quartier Saint Remy-Centre Ancien d’hier soir à l’hôtel de ville sur laquelle le Blog reviendra. Professionnels des recours contre les projets d’urbanisme notamment du côté de la gare, et surtout délinquants de tout poil qui rendent la vie infernale de rue et place de la République (sur la photo lors de ce week-end du village des terroirs)  ont intérêt à bien se tenir, car le maire de Vanves va frapper.

    Il a tapé du poing sur la table après avoir laissé le commissaire de police de Vanves présenter la situation sur la place et la rue de la République et répondre aux questions de riverains excédés qui ont témoignés,  dont certains ont quitté la ville. « On va prendre au sérieux cette affaire ! J’ai conscience qu’un seuil de tolérance a été dépassé. Et que cela peut dégénérer, et aller plus loin. On a probablement attendu très longtemps. Un dossier étayé a été constitué qui me fait dire qu’on peut avoir un pépin. Mais nous vivons dans un état de droit et on ne peut pas faire n’importe quoi. Cela prend du temps pour éviter tout dérapage. Et on continue à constituer un dossier fort pour prendre des mesures fortes et radicales pour faire cesser cet état de fait ! Je suis ouvert à toute possibilité pour que cela cesse. Si on doit fermer des commerces, on le fera ! » a déclaré un Bernard Gauducheau  déterminé

  • VANVES EN ETAT D’URGENCE DEPUIS UN AN APRES LES ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE

    Depuis maintenant plus d’un an, Vanves vit comme tous les autres communes, sous l’Etat d’urgence, à cause de ses attentats du 13 novembre dont les parisiens et les franciliens se sont souvenus ce week-end en rendant hommage aux victimes.  L’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement de la Région Ile de France (IAU IDF), vivier d’experts, s’est penché sur «le rôle des acteurs locaux sur fond d’état d’urgence» et s’est interrogé sur l’impact d’un tel contexte dans la gestion de la sécurité quotidienne.

    Qu’a-t-il constaté ? « Sous la pression des autorités centrales et d’une partie de la population, les élus locaux s’engagent de manière croissante dans la gouvernance et la production  de la sécurité quotidienne, avec plus ou moins de volontarisme et, souvent, le sentiment d’avoir à compenser ce qu’ils perçoivent comme un désengagement de l’Etat sur fond de réforme territoriale et de crise budgétaire » écrivent ils dans cette Note Rapide,proche du ressenti en ce qui concerne Vanves. Occasion d’un zoom sur les polices municipales dont les effectifs ont quadruplé en 30 ans  et qui devraient continuer à progresser selon les auteurs de cette étude qui  notent que le ministre de l’intérieur défend une position gouvernementale inédite, relayée par le président de la République depuis les attentats de Novembre 2015 : L’Etat en appelle au renforcement des moyens de protection des policiers municipaux et soutient les collectivités à cet effet, à travers l’octroi de subventions pour l’achat de gilets pare-balles et la mise à disposition de 4000 revolvers de la police nationale. Et depuis les attentats de Nice en Juillet, «le maire à qui il revient de faire la demande de port d’arme, n’a plus besoin de justifier, ni de circonstancier cette demande et le préfet n’est donc plus fondé à la contester». Ainsi la tendance est à la généralisation de l’armement des polices municipales et « le point de vue de ceux qui s’y refusent, est devenu presque inaudible, aujourd’hui».

    Ce qui s’est confirmé à Vanves qui a armé sa police municipale  après un long débat au sein de l’éxêcutif et de la majorité municipale. Et Bernard Gauducheau maire UDI,  s’en était  expliqué : « Aprés les terribles événements de janvier et novembre, les policiers municipaux, dépositaires de l’autorité publique, sont désormais devenus aussi des cibles pour les terroristes. Aujourd’hui, 30% des polices municipales du département des Hauts-de-Seine sont armées, et ce chiffre pourrait s’élever prochainement à 50% . Nous avons en définitive pris la lourde responsabilité de doter les policiers municipaux d’armes létales avant tout pour assurer leur sécurité en cas de situation exceptionnelle et de légitime défense». Mais cette décision ne vient pas modifier la feuille de route qui leur a confié : Assurer essentiellement un travail d’ilotage et de contact, sur des missions de proximité qui s’exercent de jour. Ne pas s’exposer dans des situations où leur vie pourrait être mise en danger. Tout en rappelant que « l’armement de la police municipale a été dicté par l’état d’urgence dans un souci d’assurer à nos fonctionnaires municipaux des conditions de sécurité maximum », et qu’il n’a pas l’intention d’augmenter ses effectifs « dans un contexte marqué par la baisse des dotations de l’Etat » 

    Cette étude constate aussi que  « les collectivités territoriales sont appelées à s’investir en matière de prévention de la radicalisation, à l’image de ce qu’elles font déjà en matière de prévention de la délinquance….Elles ont un rôle essentiel à jouer dans la détection et le signalement des situations de radicalisation et dans la prise en charge sociale des publics». Et qu’elles ont investies pour sécuriser leurs équipements et bâtiments, avec notamment les établissements scolaires, comme le fait Vanves en sollicitant  le Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance - « Dans le contexte actuel qui est inquiétant, lorsqu’on a la responsabilité de 2200 enfants de la créche à l’école primaire, on peut se poser la question sur « comment mieux les protéger et de prendre les moyens pour le faire en demandant des aides financiéres » expliquait Bernard Gauducheau lors du dernier conseil municipal - ou la Région avec les lycées en finançant de la vidéosurveillance, des systémes anti-intrusions (alarmes, contrôle d’accès)…

    Cette étude conclut en constatant que «la menace terroriste accentue un mouvement de recomposition du dispositif de sécurité intérieure, se caractérisant par l’affirmation d’un régime de coproduction qui donne à voir une pluralisation des acteurs… » jusqu’aux citoyens eux même en les invitant à « être attentifs ensemble ». Ce glissement que l’Etat d’urgence justifie dans une certaine mesure n’est cependant pas sans poser question : A l’évidence, il faut réaffirmer que la lutte contre le terrorisme et l’insécurité est l’affaire de tous, mais sans confusion des rôles et sans non plus céder aux sirènes tout sécuritaire»

  • QUARTIER DU CENTRE ANCIEN A VANVES : LE MAIRE RASSURE LES RIVERAINS

    A l’occasion du Conseil Municipal du 27 Septembre dernier, et à la suite d’une question  du groupe PS sur plusieurs faits d’incivilités et de délinquance qui avaient marqué l'été 2016 dont le plus grave fut une rixe entre deux bandes place de la République dans la soirée du 23 juillet dernier, le maire a écrit le 11 Octobre un courrier envoyé à tous les riverains de la place de la République et des habitants du Centre Ancien. Il les rassure en indiquant que « la Municipalité a très tôt repéré ce phénoméne et  a rapidement développé des mesures  visant à les endiguer, en concertation avec les services de l’Etat et du territoire » tout en reprenant les explications données devant le Conseil municipal du 27 Septembre (voir le blog du 2 Octobre 2016)  avec quelques éléments nouveaux. 

    Le maire de Vanves rappelle que « les occupations intempestives  de l’espace public, mais aussi de parties communes d’immeubles, sont des phénoménes qui malheureusement se propagent dans de nombreuses villes » en revenant sur les mesures prises rue de Châtillon qui ont provoqué un déplacement du phénomène et des individus impliqués vers d’autres lieux comme la Place de la République, le trottoir devant le café le Maryland et l’épicerie, puis sur le trottoir de la rue Kléber et également sur l’escalier donnant rue de l’Eglise.  « La Police Nationale a renforcé son action en procédant régulièrement sur réquisition de Monsieur le Procureur de la République à des contrôles systématiques des personnes présentes sur la place et en réitérant une opération anti-stupéfiants. Cependant le Commissariat de Vanves Malakoff a perdu 40%  de ses effectifs depuis dix ans, et a de nouveau connu un nombre de départs importants d’agents au mois de septembre 2016 » indique il tout en assurant ses riverains que « la ville continuera à obtenir un renforcement des forces de polices nationales sur notre territoire » tout en rappelant que « la ville n’a pas vocation à se substituer  l’Etat ». Donc pas de moyens supplémentaires pour la police municipale. 

    Il rappelle que la ville a développé des actions de prévention en renforçant tout l’été l’équipe de Prévention Spécialisée avec des éducateurs sportifs. « A la Rentrée, les éducateurs ont prolongé leur action initiée cet été en agissant auprès de ces jeunes, pour certains en voie de marginalisation. Ils travaillent sur des projets d’insertion professionnelle ou de formation pour les plus âgés, et sur la scolarité et l’orientation pour les plus jeunes » indique t-il en rappelant la mise en  place d’une action de médiation et notamment par le déploiement d’une équipe de médiateurs de rue. « La ville entend prendre toutes ses responsabilités en matière de prévention ou d’actions sur l’espace public qui relèvent de sa compétence… L’immense majorité des jeunes vanvéens trouve au sein des infrastructures municipales, des réponses adaptées à ses demandes. En ce qui concerne la dizaine de jeunes marginalisés et fauteurs de troubles, elle poursuivra son travail de terrain et de suivi individualisé, tout en maintenant sa pression sur les services de l’Etat afin que les effectifs de police soient renforcés » conclut il dans ce courrier.