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vanvesauquotidien

  • VANVES FETE NOTRE DAME DE FATIMA SOURCE D’ESPERANCES ET DE MIRACLES

    Ce n’est pas le 13 Mai, mais le 9 Mai, journée de l’Europe, que Vanves honorera aujoud’hui Notre Dame de Fatima à l’église Saint Remy, alors qu’hier notre commune célébrait la victoire du 8 Mai 1945 sur laquelle reviendra le Blog. Il manquait, parmi les participants  à ces célébrations patriotique et religieuse une figure de Vanves : André Desloges qui nous a quitté le 2 Mai très engagé dans le PS dont il a dirigé durant plusieurs années la section, mais aussi la vie paroissiale et associative vanvéenne. Il ne manquait aucune manifestation vanvéenne et aurait été présent à ces cérémonies qui ont marqué ce week-end  

    « Notre-Dame de Fatima est très vénérée par les paroissiens d’origine portugaise » expliquait Xavier Schelker curé de Vanves depuis maintenant 5 ans, qui a souhaité placer son ministère vanvéen sous la protection de la Bienheureuse Vierge Marie dés son arrivée. Tout comme le pape Léon XIV élu par le concile voilà un an qui a placé son pontificat sous la protection de Marie. Une statue a même été offerte par Illido et José, paroissiens d’origine portugaise inauguré et placée dans un petit oratoire situé dans le jardin de la maison presbytéral voilà trois ans. « Nous sommes profondément heureux d’avoir pu et eu l’occasion d’offrir à la paroisse et aux vanvéens, le statue et l’oratoire. Parfois, il faut oublier l’argent. Offrir, pour nous, est comme une prière. Construire pour Marie, c’est prier. Nous prions avec nos mains en quelque sorte » expliquaient Ilidio et José dans la feuille d’informations paroissiales Sel et Lumière

    « Début 1917, la Vierge Marie est apparue à trois enfants à Fatima, un village du Portugal. Elle les a avertie qu’il fallait prier afin «» que la Russie ne répande pas ses erreurs dans le monde ». On connaît la suite : la  Révolution d’Octobre en Russie et 70 ans de massacres perpétrés par les communistes. Nous pensions être sortis de ce fléau en 1991. Or, en février 2022 la Russie a recommencé à menacer la paix en Europe. Le Pape François à considéré que la menace était encore pire qu’en 1917 et il a demandé aux chrétiens du monde entier de se consacrer au Cœur Immaculé de Marie le 13 mai, date de la fête de Notre-Dame de Fatima »  expliquait le pére Xavier Schelker lorsqu’il avait présidé cette célébration, la première fois à Saint Français en 2022.

    Quatre ans plus tard, il a souhaité que  durant cette célébration « nous prierons spécialement pour la paix au Liban avec l’association Union Liban Vanves » avec des chants libanais pour la paix lors de la procession vers l’offertoire

  • LE 8 MAI, VANVES CELEBRE LA FËTE DE LA VICTOIRE ET LA FETE DE LA PAIX

    « Célébrer le 8 mai 1945, c’est situer la mémoire dans le présent, mais aussi dans l’avenir pour nos jeunes générations ; pour les aider à se comporter en humains responsables, dans le respect de cette Paix chèrement acquise » déclarait Paul Guillaud, président de l’UNC, lors d’une cérémonie célébrant la victoire du 8 Mai 1945 qui se déroule depuis le 8 Mai 2007 place de la République après des travaux de réaménagement et l’édification d’un monument aux morts.

    Plusieurs lieux à Vanves rappellent le souvenir de ses résistants et combattants : Des rues qui portent les noms de  Guy Mocquet, René Sahors, Antoine Fratacci, Ernest Laval, Louis Dardenne, René Coche, Victor Basch, Jacques Jézequel, Antoine Marcheron, Jean Bleuzen, Marcel Martinie, Mary Besseyre, Marcel Yol, Albert Culot et Albert Legris grâce à la municipalité (alors communiste) dirigé par André Pellegeay. Elle les avait attribué entre la fin 1944 et 1947 « afin de rendre hommage à l’héroïque résistances des soldats du peuple russe dans Stalingrad, et perpétuer le souvenir de cette glorieuse résistance ». Une stéle square de l’Insurrection  où ont été inscrit les noms de 139 vanvéens morts en déportation ou fusillés recensés grâce à un travail de bénédictins réalisé par Etienne Rackzymov, maire adjoint de Guy Janvier chargé notamment de la Mémoire  et Josette Sala qui a écrit un livre sur ces vanvéens, avec René Sedes « Ils voulaient simplement ne pas vivre à genoux »

    Un travail  de recherche du regretté Jacques Marillier avait permis d’avoir plusieurs éléments chiffrés sur des vanvéens morts pendant cette Seconde Guerre mondiale dont aucun monument ne rend hommage : Les 43 combattants vanvéens au cours de la campagne de France (de sept 1939 à juin 1940) et les 24 décédés suite à ces combats. Les 15 victimes des bombardements allemands du 3 juin 1940 qui avaient lâchés 24 bombes. Les 8 tués dans les combats de la libération… Soit un total de 172 victimes vanvéennes entre 1939 et 1945.

    Sans parler du travail de solidarité de la mairie de l’époque de l’occupation qui avait envoyé entre 1941 et 1943, 3103 colis gratuits, 3410 semi-gratuits, 10.144 colis payants aux prisonniers (Source : Brochure de Louis Kerautret « mon activité sous l’occupation » ).

    Enfin, si environ 400 vanvéens avaient été requis au STO, 86 réfractaires avaient pu y échapper grâce à la municipalité de l’époque

  • LORSQUE LE MONDE RAPPELLE LE SEJOUR DE LA POETESSE MARIE TSVETAEVA A VANVES

    Durant ces vacances de printemps, le magazine Le Monde a consacré un article le 26 avril à la poétesse Marina Tsvetaeva qui a vécu à Vanves au bout de la rue Jean Baptiste Potin dans un petit immeuble où une plaque rappelle ces séjour entre les deux guerres.

    On y apprend qu’un petit cercle littéraire cultive le souvenir de la grande poétesse russe à l’initiative de Florent Delporte, l’actuel propriétaire de l’appartement, un professeur agrégé d’allemand, passionné de poésie, « tsvetaevien » convaincu. « Réguliérement, écrivains, éditeurs, peintres, musiciens et « tsvetaeviens » du monde entier s’y donnent rendez-vous lors de soirées poétiques, de concerts, d’expositions » selon Marie Jego, journaliste dans cette revue. Des immigrés anti-Poutine opposée à la guerre en Ukraine notamment qui font écho, avec un siécle d’intervalle, à cette émigration « blanche » qui avait fui la révolution d’Octobre 1917 pour rejoindre notamment Paris et ses  quartiers qui jouxtent le XVéme de Paris  et  Vanves qui en gardent de nombreuses traces notamment avec cette chapelle orthodoxe  derrière l’hôtel mercure,  cette plaque commémorative  apposée sur cet immeuble du 65 rue Jean Baptiste Potin  où elle a séjournée de 1934 à 1938 : « Nous demeurions dans une magnifique maison de pierre qui a deux cent ans. C’est presque une ruine. Mais j’espére qu’elle durera encore le temps qu’il faudra, un endroit magnifique, une rue plantée de magnifique marroniers. J’ai une chambre magnifique, deux fenêtres et dans l’une d’entre elles, un énorme marronnier à présent jaune comme un éternel soleil. C’est ma plus grande joie » écrivait elle à une amie de Prague. Un buste de Marina Tsvetaeva  réalisé par le sculpteur Andrey Tyrtyshnikov est exposé à l’hôtel de ville de Vanves. Il avait été réalisé à l’initiative de Centre de Russie pour la Science et la Culture  et offert à la ville par l’Agence Fédéral Russe « Rossotroudnichestvo ».

    Marina Tsvetaeva  s’est plu à Vanves  où elle a beaucoup écrit, et notamment deux livres, avec ces merveilleux poémes dont le chef d’oeuvre « Mon pouchkine »  ou « le Mal du pays » écrit en 1934, où elle cultive le spleen du pays comme beaucoup d’émigrés : « Mon pays m’a chassée si loin/Qu’un limier ne verrait, le pense/passant mon âme au peigne fin, la moindre marque de naissance/tout m’est vide, tout étranger/Tout m’est égal, tout m’indiffére/Mais si se dresse un buisson/prés d’un sentier, et surtout si c’est sorbier ». L’arbre qui symbolisait pour elle la Russie des Jours Heureux.

    Mais voilà, son mari qui avait rejoint les rangs de l’armée blanche a viré de bord et pris le parti des bolcheviques où il grimpait dans les échelons en animant le réseau parisien du BKVD (futur KGB). Marina Tsvetaeva passa alors du statut d’indésirable à paria pour la communauté russe, surtout après l‘assassinat d’un opposant, s’entêtant à être ni blanche, ni rouge, mais à jouer les insoumises. Elle le rejoindra à Moscou en 1939, en pleine terreur, reléguée dans la lointaine Tatarie où elle se suicida un jour d’été 1941

    Dans cet article du Monde, Florent Delporte  « intarissable sur l’émigration blanche de l’époque », imagine ce qui aurait pu se passer si Marina Tsvetaeva était restée en France : « Qui sait ? Elle serait peut être devenue une écrivaine de langue française. Parfaitement francophone,  elle a d’ailleurs laissée des textes en français. C’est dans l’émigration qu’elle est devenue une poéte exceptionnelle ».

    Il est d’ailleurs étonnant de savoir que Soljenitsyne lui a rendu hommage, dans un lieu qu’ont beaucoup fréquenté les vanvéens d’un certain âge lorsqu’ils allaient en colonie de vacances : Saint Gills Croix de Vie. Il avait inauguré en Septembre 1993 une stéle, prés des dunes, dédiée à Marina Tsvetaeva qui avait séjournée en 1926 là,  après son arrivée en France : « Je suis heureuse d’être en Vendée, qui a donné jadis un si magnifique élan de liberté » écrivait elle le 9 Mai 1926