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vanvesauquotidien - Page 909

  • L’AVENUE DU GENERAL DE GAULLE A ISSY ET VANVES, NOUVEL ELDORADO DES PROMOTEURS

    Dans le sud des Hauts de Seine, les observateurs attentifs ont remarqué que sur de nombreux axes routiers, des opérations immobilières ont été lancée tout récemment. Depuis l’arrivée du T6, c’est le cas le long de la RD 906 entre Chatillon/Montrouge et Velizy, les promoteurs n’hésitant pas à aménager de gigantesque bureau de vente comme c’est le cas pour le CIN Panorama à l’emplacement de l’ancien centre de R&D d’EDF déménagé à Saclay, ou la ZAC Panorama plus loin, au carrefour du Pavé Blance, là où Bouygues avait installé son premier siège social. A la limite de Vanves et d’Issy les Moulineaux, l’avenue du Général de Gaulle connaît le même phénomène avec des bureaux vente plus modeste, les opérations immobilières se multipliant à l’emplacement de pavillons bien sûr, grâce à la future station du Grand Paris Express

    A Vanves, en bordure, du triangle d’or vanvéen, Bouygues Immobilier construira au 171/175 avenue du Général de Gaulle une résidence de 54 Logements, avec un jardin florentin (constitué de rosiers et d’eau) en devanture. Le bâtiment de 3 étages sur rez de chaussée, comportera des terrasses et un toît végétalisé, avec un parking souterrain de 57 places. La commercialisation des appartements ont dû commencé et les travaux se dérouleront entre le 4éme trimestre 2018 et 2020.

    Franco-Suisse construira  à l’angle des avenues  du Général de Gaulle (147/149) et de La Paix un immeuble R+4 de 83 logements. Il est assez long scindé en deux bâtiments, les façades étant en pierre massive, avec au dernier étage un revêtement en zinc, et des terrasses massives. Un jardin est prévu derrière avec un grand hall d’entrée à l’angle des deux avenues. Le chantier doit démarrer à l’été 2018 et durer 24 mois

    Coté Issy les Moulineaux le groupe Accueil construit La Villa du Parc (24 appartements) presque en face du restaurant asiatique à l’angle avec la rue JB Potin. Le groupe Horizon, vient d’annoncer le financement d’une opération à Issy-les-Moulineaux, réalisée en partenariat avec SJS Immo, promoteur immobilier spécialisé du secteur, "située le long de l’avenue du Général de Gaulle dans un cadre verdoyant nichée entre les parcs Frédéric Pic et Henri Barbusse" selon la publicité à quelques métres de là vers la Villa où a habité le peintre Matisse : La résidence Issy, ailleurs…avec 23 appartements, du studio au beau 5 pièces, se répartissent sur 4 étages. Les logements disposent tous de prestations de qualité en offrant de spacieux balcons ou terrasses et de jardins privatifs au rez-de-chaussée.  «Issy, ailleurs… est la première opération du groupe Horizon, sur le marché immobilier du 92. Elle répond ainsi à notre volonté de s’implanter sur les villes impactées par le Grand Paris Express. En réhabilitant cet actif semi-industriel en un actif résidentiel, nous démontrons une nouvelle fois notre capacité à transformer et à optimiser des actifs sous-exploités afin d’offrir une meilleure qualité de ville aux habitants» expliquait un de ses responsables

  • VANVES EN PREMIERE LIGNE DANS LA LUTTE CONTRE L’AUTISME GRACE A DEUX FEMMES

    Ce lundi de Pâques, à la veille de la première journée d’une gréve perlée, un vanvéen, Gabriel Attal (LREM) avait fait le buzz sur les réseaux sociaux en ayant utilisé le terme de gréviculture lors d’une des interviews matinale sur France Inter. Le même jour, pratiquement à la même heure, une vanvéenne était sur Europe 1 à l’occasion de la journée nationale de l’autisme : Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat aux personnes handicapées pour notamment parler de la stratégie nationale pour l’autisme qui devait être présenté par le premier ministre les jours suivants. Dans ses différentes interventions qui ont suivis, elle avait pointée le souci d’une intervention précoce dans l’accompagnement des troubles autistiques,  le scolarisation des enfants autistes qui est la clé de l’inclusion sociale, et le manque de structures pour prendre en charge les adultes autistes, et l’absence de services d’accompagnement pour leur permettre de vivre chez soi en milieu ordinaire, ou de solutions comme la colocation

    Il est intéressant de noter, alors que les handicapés sont de la compétence des départements, que l’une des premières initiatives annoncées dans le cadre du rapprochement des Yvelines et des Hauts de Seine par Pierre Bédier et Patrick Devedjian, était  la création d’une plateforme d’hébergement et de services Yvelines-Hauts-de-Seine dédiée au handicap psychique et aux troubles du spectre autistique. Lancée en Janvier 2016, ce projet est sur les rails. Le site de Becheville du Centre Hospitalier Intercommunal de Meulan/Les Mureaux a été acquis (pour 2,8 M€) pour aménager cette structure qui coûtera 30 M€ dont l’ouverture de la structure, est prévue à horizon 2020. Elle devrait permettre de répondre, dans une logique de mutualisation, au manque de places notoire entre l’offre médico-sociale et les besoins laissant les personnes en situation de handicap sans solution d’accompagnement.

    Cette structure interdépartementale sera dotée d’une capacité de 158 lits comprenant 50 places de Foyer d’Accueil Médicalisé dédiées aux personnes en situation de handicap psychique, 66 places de Foyer d’Accueil Médicalisé dédiées aux personnes présentant des troubles du spectre autistique, dont 4 places d’unité renforcée de transition, 42 places de Service d’accompagnement médico-social pour des adultes handicapés présentant des troubles du spectre autistique, réparties sur quatre antennes (deux dans les Yvelines et deux dans les Hauts‑de‑Seine), Auxquels s’ajouteront la création de deux pôles de compétences et de prestations externalisées, un dans chaque département. Un  dossier que suit de prés une autre vanvéenne : Isabelle Debré, Vice présidente du Conseil Départemental des Hauts de Seine

  • MAI 2018 A VANVES : UN PETIT GOUT DE MAI 68, 50 ANS APRES, AVEC CLAUDINE CHARFE

    Contrairement à 1968, et à la volonté de certains groupuscules qui bloquent les universités en empêchant les partielles de printemps, le mouvement n’accroche pas car les étudiants d’aujourd’hui inquiets pour leur avenir, souhaitent travailler et passer leurs examens. Ils ne vont pas rééditer Mai 1968 dont la France a commencé célébrer le cinquantenaire. Par contre, beaucoup de vanvéens ont des souvenirs de cette époque – Le blog est prêt à les recueillir pour une série d’articles sur Vanves voilà 50 ans -  comme Claudine Charfe, ex-maire adjoint de G.Janvier (1995-2001) et conseillére municipale d’opposition, vice-présidente d’Agir pour le Plateau,  18 ans à l’époque, qui habitait la Sorbonne dans l’appartement de service de ses parents situé sous les toits de ce bâtiment historique,  car son père était bibliothécaire à l’Institut de l’histoire de l’Art, tandis que son oncle était maître d’hôtel du recteur

     

    « Je me souviens très bien ! J’étais vendeuse chez « Raoult », un magasin de chaussure, à l’angle des boulevards Saint Michel et Saint Germain. Je rentrais chez moi par le 46 boulevard Saint Jacques face au lycée Saint Louis » raconte Claudine Charfe qui a vécue tous les événements en direct, jour et nuit. « Je n’étais pas trop politisé, ni pour, ni contre les étudiants. Un jour, en entrant chez moi, un étudiant a demandé à un huissier « Pourquoi vous la laisser entrer ? ». Je pense que c’était Cohn Bendit qui passait en Conseil de Discipline ». Mais un doute subsiste.

    « Lors des émeutes, on ne dormait pas beaucoup. J’écoutais beaucoup RTL et Europe 1, cloîtrée à la maison, car mes parents me laissaient pas sortir.. Pendant l’occupation de la Sorbonne, j’allais voir les étudiants, et assister aux débats dans les amphis. Le dimanche j’allais entendre  les artistes, Yves Montand par exemple, ce qui m’a quelque peu formé et initié à la politique » reconnait elle

    « Les étudiants avaient lancé un appel pour donner de quoi soigner les blessés. Beaucoup de brancards occupaient les cours et les galeries de la Sorbonne Les étudiants nous demandaient de l’eau pour atténuer les effets des gaz lacrymogénes» se souvient elle. Elle a même gardé un pavé qui avait été jeté contre la vitrine du magasin Raoult. « Une nuit, la bibliothéque de l’université avait commencé à brûler. On avait été évacué ! »