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vanvesauquotidien - Page 1785

  • VANVES ET LES PRESIDENTIELLES 2012 : UNE VANVEENNE DANS LE STAFF D’EVA JOLY (EELV)

    Une vanvéenne participe au staff de campagne de l’une des candidates à la présidentielle, Eva Joly,  où elle s’occupe du projet présidentiel. Il s’agit bien sûr de Lucile Schmid, candidat EELV de surcroît dans la 10éme circoncriptioon des Hauts de Seine (Vanves-Issy). Elle est pratiquement la seule élue verte des Hauts de Seine dans ce cas avec deux autres élus régionaux qui sont assez impliqués comme David Nbanza,  Françoise Diehlmann et sont été des soutiens d’Eva Joly de longue date, au moment des primaires. Marc Lipinski, autre élu régional,  par ses connaissances en matière de recherche, est actif sur le théme, au sein d’un conseil des experts

     

     Lucile Schmid s’occupe avec Philippe Mérrieu et Pascal Ganface du projet présidentiel et travaille sur la question des idées qui est une de ses obsessions en politique : « comment remettre du projet au cœur des campagnes, et au fond, refaire le lien entre pouvoir et projet. Nous travaillons à partir du projet d’EELV qui a été adopté le 18 décembre dernier. En sortiront entre 5 et 10 idées phares de la campagne d’Eva Joly qui annoncera son projet en Février. Chacun de ses axes du projet seront décliné sur une proposition concréte pour montrer comment les écologistes ne sont pas seulement dans une vision  de long terme, mais savent répondre à la crise, et sur une double approche française et européenne » explique t-elle en citant  le théme de la santé, « car les écologistes ont beaucoup à dire sur les comportements , l’alimentation, la prévention, la médecine de prévention  - qui est un parent pauvre en  France, les Verts ayant toujours  dit qu’il fallait consacré 1% du budget santé à la prévention - la médecine du travail à un moment où les dégradations de la vie au travail devient un sujet sur lequel les français ont marqué leurs préoccupations dans toutes les enquêtes d’opinion faîtes… ». Un certain nombre de conventions thématiques sont prévues pour développer certains points du projet EELV. « A chaque fois Eva Joly en sera l’invité d’honneur et dévoilera une partie de son projet : Elles porteront sur la santé, le logement, la culture, l’agriculture… » confie t elle à Vanves Au Quotidien

     

    « Nous travaillons en lien avec les permanents qui travaillent au jour le jour avec Eva Joly, gére son agenda, voit la cohérence entre le projet et les déplacements de terrain. Un conseil stratégique se réunit toutes les semaines pour définir des orientations stratégiques de la campagne en lien avec le projet. Un séminaire de l’équipe rapprochée a eu lieu ses derniers jours  pour discuter plus approfondie que la réunion hebdomadaire. Et je communiquer avec Philippe Mérrieu et Pascal Ganfain quotidiennement pour affiner le projet » explique t-elle en ajoutant : « Ce qui me marque chez elle ! Elle est une femme de dossier, qui aime l’écrit, lire, étudier les dossiers. Alors qu’on considére lorsqu’on est un politique de haut niveau, qu’on n’a plus le temps de lire, qu’on est d’abord dans la communication, la représentation. Ce n’est pas le cas d’Eva Joly. C’est quelqu’un qui pourra lire une centaine de page et se passionnera pour les aspects techniques d’un dossier parce qu’elle veut connaître les choses. Sa relation au savoir et à l’écrit est important et essentiel pour moi ».


    Lucile Schmid a une profonde admiration pour Eva Joly parce que « c’est quelqu’un qui a été engagé sur d’autres combats que ceux d’un parti politique, comme juge,  et qui en fait, se prolonge dans cet engagements politique et citoyen. Au fond, lorsqu’elle a affrontée les puissants, lorsqu’elle était juge, elle a montrée ses capacités à être la candidate prête, avec courage, à renverser le rapport de force par rapport à des intérêts économiques ou de pouvoirs dominants. L’affaire Elf a de vraies résonances dans ce qui peut se passer dans les Hauts de Seine. Car le sujet est de savoir  comment on organise les liens entre la séparation des pouvoirs, entre pouvoirs économique et politique. Eva Joly est la personne qui incarne le mieux la séparation des pouvoirs. Toute la question des liens est beaucoup plus suivie sur le plan juridique dans les pays anglo-saxon. Cela va de pair avec le non cumul des mandats. Et sur la question  des étrangers qui devient un point de fixaton aujourd’hui du côté de la majorioé présidentielle. Eva Joly incarne les valeurs françaises dont nous pouvons être fier ».

     

    Ce qui ne l’a pas empêché de se montrer critique sur les débuts de campagne d’Eva Joly : « On doit trouver pour Eva Joly un rythme de campagne. On était dans la pré-campagne à la fin 2011, et maintenant on est dans une campagne qui commence. Il faut dans notre rythme de campagne, articuler un projet global. On ne peut pas se contenter de la sortie du nucléaire, parce que les français attendent des propositions assez concrétes sur les questions d’emplois, de santé, et européennes parce que c’est un point essentiel. Eva Joly a proposé une initiative eurpéenne en écrivant aux différents candidats à la présidentielle, qui relaie ce qu’a proposé Cohn Bendit sur l’idée que « l’Europe ne pouvait pas être laissé aujourd’hui à des questions partisanes, que c’était un sujet suffisamment important pour se mettre tous autour de la table. Eva Joly refait le lien entre sa campagne et les positions des écologistes au parlement européen parce que c’est un point fort. Dans une campagne présidentielle, il faut savoir trouver ses références, articuler les choses par rapport à ce qui a pu être réussi dans le passé proche. Ce n’est pas un hasard si la question européenne est posée, car elle peut être un nouveau point d’ancrage pour Eva Joly ».

  • UN WEEK-END SOLIDAIRE ET CONVIVIAL A VANVES AVEC EN TOILE DE FONDS LA CRISE DU LOGEMENT EN ILE DE FRANCE

    Ce week-end à Vanves devrait être très sociale, sociable et convivial avec tout d’abord la fête des 3 Conseils de Quartier pour le Nouvel an cet après-midi à La Palestre, temps de rencontre entre l’équipe municipale, les membres des Conseils de quartier et les vanvéens…prolongé par une galette des Rois le lendemain après midi offerte par l’association Saint Vincent de Paul à Saint François aux personnes âgées et isolées. Ensuite par deux projections du film « Les intouchables » dans le cadre du réseau « Ciné Ma différence » cet après midi, en présence des membres de l’association Simon de Cyréne dimanche en fin d’après midi avec un débat à la fin de la projection. Dimanche sera marqué par la fête de la Saint Remy Dimanche avec une grande messe, un apéritif, un grand repas…à l’église Saint Remy bien sûr

     

    Enfin, des représentants des associations de Vanves comme le Secours Catholique, Saint Vincent de Paul, SNL 92 qui agissent dans le département en faveur de logement, de l’hébergement et de la solidarité, avec d’autres (Emmaus, Fondation Abbé Piere…),  participeront cet après-midi au  Forum « Quel Avenir pour le logement dans les Hauts de Seine »  à Asnières (Théâtre du Forum), en présence de Mgr Daucourt, Evêque de Nanterre qui a initié cette campagne l’année dernière. Un sujet tout à fait d’actualité Les participants auront à répondre à cette question : « Comment résoudre les défis démographiques, sociaux et financiers pour que le projet du Grand Paris se concrétise : Construire beaucoup de logements et favoriser la mixité sociale. La loi sur le Grand Paris fixe comme objectif de construire 11 600 logements par an dans les Hauts de Seine (70 000 en Ile de France)  alors qu’actuellement, moins de la moitié sont construits annuellement. De surcroît, 14 communes des Hauts de Seine ont moins de 20% de logements sociaux et 3 communes plus de 50% ».

     

    Ces associations qui souhaitent « agir sur les causes du mal logement et inscrire leur action dans un temps long » devraient lancer un observatoire citoyen du logement et de la mixité sociale dans les Hauts de Seine en visant l’objectif d’en susciter un dans chaque commune « afin de favoriser des rencontres entre élus, personnes mal-logés, citoyens et bénévoles associatifs afin de débattre autour des changements observés en matière de logemets dans la mise en œuvre des objectifs du Grand Paris » expliquent ses organisateurs  qui dressent un constat sévére : « Il faut construire des logements, c'est-à-dire doubler le nombre de construction, soit 11 600 par an dans les Hauts de Seine et s’engager en faveur de la mixité sociale. Toutefois, les études de l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de l’Ile de France, montrent que le nombre de constructions de logements risque de baisser dans les mois à venir. Ainsi, la crise du logement est en train de devenir une crise durable ? Alors quel est véritablement l’avenir du logement dans les Hauts de Seine ? » interrogent ils

     

    Ils ont donné quelques chiffres qui ont dû s’aggraver avec les effets de la crise : Augmentation de 50% du nombre d’impayés de loyers (9 497 ménages en 2010).  30% de l’action des travailleurs sociaux du CG92 concerne l’aide au logement (52 200 ménages accompagnés). 19 000 logements dans le parc locatif sont sans douche, ni baignoire. 20 000 logements seraient surpeuplés. Les expulsions entamées atteignent les 5000 par an. Dans le cadre du DALO, 1 150 relogement ont été effectués depuis sa mise en place sachant que 17 308 dossiers ont été déposés. 55 247 ménages seraient en attente d’un  logement social, certains depuis plus de 10 ans  sachant que le taux d’attribution de logements est très faible (6,4%). « En l’absence d’une action singulière et particulièrement vigoureuse des pouvoirs publics, d’une réponse responsable des habitants des Hauts de Seine et d’un soutien financier sans précédent au secteur du logement, les ménages des classes moyennes et populaires continueront de quitter les Hauts de seine au risque de fragiliser la cohésion sociale »indiquent ils  

     

    A Vanves, les représentants de ces associations avaient donné quelques chiffres lors d’une réunion publique le 5 Mai dernier : 916 demandes de logement social, dont 284 nouvelles demandes. 262 Radiations de demandes. 6 ans de durée moyenne d’attente. 173 attributions soit 5,78% (194 en 2008). 10 dossiers Dalo remplis en 2010 et 3 familles relogées en HLM. Enfin, Il y aurait 1000 logements vacants à Vanves, c'est-à-dire autant que les demandeurs de logements sociaux. Il s’agit de logements privés, à cause de problèmes de successions pour certains, déclarés comme tel pour ne pas payer de taxe d’habitation bien sûr. 527 de ses logements sont vacants depuis plus de 3 ans (4, 5 et même 10 ans)  

     

    Ils ont  dressé un premier bilan, un an après le lancement de  Campagne Logement 92 qui  a suscité la création  de groupes locaux réunissant citoyens, associatifs, paroissiens  qui ont mené trois actions : Tout d’abord promouvoir la mixité sociale au service du « vivre ensemble » en analysant la situation dans chaque commune en écrivant au maire ( Bois Colombes, Boulogne, Chatillon, Issy, La Garenne Colombes, Meudon, Vanves) et en menant des actions d’éveil à la solidarité : Des débats ont été organisés à Asnières, Boulogne,  Chaville, Colombes, Issy, Meudon, Puteaux, Sévres, Suresnes, Vanves, Ville d’Avray, une démarche avec les habitants d’un quartier à Suresnes a été initié pour améliorer leur cadre de vie. Ensuite, favoriser la mise en œuvre du Dalo (droit au logement opposable) en ouvrant par exemple une permanence Dalo (à Antony, Asnières, Boulogne, Clichy, Puteaux). Enfin aider les personnes en difficulté de logements à travers les différents dispositifs d’accompagnement et de mise à disposition de logements privés  comme à Bourg la Reine, Châtillon, Courbevoie, Issy, Vanves. La réunion qui s’est tenue le 5 Mai 2011 à Saint Remy avait permis de présenter deux dispositifs : Le  bail glissant accompagné mis en place par le Secours Catholique notamment dans notre ville (3 familles en profitent) et le bail à réhabilitation mis en place par SNL92.

  • ISABELLE DEBRE SENATEUR DE VANVES NOUS PARLE DE MICHEL DEBRE A L’OCCASION DU CENTENAIRE DE SA NAISSANCE

    Isabelle Debré participera le Dimanche 15 Janvier 2012 à la célébration du centenaire de la naissance de Michel Debré pére de la constitution de 1958 et premier 1er ministre de la Véme République et du Général de Gaulle, en présence de toute la famille Debré au grand complet avec le Président de la République Nicolas Sarkozy.  Le Blog de Vanves Au Quotidien a rencontré Isabelle Debré sénateur des Hauts de Seine et 1ére maire adjointe de Vanves pour nous parler de Michel Debré qu’elle a cotoyé de très prés et dont les médias devraient beaucoup parler ces prochains jours. A un moment, où les gaullistes viennent de perdre de l’un des leurs, Pierre Lefranc, à 90 ans, « le résistant gaulliste, intraitable qui défendait la vraie croix de Lorraine contre ceux qui en prenait à leur aise avec l’héritage, de Georges Pompidou à Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy »

     

    Vanves Au Quotidien - Quels souvenirs gardez-vous du Michel Debré, l’homme privé, que vous avez souvent reçu à Vanves, au sein de sa famille ?

    Isabelle Debré : « Mon beau-père était un homme chaleureux, discret mais très attentif, sensible et attentionné.

     

    VAQ - Etait-il si différent de l’homme public ?

    I.D. : « Sur le fond non, dans la forme oui. Lorsque vous êtes un homme ou une femme publique vous êtes obligé de vous protéger et peut être de vous créer une sorte de carapace.

    Il paraissait donc plus dur, plus intransigeant, naturellement, qu’il ne l’était en famille, même si l’éducation qu’il a donnée à ses enfants a toujours été guidée par l’obsession du service de la France, du dévouement aux autres avec un sens aigu de l’éthique et du respect.

     

    VAQ - Comment vous a-t-il marqué dans le privé ?

    I.D. : « J’ai en effet eu la chance de partager de longs moments avec mes beaux-parents, en particulier les mois d’août en Bretagne, et j’avais pour eux une très profonde affection. Sur le plan professionnel, lorsque Didier Morin m’a demandé de m’engager dans la vie politique, les deux premières personnes que j’ai informées sont mon mari et mon beau-père. Tous deux m’ont encouragée et je n’aurais jamais accepté sans leurs consentements respectifs. Sur le plan personnel les longues discussions que j’ai pu avoir avec ma belle-mère et mon beau-père sur la vie, la religion, la guerre, la France sont, j’en suis consciente, une chance et une richesse extraordinaire. C’est l’exemple de  mon beau-père, ajouté à l’éducation reçue dans mon enfance, qui m’a profondément inculqué l’intransigeance quand il s’agit de la France, et l’absence de compromis lorsqu’il s’agit de l’honnêteté.

      

    VAQ - Que pouvez-vous dire de l’homme public aux jeunes générations (de gaullistes et non gaullistes) qui ne l’ont pas connu ?

    I.D. : « Que Michel Debré était un très grand serviteur de l’Etat, faisant toujours passer l’intérêt de la France et des Français avant son propre intérêt. Un homme de conviction, fidèle, intransigeant quand il s’agissait de l’essentiel. Il voulait servir et non se servir !

     

    VAQ - Qu’est-ce qu’il faut retenir de cet homme entre Michou la Colère et le Père de la Constitution de la Véme ?

    I.D. : « Comme je vous l’ai dit, il pouvait être très offensif quand il s’agissait de l’essentiel.  Lorsque le Général de Gaulle lui demande de rédiger la constitution de la 5ème république il se met au travail. Norme juridique suprême du pays, c'est l'une des Constitutions les plus stables qu'ait connues la France. Elle est toujours celle qui régit l’organisation des pouvoirs publics aujourd’hui. Alors que ses détracteurs prétendaient qu’elle avait été construite pour le seul Général de Gaulle, elle a fait, au fil des années preuve de ses qualités et de ses capacités à régir de façon efficace la vie politique française, même en période de cohabitation.

     

    VAQ - Que vous inspire cette coïncidence de la célébration du centenaire de la naissance de Michel Debré et de la disparition du gardien de la flamme gaulliste en la personne de Pierre Lefranc, fondateur de la Fondation Charles de Gaulle ?

    I.D. : « Deux grands résistants, serviteurs de la France, vont se retrouver dans l’Histoire. Ils ont longtemps combattu ensemble, associés dans la fidélité aux idées et à la personne du Général de Gaulle. Je voudrai souligner que Pierre Lefranc avait 18 ans lorsqu’il organisait, sur les Champs Elysées, la manifestation des étudiants le 11 novembre 1940. Michel Debré approchait de la trentaine lorsqu’il s’engageait dans la résistance. Quel exemple pour les jeunes d’aujourd’hui que le courage intellectuel et physique dont ont fait preuve ces deux hommes, restés constamment fidèles au choix de leur jeunesse. Je voudrais associer à l’hommage qui leur est rendu, leurs familles, qui ont su traverser avec eux ces épreuves avec courage et dignité.

     

    VAQ - Que va-t-il se passer Dimanche prochain à Amboise ?

    I.D. : « Le président de la République souhaite venir déposer une gerbe sur la tombe de mes beaux-parents et prononcer un discours afin de rendre hommage à Michel Debré, le résistant, l’homme politique, le citoyen amoureux de son pays.