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vanvesauquotidien - Page 1788

  • LE 36/42 MARCHERON A VANVES : INAUGURATION D’UNE RESIDENCE HOTELIERE DEVENUE ETUDIANTE A LA PLACE D’UNE COPROPRIETE DEGRADEE

    Avec l’inauguration du 36/42 Marcheron hier matin, il aura fallu un septennat pour aboutir finalement tant à la ville qu’à Cogedim à ouvrir la nouvelle résidence hotelière (ou étudiante puisqu’elle est occupée majoritairement par des jeunes) de 200 studios et les 30 logements qui l’accompagnent.

     

    Ce promoteur s’est attaqué à quelque chose de compliqué qui a été le cauchemar de Bernard Gauducheau et de son équipe municipale à tel point qu’ils l’avaient dénommé le « 36/42 ». Ils ont eu droit à tout sur cette copropriété dégradé  entre 2003 et 2006 : incendies, squat, plafond qui s’écroule, crainte ou danger de saturnisme avec les enfants des familles sans papiers qui occupaient des logements insalubres, vétusté avec des plafonds qui s’écroulaient…jusqu’aux expulsions de ses familles dont certaines ont été relogées par la Mairie, alors que Secours Catholique, Vanves en Mouvement s’étaient mobilisés pour les soutenir, trouver des logements, les accueillir dans des locaux paroissiaux, et bien sûr le DAL avec ses militants qui les a poussée à installer une tente devant la mairie au début de l’automne 2003… 

     

    Mais cela ne s’est pas arrêté là lorsque les responsables de Cogedim ont commencé à s’intéresser à ce site et à déposer un permis de construire. Beaucoup de retard a été pris à cause d’une entreprise (Vitre Eclair) installée sur ce site qui a fait monter les enchères, alors que l’agence bancaire et les commerces étaient déjà partis depuis 2 à 3 ans. « Il a fallu faire preuve de patience avec les commerçants, dont certains  trouvaient que le chéque n’était pas assez gros » racontait Bernard Gauducheau qui avait mis deux conditions à ce projet : la conservation du porche qui remonterait à Henri IV et Gabrielle d’Estrée puisque ce serait là, dans une ferme à l’époque, qu’il l’aurait rencontrée, et la préservation de la façade en brique. « Il fallait vraiment quelqu’un de téméraire pour relever le défi » reconnaissait il devant les responsables de Cogedim qui l’ont relevé, et les invités à cette inauguration. 

     

    Ainsi cet ensemble qui a été réalisé dans des conditions difficiles et un chantier très contraint, est constitué d’une résidence étudiante de 200 studios dénommé « Paradis »   avec 3 commerces (640 m2) au rez-de-chaussée d’un immeuble à l’angle des rues René Coche et Raymond Marcheron, et 2 bâtiments de 4 étages pour les 30 logements, dénommé «résidence Jean Monet », du côté de la villa de la Gare. C’est dans l’allée desservant ses deux entrées et l’arrière de la résidence hotelière qu’a été implanté une sculpture en céramique au milieu de l’allée, réalisé par Sabine Niedzwiedz dans le cadre du prix Cogedim de la première œuvre : Une ode à la nature et à la femme, avec cette figure de femme aux couleurs chatoyantes, pétrie de fossiles, de feuilles, accueillant en sa traîne nombre d’oiseaux colotrés. L’artiste l’a baptisée « Carmen » pour remercier un mentor parti trop tôt ! Le maire et d’autres vanvéens y ont vu une référence à Gabrielle d’Estrée

  • VANVES TERRE D’INNOVATION SOCIALE (suite et fin) : SIMON DE CYRENE

    Le Blog Vanves Au Quotidien expliquait hier que l’événement de l’année passée à Vanves aura été l’innovation sociale avec deux exemples : l’évolution importante entamée par le Rosier Rouge avec son projet d’accueil des malades en plus des familles et celui de sa résidence sociale présenté hier. Et bien sûr l’installation et l’ouverture de la première maison relais de l’association Simon de Cyréne

     

    LA MAISON RELAIS SIMON DE CYRENE : INTOUCHABLES

     

    Deux ministres se seront finalement rendus sur place pour se rendre compte de ce projet innovant : Hervé Morin, ex-ministre de la Défense au début de l’année 2011 pour visiter le chantier et le premier appartement relais, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, fin Décembre,  pour le premier arbre de Noël des premiers résidents. Entretemps, les producteurs du film « les intouchables » qui  fait un tabac, décidaient de verser 5% des bénéfices de ce film à cette association

     

    Rappelons que ce projet innovant est  à mi-chemin entre la maison relais « classique » et le foyer d’accueil médicalisé, pour accueillir des personnes qui ont basculés dans l’handicap lourd en cours de vie (après un anévrisme, des troubles neurologique, un accident de voiture.. ) et doivent ré-apprendre à vivre,  tout en pouvant mener une vie autonome. « 10 000 personnes basculent dans un handicap lourd chaque année et rencontrent soudain une grande solitude. Les progrés de la médécine d’urgence permettent de sauver les personnes victimes de ces accidents (traumatisme crânien, accident cérébro-vasculaire, lésion cérébrale…) qui ne l’auraient pas été voilà 25 ans et dont la vie est cassée » a souvent précisé Laurent de Cherisey quadragénaire bon chic bon genre et spécialiste de l'entreprenariat social, qui pilote la structure depuis 2006.

     

    Elle est donc initiée et développée par l’association Simon de Cyrène – personne qui a aidé le Christ à porter sa croix -  dont l’idée, est de porter les handicapés sur leur chemin. « Ce n’est pas un foyer traditionnel que l’on voit partout. Il recrée ainsi une cellule familiale et ses résidents, handicapés un peu perdus par leur handicap,  qui vivent en autonomie». L’immeuble et le terrain ont été acquis auprès de la communauté religieuse des Bénédictines de Vanves par l’association Simon de Cyrène. L’association a concédé un bail à construction à l’ESH LOGIREP pour une durée de 50 ans. L’opération comporte une partie en acquisition-amélioration (8 logements) et une partie en construction neuve (19 logements) pouvant accueillir 25 à 27 personnes handicapées et 12 assistants volontaires avec 3 hôtes. Elle a coûté 5 M€. «Pour cet ensemble, nous avons pu mobiliser une mise initiale d'un million d'euros récoltée grâce à des mécènes. Le reste est issu de subventions publiques pour le logement social et d'un emprunt à la Caisse des dépôts».

     

    Quel chemin parcouru depuis la première pierre le 7 Juin 2010 lorsqu’une des futures résidentes a inséré  le parchemin dans le rouleau qui avait été placé dans une des pierres d’un mur tout blanc placé au milieu di jardin des bénédictines. « Cette première pierre revêt pour nous tous une importance car chacun a apporté la sienne » avait alors expliqué Laurent de Cherisey son initiateur  en ajoutant que « c’est la première pierre du désir de François », un résident qui avait eu cette phrase lors d’un échange : « On ne peut plus créer notre famille. Ne voulez-vous pas qu’on la recrée ensemble ! » Avec l’aide bien sûr de Simon de Cyréne ! ». Et en racontant cette anecdote : « Au début, nous pensions la réaliser à 40 km de Paris. Et c’est un  handicapé qui nous a dit : Et pourquoi pas trouver une ville à taille humaine, prés d’un métro, avec des espaces verts…c’est ce qui correspond à Vanves !». 16 mois plus tard à la mi Octobre 2011, les premiers résidants s’installaient dans cette Maison Relais.

     

    Durant toute la période de ce chantier, l’association Simon  de Cyréne s’était installé au rez de chaussée de l’immeuble du 18 av. du Général de Gaulle dans l’appartement qui était occupé auparavant par une petite communauté de sœurs de la congrégation des franciscaines Missionnaires de Marie. Ces sœurs sont à l’origine du Rosier Rouge puisque c’était leur couvent voilà 120 ans (ouvert en Octobre 1892).  Une sorte d’appartement « témoin » où depuis le 20 Janvier 2010, 24 personnes dont la vie a basculé dans le handicap sont venus passer des séjours d’essais  de 10 jours pour voir s’ils étaient prêts à vivre dans un appartement partagé,  avec 4 bénévoles et une maîtresse de maison.

    Laurent de Cherisey avait expliqué que c’était l’accident de sa sœur de 17 ans qui l’avait interpellé, et amené à créer avec une escouade de bénévoles, inspiré par l’Arche de Jean Vanier, « des communautés de vie où la relation, la gratuité et la fraternité pourraient s’exprimer entre personnes handicapées et valides ». Il l’avait même raconté et expliqué dans un ouvrage intitulé « Le Grain de sable et la Perle »  Il avait compris que « même après une tragédie, la vie pouvait avoir du sens, la relation à l’autre étant la clef de toute croisance humaine et spirituelle ». D’où ce projet de maison relais, et cette préfiguration avec l’appartement pilote à Vanves : « Lorsqu’il a ouvert en 2010, les voisins ne regardaient pas d’un très bon œil ces accidentés de la vie. Maintenant, ils voient lili, une personne ! ».

     

    Aujourd’hui, les vanvéens les rencontrent tous les jours dans les rues de leur ville, à l’église Saint Remy, mais quelquefois plus loin du côté d’Issy les Moulineaux, l’Aquaboulevard etc…. Comme l’avait fait remarqué le pére Thirion dans son sermon d’une messe dominicale de l’Avent à Saint François, « voir ces handicapés parmi nous, est quelque chose de très fort qui va marquer les vanvéens ». Grâce à cette initiative, ils sont devenus des « intouchables » !

  • INTERVIEW DE LUCILE SCHMID, CANDIDATE EELV A VANVES POUR LES LEGISLATIVES DE JUIN 2012

    « Ce qui est important pour moi, quel que soit le candidat en face, c’est la perspective de victoire ! »

     

    Lucile Schmid lance sa 3éme  campagne législative à Vanves (et à Issy les Moulineaux)  le Jeudi  19 Janvier prochain  au Relais de Vanvres, en animant le 3éme Café politique d’EELV de Vanves sur le théme de la 6éme République écologiste, puisqu’elle est candidate dans la 10éme circonsciption des Hauts de Seine,  détenue jusqu’à présent par André Santini, désigné le 18 Décembre dernier par EELV avec l’accord du PS.  Elle va d’ailleurs mener deux campagnes, puisqu’elle fait partie du staff d’Eva Joly où elle travaille sur le programme de la candidate verte.   

     

    Vanves au Quotidien – Avez-vous été finalemlent désigné comme se pose la question beaucoup de vanvéens ?  

    Lucile Schmid : « Les écologistes ont désigné leur candidat le 18 décembre 2011 après un processus assez long, notamment dans les circonscriptions réservées, c’est à dire celles qui font partie de l’accord PS-EELV, où il y a un candidat unique entre les socialistes et les écologistes. Et je l’ai été sur cette 10éme circonscription des Hauts de Seine

     

    VAQ – Ce qui a provoqué un buzz au PS ! Pourquoi cette hostilité de vos amis socialistes ?

    L.S. : « Ce n’est pas une hostilité générale des socialistes. Il y a eu deux rencontres au niveau départemental entre les socialistes et les écologistes, sans aucune hostilité du côté du PS 92, mais plutôt un soutien des socialistes vanvéens, des élus PS du conseil municipal. Il y a eu un texte des socialistes isséens à ce sujet. C’est à eux de dire ce qu’ils en pensent. Mais de mon côté, j’avais dit très clairement que je souhaitais être candidate sur cette circonscription, et je l’avais assumé en étant candidate aux cantonales à Issy les Moulineaux sur le canton Issy Est.

     

    VAQ- Craigniez-vous une  candidature dissidente de la part des socialistes mécontents ?

    L.S. : « Non ! Je ne le crains pas. Nous avons un partenariat solide entre EELV et PS !

     

    VAQ – Est-ce que vous allez réussir à mobiliser un peu plus les militants et élus Verts qu’ils ne l’ont été aux cantonales à Issy les Moulineaux ?

    L.S. : « Par rapport à EELV, il est important de savoir que c’est une nouvelle organisation politique  qui a obtenu de très bons scores électoraux depuis les derniéres échéances électorales. Et on voit bien que l’on n’a pas la même manière de faire campagne, de se mobiliser que des partis plus traditionnels comme l’UMP ou le PS. Je compte sur une moblisation forte. J’ai déjà eu des personnes qui ont souhaité rejoindre l’équipe. Cette échéance est intéressante car elle est nationale. Il y a là, un objectif fort et qui n’a jamais été accompli : la création d’un groupe écologiste à l’assemblée Nationale. Après le Sénat ! Ce qui peut mobiliserr davantage les électeurs. Et en 2012, l’envie de changement, particulièrement dans les Hauts de Seine, va créer une mobilisation particulière.

     

    VAQ – Et vous repartez une troisiéme fois contre André Santini ?

    L.S. : « Je repart une 3éme fois, mais je ne sais pas contre qui ? La candidature de la droite n’est pas encore annoncée. C’était contre André Santini les deux dernières fois, qui avait laissé planer le suspense longtemps. Je me rappelle surtout qu’il y avait eu un suspense sur le suppléant, Frédéric Lefebvre. On sait que ce ne sera pas lui ! Mais ce qui est important pour moi, quel que soit le candidat en face, c’est la perspective de victoire. C’est une circonscription qui est difficile dans le rapport de forces entre la gauche, les écologistes et la droite. Mais nous avons pu observer,  que dans toutes les derniéres échéances qui n’étaient pas législatives, il y a eu un rapprochement important. Je garde en tête qu’aux élections régionales, la gauche et les écologistes font une majorité dans la circonscription, ainsi que le résultat des cantonales à Issy Est où il y a eu un peu plus de 47% pour les verts, et à Vanves un score très intéressant de Guy Janvier. Je regarde le rééquilibrage du rapport de force. Et je pense que la ténacité en politique paie !

     

    VAQ – Comment allez-vous mener campagne ?

    L.S. : « L’articulation entre présidentielle et législative est importante puisque les français et les médias sont pour l’instant focalisés sur les présidentielles. Le problème essentiel pour EELV est d’essayer de trouver un théme qui soit présidentiel et législatif à la fois, et une thématique qui permette, dans une circonscription, au  PS et à  EELV de se retrouver alors qu’ils ont deux candidats aux présidentielles. Je pense que l’Europe est le bon théme, d’autant plus qu’il s’est invité dans la campagne présidentielle sous forme de crise, et non pas de projets. EELV, par nature, est un parti politique qui souhaite apporter le champ européen dans la campagne nationale. Et je souhaite faire campagne sur les thémes européens en les déclinant à la fois sur les aspects économiques, institutionnels, et du débat public européen afin d’associer davantage les sociétés  à ce débat alors même que ce qui s’est passé  en 2005, a montré comment la société française souffrait de cette confiscation du débat européen.