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VANVES ET LE GRAND PARIS - Page 32

  • GRAND PARIS EXPRESS A VANVES : Dernières étapes avant l’enquête publique automnale sur la ligne Rouge sud

    L’enquête publique  sur la ligne (15) Sud Rouge du Grand Paris Express entre Pont de Sévres et Noisy- Champs se déroulera du 7 Octobre au 18 Novembre 2013. Placé sous la présidence de Jean Pierre Chaulet, la commission d’enquête publique sera à l’écoute du public lors de permanences dans les mairies (dont celle de Vanves)  et de 3 grandes réunions publiques.  L’ARGC (Association des Riverains de la gare de Clamart) organise deux réunions avant le démarrage de l’enquête publique, l’une le 26 Septembre à 19H30 dans les locaux de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (Pré inscription obligatoire à argc.asso@yahoo.fr) et le 1er Octobre à 20H30 à la salle des Fêtes Hunebelle à Clamart. « C’est dans cette phase d’études et de concertation avant le démarrage de l’enquête d’utilité publique qu’il est encore possible de peser sur les décisions de la SGP afin de s’assurer que le projet se réalisera dans les conditions optimales pour les riverains » expliquent ses responsables. Ils ont d’ailleurs pu constater durant cet été l’avancement de ce projet autour de la gare de Clamart, avec différents forages et le rachat des premières parcelles.

     

    Plusieurs étapes ont été franchies durant les vacances de l’été 2013 qui ont pu passer inaperçue : L’arrêté préfectoral prescrivant l’ouverture de l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique de  ce tronçon  de 33 km entièrement souterrain, entre Pont de Sévres et Noisy Champs, a été signé le 1er Août 2013 par le préfet de Région Jean Daubigny. Il intervenait 15 jours après l’approbation de l’opération d’investissement sur ce tronçon par le Conseil de Surveillance de la SGP (5,3 milliards d’euros) qui, en dehors du tunnel et des gares, incluera plusieurs équipements dont l’utilité dépasse ce seul tronçon : les sites de maintenance de Champigny et de Vitry qui serviront à d’autres tronçons et en premier lieu l’Arc Grand Est (ligne 16), le poste de commandement centralisé de Champigny qui servira à terme aux lignes 15,16 et 17. « En autorisant cet investissement, la concrétisation du projet franchit une étape majeure. Nous allons pouvoir enchaîner les prochaines phases de sa réalisation. Dans les jours et les semaines qui viennent, les marchés de maîtrise d’œuvre pourront être signés, ils seront suivis par les consultations des entreprises et le lancement des marchés de travaux. L’impact de la construction de ce tronçon en terme de création d’emplois sera tout à fait essentiel » indiquait Etienne Guyot, président du Directoire.

     

    Deux groupements composés d’ingénieristes et d’architectes ont remporté les marchés de maîtrise d’œuvre, études et travaux des ouvrages de génie civil et des aménagements nécessaires à la réalisation des deux tronçons de cette ligne 15 Sud : SETEC sur le lot Ouest entre Pont de Sévres et Villejuif/Aragon (12 km, 7 gares dont celle de Fort d’Issy/Vanves/Clamart) et SYSTRA sur le lot Est entre Villejuif/Aragon et Noisy-Champs (21 km et 7 gares). Ils travailleront sous la conduite d’opération d’un groupement réunissant ARTELIA et ses co-traitants Arcadis et BG Ingénieurs Conseil pour le marché d’assistance à maîtrise d’ouvrage et de conduite générale d’opération lancé par la SGP dés 2012. « La SGP a choisi des groupements d’entreprises expérimentés dans la réalisation de projets de transports terrestres en France et à l’étranger, capable, à lz fois d’affronter les complexités techniques de la ligne 15 sud et de proposer une approche architecturale et urbaine de qualité » explique t-on à la SGP. « C’est un enjeu de taille car il s’agit de livrer les gares, les tunnels, et les ouvrages annexes dans le respect des coûts et des délais , à l’horizon 2020 ».

     

    Enfin, l’enquête publique se déroulera du 7 Octobre au 18 Novembre 2013, la commission d’enquête : « Il s’agit d’une étape importante qui vise à informer le public et à recueillir les observations de tous les intéressés sur l’utilité public du premier tronçon du métro du Grand Paris. Elle fait suite à un important travail réalisé par la SGP et aux échanges concrets qui ont eu lieu depuis deux ans, et en particulier les 21 réunions publiques de concertation organisés à l’automne dernier » 

  • AVEC GRAND PARIS METROPOLE, LE MAIRE DE VANVES NE SERA PLUS QU’UNE POTICHE !

    C’est ce que nous concocte le gouvernement socialiste avec l’aide de 40 parlementaires dont un certain Alexis Bachelay, député des Hauts de Seine, de Jean Paul Huchon et Anne Hidalgo. Après son rejet par le sénat, le projet de loi sur les métropoles revient devant l’Assemblée Nationale à partir du 16 Juillet prochain, avec des perpectives inquiétantes puisque les intercommunalités comme GPSO seront remplacés par des territoires et les communes deviendront des arrondissements du Grand Paris avec autant de pouvoirs que les arrondissements de Paris vis-à-vis de la mairie, c'est-à-dire rien !

     

    L’examen en  commission de lois du projet de « métropole du Grand Paris », la semaine dernière,  prévoit qu’elle regrouperait les départements de Paris, des Hauts de Seine, de la Seine Saint Denis et du Val de Marne, grâce à la proposition commune de 41 Parlementaires PS francilien avec l’aval de JP Huchon et Anne Hidalgo : «  Ce vote de la commission des lois témoigne de la volonté commune du gouvernement de Jean-Marc Ayrault et des parlementaires de franchir une nouvelle étape dans la gouvernance de la région capitale. La solution proposée par le gouvernement est ambitieuse » selon Maryse Lebranchu, ministre de la Décentralisation. La métropole devrait prendre la forme, à partir du 1er janvier 2015, d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre et disposant d’un statut particulier. Elle devra définir et mettre en œuvre des programmes d’action pour lutter contre la pollution de l’air et favoriser la transition énergétique, ainsi qu’élaborer un plan métropolitain de l’habitat et de l’hébergement, - ce qui convient parfaitement à la Région et à son président Huchon -  ainsi qu’un Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) qui lui donnera la possibilité  de créer des ZAC, d’obtenir de l’état délégation des aides à la Pierre, du DALO, ce qui devrait moins plaire au maires

     

    Le nouveau projet restreint le territoire de la Métropole de 412 à 124 communes, avec un Conseil Métropolitain doté d’un Président qui retirera aux communes une grande partie de leurs pouvoirs en matière de logement, aménagement, hébergement d’urgence, transition énergétique, « développement » … La Métropole aura aussi la main sur les syndicats (gaz, eaux, traitement des déchets …). Dans les départements de la proche couronne,  des Conseils de Territoire d’au moins 300.000 habitants seront créés, avec un Président, à la fois représentant des communes, mais aussi bras armé de la Métropole. Ce projet  fait disparaître les EPCI existants, et regroupe les communes en 10 à 12  territoire de 300 000 habitants avec un Conseil du territoire, selon une idée du député PS du 92,  Alexis Bachelay (PS), qui n’auraient pas plus de compétences que les arrondissements de Paris par rapport à la mairie de Paris, vis-à-vis de la Métropole. Et ces territoires enverront des représentants au Conseil Métropolitain du Grand Paris composé de 200 membres, soit un par commune  (124) plus un par tranche de 30 000 habitants, un quart de ses effectifs étant constitué de représentants du Conseil de Paris.

     

    Ainsi, le fait de prévoir des territoires regroupant les communes et pas du tout les intercommunalités, aura surtout pour conséquence de faire disparaître ses intercommunalités en petite couronne, puisque l’intercommunalité ce sera la Métropole, donc plus de GPSO, plus de Cœur de Seine… « Cette solution nie le travail qui a été fait pendant des années au sein de Paris Métropole. Ce travail est récent, cela fait trois ans que nous le menions. Tout ce que nous demandions au projet de métropole, c'était de nous laisser le temps d'avancer » tempêtait ses derniers jours Patrick Braouzec, président de Plaine Commune (93) et ex-Président de Paris Métropole. Aux yeux de Roger Karoutchi,  sénateur des Hauts de Seine« ce texte est une  usine à gaz créant des strates supplémentaires (Conseils territoriaux, Conseil Métropolitain) qui réduiront le rôle essentiel des Maires à néant au profit de structures technocratiques très coûteuses en fonctionnement. En pratique, il va accentuer le chaos en IDF et ne règlera aucun problème. Le tout doit être réalisé au 1er janvier 2015 et si nécessaire par ordonnances ! Bonjour la démocratie et le respect des libertés communales ! »

     

    Ainsi les maires doivent  s’attendre à devenir des « maires potiches » selon les élus franciliens UMP et UDI  : « Avec la compétence urbanisme et aménagement au niveau de la métropole, les maires vont très vite s'apercevoir qu'ils sont dépossédés de tout ce qui est stratégique ». Sans compter les départements de la petite couronne, dont la métropole signe aussi l’arrêt de mort, puisque dans les années à venir, leurs  conseils généraux n'existeront plus. « On voit bien que dans le système envisagé, les conseils généraux ne serviront plus à rien et sont voués à disparaître ». C’est la reconstitution du département de la Seine sous forme métropolitaine. « Nous avons eu la chance d’avoir une conjonction Etat (préfet Sautter), Région (Président Giraud), CESER (Président Courbey) au début des années 1990 durant lesquels nous avons lancé un Contrat de Plan Etat-régon, un SDRIF, une véritable politique de l’environnement (sous la pression des Verts qui venaient d’entrer dans l’assemblée régionale), Orbital, la ligne 14, des projjets qui sont à l’origine de Grand Paris Express,  tout en nous apercevant que l’avenir de la Région Ile de France se jouait aussi dans le Grand Bassin Parisien. Et l’on considérait que la Région était un lieu stratégique, avec un rôle central. Or ce qui m’inquiéte aujourd’hui, c’est que cette vision progressiste est en train de se réduire. Et l’on voit revenir le département de la Seine sous forme métropolitaine » s’inquiétait tout récemment Pierre Pommelet, ex directeur de la DDE 92, ex-dircab de Michel Giraud, ex-Directeur Général des servics de la Région et de l’IAURIF.     

     

    Enfin, pour les parlementaires UDI  (JC Fromantin, JC Largade, A.Santini députés, V.Capo-Canellas, H.Marseille,Y Pozzo di Borgo), l'aspect le plus grave de cette réforme est la perte quasi-totale d'autonomie pour les communes : «  Elles sont dessaisies des principales compétences de proximité qu’elles exerçaient avec efficacité. Le transfert de l’urbanisme et du logement vers la nouvelle entité " Métropole du Grand Paris" va conduire à un affaiblissement de la démocratie locale. Les décisions importantes seront prises par une structure dont l'élection des membres se fera de manière indirecte. Le nouveau maillage territorial proposé, via les « Conseils de territoires », en lieu et place des intercommunalités, montre à quel point on passe d’une logique de subsidiarité à une logique de centralisation métropolitaine ».

  • VANVES ET LE GRAND PARIS EXPRESS : FOCUS SUR LES GARES

    Le Comité stratégique de la SGP (société du Grand Paris), laboratoire d’idées et d’échanges qui rassemble 123 membres,  élus concernés par le tracé des nouvelles lignes et par l’intégration des nouvelles gares, et partenaires notamment socio-économiques, s’est réunit Vendredi dernier à la préfecture d’Ile de France, à côté de l’Hôpital Européen Georges Pompidou. Bernard Gauducheau était présent au titre de maire d’une commune accueillant une gare de ce nouveau métro automatique et animateur du groupe de travail « qualité de service dans le réseau ». Il avait d’ailleurs, la veille, été reçu à la RATP avec ses collégues et assisté à une présentation matériels roulant sur les  lignes 1 (MPOS) et 2 (MFO1) du métro. Car leurs travaux se sont concentrés sur l’information, le confort dans les trains de ce futur réseau, mettant en avant les attentes des usagers : sécurité et ponctualité des trains. D’ailleurs les études de conception des futures rames doivent être lancées cet été par la SGP 

     

    Durant ses trois heures d’échanges avec les dirigeants de la SGP, Etienne Guyot a eu l’ocasion de préciser de nombreux points et surtout de montrer que le rythme s’accélére sur les études à conduire, les marchés à passer, les décisions à faire adopter :  L’opération d’investissement pour le tronçon (sud)  de la ligne 15 entre Pont de Sévres et Noisy Champs sera soumis dans quelques semaines au Conseil de Surveillance et lui permettra de signer les marchés de maîtrise d’œuvre qui lanceront les études d’avant-projet, ainsi que le calendrier de l’ensemble des enquêtes publiques qui doivent être terminées d’ici la fin 2015. L’enquête publique sur le tronçon sud de la ligne 15 se déroulera dés cet automne (en Novembre). La SGP poursuit ses acquisitions foncières afin de sécuriser le plus vite possible la propriété des terrains indispensables non seulement à la réalisation de l’infrastructure mais aussi aux opérations de revalorisation : « La volonté d’acquérir le plus vite possible de terrains sera un signe très fort pour les collectivités publiques. La gare va s’insérer dans un dispositif encadré par la ville » 

     

    Il a d’ailleurs été beaucoup questions des futures gares comme celle du Fort d’Issy/Vanves/Clamart au clos Montholon. 7 marchés de maîtrise d’œuvre ou d’ouvrage pour les 16 premières gares et les infrastructures qui représentent plusieurs millions d’euros, devraient être passés pour le premier tronçon. Les équipes d’architectes et d‘ingénieurs travailleront avec les maires sur les projets de gares qui doivent s’intégrer et refléter les territoires. Ainsi la gare située au clos Montholon sera « une gare de centre-ville qui s’intégrera dans un environement urbain déjà existants et renforcera son attractivité et son dynamisme ». Jacques Ferrier conseil pour l’architecture et le design des gares devrait aider les équipes qui seront sélectionnés en produisant un cahier des charges qu’elles devront suivre sur les plans architectural, design, signalétiques. « C’est un espace public majeur au quotidien. On s’est concentré sur le sens du voyageur en créant un double concept qui part de la ville vers la gare et vers les quais, et dans l’autre sens, la gare assurant une transition entre la ville et le réseau, avec un parvis devant,  une scénographie du parcours du voyageur à l’intérieur. Nous allons mettre au service des équipes des éléments récurrents (arbre, abri, auvant, marquise, gradins, fontaine). Nous ferons en sorte que la lumière naturelle puisse descendre le plus profondément, puis en créant un ascenseur de lumière » a-t-il expliqué en se proposant de ré-interpréter Guimard.

     

    Le groupe de travail sur les gares a fait une dizaine de recommandations dont le maintien des commerces surtout pendant les travaux, la SGP prévoyant un dispositif d’indemnisation des commerces affectés par le chantier, et l’implantations de nouveaux  commerces comme un dépanneur vélo, ou de services comme des créches, l’aménagement d’espaces de repos. La SGP devrait créer un observatoire des commerces aux abords des gares avec l’APUR et la CCIP. Le groupe de travail sur l’Environnement des gares  a insisté sur leur accessibilité en aménageant des espaces publics pour les piétons et les cylistes sur des périmétres de 800 m à 2 km, sur le stationnement. Le groupe de travail sur la qualté de service dans le réseau a posé la questionn de la place du vélo et de son transport dans les rames

     

    Concrétement, sur les plans, la gare de Vanves  se situera perpendiculairement  sous la gare SNCF de Clamart notamment de la rue du clos Montholon avec son passage souterain piétonnier reliant Vanves/Issy à Clamart, jusqu’à l’avenue des Fréres Vigouroux edt l’impasse deVanves en passant  sous les voies et le parking SNCF.  Elle est censé être profond (-30 m) sauf au niveau de la gare de Clamart (-25m) à cause de la présence d’un gros ouvrage d’art du SIAAP (Syndicat Interdépartemental de l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne), sachant que son emplacement et son tracé peuvent encore varier sur une zone de 100 m tant qu’ils ne seront pas définitivement arrêté,  sachant qu’elle fera 15 m de haut et 30 m de large sous la zone pavillonnaire. Pour le chantier, il est prévu un puit, square Mallet Joinville qui servira pendant le chantier et aprés, pour l’aération du tunnel et les évacuations d’urgence. C’est par là que seront sortis les déblais  du tunnelier qui seront évacués la nuit par la voie ferrée Paris Montparnasse – nécessitant l’aménagement d’une voie ferrée spécifique entre le puit et la gare SNCF de Clamart (à l’emplacement du parking ?)  – et le jour par des camions.