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VANVES ET LA REGION ILE DE FRANCE - Page 16

  • LENDEMAIN D’ATTENTATS A VANVES : Minute de silence, campagne suspendue mais pas les polémiques

    Bernard Gauducheau est arrivé juste à temps pour présider la minute de silence à midi sur le perron de l’hôtel de ville de Vanves lundi dernier, entouré de quelques maires adjoints et d’une bonne partie du personnel communal qui avaient pu se libérer pour se regrouper sur le parvis. Il arrivait du Conseil régional (sur la photo lors d'une aparté avec JP Huchon, Chantal Jouanno, Geoffroy Didier et Laurent Lafon dans l'hémicycle) où une séance exceptionnelle s’était déroulée, en dehors du temps politique et celui suspendu de la campagne électorale,  pour rendre hommage  aux victimes de «événement tragique, brutal, inadmissible, sans distinction de parti ou d’organisation ». Michelet, Le LEP Dardenne, le collège St Ex et les écoles vanvéennes avaient ré-ouvertes où cette minute de silence a été respectée, peut être plus qu’au lendemain de Charlie Hebdo et de l’hyper Casher. Tout simplement parce que ce n’étaient pas des journalistes ou une communauté religieuse qui étaient visé, mais « nos jeunes concitoyens,  » comme l’ont si bien exprimé certains présidents de groupe politiques  et « cette ville de Paris si belle et si ouverte », avec justement ses quatiers où cette jeunesse parisienne et francilienne  se retrouvent  pour « se distraire, manger en famille ou entre amis, écouter de la musique, regarder, regarder un match de foot, se promener »… » parce qu’elle « incarne tout ce que ces fanatiques religieux exècrent ». 

    D’ailleurs, comme beaucoup l’avaient remarqué dés Samedi matin, les jeunes vanvéens qui ont l’habitude d’aller passer leurs soirées à Paris, avaient pris un air grave et sombre, peu causant. D’autant plus chez ceux qui n’étaient pas loin ou qui ont perdu un ami ou une connaissance. Le fait d’avoir laissé ouvert le PMS André Roche pendant ce week-end,  contrairement au parc F.Pic, a permis à beaucoup de jeunes de faire baisser la pression ou la tension en allant courir sur la piste d’athlétisme, faire un tennis sur les courts, jouer au ballon sur la pelouse synthétique du terrain J.Saccard,  et à beaucoup de familles de sortir les enfants alors que le temps clément s’y prêtait bien. Même si cela ne faisait pas plaisir à certains gardiens, dont un très zélé, a mis tout le monde à la porte à 17H30 samedi après midi, parce qu’ils étaient les seuls communaux à travailler. « Il faut montrer que la vie continue, pas se planquer, ne pas tout arrêter ou sinon c’est leur donner raison » revenait souvent dans les propos de plusieurs vanvéens. « On est certes en guerre !  Mais on peut vivre en guerre ! » ajoutait le préfet de région, Jean François Carenco, hier en invitant tous les franciliens « ne pas céder à la panique ».

    L’ambiance lundi matin, sur la ligne 13, n’était pas la même qu’à l’habitude au départ du Plateau de Vanves-Malakoff, avec beaucoup moins de monde à l’heure de pointe, des visages graves, un certain silence qui a été remarqué le plus souvent dans les gares parisiennes et leurs galeries marchandes. Si Bernard Gauducheau a participé à l’hommage du Conseil régional le matin, Isabelle Debré, Vice Président,  a assisté au Congrés à Versailles l’après midi pour écouter le discours de François Hollande. Un événement couvert par le journaliste Vanvéen de Paris Match, Bruno Jeudy. Et le lendemain, elle était bien sûr au Sénat pour assister en fin d’après midi à une séance de questions orales en présence du Premier ministre et des membres du gouvernement sur les attentats et ses conséquences. Mais contrairement aux lendemains des événements du 11 Janvier, la politique et le arrières pensées électorales ont repris le dessus comme ce fut le cas au Conseil Régional notamment sur le thème de la sécurité dans les transports qui a fait l’object d’une réunion exceptionnel du STIF hier matin, mais aussi des lycées.

    « On ne peut pas rester sans mesures concrètes au niveau des transports et des lycées » demandait Laurent Lafon président du groupe UDI où siège le maire de Vanves. Valérie Pécresse (LR) s’est faite plus précise en reprenant certains éléments de son programme : «La Région doit participer à un déploiement de la sécurité sur les territoires… en votant un fonds pour participer à l’équipement en  portiers électroniques des lycées avant Noël, en réactivant la convention avec le ministère de l’intérieur pour aider à s’équiper la gendarmerie et les forces de la police nationale, en répondant aux demandes de la RATP et de la SNCF déjà formulées au moment de Charlie Hebdo» a-t-elle expliquée. « On doit prendre des décisions pour assurer la sécurité dans les transports et les lycées. Si l’on doit renforcer la présence humaine, n’hésitons pas à recruter » a demandé Pierre Laurent (FG/PC) tout comme Guillaume Vuilletet (UDE). Muriel Genoux (PRG) a  carrément demandé de fermer les lieux de culte où se développe le radicalisme.

    Jean Paul Huchon (PS) a invité ses collègues à ne pas  se prêter au jeu de la surenchère dans les propositions plus ou moins fantaisistes, comme les portiques électroniques qui freineraient la fluidité de la circulation des voyageurs dans des gares hyper fréquentés selon les spécialistes. Mais à peine avait il terminé qu'une autre polémique se développait sur le fait que l'un des terroristes était conducteur de bus à la  RATP.

  • LA RENTREE 2015 A VANVES ET EN ILE DE FRANCE EN PLEINE REVOLUTION DES TRANSPORTS ET CAMPAGNE

    Ce 1er Septembre est une date historique pour l’IDF avec la mise en place du Pass Navigo unique pour faire simple, Toutes Zones ( à 70 € par mois) pour les spécialistes. La paternité en reviendra pour l’histoire francilienne à Jean Paul Huchon (sur la photo en train de recharger son pass navigo mardi dernier en gare de Sartrouville)  car son nom  restera attaché à cette mesure qui intervient dix ans après la décentralisation du STIF ayant permis aux élus de prendre en main le destin des transports franciliens. Il en est la meilleure preuve, même si tous les leaders franciliens en revendiquent la paternité après l’avoir combattu chacun à leur tour. « C’est la chose la plus gratifiante que j’ai fait ! » confiait il  en confirmant que « c’est la seul expérience de ce type dans le monde. J’espère que les franciliens vont réfléchir à changer leur mode de transport et que cette mesure aura un effet considérable sur la fréquentation »

    Avant la campagne de 2010, c’était la droite qui avait porté cette idée alors que la gauches s‘y opposait : le sénateur Roger Karoutchi dés 2002/03, l’ex-Président de l’UMP Jean François Copé qui l’avait proposée pendant la campagne de 2004 dont il était la tête de liste, l’ex-ministre Yves Jégo qui a même déposé une proposition de loi fin 2005… face à des socialistes qui les traitaient de « démago », parlaient de « chèque en bois »… « L’UMP et la zone inique » avaient  même clamé les communistes.  « La droite rase (presque) gratis » réagissaient alors les écologistes en expliquant que « la priorité pour les usagers n’est pas une tarification unique mais une rénovation du matériel roulant, de nouvelles offres et dessertes, et une tarification  sociale… ». Curieusement, la campagne des Régionales 2010 a marquée une rupture lorsque la majorité régionale a inscrite cette proposition dans son programme à l’initiative des Verts, après l’accord EELV-PS, même si le PRG défendait le dézonage les week-ends et jours fériés considérant que «  la priorité des franciliens n’est pas de payer le même prix sur tout le territoire  …Compte tenu des contraintes financières ». L’UMP parlait alors « double peine pour les franciliens » car « dans l’hypothèse d’un tarif mensuel unique, plus de 50% des franciliens détenteurs d’un Pass Navigo paieraient plus cher ».

    Un  joli coup politique à 3 mois du scrutin régional dont les socialistes comptent bien profiter. Les jeunes socialistes de Vanves n’étaient pas les derniers ces jours-ci, grâce à Philippe Dos Santos, responsable des militants des Hauts de seine pour la campagne du PS 92,   à distribuer à la station de métro et à la gare SNCF un petit tract « Une IDF humaine, 70 € par mois pour le Pass Navigo…jusqu’à 434,50 € d’économies/a, pour les abonnés » avec au verso une photo de Claude Bartoloné déclarant : « Le Pass Navigo à tarif unique est une grande avancée pour tous les Franciliens. C’est plus de pouvoir d’achat, plus de mobilité, plus de respêct de l’environnement…C’est le choix politique qu’ont fait Jean Paul Huchon, la gauche et rien que la gauche. Une gauche réunie qui tient ses engagements ». Il est d’ailleurs ce matin à la Défense pour distribuer ce tract avec les candidats et militants altoséquanais …. Matignon s’était même  fendu d’un communiqué dithyrambique – du jamais vu – lorsque les négociations avaient abouties durant l’hiver 2015. « Cela prouve qu’on peut tenir des engagements pris à l’occasion de campagnes électorales » s’exclamait le PRG.

    « Cet aboutissement est une oeuvre collective et une bataille qui n’était pas gagnée d‘avance. Cela a été appuyé par les groupes EELV, FG/PC, PS avec le président Huchon. A un moment donné, un travail conjoint, sans posture (politique) peut marcher, débloquer les choses car techniquement, ce n’était pas simple, notamment avec la RATP et la SNCF » insistaient les écologistes par la voix de Pierre Serne le vice Président transports. Des écologistes qui ont fait une fête « illimitée » en invitant les franciliens à danser, à travers une vidéo se déroulant dans les transports en communs, mais qui proposaient d’aller plus loin avec des RER et métros la nuit le week-end avec une pause entre 3h et 5h du matin ;  un billet unique pendant 1h30 sur l'ensemble des modes de transport du réseau (métro, RER, tramway, bus)…

    Mais si les banlieusards sont content car ce pass unique navigo leur fera économiser prés de 500 € par mois, les parisiens et les riverains de la capitale comme les vanvéens peuvent faire grise mine, car pour eux, le Pass Navigo Unique a augmenté entre 3,50 et 5 €, car ils le payaient 65 € jusqu’à présent. Si l’ensemble des jeunes des étudiants et apprentis jusqu’aux lycéens et collégiens pourront voyager à 35€ par lois sur toute l’ile de France avec la carte Imagin’R, ce n’est pas le cas d’autres populations comme les seniors titulaires de la carte améthyste. Ce que n’a pas manquer de relever l’opposition régionale qui demeure sceptique :  « Nos interrogations demeurent. Vous laissez à vos successeurs le soin de les régler » constatait Frank Cecconi (UDI), collègue de Bernard Gauducheau au Conseil régional,  en citant les 300 M€ qui manquent. « Le coût de cette mesure (500 M€) sera financé par la dette, alors qu’il pourrait l’être par une diminution drastique des dépenses de fonctionnement de la région, et la lutte contre la fraude » surenchérissaient Les Républicains, sa tête de liste en IDF, Valérie Pécresse  rassurant tout le monde en déclarant qu’elle ne reviendrait pas sur cette décision si elle gagnait les élections.

    Il est vrai qu’il n’en reste pas moins un flou  sur l’équilibre financier de cette mesure avec une perte de recettes de 181 M€ en 2015 et de 485 M€ en 2016 que la Région espère combler grâce à la hausse du Versement transports payé par les entreprises  franciliennes (210 M€) et l’augmentation de la fréquentation, +1% de voyageurs représentant 80 M€. Mais en Région Ile de France, les politiques n’auraient ils pas un métro de retard. Car au moment où s’instaure ce tarif unique dont ils parlent depuis plus de 15 ans, les spécialistes des transports, à l’heure du smartphone préconisent  de «réfléchir à une tarification qui tienne compte de la distance, du moment de la journée et/ou du nombre de déplacements effectués par période»... "Ce qui n’arrangeait pas les affaires des franciliens qui  échappent  aux incompréhensibles variations tarifaires qu’ils subissent pour le train ou l’avion" constatait la spécialiste du Grand Paris du journal Libération.

  • VANVES ET LES ELECTIONS REGIONALES : PECRESSE (UMP) LANCE SA CAMPAGNE ET LES ESPRITS S’ECHAUFFENT A LA REGION

    Les élus et militants UMP vanvéens n’étaient pas aussi nombreux que ceux de l’UDI,  samedi dernier, tout simplement parce que le lancement de campagne de Valérie Pécresse, chef de file de l’UMP pour les régionales s’est déroulé en Seine Saint Denis, à Rosny, et un samedi matin. Parce que « c’est ici dans le 93 que se joue une bonne partie de l’avenir de la Région Capitale » dans « un département resté à gauche, où la majorité des villes est désormais dirigé par notre famille famille politique » a expliqué Valérie Pécresse dans une salle des fêtes, pas assez grande pour accueillir les 2000 franciliens présents selon les organisateurs. « J’ai rêvé d’une région qui ne confondrait pas politique et idéologie, politique et sectarisme, où l’éthique et le bon usage de l’argent public remplacerait le clientélisme, l’opacité, le gaspillage » a déclaré Valérie Pécresse devant la fine fleur des élus franciliens, des parlementaires aux maires, avec notamment Isabelle Debré

    Valérie Pécresse s’en  est pris au bilan de la gauche, de l’échec du trio JP Huchon, MP de la Gontrie, « son bras droit depuis 13 ans », et la verte Emmanuelle Cosse en dénonçant une région « fracturée de toute part » au niveau territorial, économique et social, éducatif, transport , numérique, environnemental, humain. « Le vrai bilan de la gauche c’est 17 ans d’impuissance, d’immobilisme, de fatalisme » avec une « gauche régionale, championne de l’esquive : Je ne suis responsable de rien, comptable de rien, coupable de rien… Leur bilan c’est leur boulet, ils veulent s’en exonérer, ils n’y échapperont pas ». Elle a d’ailleurs dénoncé un  incroyable gâchis comme l’UDI, l’inefficacité de la Région  - « Ce ne sont pas les feux de cheminée qui sont responsable de la pollution mais les bouchons routiers ! » - le clientélisme  en dénonçant « ses subventions versées aux associations bien connues des cercles socialiste, communistes et verts », et le manque criant d’ambition : « Avez-vous entendu parler d’un grand projet régional depuis 17 ans ? Le Grand Paris ! Mais c’est Nicolas Sarkozy qui l’a fait ! » a-t-elle constaté en posant la question : « Un quatrième mandat pour quoi faire ? » 

    Elle a commencée à donner une idée  des objectifs poursuivis :« Redonner à l’IDF son premier rang » c’est à dire redonner la fierté d’habiter en IDF, réparer une région fracturée, faire de la Région IDF le moteur de l’avion France. Elle défendra d’ailleurs trois valeurs - l’autorité, la liberté et la justice – qu’elle a illustrée par les propositions défendus par le groupe UMP au Conseil Régional : Sécurisation des transports, des commerces de proximité, des quartiers, des lycées, soutien au logement intermédiaire, à l’accession sociale en refusant de « financer plus de logement social là où il y en a déjà plus de 30% », abroger la réduction de 75% dans les transports aux 167 000 étrangers en situation irrégulière.

    Elle a surtout donnée une idée de la campagne qu’elle a décidée de mener d’ici Décembre 2015,  participative, au plus près des franciliens, de leurs attentes, de leurs besoins. C’est pourquoi elle viendra à leur rencontre : « Vous me verrez partout, dans les gares, sur les marchés, auprès des lycéens, des salariés, des entrepreneurs, des familles, des agriculteurs, des ouvriers, des retraités… » en s’étant donné pour objectif d’ici l’été de parcourir les 100 circonscriptions d’IDF en 100 jours. Ainsi, pendant que les chefs de file UDI et UMP franciliens lancent leur campagne,  la majorité socialiste a pris un métro de retard en en étant encore aux primaires, pour départager JP Huchon et MP de la Gontrie, sa 1ére Vice présidente, alors que les dernières élections locales ont démontrée que la « maison socialiste est en train de brûler ». La gauche régionale se déchire comme l’ont constaté les élus de l’opposition régionale siégeant à la commission permanente du Conseil Régional jeudi dernier, et notamment Bernard Gauducheau. Les esprits se sont échauffés à plusieurs reprises sur la présence d’une équipe TV du magazine « Supplément » de C+, sur le pic de pollution,  sur le redéploiement de subventions versées à des associations, la délégation régionale au festival de Cannes, la candidature de la Région Capitale aux JO 2024 contre laquelle se sont prononcés les écologistes etc… 

    Mais la délibération concernant le projet de tram T10 entre Antony (Croix de Berny) et Clamart (Gare SNCF et futue GPE)  qui doit compléter le T6 (entre Chatillon/Montrouge-Velizy) et sa station d’entretien et de remisage prévu dans le bois de Verrière à la limite de Châtenay et du Plessis Robinson, a eu pour résultat de voir un  vice Président écologiste,  Pierre Serne chargé des transports,  se désolidariser de l’exécutif en votant comme le groupe EELV pour un renvoi de ce dossier en commission, tout en expliquant et en s’emballant quelque peu : « Je souhaite que le bois de Verrière ne soit pas le Sivens de la Région d’Ile de France, et encore moins qu’il y ait un mort ». Dossier défendu par JP Huchon qui ne se voyait pas « ne pas tenir  compte de la position du département des Hauts de Seine dont  le Conseil Général  en a débattu et qui  va en financer une part importante ». Et a fait voter cette délibération contre la volonté des verts de retarder un projet crucial pour les transports dans un sud des Hauts de seine qui était jusqu'à présent bien mal desservi.