Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

elections municipales de mars 2014

  • UNE LISTE ET UN PROJET PS POUR VANVES DEPUIS HIER SOIR AVEC ANTONIO DOS SANTOS : « Un nouveau souffle pour Vanves, ce n’est pas un effet de style. C’est une véritable ambition, une ligne directrice, une vision ».

    La première réunion publique de la liste PS « Un nouveau Souffle à Vanves » s’est déroulé finalement pendant tout le match de rugby France-Angleterre en débutant à 16 contre 3 et en finissant par 26 contre 24, ans ce préau de l’école Marceau, hier soir. Antonio Dos Santos espére bien transformer l’essai en Mars prochain grâce à une liste et un projet qu’il a présenté à cette occasion : « Vous aurez à élire une nouvelle équipe municipale. Depuis Septembre, j’ai parcouru la ville à la rencontre des vanvéens parce que je m’engageais dans une aventure particulière pour être élu maire de Vanves, pour écouter leurs attentes, leurs propositions, leurs projets » a-t-il déclaré d’une voix posée. « Nous aurons l’occasion de rencontrer les vanvéens dans des réunions de quartier pour savoir comment mettre en œuvre ce projet. Ce sera notre contrat avec les électeurs » a-t-il continué. « Il est le fruit d’un travail collectif depuis 18 mois avec les élus et les militants que j’ai écouté, les vanvéens que j’ai rencontré dans les cafés, au pied des immeubles, certains ayant envoyé des contributions écrites. Le projet a pour ambition de construire une ville plus unie, plus ouverte, plus solidaire. C’est une vison plus structurante pour 2020, sur un territoire institutionnel qui va évoluer » a t-il ajouté en parlant de sa méthode qui « donnera place à la consultation, de  son «équipe « renouvelée compétente et diverse » et « de large rassemblement  de la gauche, d’une partie du centre, des écologistes et des citoyens »,   et de son éthique puisqu’il a signé la charte municipal d’Anticor comme tous les chefs de file socialiste aux municipales 2014. Il a enfin rappelé qu’il était arrivé dans cette ville voilà 18 ans, qu’il avait dirigé le Rosier Rouge pendant 11 ans « à un moment délicat de l’existence de ce foyer d’accueil pour familles d’hospitalisés » dont il a évité sa fermeture. « Un  nouveau souffle pour Vanves, ce n’est pas un effet de style. C’est une véritable ambition, une ligne directrice, une vision ».

    Il a ensuite présenté son projet sur lequel reviendra le Blog. Mais il comporte plusieurs points forts dans ce triptyque :

    - « Vanves plus unie » pour une « ville plus humaine, accueillante et durable » avec, entre autres comme proposition, de piétonniser le centre historique (Centre ancien- St Remy) le week-end, requalifier la place des Provinces, ainsi que les entrées de villes, avec une signalétique propre aux commerces, aménager le quartier autour de la future gare du Grand Paris Express, créer des jardins partagés, instituer un guichet unique pour l’aide à la citoyenneté, nouvelles circulations douces, des navettes municipales plus fréquentes et surtout pendant les vacances, mise en place d’un pass loisirs, d’une programmation plus accessible et diverse  au théâtre Le Vanves, avec des séances de cinéma en plein air et un grand événement musical au parc F.Pic., réaménager le gymnase A.Roche, couvrir les terrains de tennis en green set couplé avec un boulodrome, rendre la police municipale plus proche des habitants avec un renforcement de l’ilotage en dehors des heures de bureaux et notamment le week-end, avec une antenne rue de Châtillon.

    - « Vanves plus moderne » pour une « ville dynamique au centre de Paris » : Cette liste propose de mettre en place une pépinière d'entreprise consacrée à l’innovation, d’appliquer des clauses sociales d’insertion dans les marchés publics, créér un CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental) local, étendre les droits de l’opposition, instituer un  comité de suivi de la stabilité fiscale avec des citoyens et des élus de l’opposition.

    - « Vanves plus solidaire » pour une « ville adaptée à tous les vanvéens » : Elle propose de réviser la politique des tarifs municipaux, diversifier les modes de garde de la petite enfance, d’ouvrir une maison  des jeunes avec les services existants éparpillés dans la commune, un fonds municipal d’initiative jeune, une commission d’attribution des logements sociaux ouverte à l’opposition, une épicerie sociale, une maison de santé pluri-discilplinaire, Maison des jeunes, Fonds municipal d’initiative jeune

    Plusieurs invités ont pris ensuite la parole dont Jean Marc Germain (PS) époux d’anne Hidalgo : « Pour être un bon maire, il faut rassembler, et tu as fait un travail patient et preuve de conviction pour y arriver. Il faut être un vrai patron qui plonge sa ville dans le XXIéme siécle. On voit que cela n’avance plus depuis Guy Janvier, car les ordres sont pris dans une ville voisine. Il faut de la générosité et de la fraternité, aider les habitants à tendre la main vers les autres… et tu portes en toi la générosité » a déclaré le député de Clamart. « Vanves s’est endormie. L’actuel Maire et son équipe ne font rien. Ils ratent les trains, alors qu’il faut mettre Vanves sur une nouvelle voie. Vanves a besoin de rebondir » a ajouté Philippe Kaltenbach (PS), sénateur maire de Clamart en racontant un gros mensonge, comme le pensaient certains socialistes présents dans le préau, lorsqu’il a expliqué que c’est lui qui a tout fait pour obtenir la gare du Fort d’Issy/Vancves /Clamart… »contre le maire de Vanves qui était aux ordres du maire d’Issy ». Martine Gourrier (PS) présidente du groupe PS au Conseil Général, candidate à Châtillon a fait le parallélisme avec Vanves, « deux villes qui se sont assoupies ». Philippe Grébert (Modem) candidat à Puteaux a expliqué que « les municipales réconcilie les citoyens avec la politique. S’il y a une ville qui peut basculer, c’est Vanves et beaucoup vous observe ».

    Jacques Blondin président du groupe des élus PS au Conseil communautaire de GPSO a  constaté « qu’il n’y avait pas un mot de GPSO dans les programmes de droite. Mais GPSO n’existera plus lorsque tu deviendras maire. Cela ne fait rien car cela coûte cher. Ce c’est pas démocratique (avec 12 élus de gauche contre 80). On entend toujours le même discours, avec un coût fiscal qui n’est pas négligeable ».  Le ministre Stéphane Le Foll a terminé la séquence message de soutien par une vidéo car il n’a pas pu venir à Vanves ce soir là comme c’était prévu. Et sa collégue Maisol Touraine est annoncé. En attendant, Jean Michel Germain a souhaité que le 25 avril prochain, il soit invité à la mairie par Antonio Dos Santos pour  célébrer le 50éme anniversaire de la Révolution des Œillets  avec son hymne « Grandola Vila Morena » entendu alors sur la radio (catholique) Renaissance. De là à ce que cette chanson devienne la réponse à celle de la droite « I Follow Rivers »    

  • VANVES EN 2020…SELON LES ECOLOGISTES : Moins d’un foyer sur deux dispose d’une auto, les pistes cyclables multipliés par 10, les feux tricolores supprimés, le stationnement en surface limité…

    Voilà ce à quoi pourrait ressembler Vanves en 2020, tel que l’imaginent les Verts et qu’ils vont proposer dans leur projet pour les élections municipales de Mars 2014. Souvenez-vous, dans le projet 2008-14, ils avaient imaginé une passerelle entre le théâtre et l’îlot Cabourg au dessus de la rue Antoine Fratacci, un remonte pente à vélo (et cela existe dans le Nord de l’Europe) sur la partie pentue de la rue Victor Hugo, des carrefours sans feux tricolore place du 8 Mai  - c’est fait – et carrefour Albert Legris – pas encore. Mais méfiez-vous car cela pourrait bien arriver dans la mesure, où même si les écologistes ne prennent pas la mairie, beaucoup pourraient s’inspirer de leurs propositions comme l’a fait Bernard Gauducheau entre 2008 et 2014.

    « En 2020 la place de la voiture par rapport aux autres modes de transport a nettement diminué grâce aux choix de la municipalité et en étroite concertation avec Paris, Malakoff et Clamart » qui constituent maintenant un des territoires de la Métropole du Grand Paris qui remplacent les Communautés d’Agglomération.  Vanves ne fait plus partie de GPSO et a développé des relations de très bon voisinage avec ces 3 villes, avec des projets intercommunaux innovants et écologiquement responsables  sur la dalle du Bd Périphérique porte de Vanves,  autour de la station du Clos Montholon (Fort d’Issy/Vanves/Clamart) de la toute nouvelle ligne 15 de métro (Grand Paris Express), avec « des espaces pour accueillir des entreprises intervenant dans tous les domaines de l’économie verte et créative, désireuses de mutualiser leurs moyens dans le cadre d’une charte écologique de développement partagé ».

    Les rues Jean Bleuzen et Raymond Marcheron sont en sens unique et en sens opposés. « Ces mises en sens unique ont permis de restructurer l’espace, avec des trottoirs élargis et une bande cyclable à contre sens, de limiter les flux de véhicules venus de plusieurs communes du Sud des Hauts de Seine, qui traversaient Vanves pour se rendre à Paris en voiture ». Le trajet du bus 189 a été modifié au retour et  passe désormais par la place de l’insurrection. Un carrefour giratoire a été aménagé entre les rues de la République, Larmeroux, Marcheron et Chatillon.  La rue Dardenne a été mise en aire piétonne (tout en préservant un accès voiture, limité aux riverains) . Des escaliers mécaniques relie l’église Saint Rémy  et la place de la Répubique au parvis de l’école Cabourg. Les feux tricolores ont été supprimés au carrefour Albert Legris (Cage aux oiseaux) ce qui, a permis, comme sur la rue Sadi Carnot, d’apaiser la circulation. Un dispositif contraignant pour les vitesses a été mis en oeuvre au niveau du croisement du mail Sadi Carnot et des rues Martinie/Pasteur

    De nouvelles pistes cyclables et cheminements piétons  ont fait leur apparition : Une voie verte (réservée aux cyclistes et piétons) a été mise en place le long du talus des voies de Montparnasse entre la porte Brancion et l’avenue Jézéquel, « de façon à se raccorder à l’aménagement prévu par la ville de Paris le long du boulevard périphérique ». Elle se poursuit au-delà de la gare jusqu’à la rue de l’Avenir en utilisant les petites voies existantes et grâce à l’achat d’un passage en fond de parcelles de certaines propriétés, en longeant plusieurs jardins partagés. « La négociation menée avec les propriétés concernées et Réseau ferré de France a permis d’avancer sur la construction d’un mur anti bruit qui les valorise ». Une piste en site propre rue Ernest Laval permet de  rejoindre la coulée verte à Malakoff. La réhabilitation et la mutualisation des espaces sportifs du parc Michelet a permis d’aménager une piste cyclable et piétonne à l’intérieur du parc permettant d'éviter le très désagréable boulevard du lycée.

    L’Axe Ernest Laval-Antoine Fratacci-Bd du Lycée est devenu une zone à circulation apaisée (zones 30 ou zones de rencontre). « Les cyclistes sont autorisés à circuler dans les deux sens de la circulation dans toutes ces rues et la quasi-totalité des feux ont été équipés de panneaux permettant aux cyclistes de franchir le feu rouge  pour tourner à droite en cédant le passage ». Des emplacements de stationnement pour les vélos se sont multipliés de façon ce que chacun puisse en trouver à moins de 200m de chez soi, bientôt à moins de 50 m,  et notamment aux abords des gares Transilien Vanves-malakoff et du Clos Montholon (Grand Paris Express), ainsi que dans le lycée Michelet. « Les régles de stationnement cycliste dans les immeubles en construction ont été renforcées dans le PLU » 

    « Une réflexion a été menée avec les communes voisines  de Malakoff, de Clamart et d’Issy les Moulineaux pour développer et mutualiser les navettes et les rendre plus fréquentes ». Un centre d’autopartage géré par une association a été mis en place dans les parkings municipaux avec des conditions d’abonnement attractives pour les Vanvéens qui ne disposent pas d’une voiture personnelle. Partout où il limitait les possibilités de déplacement à pied ou à vélo le stationnement a été progressivement supprimé. Les stations autolib ont été multipliées supprimant le stationnement en surface. Et la police municipale a renforcé la verbalisation concernant les stationnements gênants ou très gênants (trottoir, passage piétons, pistes cyclables). Du coup, les Vanvéens sont devenus des champions de l’éco-mobilité. Moins d’un foyer Vanvéen sur deux dispose désormais d’une voiture.

    Et cela ne concerne que les aménagements pour permettre des déplacements beaucoup plus propres et moins polluants qu’aujourd’hui. Pour le reste, n’hésitez pas à aller visiter le site Internet de la liste EELV «vanves.ecologie2014.fr » très instructif,  et à venir assister à leur première réunion publique le 4 Février prochain à 20H30 à l’école Larmeroux.

  • ELECTIONS MUNICIPALES A VANVES : LE MODEM VANVEEN SOUTIENT ANTONIO DOS SANTOS : « Ce n’est pas l’étiquette qui compte mais la qualité de l’homme ! »

    Le Modem de Vanves a décidé de soutenir Antonio Dos Santos, tête de liste PS, ce qui devrait être contesté par Bernard Gauducheau car il devrait se prévaloir du soutien du Modem 92… qui n’existerait pas à entendre Nicole Le Meur Référent et Chef de file du Modem à Vanves, et Bernard Léon, conseillers départementaux Modem tous les deux dans cette interview accordée au Blog Vanves Au Quotidien. C’est une décision mûrement réfléchie qui dépasse les clivages politiques même s’il y a un rapprochement UDI et Modem amorcée par JL Borloo et F.Bayrou en vu des Européennes, parce que l’Europe, c’est dans l’ADN des centristes

    Vanves Au quotidien- Pourquoi avez-vous décidé de vous engager derrière Antonio dos Santos  ?

    Nicole Lemeur et Bernard Léon : « Nous avons travaillé depuis plusieurs mois pour les élections municipales puisque nous avons été approché dés Septembre, en posant comme préalable que nous sommes pour un rassemblement car le Modem ne prendra pas la ville seule. L’intérêt était de voir avec qui nous rassembler pour essayer d’apporter ce que nous ont remonté les vanvéens. Le premier critère, par rapport aux candidats qui s’étaient positionnés et qui nous avaient approché, était celui de la moralisation de la vie politique et du non cumul de mandat – B.Gauducheau est conseiller régional, vice président de GPSO, de Hauts de Seine Habitat, membre du bureau de Paris Métropole… - ne pas renoncer à réhabiliter l’honnêteté en politique  et à élargir le champ, c’est à dire à ne pas rester cantonné dans une opposition droite-gauche.

    Nous souhaitons travailler à un élargissement le plus vaste possible d’abord des hommes car les idées, les principes, les valeurs comptent plus que les hommes et permettent de faire bouger  les choses.Et le ralliement à Pau de 3 élus socialistes à François Bayrou nous conforte dans cette position. Nous avons été marqué comme beaucoup de gens par la position de Jean Paul Delevoye, président du CESE, ex-UMP et ex-ministre de JP Raffarin, qui soutient le candidat PS à Bapaume, la commune où il a été maire en expliquant que « ce n’est pas l’étiquette qui compte mais la qualité de l’homme ». Nous étions dans cette démarche lorsque nous avons dialogué avec nos interlocuteurs.

    VAQ – En phase avec Antonio Dos Santos donc ?

    N.L. et B.L. : « Et nous étions tout à fait en phase avec Antonio Dos Santos en lui parlant de la démarche d’Anticor dont il a signé la charte qui impose de publier toutes les responsabilités du maire comme des membres de l’équipe municipale. Il en restera une trace écrite pendant 6 ans, et il pourra être interpellé par les vanvéens s’il dévie. Nous sommes tous des pragmatiques qui partageront des valeurs de fonds qui sont essentielles au service des habitants.  Nous ne sommes pas face à des apparitchiks et à des politiciens, mais à des gens qui vivent à Vanves depuis longtemps. Et on le voit bien,  pas seulement à Vanves, mais dans plein de communes des Hauts de Seine où les vieux caciques appliquant les vieilles magouilles de la vieille politique, sont en train d’être remis en cause, non pas par des structures mais par des hommes, comme à Puteaux, à Courbevoie, à Asnières, à Levallois…Les français sont dégoûtés de cette politique que l’on subit depuis des dizaines d’années et ont besoin d’une ouverture. Ce sont les hommes libres à l’intérieur de tous les partis qui sont à même de leur offrir cet espoir. Ce n’est pas en étant dans le sillage d’un Santini dans notre circonscription, que l’on peut avoir l’espoir d’une autre politique.  

    VAQ - Quelles sont les questions posées à B.Gauducheau qui n’ont pas obtenues de réponse ?

    N.L. et B.L. : « Il y a déjà un problème de dialogue. Deux de nos jeunes militants à une réunion publique, se sont pris une avoinée alors qu’ils ne disaient rien. Pour pouvoir répondre, il faut commencer par écouter et dialoguer, et apparament, il a un petit souci sur ce plan là. Mais il y a des questions que nous posons depuis longtemps, bien avant ses derniers mois, sur le cumul des mandats comme lors des cantonales lorsque nous lui avons demandé quel mandat il abandonnerait, entre maire et conseiller général, resté sans réponse. Or nous estimons qu’avant de voter, il fait savoir sur quoi la personne va continuer de s’impliquer.

    Mais c’est le cas aussi sur les questions environnementales où nous sommes très impliqués, où il est dans le refus du dialogue. Il a ouvert une démarche d’agenda 21 qui stipule une ouverture au public qu’il n’a pas faîte, se contentant de réunir 25 personnes désignés voilà plusieurs années qui s’étaient inscrites dans un groupe de travail sur l’environnement, rarement consulté, qu’il a réveillé pour ce qu’il voulait faire autour d’un agenda 21. Responsable du développement durable à GPSO, il est venu passer 5 mn sur 6H de réunions préparatoires, ce qui ne m’a pas empêché de lui poser la question sur l’Agenda 21 de l’intercommunalité afin que le travail que nous allons entreprendre, puisse éviter de faire perdre du temps à tout le monde notamment sur la duplication d’actions déjà existante.  Il m’a invité à aller voir le site Internet  de GPSO. Et c’est un exemple parmi d’autres, car il y a la question de l’état des trottoirs…

    VAQ - Beaucoup ne comprennent pas alors de F.Bayrou et JL Borloo se sont rapprochés politiquement notamment vis-à-vis des prochaines échéances européennes,  que vous ayez fait ce choix à Vanves ?

    N.L. et B.L. : « Nous sommes sur le plan local qui n’a rien à voir avec le national. La question pour nous est de savoir avec qui on s’engage pour faire vivre des idées, des propositions afin de changer les pratiques… Il y a un problème de tempo, des historiques, des cultures différentes… avec une volonté assez partagé de se fédérer pour dépasser ses histoires d’étiquettes et de partis, pour essayer de construire des réponses pour les français, qui dépasse l’alternative UDI/Modem. L’idéal est d’aller après plus loin, et qu’enfin des politiques se mettent autour de la table, au-delà des postures politiciennes, pour apporter des solutions,  parce c’est ce qu’attendent les français. Bien évidemment, cela ne veut pas dire que Jean Louis Borloo et François Bayrou sont d’accord sur tout ! Et ils ne le seront pas ! Le premier grand enjeu de cette alternative, ce sont  les européennes. Et nous avons des chromosones identitaires, c'est-à-dire là où c’est le plus clair : fédérer les équipes face au FN. Mais là, pour les élections municipales, nous avons affaire à des équipes locales !

    VAQ - Qui ont le cœur plus ancré au centre gauche notamment à Vanves ?

    N.L. et B.L. : « Ce n’est plus une histoire d’être centre gauche ou centre droit ! Le Modem n’est pas toujours simple à saisir ! La démarche du Modem est depuis le début, est de faire de la politique autrement, ce qui n’est pas encore entré dans les mœurs, et qui  n’est pas facile dans le système électoral qui ne nous aide pas, surtout si vous êtes dans un petit parti. Donc, si vous voulez faire vivre vos idées, vous regardez avec qui, localement, vous pouvez vous entendre pour faire avancer les choses. Du coup, dans certaines villes, le Modem va avec des équipes PS, et dans d’autres avec des équipes UMP ou UDI. Ce qui crée un problème de lisibilité. Mais les français sont en train de dépasser tout cela, car François Bayrou disait déjà en 2007 : « Il y a des bons maires de droite ou de gauche » et «  que le local n’a rien à voir avec le national ! ». Mais voilà, nous sommes dans les Hauts de Seine, pas du tout représentatif de ce qui se passe dans d’autres départements de France. Ainsi dans les Hauts de Seine, l’UDI soutient un maire UMP à Puteaux qui a des gros soucis de moralité politique. A Asnières, une candidate Modem a fédéré des gens de l’UDI qui sont venus la voir spontanément, alors de Rama Yade (UDI) a soutenu son suppléant des législatives qui est sur la liste de Manuel Aeschlimann (UMP° qui a eu affaire à la Justice. Le problème de Vanves est celui de la circonscription où André Santini tire les ficelles sur sa commune et à Vanves, ce qui nous contrarie plutôt.

    VAQ – Comment réagisseriez-vous si le Modem 92 soutenait Bernard Gauducheau comme il s’apprêterait à le faire ?

    N.L. et B.L. : « Le Modem 92 n’existe pas. Ce sera un communiqué bidon, comme l’avait été la prise de parole de certains modems entre les deux tours des élections législatives de 2012, pour soutenir André Santini, alors que la position nationale du Modem était de laisser aux électeurs, leur liberté pour le 2éme tour. Ces gens là, depuis le début, sont contre l’ouverture du Modem dans le 92. Comme  nous sommes  délégués conseillers départementaux Modem 92 nous savons très bien que notre représentation départementale a explosée voilà plusieurs mois justement à la suite de prises de position de certains modem de s’engager en faveur d’André Santini. Depuis, le Modem 92, en tant que structure politique n’existe pas. Il n’y a plus de président, ni de bureau.

    VAQ – Et pourtant un certain Pascal Gianferi se prévaut d’être le représentant du Modem 92

    N.L. et B.L. : «  Il n’a aucune responsabilité Modem  dans les Hauts de Seine et se présente sous des responsabilités qu’il n’a pas tout en étant membre fondateur UDI. Le Modem 92 est sous administration nationale, c’est à dire du siége nationale, parce que lorsque Chantal Brault, président du Modem 92 a démissionné, à quelques mois des élections municipales, Marc Fesneau, Secrétaire National du Modem,  a réunit le Conseil Départemental, et nous nous sommes mis d’accord sur le fait que ce n’était pas le moment de relancer des élections pour désigner nos instances altoséquanaises, car cela créé toujours de la zizanie dans nos équipes. Aucune personne ne peut donc s’exprimer au nom du Modem 92. Et nous sommes  réguliérement en contact Marc Fesneau  avec lequel nous travaillons depuis plusieurs mois sur les municipales dans les Hauts de Seine avec l’ensemble des chefs de file. Avec le lancement de ce projet alternatif concrétisé par cette charte signé fin novembre, les équipes avaient avancé sans pouvoir faire marche arrière,  comme à Vanves,  face à un maire qui ne joue pas l’alternative et part avec son équipe sortante UMP/UDI. Et nous avons continué dans nos contacts pour aboutir à ce soutienà Antonio Dos Santos. Quand au logo du Modem, nous n’en avons pas besoin, et nous l’avons dit à Marc Fesneau qui est parfaitement au courant de ce que l’on fait, et qui ne nous a pas exclu du Modem. Nous ne souhaitons pas entrer dans des tensions qui n’ont pas lieu d’être. Et le maire n’a pas intérêt à se prévaloir du Modem, à se servir du  logo, c'est-à-dire à entrer dans un jeu trouble, car cela correspond bien à l’ancienne manière de faire de la politique, c'est-à-dire créer un rideau de fumée.