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  • LICRA VANVES : L’INFATIGABLE COMBAT CONTRE LES DISCOURS DE HAINE ET LE DEVOIR DE MEMOIRE DE LA PRESIDENTE ABECASSIS

    Le rendez-vous annuel que donne la LICRA aux Vanvéens avec l’assemblée générale de sa section vanvéenne, qui s'est déroulée lmercredi soir au théâtre,  est l’occasion, pour Monique Abecassis, son infatigable présidente, d’un point d’actualité qui s’assombrit malheureusement d’année en année  avec quelques lueurs d’espoirs :

    « On s’en souvient 2014 fut une année particulière où la haine a envahit l’espace publique au nom de la Liberté d’expression du proche Orient et du djihad….avec certaines manifestations haineuses en plein Paris où on a crié « mort au juifs » comme au plus beau jour des années noires, où des lieux de cultes ont été assiégés, des jeunes gens molestés,  des commerces brulés…. En cette année 2015, nous constatons tout d’abord une croissance exponentielle du racisme et de l’antisémitisme. Les actes antisémites ont augmenté de 84% entre janvier et mai  par rapport au 5 premiers mois de l’année dernière, soit 508 actes ont été recensés dont les 17 assassinats lors des attentats de Charlie hebdo et l’hyper cacher de Vincennes où 28 personnes ont été prises en otage, un chef d’entreprise décapité en juin par un de ses employés en Isère, un attentat avorté contre une église à Villejuif, et trois jeunes gens arrêtés pour avoir projeté l’attaque d’une installation militaire dans les Pyrénées Orientales et enfin le Thalys et l’insupportable révélation de notre vulnérabilité….274 actes antimusulmans contre 72 l’an dernier ont été enregistrés pour le premier semestre 2015 par  « l’Observatoire  contre l’islamophobie »  qui explique cette hausse de 281%  par les attentats commis depuis janvier au nom du  djhiad.  Cependant, racisme antisémitisme communautarisme ne sont pas une fatalité. Selon un sondage réalisé pour la  LICRA, 92% des français plébiscitent les valeurs républicaines et 82% disent n’appartenir à aucune autre communauté que la communauté Nationale. Les millions de Charlie en janvier 2015 nous l’ont prouvé » a indiqué sa présidente

    Elle a insistée sur deux initiatives : Le plan que le gouvernement prépare contre le racisme, l’antisémitisme  et les discours de haine, principalement sur Internet. La stratégie de riposte face aux discours de haine antisémite sur internet et les réseaux sociaux mis en place par la LICRA.  Malek Younes qui s’occupe justement d’Internet au siége national et était présent,  a expliqué « qu’Internet est un vecteur de racisme, d’antisémitisme, d’antisionisme, de conspirationnnite... Le point commun de ses forces antagonistes est d’effectuer un travail de démystification de la Sjhoah par exemple. Il ne s’agit pas de les contrarier mais de gagner la bataiile de l’empathie, en utilisant les armes de nos adversaires ». Et particulièrement l’humour comme cela a été le cas avec 3 publications sur Facebook. « Si on ne le fait pas, personne ne le fera ! » La présidente Abecassis a indiquée « qu’en 2014, les bénévoles de la LICRA ont rencontré 46 000 jeunes dans les écoles, les clubs sportifs, les centres sociaux culturels. Elle a contribué à la formation de 2000 policiers pour l’accueil des victimes du racisme et de l’antisémitisme. Elle a apporté son aide à 1469 plaignants et a du traité 1730contenus racistes sur internet. De plus 15 conventions ministérielles  institutionnelles et de partenariat ont été signées ». A propos de l’accueil des réfugiés qui est actuellement dans tous les esprits, « notre devoir est d’assister les errants de ce nouvel exode et la France prendra sa part. On parle d’accueillir  sur notre territoire 30 000 réfugiés sur les deux prochaines années. De nombreuses villes s’organisent pour les accueillir, souvent les difficultés sont importantes mais le peuple de France ne peut rester à l’écart des défis de notre temps ni sourd au devoir d’humanité … » a t-elle déclarée.

    Enfin, dans ses multiples actions, l’antenne de Vanves se distingue sur le devoir de mémoire qui est au centre de ses préoccupations depuis sa création en 1984. Par des rencontres intergénérationnelles de la mémoire, au collège Saint Exupery, au lendemain de  « la journée mondiale de prévention des crimes contre l’humanité » dédiée par l’ONU  en 2005 aux victimes de la shoah. Chaque intervention est précédée d’une rapide présentation de la LICRA et de la projection du Documentaire « HITLER 1923- 1945 » illustrant la montée du nazisme en Europe et la mise en place du système concentrationnaire », suivi par les témoignages de Robert Wajcman rescapé du camp d’Auschwitz 3 et d’Isabel Choko emprisonnée dans le ghetto de Lodz, déportée à Auschwitz et étape ultime à Bergen Belsen. « Défendre la mémoire des victimes de l’Histoire n’est jamais une chose facile,  cela réveille toujours des blessures douloureuses. Malgré le mal qui leur en coutait, Yvette et Abel Farnoux, Charles Baron et Yvonne Broder survivants des camps nazis, nos témoins durant ces longues années s’étaient donné une  mission : œuvrer pour l’avenir de notre jeunesse pour un monde nouveau de paix de fraternité et de liberté. Et cela disaient-ils, « nous le devons à nos morts » » a-t-elle rappelée. « Alors que la  voix des survivants de la brutalité nazie est en train de s’éteindre, c’est à notre jeunesse de porter le flambeau du souvenir, de le transmettre autour d’eux et après eux, car bientôt l’Histoire va se mettre à parler avec la voix impersonnelle des chercheurs et des romanciers, au pire avec celle des négationnistes, des falsificateurs et des démagogues. Ainsi  les générations futures  sauront que l’antisémitisme et le racisme ont généré le crime le plus crapuleux qui soit, le génocide le plus ravageur de l’histoire des hommes. Cette histoire est notre mémoire mais elle est aussi notre héritage. Oublier le passé, condamne à le revivre » a-t-elle conclue, en espérant qu’un de ses jours prochains, le collége Michelet puisse s’ouvrir à cette initiative.

    Cette AG s’est terminée, parce qu’à Vanves, ses adhérents aiment beaucoup le cinéma par la projection du film : « Les Héritiers",  inspiré d’une histoire vraie qui évoque le courage, la ténacité et la détermination d’un professeur d’Histoire du lycée Léon Blum de Créteil, qui, face à des élèves difficiles en situation de décrochage scolaire décide de les tirer vers le haut en les inscrivants au « Concours National de la Résistance et de la Déportation . « Une belle histoire qui montre au système scolaire que la pire des classes peut bien faire grâce à la volonté farouche d’une femme qui refuse l’échec scolaire à la chaine, le repli communautaire et la montée de l’intégrisme dans nos sociétés » qui a ému beaucoup de participants.

  • VANVES ET L’ACCUEIL DES REFUGIES : « Des communes comme Vanves ont mis en place des dispositifs pour répondre à une 2éme vague ! »

    Pour la dernière séance de la Commission Permanente du Conseil Régional, ses membres ont tous votés, sans la participation des Républicains, les premières individualisations du Plan d’Urgence Réfugiés-Migrants, c'est-à-dire 108 subventions pour un montant total de 1,08 M€ (sir les 5,5 M€ votés le 25 Septembre dernier) versées à deux départements dont les Hauts de Seine, de nombreuses villes comme Malakoff, Sceaux… ou des associations comme la Croix Rouge Française…

     « On  peut se réjouir de la réactivité de la Région ! Des communes ont mis en place des dispositifs pour répondre à une seconde vague comme c’est le cas dans ma commune de Vanves » a déclaré Bernard Gauducheau (sur la photo en commission permanente à côté du maire de Vincennes) pour le groupe UDI  en s’inquiétant de la pérennité de ces aides. « On voit bien que notre délibération est confrontée aux réalités du terrain car tout se met en place. Les réfugiés ne sont pas encore là, des locaux sont disponibles et non occupés. Peut être que les associations seront confrontées à d’autres dépenses. Je ne suis pas sûr que l’on ne doive pas convoquer une nouvelle CP pour répondre à l’urgence sur le terrain » ajoutait Gabriel Massou (FG/PC) par ailleurs conseiller départemental des Hauts de Seine 

    C’est le même constat fait par Marie Françoise Goloubtzoff (UDI), maire adjoint que le maire de Vanves a désigné pour suivre ce dossier, devant les adhérents de la LICRA lors de l’Assemblée générale de la section de Vanves, mercredi soir. « On attend et on n’a pas encore de réponses aux questions posées » a-t-elle constatée en faisant le point de la situation. « Nous avons proposé à la Préfecture des Hauts de Seine la mise à disposition d’un logement de 8 lits totalement équipé. Nous avons créé une cellule d’accueil avec les services municipaux, des associations susceptibles d’apporter leur quote-part à cette action comme le Secours Catholique, la Croix Rouge, l’Institut Lannelongue, l’ASTI. Mais nos associations sont pauvres et démunies face à l’ampleur de l’action. Enfin des vanvéens se sont manifestés pour proposer des logements. Mais dans ce cas là, ce sont des associations comme France Terre d’Asile par exemple, qui prennent en charge ces logements, pas la mairie » a-t-elle précisée.

  • VANVES DANS LE CREUX DE L’OREILLE

    VIDEOPROTECTION : A l’occasion de la Commission Permanente du Conseil Régional, Bernard Gauducheau a défendu face aux écologistes et aux mélenchonistes la vidéoprotection devant les lycées qu’ils remettaient en cause par pure idéologie en expliquant qu’elle ne servait pas à grand chose, ni à améliorer la situation. « Votre posture idéologique est dépassée. Nous avons un lycée (professionnel) dans ma commune avec de fréquents incidents devant son entrée, d’actes d’incivilités ou violents… La mise en place d’une caméra a complétement transformée les choses. Elle a eu un caractère dissuasif. Et les problèmes ne se sont pas déplacés, mais ont disparus ».  Ces propos  devraient réjouir certains vanvéens et ex-élus qui ont dû se battre avec lui pour développer la vidéoprotection urbaine dans notre commune.

    SOUTIEN SCOLAIRE : A l’occasion du dernier conseil municipal, Valérie Mathey (PS) les raisons pour lesquelles l’activité de soutien scolaire aux collégiens gérée par l’ESCAL avait été supprimée . « La disparition, sans aucune information, du soutien scolaire adapté à chacun à un coût raisonnable pour les familles est incompréhensible et ne peut en aucun cas se justifier par des contraintes budgétaires liées, comme vous ne cessez plus de le répéter, aux baisses des dotations de l'Etat. Il s'agit là, comme celui de la suppression de la gratuité des N.A.P, d'un choix politique d'autant plus surprenant que dans votre programme des municipales vous souhaitiez lutter contre l'échec scolaire en créant une cellule de veille éducative afin de coordonner l'engagement des acteurs éducatifs (médiateurs, éducateurs, enseignants...) qui n’existe pas » a-t-elle déclaré en se référant aux fédérations de parents d'élèves qui vous demandant de rétablir au plus vite ce soutien. « Vu le contexte financier actuel, le dispositif ne donnait pas satisfaction. Ils ne s’adressaient pas aux jeunes qui en avaient vraiment besoin. Un nouveau dispositif sera mis en place » a assuré J.Coste maire adjoint aux écoles.