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ville de vanves - Page 1529

  • LES 30 ANS DU THEATRE LE VANVES : 19 (suite et fin) – LE MONTAGE D’UNE SAISON CULTURELLE

    Octobre 2012 a été  un mois anniversaire pour le théâtre Le Vanves qui célèbre ses 30 ans. C’est pourquoi le Blog Vanves Au Quotidien donne plusieurs petits coups de projecteurs sur ce théâtre que nous terminons par le montage d’une saison culturelle

     

    « Quelquefois, elle est déjà pré-montée 3 saisons avant. A chaque fois que l’on rencontre des gens, que l’on va voir des spectacles, parce qu’on voit des choses ailleurs, on peut le retenir pour l’année d’après. Mais je n’ai jamais réussi à comprendre pourquoi ! Mais j’ai un peu le nez, j’ai acquis de l’expérience, et je vois beaucoup de choses. Dans ma tête, je me fais toujours un peu la saison idéale, pas pour moi, parce que j’essaie de ne pas forcément présenter ce que j’aime, et que je trouve intéressant,  à une population, à un public. Mais on ne peut pas non plus présenter des choses que l’on n’aime pas complètement. Il faut toujours qu’il y ait une petite accroche » explique José Alfarroba. Il est  très rare qu’il programme sur dossier. « C’est souvent des réseaux de jeunes artistes qui nous disent « tu dois aller voir cela, c’est superbe ! ». Et Olivier, Tristan, ou  moi y vont, car il est très rare que je programme sans que nous l’ayons vu  ou que je l’ai vu moi-même, même si je leur fais confiance. On aime bien être tous d’accord ».

     

    Sauf pour les créations bien sûr ! «  Parce que  c’est la rencontre avec un artiste que l’on sent enthousiaste, dont on sent très bien que le projet est bon, qu’il a une formation soit de comédie, soit de metteur en scéne, avec des gars qui l’entourent et tiennent la route comme un régisseur lumière connu pour être une pointure…c’est qu’il ne doit pas être aussi mauvais que cela. Nous travaillons beaucoup avec des jeunes qui sortent des écoles nationales, ce qui est déjà un  bon réseau,  du conservatoire national, de l’école de Strasbourg, plus ou moins géré par un organisme, Jeune Théâtre National (JITEN) qui essaie d’être le fédérateur de tous ces jeunes qui sortent de cours, qui les accompagne pendant 3 ans. Si nous prenons une pièce où il y a des acteurs sortis de ses écoles, on est aidé pour cela, ce qui est une bonne chose, parce que beaucoup de jeunes se retrouvent sur le marché. Et tous ne sont pas des stars » indique t-il.

     

    Pour monter sa saison, il essaie de diversifier,  avec un peu de théâtre, de danse, de musique qui manque « parce que c’est beaucoup plus cher et parce qu’il fallait faire un choix. On s’est plus spécialisé dans le théâtre et la danse un peu classique avec un volet très important de spectacles jeune public : Nous avons une dizaine de pièces tous les ans avec toujours 3 à 4 représentations et spectacles variés que pratiquement toutes les écoles peuvent voir. Nous bénéficions d’un réseau très riche avec tous les professeurs de Vanves. On leur propose des ateliers, des actions artistiques,… car si nous voulons que les enfants viennent demain encore dans les salles de spectacles, il faut les former, leur donner le goût. Lorsque vous avez eu un prof de français qui vous a amené au théâtre, si cela a été bien fait et ne paraissait pas comme une obligation, il vous donnera envier d’aller au théâtre » explique t-il en  précisant qu’il organise 7 à 8 projets « danse à l’école » : Une rencontre d’un chorégraphe ou d’un danseur avec une classe avec un projet de spectacle présenté par les enfants.

    « Nous  proposons à leurs professeurs de venir voir tous les spectacles de Vanves. Et ils viennent, certains venant assister à tous les spectacles du festival Art Danthé dont nous discutons ensuite, lorsqu’ils sont quelquefois difficiles. Comme avec cette dame qui me disait : « Je ne pense pas être plus bête qu’une autre, je lis Le Monde,  mais là je ne comprends rien ». Et je lui répondais que « cela m’arrive. Des fois, je ne comprends rien. Mais je me fais ma propre idée, je voyage à l’intérieur d’un projet ». Et elle continue à venir, à prendre des abonnements tout en disant « Il y a des choses que je ne comprends toujours ; Mais c’est vrai que je passe des bons moments…d’émotion ». Et en plus la danse est un spectacle pas très long » assure t-il.

     

    « Pour construire une saison, c’est simple, on commence toujours par des certitudes comme « Platonoff » et on rajoute d’autres spectacles plus populaire ou classique avec « Tango », spectacle de danse pour enfants. De même pour le théâtre sans avoir l’impression de faire des concessions ! Je ne pourrais rien faire contre ma propre volonté. Mais je peux aussi présenter des choses qui ne peuvent pas être très simple, pas du tout à haut degré intellectuel, mais qui peuvent choquer dans les deux sens. On n’oblige pas les gens à venir.  On a eu des discussions avec des spectateurs qui nous disaient : « Pourquoi de la nudité ! «  - « C’est comme cela ! C’est venu progressivement, car il y en a de plus en plus. On a commencé avec Daniel Eveillé qui a travaillé sur la nudité parce qu’il pensait qu’il fallait  montrer le corps  comme cela. Quand on voit vraiment, on oublie ! C’est de la nudité pure ». Mais il a créé d’autres spectacles d’une façon provocatrice. Il faut se souvenir que dans les années 60, cela se faisait déjà ! »

     

    Enfin, il faut vendre cette saison ! « On essaie par rapport à ce lieu – on  est tous conscient que c’est de l’argent public -  à faire très attention, en tirant les prix, en faisant en  sorte qu’il n’y ait pas d’abus de quelque nature que ce soit. Le bâtiment est occupé pratiquement tout le temps, à part le mois et demi d’été où on se repose. La salle n’est jamais vide. Le projet que j’avais présenté aux élus c’était : « 300 jours par an, il se passe toujours quelque  chose à Vanves !». Le pari n’est pas encore complètement gagné. J’aimerais, mais c’est peut être  utopique  que le vanvéen se dise « qu’est-ce que je peux faire ce soir ? – Et il y en a – et qui vient au théâtre : « Ah il n ’y a pas de ciné. Et bien ce n’est pas grave ! on vient ! ». Le travail est plus dur avec Internet, la TV, pour faire venir du monde, avoir de nouveaux spectateurs, garder ceux qui sont là, les appeler…avec un bar convivial où l’on se fait quelques petites assiettes ! ».     

  • LES DEUX EGLISES DE VANVES RELAIENT LE MESSAGE PLEIN DE SAGESSE DE L’EVEQUE DU 92 SUR LA POLEMIQUE CONCERNANT LE MARIAGE HOMOSEXUEL

    Les vanvéens peuvent trouver au fond de l’église Saint Remy ou à l’entrée de l’église Saint François le message de l’évêque Mgr Daucourt aux catholiques du diocés de Nanterre – dayant du 24 0ctobre dernier – où il annonçait qu’au cours de la prochaine (et rituelle) Assemblée des Evêques de France à Lourdes (3-8 Novembre) le cardinal Vingt-Trois donnera un message fort concernant le projet de loi sur « le soi-disant « mariage homosexuel » et ses conséquences gravement négatives ». C’est ce s’est qui s’est passé ce week-end et a été abondamment couvert par les médias. « Dans l’opinion publique, un courant se développe dans lequel se mêlent perplexité, interrogations ou nuveaux refus » écrit l’évêque des Hauts de Seine  en invitant à s’informer, se former, discerner les meilleurs moyens de s’engager..dans unmesage qui fait preuve de beaucoup de sagesse.

     

    Il constate tout d’abord que les responsables des cultes protestants, juifs et musulmans ont manifesté, chacun à leur manière, leur opposition à ce projet de loi. « Lisons leurs messages et faisons les connaître. Ne laissons pas non plus nos prises de positions et engagements être récupérés et présentés comme un affrontement confessionnel ». Et que beaucoup de revues et de sites (notamment du diocése) permettent « d’être capable de dire partout, dans un dialogue constructif, comment le projet en question bouleverserait profondément la sociéré, porterait atteinte à la famile dans la composition de sa complémetarité et dans le cas d’adoption, aux droits des enfants, tout en amenant des changements radicaux dans le Code Civil ».

     

    Il estime ensuite que « ce n’est à l’Etat de définir ce que doit être le mariage et la famille. Nous refusons qu’il institutionnalise comme mariage, une vie ensemble de deux personnes du même sexe, mais nous reconnaissons qu’il peut donner des droits à des personnes désirant vivre ensemble (le Pacs est un contrat, pas une institution). Malgré ces distinctions, dans le cadre d’une opposition au projet de loi, on peut encore entendre parmui les catholiques des propos ironiques ou condescendants, en tous cas discriminatoires et blessants, à l’égard des personnes homosexuelles. Dénonçons ces propos avec la plus grande fermeé et avant de vouloir savoir si des personnes sont hétérosexuelles ou homosexuelles, vivons ensemble notre identité commune de fils et fille de dieu »

     

    Enfin, il considére qu’une « institutionnalisation du « mariage homosexuel »contribuerait sans doute à accélérer  la déstructuration actuellement en cours de la société. Ne nous contentons pas de dire cela, ni de seulement nous opposer à ce projet de loi. Le chômage aussi, avec  son cortége de drames, contribue à la déstructuration de la société. Que le profit remplace l’homme au cœur des systémes économiques est aussi destructrant que de priver légalement un enfant d’un pére ou d’une mére, même si les réalités ne sont pas de même nature. Notre combat de chrétiens pour la vie et pour l’homme est un ».

  • LES 30 ANS DU THEATRE LE VANVES : 18 – UN TERREAU EXTRAORDINAIRE POUR JOSE ALFARROBA

    Octobre 2012 a été un mois anniversaire pour le théâtre Le Vanves qui célèbre ses 30 ans. C’est pourquoi le Blog Vanves Au Quotidien donne plusieurs petits coups de projecteurs sur ce théâtre et son directeur José Alfarroba

     

    « Ce « virus » de la culture me vient de mon père qui m’a emmené très tôt au cnéma au Portugal où je suis né. Lorsque  j’a choisi la France, je la connaissais déjà grâce à sa littérature, sa musique, son cinéma de tous les genres…Je l’avais visitée à travers Louis de Funés et truffaut, Françoise Hardy et Brassens, Simenon et Sartre » expliquait à Vanves Infos ce passionné de théâtre, de musique, de danse, en arrivant dans notre ville en 1997. José Alfarroba est êtes né à Portimao dans l’Algarve au sud du Portugal le 31 janvier 1950, alors que ce pays était alors soumis à une dictature redoutable. Un contexte politique qui l’a amené en France en 1969 où il a suivi des études d’architecture et fait un passage à l’université de Vincennes. Au début des années 70 il a beaucoup travaillé dans les foyers de jeunes travailleurs et d’étudiants, puis dans des centres socio-culturels en tant qu’animateur et formateur, dans un centre Léo Lagrange tout d’abord, puis à Fontenay aux roses et à Clichy.

     

    « Ce travail en direction des jeunes m’a beaucoup apporté personnellement. Je me suis occupé du festival de BD de Clichy qui était le premier du genre et dont Angoulême s’est inspiré plus tard. En 1984 on m’a confié la direction du théâtre municipal qui était alors une salle des fêtes. La mairie m’a donné carte blanche pur le transformer en une véritable salle de théâtre. J’ai également crée un festival de musique et de théâtre de rue « les Folies Urbaines ». Et en 1997, il rejoint la ville de Vanves où « il a développé une programmation pluridisciplinaire, restructuré l’espace socioculturel Gazier, créé un salon d’arts plastiques, mis en place le festival de danse contemporaine Artdanthé valant aujourd’hui à Vanves une renommée internationale, apportant sans conteste avec votre équipe un vent culturel nouveau à Vanves. Votre goût personnel de la danse a marqué Vanves devenue grâce à vous une ville à l’avant-garde dans ce domaine du spectacle vivant » déclarait Bernard Gauducheau en lui remettant la médaille des Arts et des Lettres.

     

    José Alfarroba a expliqué alors que Vanves a été un terreau extraordinaire : « Je ne sais pas à quoi cela tient ! Mais je ne me suis jamais senti aussi bien dans une ville à tout point de vue, que ce soit avec les habitants, ses élus, les artistes... Une ville tolérante. C’est peut être la taille de la ville qui veut cela !  L’équipe qui est en place m’a énormément fait confiance. La population est assez accessible à la culture, un peu tendance Télérama, qui sait ce qu’elle a envie de voir. Mais les vanvéens craignent aussi un peu des expérimentations ». Pour lui, « c’est un terreau, parce que dés le moment que l’on a planté cette histoire là, et bien on parle partout de nous, et les artistes viennent nous voir ! Par nos choix, nos prises de risques avec eux – parce que la création passe par une mise en danger de l’artiste qui doit oser -  parce que nous ne pouvons pas leur donner beaucoup de moyens, que notre accompagnement, parce qu’on ne laisse pas tomber un artiste, même s’il se plante. Ils peuvent se tromper ! On aide beaucoup de monde peu, mais du coup, on peut en aider beaucoup. De surcroît, ils ont vraiment des projets citoyens avec des actions artistiques dans la ville où ils font travailler des amateurs comme c’est le cas pour la pièce « Platonoff avec des jeunes » explique t-il en ajoutant : « Notre objectif est aussi d’inviter les spectateurs à prendre des risques, comme celui d’aller voir des atrtistes qu’ils ne connaissent pas, dans des registres qu’ils ignorent...Tout cela pour le plaisir de la découverte » (V.I. Oct.2007).

    A SUIVRE