Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

urbanisme - Page 3

  • PROJETS IMMOBILIERS A VANVES : LORSQUE LES RIVERAINS NE SE LAISSENT PAS FAIRE

    Voilà prés d’un mois, le blog expliquait comment le maire de Vanves densifiait sa ville à l’insu de son plein gré. Mais certains riverains ne se laissent pas faire comme le Blog le rappelle aujourd’hui.  L’un des premiers quartiers touché par la densification se trouve dans les Hauts de Vanves autour finalement de l’axe tracé par la rue Aristide Briand entre la voie ferrée et la rue Raymond Marcheron, le secteur de la gare et la rue de Châtillon. La particularité des dernières résidences construites, est d’avoir toutes faites l’objet de réunions d’informations et de concertation quelquefois à l’ambiance assez chaude, pour présenter  le projet, le transformer et l’amender, puis expliquer les travaux avant  et pendant les chantiers, en nommant une « sentinelle » c’est à dire un référent servant d’interface entre les riverains et les promoteurs-constructeurs. Ce fut le cas avant les vacances de printemps pour la résidence Niwa de Bouygues Immobilier qui a fait l’objet de deux recours de riverains qui n’ont pas aboutis. Deux exemples ont été édifiants de l’action des riverains, dont une avec même l’aide du maire et de son adjoint à l’urbanisme d’alors Gérard Laubier, pour empêcher ou modifier certains projets.

    Tout d’abord la résidence Tandem construite par Vinci Immobilier : « Cette résidence est l’accomplissement d’un travail de longue haleine initiée en 2008. Il était prévu une résidence hôteliére et on se retrouve avec une résidence d’habitations qui s’intègre bien à son environnement,» constatait le directeur général de Vinci Immobilier Résidentiel lors de son inauguration voilà un an. Il est vrai que le premier projet avait provoqué une levier de bouclier : Une résidence hôteliére de 120 studios était prévu  à l’emplacement d’un ancien CAT (Centre d’Aide par le Travail), d’une usine et d’un vieux pavillon, sur un terrain qui s’étendait entre les  rues R.Marcheron et A.Briand avec une sortie de parking sur cette voie  dont ne voulaient pas  entendre parler les voisins les  plus proches. Il  avait été  abandonnée grâce à la mobilisation des riverains et remplacée par une résidence plus classique et acceptable, moins dense  et beaucoup mieux intégré dans le site pavillonnaire et résidentiel, en jouant sur la déclinivité du terrain sur ses 1700 m2 de surfaces constructibles : 34 logements en accession et 34 places de stationnements, répartis dans un immeuble donnant sur la rue Aristide Briand avec 25 logements répartis dans deux cages d’escaliers, porche d’entrée, et 8 duplex dans l’autre bâtiment derrière  avec des espaces verts en  terre plein, et un accés piéton par l’impasse donnant sur la rue R.Marcheron. « Ce projet montre un apport manifeste (par rapport au précédent) car les riverains se sont battus. Vous vous êtes imposé des contraintes supérieures au PLU. Nous apprécions les efforts faits » avait déclaré l’un des riverains lors d’une réunion de concertation

    Le second concerne le projet d’un immeuble de 22 logements avec un rez-de-chaussée commercial imaginé par l’architecte Archimat et porté par la SARL B3 et le groupe Le Bozec à l’emplacement du garage (voir photo). Le premier projet porté par le promoteur Sofiane avait fait  l’unanimité contre lui pour plusieurs raisons : le projet lui même de 2 immeubles, l’un sur la rue (12 logements en accession) avec 5 étages + comble, et un autre derrière avec 10 logements sociaux donnant sur une ruelle et des espaces verts. Il avait été  jugé trop dense et trop haut à côté de petits pavillons par les riverains qui n’arrivaient pas, lors des réunions de concertations, à avoir les bons plans et renseignements. Mais aussi les conditions de sa réalisation, car dans le même temps, il construisait la résidence étudiante à côté du commissariat dans des conditions déplorables ne respectant pas les régles de l’art,  qui avaient été dénoncées lors d’une réunion publique mémorable où le maire avait pris fait et cause pour les riverains malgré les corrections apportées au 1er projet :  « Je me suis associé aux remarques des riverains. Je préfère faire plaisir à mes administrés qu’aux promoteurs, contrairement à d’autres » avait il déclaré en promettant de s’opposer au permis de construire : « La réputation de votre entreprise est en cause. Nous avons des inquiétudes. C’est la première  fois que l’on voit un chantier réalisé dans de telles conditions » avait constaté le maire. Et il avait tenu parole puisque  ce sont maintenant d’autres professionnels qui se sont associé pour réaliser (enfon) ce projet: l’architecte Archimat,  la SARL B3 et le groupe Le Bozec

  • BERNARD GAUDUCHEAU DENSIFIE VANVES A L’INSU DE SON PLEIN GRE !

    Décidément la majorité municipale a la mémoire courte avec son chef d’équipe, alors que des vanvéens, et pas des moindres, avec un ex maire adjoint de B.Gauducheau, commencent à réagir par des pétitions, des recours,  à la sournoise densification de leur ville. Et cela  grâce à ce que l’on appelle des opérations dans le diffus qui se sont énormément développées depuis les dernières élections municipales. Rappelez-vous la veille du 2éme tour des élections des municipales de 2008, lorsque la liste Vanves Pour Vous menée par le maire distribuait un tract particulièrement destiné aux habitants zones pavillonnaires, notamment du Clos Montholon en parlant de « menace PS/PC/Verts sur nos quartiers pavillonnaires ». Il rappellait les propos de Marc Lipinski (EELV) lors d’un  dernier Conseil Municipal : « La partie sud de la ville n’est pas du tout dense… Auprés de la gare SNCF de Malakoff-Vanves, auprès de la gare de Clamart, il y a des zones qui ne sont absolument pas denses… Je pense que l’on peut construire un peu plus à Vanves ». Ses propos s’inscrivaient dans le cadre d’un débat sur le PLH (Plan Local de l’Habitat) d’Arc de Seine (devenu GPSO)  ressorti de son  contexte pour une bonne cause électorale.

    Et bien c’est ce qu’il est en train de faire ou plutôt laisser faire actuellement d’une manière très sournoise et subtile : Une résidence hôtelière de haut standing, à l’angle des Rues Marcel Yol et Henri Martin à l’emplacement du siége de la société Fêtes & Feux,  un nouvel immeuble de 36 logements au 34/36 rue Marcel Yol par la société de promotion immobilière France Logis face à l’entrée des parkings du Palais Sud, un immeuble de 42 logements construits par First Avenue entre la gare et l’Allée du Progrés, un immeuble de 21 logements en haut de la rue René Coche prés d’un pavillon en meulière dont c’est la première réalisation de Novim-promotion, un autre de 13 logements porté par la SCC VH14 rue Sadi Carnot à l’emplacement d’un charmant petit pavillon où ont séjourné (à une époque différente) une vice présidente du Sénat et une  adjointe au maire de Vanves, tout comme au 21 rue Coche porté par le promoteur Novim et le cabinet d’architectes Pavlidis  (21 logements en 6 étage). Enfin,  le projet  MDH d’immeuble d’angle à la pointe des rues Raymond Marcheron et de la République : 38 logements en accession  à l’emplacement de deux beaux pavillons verdoyants. En attendant d’autres annonces dans Vanves Infos ou lors des prochaines réunions publiques de quartier du printemps

    Et le maire  d’expliquer comme il l’a fait lors des dernières réunions publiques de quartiers lorsqu’un  riverain s’étonnait face à un projet d’immeubles -  « Je croyais qu’on était dans un quartier pavillonnaire » -  que  « l’autorité municipale ne peut pas s’opposer à la vente des terrains par leurs propriétaires surtout si cela est fait dans le respect du PLU » en ajoutant, un rien fataliste  que  « Les propriétaires qui vendent leur pavillon veulent toujours en tirer un bénéfice ! ». Tout en les invitant à se regrouper comme il l'a fait lors d'une réunion de quartier publique (Centre Ancien/St Remy au printemps 2015) lorsqu'ils veulent vendre leur pavillon pour réaliser une plus belle et intéressante réalisation immobilière. Evidemment, il y a des explications : « Vanves est l’objet de pression foncière ! » et  l’Etat force les communes à construire en Ile de France avec cet objectif de 70 000 logements par an même si Vanves est parmi les villes les plus denses de France. « Les réformes institutionnelles en cours, ont pour objectif de déposséder les maires de leurs pouvoirs pour faire à leur place. L’idée d’un Etablissement Public Foncier d’Ile de France (EPF IDF) et la Métropole du Grand Paris (MGP) est de donner la possibilité à l’Etat de faire à la place des Maires » expliquait il dans ses réunions publiques, sans vraiment convaincre ! Mais les riverains commencent à ne pas se laisser faire….

  • VANVES A L’HEURE JAPONAISE AVEC LE PROJET NIWA DE KENGO KUMA ET BOUYGUES IMMOBILIER

    La Palestre a fait le plein Mardi soir, pas autant que pour les nouveaux rythmes scolaires, pour la présentation du projet Niwa à l’emplacement des terrains René Coche-Aristide Briand-Diderot. Tous les protagonistes étaient présent de la ville à Seine Ouest Habitat avec GPSO, et à  Bouygues Immobilier  avec son cabinet d’architecte Kengo Kuma et le paysagiste Michel Desvignes. Beaucoup de vanvéens avaient fait le déplacement, découvrant la maquette et de nombreux panneaux  qui ont été pris en photo sur toutes les coutures par leurs smartphones

    Bernard Gauducheau a refait un historique rapide de cette opération qui est liée finalement à l’îlot Cabourg : « J’avais remarqué une parcelle de 5000 m2, l’un des derniers plus beaux sites de Vanves, dont la vente allait permettre de financer cette opération (Ecoles maternelle et primaire, centre de loisirs, Espace Jean Monnet). Ce terrain, bien placé proche de la gare Vanves-Malakoff, bien, ensoleillé, était favorable aux logements. Mais il fallait faire vite pour éviter que l’Etat le fasse à notre place en plus dense » a-t-il indiqué en revenant sur le concours d’architecture organisé à partir de lignes directrices avec le théme du jardin japonais. Sur 24 candidatures, 6 ont été retenus par un jury de 20 personnes qui a sélectionné le projet de Kengo Kuma par 9 voix sur 12. « Ce projet a été validé par le Conseil municipal avant les élections municipales. Nous avons attendu qu’elles soient passées pour vous le présenter. Ce projet sera manquant pour notre commune » a-t-il indiqué.

    « Ce n’est pas un projet parmi tant d’autres. C’est un projet de référence en terme d’architecture, de qualité d’usages des logements afin qu’ils soient traversant et multi-orientés, et de développement durable » a indiqué le directeur d’agence Bouygues en indiquant avoir travaillé avec plusieurs intervenants. « Notre ambition tient en 4 engagements : Un projet architectural et paysager affirmé qui s’adapte et sait répondre à l’environnement existant, la qualité d’usage des logements afin qu’ils soient vivables et adaptés, la baisse et la maîtrise des charges grâce au développement durable, la maitrise des nuisances pendant le chantier ». La représentante de l’architecte Kengo Kuma s’est alors lancé dans une description du projet conçu sur le concept du jardin japonais, en créant des liens entre les éléments et les espaces tant à l’intérieur de l’îlot et à l’extérieur, en jouant sur la transparence grâce à des passages verdoyants,  et l’habitat qui reste à l’échelle humaine, de 4 ou 5 étages dont certains sont en retrait pour animer les façades, et répondre aux bâtiments qui lui font face, rue Aristide Briand, avec la Maison de retraite et les créches, tout en favorisant la luminosité naturelle.

    Le cabinet Michel Desvignes a rassuré en expliquant « qu’il ne s’agit pas de refaire une caricature de jardin japonais mais de s’inspirer du concept et de le ré-interpréter pour répondre aux besoins de cette résidence, avec des plantes et des arbres correspondant au climat de Vanves et nécessitant un minimum d’entretien ». Il s’agit donc d’un jardin de copropriétés qui respecte deux principes : Un effet de continuité entre espaces urbain et vert, un renforcement des contrastes avec des bassins en îlot central, pour récupérer les eaux de pluie, et des jardins automnales et printaniers à l’intérieur, des arbres à l’extérieur qui auront une grande importance. L’agence Bouygues Immobilier est revenu sur les bâtiments qui seront de très haute qualité environnemental (THQE) et permettront d’améliorer de 20% tous les curseurs au niveau thermique et énergétique. Les matériaux utilisés seront naturels, facile à traiter, pérennes. Ces bâtiments devraient s’inspirer pour leur consommation électrique ce qui est mis en place chez sa voisine avec IssyGrid, où il y a une mutualisation des consommations bureaux/logements    

    A l’occasion des questions, le maire a fait préciser plusieurs chose : ce projet  comportera 158 logements dont 36 sociaux gérés par GPSO Habitant et situé côté rue René Coche. Les logements sociaux seront des PLS ( à 10 € la location au m2) où seront logés uniquement des vanvéens : « C’est un choix, car en IDF il y a très peu de PLS qui permette de loger des gens qui n’ont pas assez d’argent pour acheter et qui en ont trop pour être logé en HLM ». La commercialisation des appartements en accession dont les prix seront au prix du marché selon Bouygues Immobilier (8000 € le m2), devrait être commencée à l’automne 2015. Un parking de 174 places dont 50 seront publiques, est prévu  avec des accès côté rue René Coche. Le permis de construire de Niwa devrait être déposé à l’automne. Le chantier qui  devrait s’étaler sur 2 ans a fait l’objet de nombreuses questions des riverains qui craignent des nuisances, échaudés par les chantiers en cours. Le maire et l’agence Bouygues les ont rassuré d’autant plus que le vaste espace occupé par cette parcelle  (et le chantier) devrait permettre d’éviter d’avoir des camions qui stationnent dans les rues, notamment lors des travaux de démolition puis de terrassement.