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projet woodeum

  • AGIR POUR LE PLATEAU DE VANVES SUR LA PORTE BRANCION: "vous risquez avec ce projet de laisser dans l’histoire le nom d’un Maire qui a décidé de loger des jeunes gens sur le périph!"

    A l’occasion de la réunion de quartier publique consacrée au Plateau ce fameux soir d’orage du 11 Juin dernier à l’école Marceau, un représentant de l’association « Agir pour le Plateau » a eu l’occasion de faire une mise au point, après les propos tenus en public et même dans un courrier aux adhérents de l’UDI du maire de Vanves sur celle-ci

    « Pour les personnes qui ne le savent pas encore « Agir pour le plateau » est une association citoyenne, Loi 1901, qui s’est créée fin 2015 face au projet de Monsieur le Maire de Vanves d’installer, rue Louis Vicat, une station de ravitaillement en gaz GNV à la place des aires de jeux. L’association « Agir pour le plateau » n’est en aucun cas, comme Monsieur le Maire l’a écrit, en relayant une lettre anonyme, « une association politique menée par des personnes désavouées par le suffrage universel lors des dernières élections !»  a-t-il précisé.

    « L’association que vous visez Monsieur regroupe avant tout des Vanvéens du quartier du Plateau et ils sont nombreux qui ont l’envie d’améliorer leur cadre de vie, de remonter à la municipalité des problèmes du quotidien – même si cela peut vous déranger -  et de préserver leur quartier quand des décisions ou des actions, des agissements peuvent le dégrader » a-t-il rappelé en abordant la source de cette querelle : Le projet Woodeum retenu par le concours architectural « Inventons La Métropole du Grand Paris »

    « Concernant notre positionnement sur le projet de la porte de Brancion qui, au vu de vos réactions, a l’air de vous mettre dans l’embarras, nous en soutenons l’idée de la rénovation :  de connecter Vanves à Paris, de fluidifier la circulation des piétons,  et de supprimer pour ceux qui les connaissent les mares d’eau qui nous empêchent depuis 15 ans d’aller et venir de Paris.Nous sommes pour ; nous l’avons dit et écrit ! » indiquent les dirigeants de cette association. « Mais, Monsieur Gauducheau, nous sommes contre la façon dont vous gérez au nom de Vanves ce projet ; nous sommes contre les conséquences de ce projet. Regardez ce qui se passe à Malakoff pour la tour INSEE, les résidents sont consultés ! Ici à Vanves, dans votre commune, vous ne lancez aucune concertation publique sur le devenir de notre quartier et en outre, en vous lisant, vous affichez une volonté  de supprimer nos espaces verts, de couper une vingtaine d’arbres, de transformer des terrains de sport en immeuble et parking et enfin, de loger des jeunes gens directement sur le périphérique parisien ! ». D’ailleurs les médias ont fait état, au début de la semaine, d’une étude de Greenpeace sur la qualité de l’air respiré sur les terrains de sports situés prés des grands axes routiers, donc les habitations et les espaces publics, comme le boulevard Périphérique par exemple : Tous présentent des dépassements des valeurs limites (40 µg/m3 en moyenne annuelle). Greenpace a relevé à la porte de Vanves, prés du City Stade des niveaux de 50 µg/m3.

    « Monsieur Gauducheau, quoique vous pensiez, l’association « Agir pour le Plateau » n’est pas une association politique, mais une association citoyenne. Sachez que de nombreux adhérents de notre association ont voté pour vous lors des élections municipales ! Concernant la rénovation de la porte de Brancion, nous vous le disons et nous l’avons écrit, le projet va dans le bon sens mais il manque cruellement de concertation et entre nous d’humanité ! Vous le savez, nous sommes disponibles pour travailler en concertation avec vous et la municipalité sur le devenir de notre quartier et sur ce projet en particulier. Pour conclure, Monsieur Gauducheau, vous risquez avec ce projet de laisser dans l’histoire le nom d’un Maire qui a décidé de loger des jeunes gens sur le périphérique parisien ! » concluent ses dirigeants

  • AUX PORTES DE VANVES, AVANT LE PERIPH ET WOODEUM, C’ETAIENT LES FORTIFS !

    Les projets aux portes Brancion (Woodeum) et de Vanves (Porte de Malakoff) devraient rappeler quelques lointains souvenirs du temps où il n’y avait pas de boulevard périphérique, mais un now man land dénommé « les fortifs », occupé alors par les classes populaires de Paris et de la proche banlieue dont les chiffonniers que l’on surnommait les biffins. Leurs souvenirs est encore vivace à Saint Ouen, Montreuil et bien sûr à Vanves/Malakoff. Une zone entre Paris et ses communes de banlieue qui défrayait souvent la chronique, les services hygiéne et salubrité tant de la ville de Paris que de ses villes riveraines étaient alertés, avec ses maisons construites parfois de bric et de broc, entouré par de petits jardinets sur lequel revient le Blog en parlant tout d’abord de cette zone, source d’inspiration des chansons d’Edith Piaf comme des romans d’Emile Zola, ensuite de ces biffins qui ont autant marqué Vanves que ses blanchisseurs

    Avant le Périph, c’était les fortifs, le roi Louis Philippe et son ministre Adolphe Tiers ayant souhaité protéger Paris des éventuelles attaques d’armées étrangéres, décidérent de faire construire une enceinte fortifiée de plus de 30 km autour de Paris. Bâti entre 1841 et 1844, cet édifice recouvrait à peu prés les actuels boulevards des maréchaux. Afin de dégager la vue des défenseurs, hameaux et bois avant le mur d’enceinte, avaient été rasés et toute construction y était interdite. Ainsi un immense terrain vague de 250 m fut dégagé, dénommé « zone non aedificandi » (non constructible) – où fut aménagé le Bd Périphérique à partir des années 60 – où s’installèrent progressivement des ouvriers parisiens chassés par la spéculation immobilière et les grands travaux d’Haussmann, des paysans repoussés par l’exode rural, chiffonniers, gitants.. Ils y ont construits maisonnettes et abri de fortunes

    Comme ses fortifications se révélérent inutiles face à l’occupation de Paris par les troupes prussiennes en 1871, son rôle militaire fut abandonné et son démantélement envisagé dés 1882. Mais son peuplement continua sans discontinuer – on y dénombrait 30 000 habitants au début du XXéme siécle- alimenté par la crise du logement pendant la première guerre mondiale. Les maisonnettes faîtes de planches, carreaux de plâtres et papier goudronné alternaient de coquets pavillons, sans électricité, ni eau courante, avec des potagers, traversés par des sentiers en terre. Elle devint même un espace de détente où des parisiens venaient s’y promener, pique-niquer, profiter des guingettes. Dans l’imaginaire collectif, cette zone était devenue un espace de loisirs sans contrainte, et un no man’s land inquiétant, refuge des apaches (mauvais garçons) et des prostitués.

    Evidemment, les pouvoirs publics réagirent, avec plusieurs vagues d’expropriations, notamment avec la destruction des fortifs entre 1919 et 1929,  Paris annexant par trois décrets en 1925, 1929 et 1930 les terrains de la zone aux communes limitrophes, pour aménager des terrains de sports et autres équipements, et faisant construit à l’emplacement des fortifs, les HBM des boulevards des Maréchaux. D’ailleurs  le maire de Vanves,  F.Pic s’était inquiété des conséquences de cette urbanisation, ce qui a sûrement pesé dans sa décision de créer le parc municipal qui porte son nom. Et des chiffonniers migrèrent vers le Clos Motholon mais côté Malakoff, pour constituer un quartier dit des « chiffonniers ». En 1943, une nouvelle vague d’expulsion a suivi les études liées au projet de boulevard périphérique, quelques habitations subsistant en bordure de la zone en bordure au début des années 50, devenue un terrain vague, terrain de jeux pour les enfants de Vanves et de Malakoff… jusqu’en 1958 lorsque le premier du Périph commença à être construit entre les ports de Versailles et d’Orléans.

    A Suivre : les biffins

  • CONSEIL MUNICIPAL DE VANVES : DES VOTES TRES SIGNIFICATIFS

    25 délibérations étaient inscrites au conseil municipal du 29 Mars qui a été ouvert par un hommage au lieutenant colonel Beltrame avec une minute de silence, puis il a procédé à l’élection d’un onziéme maire adjoint, Sandrine Bourg (LR) sans surprise par 28 voix, avec 2 bulletins nuls et 3 bulletins blancs. Le maire de Vanves a parlé, à son propos, d’un élément actif de cette équipe municipale pendant la campagne municipal qui a pris en main le CMJ et le pôle jeunesse. « Il était naturel de te proposer à ce poste de maire adjoint vu ton engagement sur lequel il n’y a pas de doutes » a-t-il déclaré en parlant del ’intérêt général chevillé au corps. « Les dénigrements pésent peut face à cet engagement. Ce qui compte, c’est ce que nous faisons » a-t-il conclu en citant l’article 10 de la déclaration desdroitsde l’homme.

    Le Blog reviendra sur certaines des délibérations examinées lors de ce long conseil municipal qui a duré 3H30. Il est vrai qu’il a abordé des dossiers important comme le budget 2018 sur lequel LREM s’est abstenu avec EELV, le PS et le FG/PC ont voté contre, après un débat où il a été beaucoup questions d’urbanisme avec les conséquences des constructions d’immeubles neufs vers le clos Montholon  suite à l’arrivée du futur Grand Paris Express (extension de l’école du Parc par exemple)  ou la vente de terrains de la ville à des promoteurs pour construire de nouvelles résidences comme à l’angle Mary Beseyre/Guy Mocquet avec Legendre, après les terrains A.Briand dont la vente avait permis de fiancer l’aménagement de l’îlot Cabourg.

    Les élus ont voté 3 délibérations concernant le projet Woodeum qui permettent à l’Etat de céder un terrain à l’angle J.Bleuzen/Louis Vicat à la ville qui signera un protocole de vente avec Woodeum pour édifier la résidence étudiante sur lesquels les socialistes et en Marche se sont abstenus. Occasion pour le maire de rappeler que « ce projet Woodeum inscrit dans le concours « Inventons la Métropole du Grand Paris » ne coûtera rien aux vanvéens que leur apporter du bonheur, parce qu’il s’agit de terrains appartenant à l’Etat et à la ville de Paris. J’aurais pu ne rien faire. Et c’est Vanves qui l’a initié lorsqu’a été lancé cet appel à projet ».

    Le vœu sur le logement de Boris Amoroz (FG/PC) a été rejeté, EELV et PS s’abstenant. Ainsi, il apparaît très nettement dans les votes, depuis quelques mois, après les élections de 2017 que les élus LREM s’abstiennent souvent, pour préserver l’avenir (en prévision des municipales de 2020 que tout le monde a en tête), avec EELV. Ce qui n’est pas le cas des élus socialistes et communistes qui refusent de jouer les progressistes..