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paris - Page 4

  • BREXIT : VANVES, PARIS, LA REGION DEPLOIENT LE TAPIS ROUGE

    A  quinze jours du référendum britannique sur le Brexit quise déroule aujourd’hui, la Région Ile de France, la Ville de Paris, le département des Hauts de Seine,  l’association Paris Ile de France  Capitale Economique, Paris Europlace…avaient organisé, une réunions sur le thème de « la place financière de Paris : Welcome to Europe » avec un tapis rouge à l’entrée de la salle où elle se déroulait dans l’une des tours de La Défense. Référence à la déclaration de Boris Johnson. « Le simple fait que la Grande Bretagne puisse envisager de quitter l’Europe, j’ai pensé que c’était le moment de montrer tous les atouts de la place financière de Paris. Nous voulons ainsi prendre un temps d’avance » avait expliquée Valérie Pécresse,  présidente de la Région.

     « Personne n’est favorable au Brexit, personne ne pense que la Grande Bretagne sorte de l’Europe » ont expliqué tous les intervenants.  JL Missika, un adjoint au maire de Paris chargé de l’urbanisme notamment avait tenu des propos très politiques sur ce référendum en exprimant ses craintes : « Les anti européens sont toujours plus mobilisé que les pro-européens. Mais la Grande Bretagne n’est pas coupé entre conservateurs et travaillistes mais entre les jeunes hostiles au Brexit et les vieux favorables. Mais les jeunes votent moins alors que l’Europe est pour eux une évidence» a-t-il expliqué craignant que les talents et les classes créatives aussi s’en aillent de Londres et de la Grande Bretagne, ne supportant pas le repli sur soi. «La campagne a commencé dans la courtoisie et la politesse pour devenir moins civilisée. Les paroles de Boris Johnson ne sont pas en l’air et on voit bien dans quelle direction se dirige la Grande  Bretagne s’il devient Premier ministre» a-t-il expliqué en confiant que «beaucoup d’entreprises appellent, se renseignent sur les conditions d’implantations sur le territoire parisien. Et nous dérouleront le tapis rouge devant les entreprises souhaitant travailler dans notre pays et notre territoire parisien» a-t-il assuré         

    Ce débat sur la place financière de Paris n’était pas anodin, car la région capitale dispose d’atouts pour renforcer sa place financière : Formation et enseignement, notamment des ingénieurs, capacité de logements importants à un cout 3 fois moindre qu’à Londres, avec un très bon éco système pour les start-ups,  300 000 m2 de bureaux bientôt disponibles à des coûts 3 fois inférieur à ceux de Londres, et bien sûr le quartier d’affaire de La Défense qui offre une concentration unique de leaders économiques et de grands centres de décisions  :  « On a quelques efforts à faire pour développer les sections internationales dans nos collèges et nos lycées, avec un lycée international à la Défense»  a souhaité Patrick Devedjian, président du département des Hauts de Seine en étant entendu par Valérie Pécresse : «Il va falloir aller plus loin avec le développement de sections étrangères en perspectives des JO de 2024, en étant aux côtés de l’Education Nationale et des rectorats. On va enfin ouvrir le lycée international   de Noisy Le Grand (93), initiative qui vient des parents d’élèves, avec des projets de lycée international à Puteaux/Courbevoie et sur le Plateau de Saclay» a-t-elle annoncé  en ajoutant les transports avec le GPE (Grand Paris Expresse, la rénovation de la gare du Nord et CGD Express qui sont indispensable pour l’attractivité de la Région Capitale 

    Mais comme l’ont expliqué de jeunes chefs d’entreprises, pour l’instant, la place financière de Paris a une trop grande volatilité en matière économique, salariale, fiscale et bancaire, par rapport à Londres où il y a une plus grande convergence des acteurs comme dans une équipe de rugby où ils font front ensemble. « On a plein d’atouts. Mais on est en position de challenger. IL y a un petit manque de cohésion de l’équipe. Les forces n’ont pas encore joué dans la même direction. Mais les choses sont en train de changer » constatait l’un des intervenant. Contrairement aux politiques,  des chefs d’entreprises qui sont présents tant à Paris qu’à Londres,  restent très sceptique sur des effets bénéfices du Brexit pour Paris : «Le Brexit peut être un choc très profond ! Paris peut en profiter, mais à la marge. Car il y a une telle disproportion de forces !» témoignaient ils en rappelant que «La city est très importante et c’est un énorme cluster financier très puissant. Enfin, n‘oubliez pas, les britanniques  sont des gens très pragmatiques».

  • UN 2éme TOUR DECISIF UN MOIS APRES DES ATTENTATS QUI ONT SECOUE PARIS JUSQU'A VANVES

    Il n’a échappé à personne que ce deuxiéme tour des élections régionales se déroule tout juste un mois après les attentats dramatiques de Paris qui ont complètement bouleversé l’ordonnancement et le déroulement de cette campagne et de ce rendez-vous électoral. Beaucoup de choses ont changé depuis un mois dans la vie quotidienne des vanvéens comme des parisiens et des franciliens qui iront voter ce dimanche,

    Les  vanvéens comme les franciliens respectent les consignes de sécurité qui leur ont été donné à la suite de l’application de l’Etat d’urgence, même si certains maugréaient, ou se font rappeler à l’ordre comme certains responsables associatifs par le maire, plus pour des fautes d’inattentions que de mauvaise volonté. « Car tout le monde doit être vigilant » comme l’a rappelé le maire de Vanves notamment lors de l’Assemblée Générale du Stade de Vanves le 4 Décembre dernier, aux dirigeants sportifs, comme il l’a fait auprès des agents communaux, notamment ceux qui veillent à la sécurité des équipements publics communaux, en rappelant les consignes strictes de sécurité auxquels veille une cellule de crise communale mise en place dés le 14 Novembre, pour appliquer les premières mesures de sécurité. 

    Et tout le monde s’y est prêté de bonne grâce, comme ce prêtre qui célébrait la messe dominicale de 11H15 à Saint Remy le surlendemain des attentats et revenait au micro au moment de la sortie de la messe pour  rappeler à ses paroissiens de ne pas traîner devant l’église comme à l’accoutumée. Heureusement aucune manifestation vanvéenne n’a été annulée, même si certaines ont dû changer de lieu puisque  les préaux d’école ne peuvent en accueillir, ou limiter au niveau des horaires comme le Village des Terroirs de ce week-end.  A l’école du Parc, les enseignants ne peuvent plus garer leur voiture dans l’enceinte du groupe scolaire depuis la Rentrée,  le maire ayant profité du changement du départ de l’ancienne directrice pour imposer cette mesure qui se justifie à ses yeux à cause de la proximité de la cour de récréation de la maternelle avec l’aire de stationnement. Et qui se justifie d’autant plus avec l’Etat d’urgence comme il l’a raconté devant les adhérents du Stade de Vanves dont certains se plaignaient de ne plus pouvoir garer leurs véhicules dans l’enceinte du PMS A.Roche.  

    Curieusement les commerces de proximité alimentaire ont profité de la moindre  fréquentation des grandes surfaces. Certaines supérettes ont vu leur chiffre d’affaires bondir de 20%. Sans parler du nombre de livraisons qui a fait un bond de 20% comme le notait un institut d’étude de la Chambre de Commerce et d’industrie de Paris Ile de France.  « Les commerçants ont noté 2 types d’attitudes au lendemain des attentats : Soit une restriction des achats liés à un sentiment de peur, de culpabilité, ou le manque d’envie de consommer ; soit tout au contraire, un élan vers la consommation comme achat de plaisir. Leurs clients ont un important besoin de parler et reviennent systématiquement sur les événements. La méfiance et l’inquiétude dominent. Ils s’attardent moins dans les magasins. De plus, la clientèle est essentiellement du quartier»

    Beaucoup de Vanvéens ont eu des amis ou des membres de leurs familles touchés par ces attentats, comme ce fut le cas pour les proches d’une mère de famille vanvéenne de 39 ans, tuée au Bataclan. Le maire dans son éditorial, chaque groupe politique dans leur tribune du dernier V.I. ont exprimé leur compassion et leur soutien à cette famille  mais aussi aux proches des autres victimes. La majorité a mis en avant « l’esprit de résistance », l’opposition socialiste la volonté de rester « debouts et unis » et écologiste « l’urgence d’agir ». La plupart des élus de Vanves  comme dans beaucoup d’autres villes,  ont souhaité, plus dans une démarche citoyenne et affective que politique, témoigner de leur compassion et de leur soutien, tout en respectant la volonté des familles de rester dans l’intime, comme l’a exprimé le maire de Vanves. Le groupe socialiste n’en a pas moins été choqué par l’attitude du maire qui ne les a pas associés ou tout au moins informés des obsèques de cette mère de famille de 39 ans qui se sont déroulés le 3  Novembre.

    D’autant plus à ces moments où toute une communauté villageoise doit entourer ceux qui sont dans le malheur ou dans le besoin, comme il aime à le répéter, car justement, c’est le rôle des élus de proximité. D’ailleurs le journal « Le Monde » a rendu dans son « Mémorial du 13 Novembre » un hommage à chacune de ses 130 victimes de ces attentats dont cette mére de famille dans son numéro du 9 Décembre où Vanves est cité, en rappelant leurs vies brisées en de terrible soir du 13 Novembre 2015. « Elle aimait Paris dont elle était insatiable. « Elle faisait les visites historiques des quartiers : Les Gobelins, les passages. Ensemble,on avait fait Montmartre » raconte Serge. « Ca l’a embêtée de quitter Paris quand on a emménagé à Vanves.Heureusement on a gardé la vue sur la Tour Eiffel ». A Vanves, elle avait commencée la peinture : Sur son autoportrait, elle se représentait en danseuse, en ville, dans un café » raconte la journaliste Anne Rodier en terminant ainsi : « Serge et Nathalie étaient allés au Bataclan en amoureux,  ils auraient dû rentrer ensemble, chez eux ».  

  • LENDEMAINS D’ATTENTATS A VANVES : RENCONTRE AVEC LA « GENERATION BATACLAN » : « Même pas peur ! Tous aux bistrots »

    « #VictorM : On devait être ensemble ce soir la. Tu devais profiter de cette soirée à #Paris. Je devais faire la fête à #Londres . Je devais t'appeler ce matin. On devait se voir ce soir. Rien de tout ça ne s'est passé comme prévu !! Tu y étais sans moi, maintenant je suis là sans toi ». Voilà en quelques mots, résumé, la perte d’un ami à la « Belle équipe » rue de Charonne, mais aussi un incroyable concours de circonstance qui fait qu’aujourd’hui ce jeune vanvéen, Philippe, est là pour témoigner. « J’aurais dû être avec lui si je n’étais pas parti, vendredi soir, sur un coup de tête à Londres, avec Remi et les autres. Cela m’a presque sauvé. Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, mon frére, Raphaël, a perdu lui aussi, un ami dans ce bar branché. On a tous été touché d’une façon ou d’une autre » ajoute t-il en se souvenant de cet appel de Xavier qui nous a demandé « vous êtes où ? » - « On a pensé qu’on avait râté une réunion ce soir là. Nous lui répondons « à Londres » - « Eh bien restez y ! ». Le fait d’être des jeunes fêtard du PS , nous a sauvé la vie ! ». Et des histoires comme celle-là, il y en a plein que les jeunes vanvéens, qu’ils soient politique ou apolitique, de droite ou de gauche, de quelques religions ou communautés que ce soient, qui pourraient en raconter. C’est la « jeunesse bataclan » comme on dit aujourd’hui, même s’ils n’y ont jamais mis les pieds, la génération qui sort à Paris, dans les quartiers branchés, et qu’a si bien résumé Anne Hidalgo, la maire de Paris, la voix chargée d’émotion, devant 200 Maires rassemblés mercredi dernier : « Vendredi soir, les terroristes sont venus défier ce qu'ils détestent le plus : la vie cosmopolite, généreuse, insoumise et bruyante de Paris et de Saint Denis. C'est dans des quartiers où cohabitent toutes les générations, toutes les langues et toutes les cultures qu’ils ont cherché à nous interdire de vivre et de vibrer, de parler et d'écouter, d'échanger et de partager. Ce qu'ils ont voulu abattre, c'est notre liberté – cette liberté que dans chacune de nos communes nous nous attachons à protéger et à partager – cette liberté qui est à la fois l'air que nous respirons, la langue vivante que nous parlons, et le sang qui coule dans nos veines »

    Tous ces jeunes se souviennent de leur soirée de Vendredi, d’autant s’ils étaient à Paris. « J’étais dans Paris, à Montparnasse, en train de dîner. Un copain nous a appelé. Il nous a dit qu’ils y avaient des attaques dans Paris » raconte Fred. Philippe qui était à Londres n’avait pas de téléphone, mais l’a appris par le restaurateur, et il est rentré à l’hôtel pour essayer d’en savoir plus grâce aux chaînes d’infos, « mais la TV n’en parlait pas beaucoup ». Sarah a reçu un appel de son pére lui demandant – et c’est bien la première fois à 22 ans – de rentrer, même si elle ne le croyait pas tellement cela paraissait incroyable alors qu’elle était dans un secteur calme de Paris, trop près des lieux de tirs  aux yeux de ses parents: « J’ai été prévenu par un ami de New York qui m’a envoyé un SMS : « Shooting in Paris » m’a t-il dit ». Du coup, ils en ont perdu leur appétit, Philippe n’a pas terminé son hamburger, Fred était soucieux : « Mes copains étaient prêt à faire la fête. Je suis rentré direct ! J’ai mis la journée de samedi à m’en remettre. Je n’avais pas vraiment envie de faire la fête samedi soir. On n’a pas bougé » raconte t-il. Philippe a participé le lendemain au grand rassemblement à Trafalgar Square où « nous étions plus de mille personnes. Mais on était anxieux car on n’était pas en France ! »
    Pour tous les deux, « ces attentats n’ont rien à voir avec ceux du 11 Janvier ! C’était la musique, le foot, le bistrot, le mode de vie parisien, dans les quartiers les plus représentatifs de la vie parisienne, là où sortent les jeunes. Ils n’ont pas visé les quartiers touristiques, mais le Bataclan, là où vont les moins de 30 ans » expliquent ils. Philippe n‘a véritablement réalisé qu’en étant revenu à Paris, lundi : « Ils ont visé l’art de vivre à la Française, à la parisienne ». Fred a du mal à réaliser « alors qu’on était entre nous ! On ne fait pas de politique ! On aime se retrouver pour aller à un match, à un concert ». Et tous les deux de conclure avec un sourire amer : « Si le bistrot, le foot, la musique sont condamnés, on prend tous perpéte ! » et cette exclamation autour d’un verre de beaujolais nouveau : « Même pas peur, tous au bistrot ! »