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anne hidalgo maire de paris

  • LENDEMAINS D’ATTENTATS A VANVES : RENCONTRE AVEC LA « GENERATION BATACLAN » : « Même pas peur ! Tous aux bistrots »

    « #VictorM : On devait être ensemble ce soir la. Tu devais profiter de cette soirée à #Paris. Je devais faire la fête à #Londres . Je devais t'appeler ce matin. On devait se voir ce soir. Rien de tout ça ne s'est passé comme prévu !! Tu y étais sans moi, maintenant je suis là sans toi ». Voilà en quelques mots, résumé, la perte d’un ami à la « Belle équipe » rue de Charonne, mais aussi un incroyable concours de circonstance qui fait qu’aujourd’hui ce jeune vanvéen, Philippe, est là pour témoigner. « J’aurais dû être avec lui si je n’étais pas parti, vendredi soir, sur un coup de tête à Londres, avec Remi et les autres. Cela m’a presque sauvé. Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, mon frére, Raphaël, a perdu lui aussi, un ami dans ce bar branché. On a tous été touché d’une façon ou d’une autre » ajoute t-il en se souvenant de cet appel de Xavier qui nous a demandé « vous êtes où ? » - « On a pensé qu’on avait râté une réunion ce soir là. Nous lui répondons « à Londres » - « Eh bien restez y ! ». Le fait d’être des jeunes fêtard du PS , nous a sauvé la vie ! ». Et des histoires comme celle-là, il y en a plein que les jeunes vanvéens, qu’ils soient politique ou apolitique, de droite ou de gauche, de quelques religions ou communautés que ce soient, qui pourraient en raconter. C’est la « jeunesse bataclan » comme on dit aujourd’hui, même s’ils n’y ont jamais mis les pieds, la génération qui sort à Paris, dans les quartiers branchés, et qu’a si bien résumé Anne Hidalgo, la maire de Paris, la voix chargée d’émotion, devant 200 Maires rassemblés mercredi dernier : « Vendredi soir, les terroristes sont venus défier ce qu'ils détestent le plus : la vie cosmopolite, généreuse, insoumise et bruyante de Paris et de Saint Denis. C'est dans des quartiers où cohabitent toutes les générations, toutes les langues et toutes les cultures qu’ils ont cherché à nous interdire de vivre et de vibrer, de parler et d'écouter, d'échanger et de partager. Ce qu'ils ont voulu abattre, c'est notre liberté – cette liberté que dans chacune de nos communes nous nous attachons à protéger et à partager – cette liberté qui est à la fois l'air que nous respirons, la langue vivante que nous parlons, et le sang qui coule dans nos veines »

    Tous ces jeunes se souviennent de leur soirée de Vendredi, d’autant s’ils étaient à Paris. « J’étais dans Paris, à Montparnasse, en train de dîner. Un copain nous a appelé. Il nous a dit qu’ils y avaient des attaques dans Paris » raconte Fred. Philippe qui était à Londres n’avait pas de téléphone, mais l’a appris par le restaurateur, et il est rentré à l’hôtel pour essayer d’en savoir plus grâce aux chaînes d’infos, « mais la TV n’en parlait pas beaucoup ». Sarah a reçu un appel de son pére lui demandant – et c’est bien la première fois à 22 ans – de rentrer, même si elle ne le croyait pas tellement cela paraissait incroyable alors qu’elle était dans un secteur calme de Paris, trop près des lieux de tirs  aux yeux de ses parents: « J’ai été prévenu par un ami de New York qui m’a envoyé un SMS : « Shooting in Paris » m’a t-il dit ». Du coup, ils en ont perdu leur appétit, Philippe n’a pas terminé son hamburger, Fred était soucieux : « Mes copains étaient prêt à faire la fête. Je suis rentré direct ! J’ai mis la journée de samedi à m’en remettre. Je n’avais pas vraiment envie de faire la fête samedi soir. On n’a pas bougé » raconte t-il. Philippe a participé le lendemain au grand rassemblement à Trafalgar Square où « nous étions plus de mille personnes. Mais on était anxieux car on n’était pas en France ! »
    Pour tous les deux, « ces attentats n’ont rien à voir avec ceux du 11 Janvier ! C’était la musique, le foot, le bistrot, le mode de vie parisien, dans les quartiers les plus représentatifs de la vie parisienne, là où sortent les jeunes. Ils n’ont pas visé les quartiers touristiques, mais le Bataclan, là où vont les moins de 30 ans » expliquent ils. Philippe n‘a véritablement réalisé qu’en étant revenu à Paris, lundi : « Ils ont visé l’art de vivre à la Française, à la parisienne ». Fred a du mal à réaliser « alors qu’on était entre nous ! On ne fait pas de politique ! On aime se retrouver pour aller à un match, à un concert ». Et tous les deux de conclure avec un sourire amer : « Si le bistrot, le foot, la musique sont condamnés, on prend tous perpéte ! » et cette exclamation autour d’un verre de beaujolais nouveau : « Même pas peur, tous au bistrot ! »

  • LA TOUR TRIANGLE AUX PORTES DE VANVES REJETE

    Le Conseil de Paris a rejeté la Tour Triangle par 83 voix contre 78. Anne Hidalgo a mis du temps à donner le résultat de ce vote à bulletin secret, devant des conseillers de Paris qui devenaient impatients, surtout du côté de l’opposition. Et pour cause. Elle a toute de suite accusé les conseillers de Paris UMP d’avoir montré leur bulletin avant de le placer dans l’urne. « La jurisprudence du Conseil d’Etat considère qu’un scrutin est nul dés lors que la loi n’a pas respecté. Je saisis le contrôle de légalité et je défère ce vote au tribunal administratif ». « Vous aurez tout essayé, les pressions, les débauchages,  les arguments de mauvaise foi » s’est exclamé NKM, président du groupe UMP qui avait demandé  un vote public à main levée comme son collègue écologiste, « un public, à main levée, vote clair et visible. « Un vote secret cacherait les divisons de la majorité ! »  ajoutait NKM (UMP) qui a alors annoncé que les élus UMP montreront leur bulletin de vote avant de le mettre dans l’urne, ce qui fut le cas

    Ainsi la Tour Triangle a quelque peu occulté ce débat consacré aux grands projets d’urbanisme de la mandature avec l’appel à projet innovant « Réinventer Paris ». Anne Hidalgo a indiqué que  « ce projet qui  s’inscrit dans le Grand Paris des Architectes  est soutenu par les maires de Boulogne, d’Issy les Moulineaux, de Vanves… ». Tout en n’omettant pas de constater que « les 5 délibérations précédents ont tous été concluant et positifs, où on a eu des majorités de projet... » en y associant Philippe Goujon (UMP) maire du XVéme avec lequel elle a menée la concertation. « Il y a eu un changement de pied, pas dans la majorité, mais à l’UMP, à l’UDI et au Modem, qui est purement tactique et ne concerne pas le fonds du projet » expliquait elle. « On n’a pas changé d’avis, mais c’est le projet qui a changé » a répliqué Philippe Goujon avec ses collègues UMP qui ont mis en avant le fait qu’au départ cette tour comprenait un hôtel, un centre de congrés…. Pour se résumer aujourd’hui uniquement à des bureaux. « Dire que ce bâtiment est exclusivement consacré aux bureaux est réducteur, car il y a un centre de santé, une crèche, des commerces en pied d’immeubles, un espace exposition…. » expliquait Jean louis Missika maire adjoint chargé de l’urbanisme. Les participants à ce débat ont tout entendu : « Triangle reste lourdement impactant ! Elle ne donne pas l’impression du nuage transparent de Serge Ghery (Fondation Vuitton )» ; « C’est une tour mégalomanne ! Comment après ND des landes et Sivens, le PS peut se fourvoyer avec ce projet » ; « Bureaux de luxe pour entreprises haut de gamme » ; « La modernisation de ce parc des expositions devrait renforcer son attractivité, mais cette tour risque de créer des nuisances »etc… La contre proposition la plus originale est venue d’un UDI qui a proposé de construire deux triangles de 90 à 100 m de hauteur, l’un pour des bureaux, l’autre pour des logements…