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hôpital georges pompidou

  • RETOUR DE CANICULE A VANVES ET DANS LA REGION ILE DE FRANCE

    Les prévisions annoncent une semaine très chaude dans la région capitale. Selon les données météo disponibles, il pourrait faire, 36°C mardi, 37°C mercredi et encore 36°C jeudi. Ces températures sont suffisamment élevées pour rendre les activités extérieures pénibles, voire dangereuses pour les personnes les plus fragiles. L’Île-de-France est très exposée aux fortes chaleurs en raison de la densité urbaine, du béton, de la circulation et du phénomène d’îlot de chaleur. Cette situation rend les nuits plus difficiles et augmente le risque pour les personnes vulnérables, surtout si l’épisode dure plusieurs jours.

    A Vanves, tout a été fait pour que ses habitants trouvent de la fraîcheur dans les parcs et squares, notamment Jarrousse où l’écart peut être de 2 à 3° grâce à des arbres. C’est pourquoi sur les réseaux sociaux, l’association GNSA s’est étonné du projet d’élagage des arbres de la rue Jean Jaures : «  Cela est très problématique pour deux raisons: On ne taille jamais les arbres en été, cela risque de les faire mourir, surtout alors qu'il y a des canicules passées et à venir prochainement. Les arbres sont le seul moyen de refroidir un peu la température par leur ombre et par l'évapotranspiration (l'eau qui sort des feuilles des arbres refroidit l'air). Il faut ajouter les espaces fraicheurs ouvert notamment à la médiathéque (de10H à 20H), l’élargissement des horaires de la piscine…

    Enfin, cette nouvelle canicule devrait être moins virulente que la précédente du 22 au 28 Juin. Selon Santé Publique, elle provoquée 619 décès supplémentaires (+60%). Une augmentation sans équivalent en France. Elle avertit que « ces données doivent être analysées «avec prudence, étant donné leur « sous-estim (ation) », elles permettent de mettre en lumière les effets de la canicule » : L’Île-de-France, concentre plusieurs facteurs aggravants comme une densité urbaine conséquente et une population parfois isolée, est particulièrement vulnérable aux températures extrêmes. Le chef des urgences de l’hôpital européen Georges Pompidou, Philipe Juvin, député des Hauts de Seine avait évoqué « une situation grave »

    Il est intéressant aussi de noter que cette canicule a entraîné une baisse de la fréquentation de 15 % des métros et RER, et 25% dans les bus de la Petite Couronne. beaucoup de vanvéens ont hésité à les utiliser lorsque c'était possible.  Même si 50 % des métros et 93% des RER, 100% des tramways mais seulement 49%  des bus sont actuellement équipés de ventilation réfrigérée, qui permet de rafraîchir l’air de quelques degrés par rapport à l’extérieur.  

    La RATP vient de mettre en place une «cellule anticipation» pour préparer les prochaines périodes  de fortes chaleurs à la suite de l’épisode caniculaire historique qui a traversé la France. «Elle travaille tous les jours sur les différents scénarios qu’on pourrait mettre en œuvre en fonction de l’intensité et la durée de la chaleur»  a expliqué Xavier Piechaczyk, son pdg qui a annoncé «un plan d’adaptation au changement climatique » qui devrait prêt d’ici un an.

    Il n’empêche que Valérie Pécresse qui préside la haute autorité des transports, Ile de France Mobilités, accuse les écologistes, lorsqu’il était à la tête de la Région, d’avoir empêché la mise en place de la climatisation dans les transports pendant douze ans (entre 1998 et 2016). D’où ce retard qu’elle espére rattraper d’ici 2033

  • GABRIEL ATTAL LE MINISTRE-ELU DE VANVES EN PREMIERE LIGNE POUR DEFENDRE LA STRATEGIE DU GOUVERNEMENT

    Face aux critiques sur la lenteur des vaccinations au lendemain des fêtes, Gabriel Attal porte parole du gouvernement a dû monter en première ligne, en se répandant sur les radios et les télés. Il n’a même pas accompagné le premier Ministre lors de son déplacement  au Tchad, prié à la veille de son départ, par le président Macron, de rester à Paris pour expliquer la stratégie du gouvernement dans les médias. Mais le fait que le porte-parole de l'exécutif garde la main dans cette riposte ne semble pas être dû au hasard. Selon les spécialistes, Jean Castex a expressément demandé aux membres du gouvernement, y compris aux plus coutumiers de la confrontation politique, d'éviter les prises de position sur des sujets ne relevant pas de leur domaine de compétence, et ce,  afin d'empêcher une dispersion de la communication de l'exécutif. 

    Et les élus locaux qui ont fustigés la lenteur des premiers jours et dénoncé sle manque de concertation sur le plan de vaccination, n’ont pas été déçu. «Ce que j'ai entendu, notamment de la part du président de la région Normandie, c'est qu'il déplorait un manque d'association des régions à la définition de la politique vacinale.Je pense que vous pouvez vous référer à des déclarations de présidents de régions qui, début décembre, saluaient à ce moment leur association». Et sa réplique a été cinglante face aux accusations d’Anne Hidalgo dans le JDD de Dimanche dernier : La maire de Paris avait estimé « qu’avec de telles carences, le Débarquement de juin 1944 aurait échoué». Ce qui a valu dés lundi, une réaction qui tranche avec le pacte de non-agression qui régissait jusqu'ici, tant bien que mal, les relations entre l'État et la capitale. «Je suis assez surpris d'entendre des leçons de logistique de la part d'une élue qui n'a pas su gérer le Vélib, qui n'a pas su gérer l'Autolib, qui a montré que s'agissant de la logistique, elle savait transformer l'or en plomb, alors même qu'il y a plus de fonctionnaires à la Ville de Paris qu'à la Commission européenne, qu'elle attaque»

    Mais ce fut son face à face avec Philippe Juvin, maire de la Garenne Colombes, jeudi dernier dernier sur la 5 ans « C à Vous » où Gabriel Attal l’a accusé d'avoir tenu des propos contradictoires au sujet du début de la crise du Covid-19, notamment à propos de l'efficacité du confinement. Certains vanvéens ont pu apprécier. Il  faut savoir que ce maire qui est médecin chef des Urgences de l’Hôpital Georges Pompidou a d’ailleurs signé un  livre réquisitoire, qui n'a pas été apprécié en haut lieu  «Je ne tromperai jamais leur confiance» ( éditions Gallimard). «On nous a menti avec aplomb. On a tenu des discours contradictoires. On a fait des promesses puis on les a trahies. Certes, personne n’a été dupe longtemps. Mais comment poursuivre les efforts quand le lien de confiance est rompu?», écrit le médecin-maire dans son livre. Il décrit le manque de masques et de lits en réanimation, la saturation des urgences, l’épuisement du personnel soignant, la solitude des résidents des Ehpad, «les immobilismes  de l’hyperadministration»,  «la dictature de ces petits chefs médiocres, qui s’épanouissent dans ces périodes de troubles», la «faillite de l’État». Mais surtout, Philippe Juvin rappelle les certitudes et les affirmations assénées comme autant de vérités. «La France est persuadée qu’elle a le meilleur système de santé du monde, et ce péché d’orgueil la conduit dans le mur», écrit il en racontant avoir alerté à tous les niveaux: Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, Olivier Véran, le ministre de la Santé, Patrick Strzoda, le directeur de cabinet du président de la République, et même Emmanuel Macron auquel il a adressé des recommandations

    Gabriel Attal l’a accusé de réécrire l'histoire en se donnant le beau rôle dans ce face à face tendu. Il a égrené des prises de positions publiques du médecin, au printemps dernier, en contradiction selon lui avec la version défendue dans l'ouvrage : «Dans votre livre, vous écrivez, le 28 février : «Nous ne testons pas suffisamment. Nous avançons comme des somnambules» Et sur LCI, le 6 mars, une semaine plus tard, vous dites : «Pour les formes bénignes, ce n'est pas utile de faire des tests ! ». Sur le confinement, vous dites le 3 mars : «Le confinement est efficace, je pense qu'il faut confiner, je le dis publiquement» Trois jours plus tard, sur LCI, vous déclariez « qu’'on ne peut pas confiner des villes entières» a-t-il critiqué. Et de conclure : «Est-ce-que vous dites la vérité dans ce livre et, à ce moment-là, ça veut dire que vous ne disiez pas la vérité sur les plateaux de télévision ? Ou est-ce-que vous disiez la vérité sur les plateaux de télévision et à ce moment-là, ça veut dire que vous avez un peu réécrit l'histoire dans votre livre ?». S'il a reconnu que cette crise «a été très compliquée à gérer», Philippe Juvin lui a répondu : «Il faut cesser de penser que tout a été bien fait. Et après le cafouillage sur les masques, les atermoiements sur la vaccination montrent que les leçons ne sont pas tirées».