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journal le monde

  • LORSQUE LE MONDE RAPPELLE LE SEJOUR DE LA POETESSE MARIE TSVETAEVA A VANVES

    Durant ces vacances de printemps, le magazine Le Monde a consacré un article le 26 avril à la poétesse Marina Tsvetaeva qui a vécu à Vanves au bout de la rue Jean Baptiste Potin dans un petit immeuble où une plaque rappelle ces séjour entre les deux guerres.

    On y apprend qu’un petit cercle littéraire cultive le souvenir de la grande poétesse russe à l’initiative de Florent Delporte, l’actuel propriétaire de l’appartement, un professeur agrégé d’allemand, passionné de poésie, « tsvetaevien » convaincu. « Réguliérement, écrivains, éditeurs, peintres, musiciens et « tsvetaeviens » du monde entier s’y donnent rendez-vous lors de soirées poétiques, de concerts, d’expositions » selon Marie Jego, journaliste dans cette revue. Des immigrés anti-Poutine opposée à la guerre en Ukraine notamment qui font écho, avec un siécle d’intervalle, à cette émigration « blanche » qui avait fui la révolution d’Octobre 1917 pour rejoindre notamment Paris et ses  quartiers qui jouxtent le XVéme de Paris  et  Vanves qui en gardent de nombreuses traces notamment avec cette chapelle orthodoxe  derrière l’hôtel mercure,  cette plaque commémorative  apposée sur cet immeuble du 65 rue Jean Baptiste Potin  où elle a séjournée de 1934 à 1938 : « Nous demeurions dans une magnifique maison de pierre qui a deux cent ans. C’est presque une ruine. Mais j’espére qu’elle durera encore le temps qu’il faudra, un endroit magnifique, une rue plantée de magnifique marroniers. J’ai une chambre magnifique, deux fenêtres et dans l’une d’entre elles, un énorme marronnier à présent jaune comme un éternel soleil. C’est ma plus grande joie » écrivait elle à une amie de Prague. Un buste de Marina Tsvetaeva  réalisé par le sculpteur Andrey Tyrtyshnikov est exposé à l’hôtel de ville de Vanves. Il avait été réalisé à l’initiative de Centre de Russie pour la Science et la Culture  et offert à la ville par l’Agence Fédéral Russe « Rossotroudnichestvo ».

    Marina Tsvetaeva  s’est plu à Vanves  où elle a beaucoup écrit, et notamment deux livres, avec ces merveilleux poémes dont le chef d’oeuvre « Mon pouchkine »  ou « le Mal du pays » écrit en 1934, où elle cultive le spleen du pays comme beaucoup d’émigrés : « Mon pays m’a chassée si loin/Qu’un limier ne verrait, le pense/passant mon âme au peigne fin, la moindre marque de naissance/tout m’est vide, tout étranger/Tout m’est égal, tout m’indiffére/Mais si se dresse un buisson/prés d’un sentier, et surtout si c’est sorbier ». L’arbre qui symbolisait pour elle la Russie des Jours Heureux.

    Mais voilà, son mari qui avait rejoint les rangs de l’armée blanche a viré de bord et pris le parti des bolcheviques où il grimpait dans les échelons en animant le réseau parisien du BKVD (futur KGB). Marina Tsvetaeva passa alors du statut d’indésirable à paria pour la communauté russe, surtout après l‘assassinat d’un opposant, s’entêtant à être ni blanche, ni rouge, mais à jouer les insoumises. Elle le rejoindra à Moscou en 1939, en pleine terreur, reléguée dans la lointaine Tatarie où elle se suicida un jour d’été 1941

    Dans cet article du Monde, Florent Delporte  « intarissable sur l’émigration blanche de l’époque », imagine ce qui aurait pu se passer si Marina Tsvetaeva était restée en France : « Qui sait ? Elle serait peut être devenue une écrivaine de langue française. Parfaitement francophone,  elle a d’ailleurs laissée des textes en français. C’est dans l’émigration qu’elle est devenue une poéte exceptionnelle ».

    Il est d’ailleurs étonnant de savoir que Soljenitsyne lui a rendu hommage, dans un lieu qu’ont beaucoup fréquenté les vanvéens d’un certain âge lorsqu’ils allaient en colonie de vacances : Saint Gills Croix de Vie. Il avait inauguré en Septembre 1993 une stéle, prés des dunes, dédiée à Marina Tsvetaeva qui avait séjournée en 1926 là,  après son arrivée en France : « Je suis heureuse d’être en Vendée, qui a donné jadis un si magnifique élan de liberté » écrivait elle le 9 Mai 1926 

  • CLOS MONTHOLON : LA LIGNE 15 DU MTRO A LA RESCOUSSE DU MARCHE IMMOBILIER DE VANVES MAIS PAS DE SON BILAN CARBONE

    Un article très intéressant est paru dans le quotidien « Le Monde » sur le marché immobilier à Vanves autour de la gare Fort d’Issy/Vanves/Clamart, signé de Ludovic Clerima dans la rubrique immobilier. «Si le nombre de transactions marque le pas dans cette commune des Hauts-de-Seine, les prix flambent encore près de la future gare du Grand Paris Express » constatait il dans le numéro du 30 Septembre après rencontré les responsables de plusieurs agences immobilières dont l’agence Stephane Plaza. « Cet été, nous avons vendu deux fois moins de logements qu’en 2022 » lui indiquait Ahlem Adjemi, sa directrice  en expliquant « l’atonie du secteur immobilier par la hausse des taux des crédits immobiliers qui ont atteint en moyenne 3,80 % en août, hors assurance et toutes durées confondues». S’ils ont progressé de 20,8 % sur dix ans dans la commune, les prix de l’immobilier commencent à baisser (-6,9%).

    Une zone dans la ville semble toutefois faire exception selon le Monde, avec le quartier du Clos Montholon, dans le sud de la ville, tout proche de la ligne 15 Sud du Grand paris Express où les prix de l’immobilier sont orientés à la hausse (+ 4,3 % sur le trimestre), avec un mètre carré moyen est estimé à 7 200 euros, en augmentation de 35,7 % sur cinq ans. «  En 2003, nous avions beaucoup de mal à vendre dans cette partie de la ville car elle est très mal desservie par les transports en commun, mais tout a changé. On construit ici beaucoup de programmes immobiliers neufs au détriment des maisons anciennes, souvent détruites » expliquait Mme Adjemi au journaliste. Il est vrai que tous les pavillons qui ont disparu avenue du Général de Gaulle par exemple étaient occupé par des retraités qui ont vu une opportunité de vendre, à des prix fort intéressante, pour s’installer ailleurs dans un appartement ou une maison plus adapté à leur âge comme l’expliquait l’un de ses propriétaires sur le Blog. Mais voilà certains promoteurs ont, quand même,  du mal à vendre les derniers appartements comme Franco-Suisse dans son bureau de vente à l’angle Général De Gaulle/La Paix

    Dans ce triangle d’or, 750 nouveaux logements devraient construits à terme, ce qui représentera une population de 1500 à 2000 habitants. « Plutôt que créer de nouveaux équipements, il est préférable pour notre commune d’entretenir et de rénover l’existant. Car selon nos projections, même si la ligne 15 va nous apporter de nouveaux habitants, la population de la ville devrait rester stable, aux alentours de 28 000 habitants » expliquait le maire au journaliste du Monde. Et c’est bien là le problème de ce quartier où l’installation de commerces de proximité n’a pas été anticipée. Pour l’instant c’est le désert des tartares en dehors d’un Lidl. Quant à l’école, il s’agira du Parc, ce qui obligera les parents à déposer et à revenir chrchr les enfants en voiture, vu la distance. Ce qui ne sera pas bon pour le bilan carbone de Vanves

  • LES ARBRES CELEBRES PAR L’ASSOCIATION DES AMIS DES ARTS DE VANVES

    L'association des Amis des Arts qui est l’une des plus anciennes de la ville de Vanves, fondée en 1935,  propose une exposition sur le thème de l'Arbre à l'ODE jusqu’au 14 octobre 2022. Une exposition qui a été victime du Covid-19 car cette association a dû la reporter de deux ans à cause de cette pandémie, explique son président Grégoire Miret. La plupart des artistes de cette association y participent dont Erwan Fages, professeur de dessins aux Ateliers. Ce vanvéen illustre de ces croquis d’audience les articles  qui paraissent dans le quotidien du soir Le monde, sur le procès de l’attentat de Nice. Il aurait été fortement impressionné par les témoignages de victimes et de témoins  la barre.
    Mais revenons, sur cette association  qui a connue des hauts et des bas, créée le 23 Février 1935 par MM Charles Robert, Albertins et Reculon Dupont, sous la présidence d’honneur de Frédéric Pic, alors Maire de Vanves. Elle regroupait alors des amis, des artistes amateurs ou professionnels qui souhaitaient se retrouver pour partager un même plaisir et exposer leurs œuvres une fois par an dans la salle des Fêtes de la Mairie afin de créer une animation culturelle.  Malheureusement, la seconde guerre mondiale a très vite suspendu ses activités entre 1939 et 1947, les associations ayant été dissoutes par le régime de Vichy et les forces d’occupation. 

    Ce n’est seulement après qu’elle a été relancée par André Sallé, professeur et grand prix de Rome de sculpture, assisté d’Edouard Obin, employé de commerce et de Georges Bientz, employé municipal. Elle a repris ses activités avec une quarantaine de membres, composés d’artistes tel que Lucien Arthuis artiste décorateur, Claude Meige artiste peintre, de sculpteurs, de  décorateurs, de photographes… et bien  sûr un grand salon où fut exposé 179 oeuvres de 52 artistes. Albert Sectruck prit le relais d’André Sallé en 1953 et resta à la tête de cette association durant 20 ans. Lucien Chenu lui succéda  en 1974, secondé activement par Raymonde Voisin en tant secrétaire. Celle-ci a favorisée l’ouverture de l’association en accueillant un plus grand nombre d’artistes professionnels mais aussi des amateurs.  

    C’est elle qui est à l’origine du salon du petit format de Noêl lancé en 1973 qui permettait aux passionnés mais non professionnels de la peinture, d’exposer plus facilement leurs œuvres. Sa première édition qui s’est déroulé à la piscine municipale avait donné lieu à une exposition des maquettes d’architectures du concours pour la rénovation du Plateau.

    Elle a créé en 1979, l’académie des Modèles Vivants qui se réunissait alors tous les Jeudis ou vendredis dans l’une des salles du bâtiment rue Guy Mocquet ( disparu et remplacé par un immeuble avec la médiathéque au rez-de-chaussée) et permettait à de nombreux adhérents de se perfectionner à partir d’un modèle. En 1981, elle succédait à Lucien Chenu à la présidence.

    A l’époque, au lieu de se réunir dans la salle de Justice de Paix, les adhérents décidérent de se retrouver dans un lieu plus adéquate pour parler peinture : L’atelier de Raymonde Voisin, rue Solférino (dans l’ex-pavillon du maire Plazanet qui vient d’être détruit face au conservatoire,  et d’ouvrir encore plus leur association vers l’extérieur. Ce qui lui a permis d’obtenir une certaine renommée qui dépassait les limites communales tant pour son salon que pour ses artistes.  A son 50éme anniversaire, les Amis des Arts avaient un  nouveau président, Robert Maurel depuis un an,  qui expliquait alors : « l’organisation de ces deux salons est bien évidemment l’activité principale de notre association avec le cours des modèles vivants. Il est difficile pour des artistes de faire œuvre de création, car elle est en soi personnelle et solitaire, très rarement un travail d’équipe. Mais cette association nous permet de mieux nous connaître, de nous entraider, d’échanger ».

    Jeanine Guichenducq a pris le relais  en 1989 après Jacques Tressard qui a assuré co-présidence avec elle entre 1987 et 1989,  en cherchant à donner une véritable renommée au salon annuel grâce au maire de l’époque qui visait à en faire un grand rendez-vous culturel. Le salon du Petit Format a été abandonné et le salon a pris de l’ampleur avec plus d’exposants  dans un premier temps ( 160 en 1989, 180 en 1990) avec des invités d’honneur de prestige (Baroni en 1990, Sementzeff en 1991) puis une sélection plus sévére des exposants dans un second temps qui a limité leurs participations, avec toujours des invités prestigieux (Diamankis en 1994, Jansem en 1995, Ambille en 1996,  Iréne Zack en 1997).  L’erreur à l’époque fut de se tourner plus vers la peinture et la sculpture contemporaine en essayant de se mesurer au salon de Montrouge, et en quittant la piscine municipale pour l’espace Chenel,  où les budgets de location s’alourdissaient malgré les aides de la mairie.  Cela a duré un temps, jusqu’à ce que les élus s’aperçoivent qu’ils subventionnaient un salon où les vanvéens, amateurs, avaient de moins en moins leur place... jusqu’au 50éme salon en 2002 qui fut le dernier.

    Evelyne Henrard présidait depuis 1997 aux destinées de cette association qui était arrivée à un tournant de son histoire, alors que se posait la question de son devenir en 2002/03. Le salon n’a pas été organisé en 2003 par manque de ressources humaines et financières. La question de sa dissolution s’est posée, mais les personnes qui fréquentaient l’atelier du Modèle Vivant désiraient continuer. Ils ont permis à cette association de subsister et de ré-apparaitre à l’occasion une petite exposition à Panopée à la fin de 2008.  C’était le retour aux sources, avec des vanvéens et quelques artistes des environs, de qualité et renommés comme Jean Théobalt Jacus, Héléne Lebreton qui avait repris les reines de cette association, Fabienne Yvetot, Yves le Pape, Jacques Marillier… Ils  ont continués à la galerie Saint Remy quelques année, puis se réunissent maintenant chaque vendredi au pavillon des Ateliers de l’avenue Victor Hugo, ave notamment l’atelier du modèle vivant qui a toujours autant de succés .  C’est le retour aux « fondamentaux » qui a fait le succés de cette association, au fil des années, en donnant l’occasion à des amateurs (de talent) de s’exprimer et d’exposer,  et qui essaient aujourd’hui de renaître grâce à quelques bonnes volontés, d’Héléne Lebreton, Jacques Marillier, Michel Larzillière, Paul Guillaud… et le président Grégoire Miret depuis 2013