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covid-19 - Page 15

  • 3e CONFINEMENT A VANVES : DES COMMERCES SOUS LE CHOC

    Le cri d’alarme d’une petite commerçante de Vanves comme Vanv’en Poupe, paru hier sur le blog, est tout à fait typique des dégâts occasionnés par cette crise sanitaire depuis plus d’un an. Combien de cafés-restaurants vont se relever notamment à Vanves, même si beaucoup s’en sortent tant que mal, mais avec des pertes mensuelles, par les plats à emporter.., mais aussi les aides de l’Eat, de la Région, du Département, de GPSO

    Les commerces concernés par cette nouvelle fermeture sont en état de sidération,  tous ces commerces jugés non essentiels sont sous le choc, des grands magasins aux  boutiques de vêtements, les parfumeries, les esthéticiennes  : «Dès lors qu’il n’y a pas de danger pour la santé, dès lors qu’on respecte les protocoles, il faut qu’on puisse ouvrir normalement ces commerces» explique Didier Kling, président de la Chambre de Commerce et d’industrie d’Ile de France, pour lequel  d'autres scénarios auraient pu être choisis. «On aurait pu imaginer des solutions différentes. J'aurais préféré qu’on dise «vous pouvez vous promener pendant deux heures»,  et pendant deux heures fréquenter les commerçants, dès lors qu’ils respectent certaines conditions strictes d’hygiène». Il dénonce une situation «un peu absurde, car si j’ai bien compris, je peux aller faire réparer mon vélo, mon ordinateur… mais pas mes chaussures, alors qu’on m’incite à marcher beaucoup !». Par ailleurs, le gouvernement a annoncé un renforcement des aides aux entreprises, avec 1,2 milliard supplémentaires. «Cela me rassure sur le plan matériel» a réagit Didier Kling, qui estime que «les aides sont massives. Mais il faut aussi garder à l’esprit (…) qu’il y a aussi l’aspect convivial, l’aspect social et l’aspect psychologique. On voit de plus en plus de commerçants en situation de détresse».

    Occasion de rappeler l’activité économique avait chuté de12% lors du confinement de Novembre, la région étant par ailleurs particulièrement fragilisée, car plusieurs de ses secteurs-clefs sont à l'arrêt, comme le tourisme, l'aéronautique ou l'évènementiel. L'enjeu est aussi national car l'Ile-de-France représente 30% du PIB français. «Ce n'est pas une région comme les autres (…). C'est 1,2 million d'entreprises, c'est 6,5 millions d'emplois salariés et non-salariés (…), c'est 250.000 artisans et 250.000 professions libérales. Lorsque l'on ferme Paris, c'est 43.000 boutiques qui sont fermées» confirmait Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris IDF,  en ajoutant «le couvre-feu a déjà montré qu'il y avait des dégâts, 20 à 30% du chiffre d'affaires perdu par jour pour les commerces». A leurs yeux, tous les acteurs économiques sont soucieux de «la réalité sanitaire, mais on voit bien aussi que nos entreprises ont fait le maximum avec le gel, avec le télétravail, avec les écrans de protection »

  • COVID-19/VANVES : L’analyse des eux usées, un outil pour détecter précocement des traces du virus

    En juillet dernier, l’Académie nationale de médecine préconisait de renforcer le contrôle des eaux usées dans le cadre de l'épidémie de Covid-19. L’objectif est de détecter précocement des traces de coronavirus dans les selles et les urines afin d’observer la progression de l’épidémie avec plusieurs jours d’avance sur le taux d’incidence, calculé lui, sur la base des tests virologiques, de limiter sa propagation, et d'estimer le nombre total d'infections.

    Dans le cadre d'un projet baptisé «Obépine» (Observatoire épidémiologique dans les eaux usées), des prélèvements sont effectués depuis le début de l'épidémie. Ainsi les dernières données, fournies par Obépine fin Février/Début Mars, confirmaient la diversité des situations selon les villes et grandes métropoles. «On voit des endroits avec une circulation stationnaire et d'autres où la circulation est très forte» confirme Yvon Maday, professeur à Sorbonne-Université en mathématiques appliquées, membre du réseau. Même si, de façon générale, «le niveau de circulation reste globalement assez haut». En Ile de France, la tendance était à la baisse, mais la concentration du virus dans les eaux usées restait élevée. Cette diminution modérée mais durable était la preuve selon les scientifiques du réseau Obépine du bon respect des gestes barrières et du couvre-feu.

    Il apparait très nettement que leur utilisation n’est pas nouvelle puisque la Ville de Paris l’a fait pour la polio dés 1975, et plus récemment pour suivre les effets des médicaments et des drogues, et maintenant pour le coronavirus, via des stations d’épurations du SIAAP (50) en Ile de France. Ce qui a permis de détecter une montée du coronavirus durant l’été, avant le second confinement et la dynamique après Noël, maintenant sur un niveau très fort, d’une façon globale et par station, grâce à deux prélèvements par semaine. Sur Paris, une surveillance spécifique a été mise en place sur l’eau non potable utilisée pour l’arrosage, puis les stations d’épuration, et les égouts :«l’intérêt pour la ville de Paris est de disposer d’éléments de  connaissances pour anticiper les évolutions potentielles du Covid-19 , ce qui permet de mettre en place des mesures dans la zone de santé publique pour prévenir les résurgences, développer les vaccinations vers des publics ciblés et développer une sensibilisation aux gestes barrières. Ce modèle est transposable à d’autres phénomènes épidémiologiques» expliquait on à la direction de l’eau.

    Dans les Hauts de Seine, une ville l’a fait pour scruter les eaux usées de deux groupes scolaires, parce qu’il apparaissait pour son maire, Philippe Juvin, essentiel de laisser les écoles ouvertes tout en mettant en place une veille sanitaire. «C’est efficace ! On gagne quelques jours avant qu’un cluster se forme. Mais c’est lourd à organiser ! On a pu détecter un enfant et un enseignant» indiquait récemment ce maire qui est aussi  médecin chef des urgences de l’hôpital Georges Pompidou. Peut être est-ce une idée à retenir pour Vanves? 

  • RECONFINE SANS ETRE ENFERME LA 3e VOIE PROVOQUE QUELQUES REACTIONS A VANVES COMME AILLEURS : UN EXODE ET UN NOUVEAU REPORT DES ELECTIONS

    Point n’est besoin de revenir sur les mesures annoncées Jeudi par le premier Ministre Jean Castex ( photo de son interview sur BFM avec un journaliste vanvéen, Bruno Jeudy au centre en train de regarder ses notes) et son ministre de la Santé qui n’ont pas prononcé une seule fois le terme de confinement qui peut être considéré comme un «confinement light» ou «canada dry», cela a l’aspect du confinement, sa couleur, ses effets et ses répercussions sans être un confinement. N’empêche que ses annonces ont provoqués quelques réactions chez les franciliens come les vanvéens. Beaucoup ont pris la poudre d’escampette dont les médias se sont fait les échos depuis hier matin

    Comme l’année dernière, les vanvéens et les franciliens qui le pouvaient sont partis en province, en voiture, 350 km de bouchon étaient enregistrés aux sorties de Paris par Sytadin hier soir, par le ferroviaire et l’air. Les sites de réservation de billets de train et d'avion ont été pris d'assaut par des Françiliens tentant de rejoindre les zones non concernées par ce durcissement des mesures dés Jeudi. Sur le site de la SNCF, la plupart des TGV se sont remplis en moins de deux heures. 21 des 26 TGV programmés vendredi affichaient complets et les rares billets encore disponibles ont vite atteint le plafond de 111 € en seconde classe. Cette ruée, notamment vers l'Ouest (Bordeaux, Brest, Vannes, La Rochelle, Rennes, Nantes, Saint-Brieuc, ou encore Saint-Malo et Biarritz), a poussé la SNCF à renforcer ses effectifs de gilets rouges gare Montparnasse, pour un dispositif digne d'un week-end de grand départ en vacances. Et effectivement, vendredi matin, c'était l'affluence des grands jours, des gens chargés de valises se pressant sur les quais....Deux principales catégories de personnes se bousculent dans la gare. Tout d'abord, les plus jeunes, qui rentrent télétravailler dans leur famille, et de nombreux retraités, notamùent ceux qui ont été vaccinés

    Mais ce n’est pas tout car ce confinement même light, avec un prolongement du régime d’exception pourrait reporter les élections régionales et départementales à l’automne. Cette piste est sérieusement à l'étude par l'exécutif, en raison de la «troisième vague» de l'épidémie.  Une réunion avec les chefs des partis est prévu début avril avec l'objectif d'arriver à une décision «la plus consensuelle possible» selon Le Figaro, qui ajoutait que le sujet n'est plus tabou à l'Elysée. La loi permettant ce report votée en début d’année, prévoyait une clause de revoyure début Avril en fonction de la situation. D’autant plus que le gouvernement envisage une prolongation de l'état d'urgence jusqu'en juin. Ce régime d'exception, qui permet de prendre des dispositions exceptionnelles telles que des confinements ou des couvre-feu, pourrait menacer le scrutin. C'est aussi la tenue de la campagne - et non le scrutin en lui-même - qui se joue.  Jean Castex aurait indiqué auprès de journalistes « qu'il s'en remettrait strictement à l'avis du Conseil scientifique. Je suis attaché à ce que ces élections aient lieu»,  en pointant l'incertitude liée à la situation : «Je n'en sais rien si elles pourront avoir lieu fin juin !»