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  • CARNETS DE CAMPAGNE DES MUNICIPALES A VANVES : 2éme REUNION PUBIQUE DES ECOLOGISTES « Vivre mieux c’est changer notre manière de vivre ! »

    La deuxième réunion publique de la liste « Vanves en Transition »  s’est déroulé samedi en fin d’après-midi à l’école Marceau dans un contexte politique et écologique tout à fait particulier suite au pic de pollution qui dure depuis plus d’une semaine sur notre région Ile de France, et à la veille de la décision d’appliquer dés ce lundi la circulation alternée.

    Elle a commencée avec une présentation de la liste « moins connue que celles de nos collègues des autres listes » selon Pierre Toulouse qui a animé cette soirée, en  rajoutant : « Mais elle veut donner des ailes à notre ville et à notre vie » qui est le slogan de notre  liste ». La plupart des candidats présents ce soir là, se sont présentés en quelques mots : « C’est la liste la plus créative » a déclaré Gabriel Andivero, artiste peintre. « Notre slogan est la rue aux urnes ? Faire de la politique est une façon de pouvoir changer les choses. Il y a des gestionnaires et des visionnaires et Lucile Shmid sera un maire visionnaire » selon Benedicte Goussault, sociologue et ex-maire adjoint de Guy Janvier entre 1995 et 2001. « A travers la diversité des candidats, elle ne correspond pas au modèle actuel. Le fait de constituer cette liste est un projet politique. On pris le risque de la diversité et de la compétence citoyenne. L’écologie politique est une équation nouvelle dans notre paysage politique français. On a fait Vanves 2020 avec des propositions qui remplissent de sens notre action. Il y avait dans le débat de la conflictualité sur l’écologie, et on a fait des propositions créatives. Maintenant il faut passer à l’acte, être en situation de gagner la mairie » a expliqué Lucile Schmid, tête de la liste EELV. Ce qui a suscité la question d’une participante : « Comment convaincre de voter pour les Verts ? » - « On a déjà réussi à vous faire venir. Sur 500 vanvéens tirés au sort, seul un vanvéen était venu lors de notre première réunion. C’est une vraie question. On a rédigé un programme. On a mis du temps à le rédiger. Il faut prendre le temps de le lire » a répondu PierreToulouse.    

    Deux grands thèmes ont ensuite été abordés : La place du piéton dans la ville avec une petite vidéo d’illustration sur la zone de rencontre d’une ville suisse. « A Vanves, on a été obligé de mettre des potelets anti stationnement dans le mail Sadi Carnot. Prendre sa voiture pour faire ses courses est une hérésie totale, surtout lorsqu’on peut le faire à pied. On peut agir sur le stationnement en le limitant ». Une participant a constaté que « ce mail n’est pas du tout sécuritaire pour les enfants » - « Et pourtant la suppression des feux tricolores (place du 8 Mai 1945) va dans le sens de la sécurité. Bernard Gauducheau a été courageux de faire ce qu’il a fait avec ce mail.  Mais la police municipale manque un peu de culture sur le sujet pour sensibiliser les enfants dans les écoles (comme cela été fait). J’aurais pu les former ! Mais cela n’a pas été possible parce que je fais partie de l’opposition » a expliqué ce rare spécialiste français des zones de rencontre (zones 20 et 30),  au ministére des Transports qui voit passer tous les projets en la matière.

    Une seconde question a été posé sur la mise en sens unique de la rue Jean Bleuzen : « Comment allez-vous faire ? » - « Il y a eu des travaux rue Jean Bleuzen voilà 8 ans qui a montré plusieurs choses: Elle peut être mis en sens unique – et cela été le cas pendant le chantier - et même bloqué pendant quelques semaines (durant les vacances d’été) et le trafic s’est reporté naturellement sur d’autres voies. Ce qui montre que c’est possible, en s’accordant avec Malakoff. Et le Conseil Général a pu vendre son revêtement anti polluant qui est une vaste fumisterie » a expliqué Marc Lipinski, co-listier et conseiller régional EELV.   « Justement on veut faire bouger les choses car nos politiques n’osent pas assumer, ni bouger. En votant pour nous, on peut changer le rapport de force. Construire quelque chose de commun avec les socialistes est la question politique ? » a  ajouté Lucile Schmid. Une troisième l’a été sur la navette municipale, les Vers proposant de mettre en place un service à la demande  (sur Internet) ! « Mais on n’a pas Internet » ont réagis deux mamies.

    Le second grand thème a concerné l’agriculture urbaine : « Il y a beaucoup de toits plats à Vanves pour faire des cultures, aménager des jardins partagés, notamment sur le Plateau. Ce sont des endroits où il y a beaucoup de déperdition de chaleur, comme l’a montré une étude thermique de GPSO » a indiqué Claire Papy. Un troisième a été consacré, rapidement à la Petite Enfance qui a été l’occasion de mettre en avant le principe de « consom’acteur » où les gens se prennent en main, comme c’est le cas avec les crèches parentales » a expliqué Guillaume Moucheroud.  « Ainsi un projet écologique traite de questions environnementales et sociales. On est vraiment dans un projet écologique avec le concept d’économie circulaire dont s’est emparé une association comme la Jeune Chambre Economique Française. Vivre mieux c’est changer notre manière de vivre, d’aménager » a martelé Lucile Schmid.

    « Qu’est-ce qui vous distingue de l’équipe Gauducheau » a demandé un participant : « Nous faisons des propositions qui seront re-discutées et re-négociées avec les habitants qui les enrichiront. Ainsi les élus seront plus intelligents avec les habitants » selon Benedicte Goussault qui insiste sur le fait ses projets sont porteurs d’emplois. « Ainsi sur le terrain A.Briand, le conseil Municipal devrait se prononcer sur l’autorisation de vendre les terrains, alors qu’il y a un cahier des charges insuffisants : Pas assez de logements sociaux. Pas d’équipement public alors qu’il y a besoin d’un lieu de culte (pour les musulmans), d’une véritable Maison des associations, et d’un gymnase. L’équipement prioritaire n’est pas un parking » a expliqué Pierre Toulouse. « Nous souhaitons faire de la politique collectivement. Mais il y a encore un culte de l’homme providentiel à la mairie. Vanves vit à l’ombre d’Issy, bénéficient de transferts de fonds (de GPSO), ce qui veut dire que Vanves n’a pas d’identité propre » a conclut Lucile Schmid en invitant les participants à partager un buffet bio.

  • PORTRAITS DE CAMPAGNE MUNICIPALE A VANVES : GUILLAUME MOUCHEROUD (EELV) , l’INCONNU DE l'ELECTION A VANVES

    Dans le cadre des élections municipales de Mars 2014 de nouveaux visages apparaissent dans le paysage politique vanvéen, qu’ils soient ou non candidat sur une liste : C’est l’occasion de les rencontrer, de les interroger sur leurs motivations à être élu sur une liste, et à vouloir servir les vanvéens, ou à soutenir l’une des 4 têtes de listes qui seront présentes à cette élection. Bien sûr  lorsque c’est possible, car il n’y a, de la part, de ce blog, aucune exclusive, alors que d’autres préfèrent s’en réserver la primeur par tactique électorale. Vanves Au Quotidien s’est intéressé à Guillaume Moucheroud, second sur la liste EELV alors que tout le landerneau politique vanvéens s’attendait à voir, à cette place, Pierre Toulouse. L’inconnu de Vanves est un ingénieur médical qui travaille dans l’industrie des dispositifs médicaux et dans le domaine de l’informatique de la santé sociale. Il habite Vanves depuis 2002/03 et s’est impliqué dans de nombreuses associations comme la créche parentale les P’tites Canailles, la FCPE, membre de l’une des deux AMAP, avant de s’engager politiquement dans cette liste « Vanves en Transition ». Les vanvéens pourront le rencontrer lors de la réunion publique de samedi prochain (15 mars) à 18H à l’école Marceau avec au menu,  des courts métrages pour illustrer les propositions de la liste, ce qui a été réalisé par ailleurs  etc… et un buffet bio-convivial      

    Vanves Au Quotidien - Qu’est-ce que cela vous fait d’être l’inconnu de l’élection, en seconde place sur la liste, qui intrigue tout le landerneau politique de Vanves ?

    Guillaume Moucheroud : Ce n’est pas une surprise d’être l’inconnu, vu que c’est la première fois que je me présente aux élections, et que j’ai une activité politique locale plus importante. C’est le fruit d’un engagement associatif qui existe déjà avec la crèche parentale « Les P’tites Canailles », la FCPE, et de rencontres, avec l’envie de m’impliquer. Et je suis le second de liste, suite à une décision collective et la volonté de mettre en avant, dans la politique locale, des militants citoyens et associatifs  

    VAQ - Pourquoi cet engagement dans la vie associative : crèche parentale, FCPE, AMAP ?

    G.M. : « La Crèche Parentale « Les P’tites Canailles » qui a été la première à être crée en 1982 en France, a été mon premier engagement (associatif) à Vanves. Une structure difficile à faire perdurer,  parce que les parents qui en sont responsables, s’en vont lorsque leurs enfants n’ont plus l’âge d’en faire partie. Et cela été mon cas après avoir été impliqué dans le Bureau et la vie de l’association lorsque j’ai eu mon aîné. C’est un engagement assez important, et cela permet de s’investir dans la vie de son,  et des enfants. Et maintenant c’est la FCPE puisque mes enfants sont à l‘école, la scolarisation des enfants étant un fort moyen de socialisation, car on rencontre des gens et des familles. L’AMAP qu est très emblématique de ce que l’on peut faire, avec une association de gens engagés, 200 familles sur Vanves avec les deux AMAP,  à la fois au niveau de l’alimentation, parce que l’on se fournit en légumes bio, et au  niveau de l’agriculture d’un point de vue économique, avec la mise en oeuvre des circuits cours. Ainsi concrètement, notre agriculteur Laurent Marbot, arrive à vivre de la surface qu’il cultive prés d’Arpajon, et grâce à la vente de toute sa production à l’AMAP, alors que s’il vendait ses produits dans le circuit normal, il ne gagnerait que 400 € par mois, alors que là, il a un salaire décent qui lui permet de travailler même sans investir ailleurs. Et nous avons des légumes qui nous coûtent moins cher qu’au marché. Tout le monde est gagnant grâce au circuit court à l’implication des gens qui vont aider à la ferme. Ainsi le panier est plus et mieux fourni au fur et à mesure, car l’agriculteur a de meilleur rendement avec tout le tracé de l’agriculture biologique.  

    VAQ - La rue de l’avenir où vous habitez n’est-elle pas devenue un secteur chaud de Vanves  ?

    G.M. : « On en a beaucoup parlé à la Rentrée à cause du projet de l’association Tous Ensemble qui a acquis un terrain. Cela a été l’occasion de s’investir, de rencontrer des riverains, des adhérents de Tous Ensemble. Les riverains craignent principalement les troubles de voisinages, ce qui est assez justifié. Lorsqu’on va plus loin, et que l’on rencontre des responsables de Tous Ensemble, nous essayons de mettre en avant le fait que, pour la communauté musulmane, ce n’est pas forcément une bonne solution. Les riverains craignent des troubles de voisinage parce que c’est l’une des rues lesplus petites et étroites de Vanves. Et nous n’imaginons pas un lieu de culte qui amène beaucoup de personnes, alors qu’il y a plein d’autres sites à Vanves qui s’y prêtent mieux, sans vis-à-vis. Mais la question est complexe, car ils ont choisis cet endroit d’une part parce qu’ils ont un bail précaire salle Orillard et parce qu’ils ne peuvent pas envisager d’y rester, et d’autre part, parce qu’ils ont des moyens d’investissement qui sont limités, surtout par rapport au prix du foncier et de l’immobilier pratiqués à Vanves. Et ils le reconnaissent : C’est « par défaut » qu’ils ont fait ce choix. C’est pourquoi, on appuie sur le fait que « même pour vous, ce n’est pas une bonne solution ». Est-ce que l’on arrivera tous ensemble à une meilleure solution pour tout le monde, riverains et fidèles qui fréquenteront ce lieu de culte et cutlurel, je l’espère. Je pense que l’on pourrait trouver collectivement au niveau municipal, une meilleure solution.

    VAQ - Qu’est-ce qui vous a décidé… à vous engager sur une liste aux municipales et chez  les écologistes ?

    G.M. : « C’est en grande partie une question de rencontres qui viennent sur un terreau favorable, c'est-à-dire l’envie de s’engager au sens de faire des choses localement, là où j’habite, parce que c’est la bonne manière de vivre sa ville. Et chez les écologistes parce que je les ai rencontré, sachant que je ne suis pas engagé dans un parti politique, mais un citoyen. Une grande partie des gens savent très bien qu’on ne peut pas continuer comme cela au niveau des ressources naturelles par exemple, ce qui est une évidence pour tout le monde, mais aussi dans l’individualisme, la marchandisation, l’industrialisation… de la vie. Du coup, il se recrée des poches de vie où il n’y a pas de tel système marchand qui vient s’insérer. Et c’est un mouvement énorme qui dépasse largement EELV. Je pense qu’au niveau local, il y a un sens à défendre cela parce que c’est à ce niveau que l’on peut commencer à changer les choses. Penser global, agir local, cela veut dire qu’il faut agir dans la ville. Il ne manque peut être pas grand-chose dans cette ville de Vanves, mais nous pensons que nous pouvons faire beaucoup mieux.  

    VAQ - Qu’est-ce qui vous semble le plus important à défendre dans le projet de votre liste ?

    G.M. : « C’est notre méthode, avant notre projet et ses propositions concrètes, c'est-à-dire l’imagination et le collectif. Concrètement, c’est de faire confiance aux gens, de s’appuyer sur eux, de ne pas tout décider à l’avance. Et c’est développer, par exemple,  des moyens pour la petite enfance, grâce à différents modes de garde  (crèche parentale, crèche associative, crèche municipale) qui ont énormément d’impact sur le développement des enfants de tous les milieux sociaux, penser des projets pédagogiques, susciter des échanges entre ses différentes structures

    VAQ - Comment vivez-vous cette campagne municipale ?

    G.M. : « D’une manière intense. C’est du travail car on  fait beaucoup de choses nous même, avec moins de force militante que les formations politiques plus classiques.     

  • ELECTIONS MUNICIPALES DE MARS 2014 : LES VERTS CHERCHENT A DONNER DES AILES A VANVES

     

    Alors que le FdeG (Front de Gauche) ne s’est pas encore décidé sur une liste autonome  ou d’union avec les socialistes, que ces derniers tardent à annoncer l’accord qui aurait été passé avec le Modem pour faire liste commune, EELV a décidé et confirmé que les écologistes présenteront leur liste verte, associative, citoyenne avec des vanvéens très impliqués dans la vie communale depuis  longtemps à divers titre. Aprés avoir rencontré le FdeG et le PS bien sûr.  Ils lanceront vendredi prochain, 13 Décembre, à 17H30 dans le square de l’îlot du métro, une soupe (bien chaude) avec les légumes de l’AMAP. Un moment de rencontre qu’ils souhaitent convial  pour discuter avec les vanvéens, commencer à échanger, recueillir leur avis. Car il s’agit  pour l’instant, d’écouter afin de ne pas faire un programme pré-fabriqué.  Il faut éviter que la campagne soit un moment de promesses dont on sait déjà qu’elles ne seront pas tenues » expliquent Lucile Schmid qui conduira la liste avec Pierre Toulouse, et Claire Martin Gousset avec Aurélie Zaluski  qui seront présentes sur cette liste. Elles insistent beaucoup sur une démarche d‘écoute, de convivialité, de créativité durant cette campagne où cette liste abordera des thémes qui ne sont pas forcément traités dans les campagnes électorales. « La créativité va être du côté de la gauche. On ne peut pas contester au maire actuel le fait de s’être identifié à sa ville, mais nous irons plus loin pour que Vanves se donne des ailes… Notre ville  a des atouts qui restent souterrain : C’est une ville dans laquelle on aime vivre, on a des amis, on apprécié la qualité des écoles, par exempl… Mais  il faut que tout cela se dévoile davantage et que nous fassions en sorte que Vanves devienne un lieu où ceux qui ne sont pas vanvéens, ont vraiment envie d’aller.


    Le Blog Vanves au Quotidien - Pourquoi avez-vous décider de mener une liste autonome ?

    Lucile Schmid : On voit bien que la politique est un champ de ruine, que le désamour des français à l’égard des partis politiques n’a jamais été aussi élevé, alors même que voilà 18 mois, il y avait un espoir assez fort, incarné par cette majorité de gauche écologiste. Comme nous sommes  implantés dans la vie communale grâce à un véritable réseau associatif, assez actif, nous avons une espéce de raisonnance sur ce que nous disent les vanvéens qui est  forte et que nous prenons en compte notamment  sur la méfiance à l’égard des partis politique qui n’épargne pas EELV. Nous avons rencontré le PS, évoqué le sujet lors de réunions avec Antonio dos Santos, tête de liste. La question du second tour, pour nous, ne se pose pas. Ce n’est pas du tout un acte d’agression. En revanche, nous portons un projet autonome, nous tenons compte d’un certain nombre de désaccords qui sont apparus entre écologistes et socialistes au niveau gouvernemental. La question est posée sur la volonté du gouvernement de porter davantage un projet écologiste. On appelle de nos vœux une majorité de projets, une culture commune entre socialistes et éclogistes. Mais pour l’instant, il y a une sorte de report des échéances notamment sur la transition écologique. C’est pour cette raison que nous avons voulu faire cette liste autonome.

    VAQ - Ne risquez-vous pas de d’amener les socialistes vanvéens à durcir leur position sur les conditions d’un rapprochement entre les deux tours si vous faites liste séparée ?

    Claire Martin Gousset : C’est à chaque fois la même chose ! Le contexte politique est différent. Mais à chaque fois, ils nous expliquent que « si on a perdu, c’est parce que vous ne vous êtes pas lié avec nous au 1er tour ». Ils savent bien, en faisant le décompte des voix que c’est faux. Ils aimeraient bien, surtout à l’heure actuelle, où cela va être un peu compliqué pour le PS, que nous soyons avec eux au 1er tour parce qu’on représente potentiellement un certain nombre d’électeurs sur Vanves. Mais avec ce qui se passe au niveau du gouvernement actuellement, on voulait vraiment se démarquer  au 1er tour, et effectivement, faire alliance au 2éme tour, comme à chaque fois. Et ils le savent très bien.  Il est important que nous gardions notre cap et nos manières de faire, car nous travaillons tous ensemble, avec des propositions communes au groupe EELV. Alors qu’au PS,  on sait très bien que c’est quand même « tous derrière ». Ce n’est pas du tout notre manière de travailler et de penser la politique. Nous voulons faire autrement

    Comment allez-vous justement constituer cette liste ?

    Lucile et Claire : Des citoyens qui ne sont pas dans les partis, qui se sentent impliqués par rapport à ces élections, issus du mouvement associatif où ils ont été impliqués depuis longtemps (AMAP, La Ruche…) des représentants d’EELV, des gens très impliqué dans le  changement des pratiques citoyennes. On repart de l’écologie concréte, au quotidien avec des gens qui ont mis en place des choses comme le Festival du film de l’environnement. L’idée de les faire apparaitre d’une manière assez forte dans la campagne, est une des raisons de faire cette liste. Ce sont des démarches individuelles qui tiennent à un  engagement au quotidien, et débouchent sur un projet de ville qui porte la solidarité sociale. Et le projet écologique  que nous proposerons aux vanvéens, sera un vrai projet de transformation sociale, de lutte contre les inégalités qui, dans la crise, augmentent, malgré la présence d’un  gouvernement de gauche.

    VAQ - Et quel sera ce projet ?

    Lucile et Claire : L’un de nos thémes essentiels sera la transition:  « Vanves en transition ».  On voit bien  que personne n’a compris ce que voulait dire la transition, car il faut être Bac+15 pour comprendre. Mais on va expliquer,  démontrer, illustrer concrétement ce que c’est une transition sociétal, et pas seulement énérgitique, sur notre territoire, car c’est finalement une transition dans les modes de vie.  En mettant en place, par exemple, une vraie politique du vélo, des piétons et des PMR (Personnnes à Mobilité Réduite) en matière d’accessibilité, et de dire qu’il n’y a pas de places à la voiture en continuant à faire des parkings. En développant les AMAP qui sont un mode de transition alimentaire et de relation avec nos campagnes. Il ne s’agit pas de compliquer la vie des gens, mais de l’embellir, d’en faire un lieu où il y a plus d‘esthétique, plus de culture, mais aussi un autre modèle qui commence à être en acte.

    VAQ - Pourtant le maire  a essayé d’apaiser certaines rues avec ce mail S.Carnot, ces zones 20 et 30 ?

    Lucile et Claire : Il semble que depuis que B.Delanoê a été élu en 2001, il y a effectivement une forme d’écologisation des espaces municipaux et publics qui s’est produite. En revanche, la question de la place de la voiture ne peut pas se limiter à ces zones. La difficulté est de faire à un moment ou un autre, des choix. Bernard Gauducheau essaie d’avoir à la fois les automobistes et les cyclistes avec lui. Mais lorsqu’on veut ralentir les automobilistes, on esquive le sujet de fond : Est-ce qu’il ne faudrait pas qu’il y ait moins de voiture. Il a piqué dans le programme des verts et il n’est pas assez loin. Nous voulons aller plus loin pour faire réellement avancer une prise de conscience, une éducation des gens comme on l’a fait avec l’AMAP, avec cette vanvéenne  qui faisait toujours ses courses dans les grandes surfaces et qui nous a dit un  jour « ne plus pouvoir  revenir en arrière », car elle a redécouvert des produits plus naturels. Nous sommes prêt, non pas à donner des certitudes mais à poser des questions qui, peut être au début, facheront, mais on posera toutes les questions  qui nous taraudent sans les repousser ou se contenter de dire « je suis avec tout le monde et avec personne ». Et essayer de se dire « qu’est-ce qu’on peut faire qui donnerait un plus à Vanves ».  Donner des ailes à Vanves, cela veut dire Vanves en transition, Vanves en avant-garde.