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MEMOIRE ET SOUVENIRS - Page 71

  • PAS DE NOSTAGIE MITTERRAND A VANVES

    Week-end chargé pour les élus vanvéens et les candidats aux cantonales, en tous les cas, les deux principaux protagonistes. Il a commencé dés hier soir avec la soirée du personnel communal et se terminera par le banquet des aînés dimanche à midi qui se dérouleront comme d’habitude au Pavillon Dauphine. Le maire NC  comme le conseiller général PS feront le tour des tables pour saluer un par un les territoriaux comme les seniors, et prendre le pouls de l’électorat. Entretemps, le maire devrait faire un tour aux permanences des Conseils de Quartier du Centre Saint Remy et des Hauts de Vanves qui se tiennent ce matin, et bien sûr au 14éme trophée du Bicentenaire qui se déroule à l’hôtel de ville : Il rassemble des passionnés de jeux de stratégie qui se rencontrent sur le théme des batailles napoléoniennes. Mais personne à Vanves célébrera le 15éme anniversaire de la disparition de François Mitterrand

     

    Ce samedi sera marqué évidemment par l’anniversaire de la disparition de François Mitterrand célébré à Jarnac par tous les socialistes mais pas à Vanves. Pourtant ils disposent, comme pour les gaullistes avec le square Marceau (Charles de Gaulle), d’un square, celui de la mairie baptisée du nom de François Mitterrand sous le mandat de Guy Janvier. Il n’y aura pas de rassemblement,  ni de dépôt de gerbe devant la plaque apposée sur l’un des murs de la mairie. En tous les cas, selon nos informations à la veille de ce jour anniversaire. Ce qui n’empêche pas de rappeler quelques souvenirs. Tout d’abord ce 8 Janvier 1996 lorsque Guy Janvier alors maire de Vanves mit en bernes les drapeaux de tous les édifices public pour marquer l’hommage de la ville à l’ancien président et fit ouvrir un registre à l’hôtel de ville le jour de ses obséques, le 11 Janvier. Il racontait alors « avoir été très marqué par son discours de Cancun où il renouait avec le message universel d’émancipation et de liberté de la Révolution Française à destination des peuples opprimés ». Quelques mois plus tard, le Conseil municipal du 3 Juillet 1996 décidait de donner le nom de « François Mitterrand » au square de la Mairie. Et le 23 Novembre 1996, le square François Mitterrand était inauguré sous une pluie battante par Guy Janvier avec Robert Badinter qui a constaté que « la victoire de Guy Janvier à Vanves était vraiment mitterrandienne », l’actrice Danièle Delorme qui a lut des extraits de son discours de Cancun, Pascal Buchet, maire de Fontenay aux Roses,  alors que durant le même jour la République française enterrait Malraux au Panthéon.

     

    2011 A VANVES MARQUE PAR BEAUCOUP D’ANNIVERSAIRES

     

    2011 verra célébrer ou non plusieurs anniversaires : 200 ans pour l’actuel cimetière puisque c’est en 1811 que la ville a acheté un terrain sur le Plateau et abandonné le petit cimetière derrière l’église Saint Remy. 70 ans pour le Stade de Vanves créé en 1941 par M.Landon qui devrait être marqué par quelques événements durant cette saison sportive 2010/11. 70 ans  pour la société Saint Vincent de Paul qui est présente à Saint François depuis 1941 lorsque le Pére Renaud convoquait le 13 Février 1941 quelques paroissiens pour créer un groupe de charité qui fut agrée le 28 Janvier 1942 par cette grande association caritative  et mouvement de chrétiens laics fondé par Frédéric Ozanam.  40 ans pour la piscine municipale dont l’eau est traitée depuis cette période par un procédé révolutionnaire. 50 ans pour le tiers temps pédagogique lancé à la Rentrée de Septembre 1961 à l’école Gambetta et inspiré de l’expérience du « mi temps pédagogique et sportif » du docteur Max Fourestier qui revient régulièrement à une « Une » de l’actualité comme en 2010 avec Luc Chatel ministre de l’éducation nationale qui reparlait pour les colléges  d’une initiative semblable.  30 ans pour le centre commercial du Plateau avec inauguration de Champion un 25 Mars 1981 devenu depuis Carrefour SuperMarket, et pour la résidence Auvergne inaugurée le 25 Février 1981.

     

    Nous reviendrons demain sur certains événements qui ont marqué justement Vanves voilà 10 à 20 ans

  • LA DERNIERE ESCALE D’UN CAP HORNIER A VANVES

    Nous profitons des week-ends ou des dimanches pour sortir de l’actualité immédiate  pour vous éclairer  soit sur un point de notre histoire vanvéenne, soit sur notre région capitale. Aujourd’hui, à l’occasion du salon natique qui se déroule aux portes de Vanves, dans le parc des expositions où de nombreux vanvéens passionnés de voile comme un certain Glavany devrait se rendre, Vanves au Quotidien rappelle le souvenir du seul vanvéen qui avait le titre de Cap Hornier qui n’était pas donné à n’importe qui. Le vrai, pas celui d’aujourd’hui, car il fallait être capitaine au long courts et doubler le Cap Horn à bord d’un voilier, à 3 ou 4 mats de la marine à voile et lampes à l’huile. Les détenteurs souverains, aristocratiques d’une culture et d’un mode de vie d’eux seuls connus.  Il avait choisi notre commune pour dernière escale et avait vécu plus que centenaire jusqu’au début des années 90.

     

    « La première fois, en 1911, il nous a fallu trois jours pour le doubler. Nous avions vent debout. La mer était énorme. Il faut savoir que les vents soufflent 300 jours pae an avec une accalmie en Janvier/Février. Certains navires devaoent quelquefois rebroussaient chemin à quelques barres à peine du but, en préférant faire voile vers l’Australie lorsqu’il ne leur avait pas fallu mettre 21 jours pour doubler le Cap Horn. C’est une région du globe terrestre où les vents d’ouest et d’est se rencontrent sans obstacles pour les freiner. La mer est toujours énorme et mauvaise avec de forts courants. Il faut alors louvoyer en perdant quelquefois lorsqu’on virait de bord, la totalité de ce que l’on avait gagné » racontait Albert Duval dans son pavillon d’une petit voie privée au bout de l’avenue du Général de Gaulle au jeune journaliste que j’étais dans les années 80. Il avait rassemblé dans une pièce qu’il dénommait sa »cabine » ses souvenirs de marins : des gravures, des photos, un globe terrestre, une planisfére où il avai tracé au crayon bleu tous les voyages qu’il avait effectué.  

    Il l’avait passé une seconde fois sur l’Eugéne Schneider, en 1912, en mettant près de 21 jours pour le doubler : « Nous avions essuyé un coup de vent d’est qui dura 17 Jours. Il a fallu descendre très au sud pour trouver des vents favorables, en plein hiver avec des journées très courtes. Nous vîmes de très prés les icebergs et la banquise qui a failli nous bloquer. Nous avons été assailli par un blizzard de neige terrible, qui a transformé le pont en vérotable patinoire, les voiles, les agréezs, les poulies ne formaient plus que de véritables blocs de glace. Le 3 mâts était figé, tout blanc avec ses verges bardées de stalactites. Heureusement, nous arrivâmes sous un climat moins rude qui fit fondre la glace ».

     

    A l’époque de ses exploits, il avait une vingtaine d’années, et la vie était dure à bord de ses grands voiliers comme Le Belem qui a longtemps accosté au pied de la Tour Eiffel avant de repartir sur les mers, où il aimait se retrouver dans les derniers temps de sa vie. Mais c’est le 3 mâts Eugéne Schneider qui restait gravé dans sa mémoire et pouvait transporter jusqu’à 3000 tonnes de marchandises dont il avait un tableau peint dans son pavilon : « J’ai fait à bord de ce navire une campagne de 14 mois d’affilée, de Rotterdam à Portland au sud de Los Angeles en passant par le Pérou : 4 mois mois à l’aller, 6 au retour sans escale » racontait il en descrivant la vie à bord : « Chacun devait se tenir à son poste, en état d’alerte permanente, prêt à parrer à tout incident et tout imprévu. La fatigue n’avait pas de place sur le bateau et les blessures fréquentes n’empêchaient jamais les hommes de travailler. Il fallait manœuvrer et monter dans des matures de 50 m de haut en pleind froid, discipliner des toiles givrées par le froid avec des mains gelées à en pleurer. D’ailleurs une expression revenait souvent chez les marins : « une main pour le bateau, l’autre main pour soi ». Seul le dimanche était libre. On en profitait se rasern se couper kles cheveux, se reposer. La nourrituire se répétait immuablement, conserves et porc salé. Sauf lorsque certains pêchaient. Et toujours à chaque seconde, les marins savaient en passant le Cap Horn, que la moindre erreur, la moindre étourderie serait fatale ».

  • VANVES ET LE GENERAL DE GAULLE : L’INAUGURATION DU SQUARE CHARLES DE GAULLE

    Aujourd’hui, nous revenons sur ses deux grandes manifestations qui avaient été organisé en Novembre 1990 pour marquer les 20 ans de sa disparition le 9 Novembre, et le centenaire de sa naissance le 22 Novembre.

     

    Sachant qu’elles se sont alors déroulées dans un contexte particulier : Didier Morin assurait l’intérim car Gérard Orillard, le maire était absent déjà depuis plusieurs semaines à cause d’une maladie qui allait l’emporter au début de l’année 1991. Et la municipalité était empêtrée dans le dossier du réaménagement du Centre Ancien avec la ZAC Saint Remy. Mais cela est une autre histoire. Un dossier spécial dans Vanves Infos avait annoncé cet événement avec des documents exceptionnels : L’auteur de ce blog avait retrouvé le discours du Général de Gaulle prononcé à Vanves le 11 Mars 1951 devant la jeunesse grâce à l’aide précieuse du service des Archives, sollicité le témoignage de Pierre Lefranc alors président de l’Institut Charles de Gaulle et retrouvés des photos prises lors de cet événement.

     

    Il y eu donc tout d’abord une exposition sur Charles de Gaulle réalisée et conçue par Sylvain Dubois. Il avait ajouté des éléments plus personnels apportés par certains vanvéens. Et le char qui avait transporté la dépouille du Général à sa dernière demeure avait été installé devant la mairie surveillée de très prés, 24H sur 24 par du personnel communal mobilisé à l’époque par le secrétaire général de mairie, Serge Bauville. L’inauguration sous la présidence de Didier Morin, maire par intérim et Roger Aveneau, conseiller général, eu lieu le 9 Novembre à l’heure où 20 ans auparavant Charles de Gaulle s’écroulait devant sa partie de réussite qu’il faisait chaque soir en attendant les actualités nationales à la TV. Il bruinait avenue GuyMocquet entre la Mairie où les façades étaient éclairées des couleurs tricolores. L’un de ses participants à cette inauguration se rémémorait alors ce 10 Novembre 1970, ce jour là où la France apprit la disparition de son grand homme et où des milliers de parisiens s’étaient retrouvés spontanément avenue des Champs Elysées pour remonter vers l’Etoile et déposer une fleur ou une bougie qui formérent une croix de Lorraine à côté de la tombe du Soldat Inconnu. « Il pleuvait ce soir là comme aujourd’hui, et le silence était impressionnant ».  

     

    Enfin, la ville avait inauguré le 22 Novembre 1990 le square Charles de Gaulle en présence de Charles Pasqua, alors Président du Conseil Général des Hauts de Seine, Jean François Treyssac, le sous préfet médiatique d’Antony, André Santini, le député tout autant médiatique, Didier Morin, maire par intérim. Une cérémonie simple suivie par un public très nombreux : Chant des Partisans interprêté par l’Ecole de Musique, extraits de ses discours, discours de Didier Morin et de Charles Pasqua, plaque dévoilée et Marseillaise. Occasion de rappeler ce qu’était alors le gaullisme : « On se réclame de lui parce que le gaullisme a bien été antérieur à lui et pace qu’il lui survit. Le gaullisme c’est lorsque tout paraît perdu et inéluctable. On voit quelqu’un s’élever, refuser la défaite et réagir ».

     

    Depuis, la section RPR puis UMP s’est toujours réuni devant la stèle apposée sur la façade de l’école primaire Marceau pour déposer une gerbe le 9 Novembre et surtout le 18 Juin de chaque année. « C’est la cérémonie du cœur » pour Isabelle Debré, sénateur de Vanves qui déclarait lors d’un 18 Juin voilà deux ans : « Le 18 Juin, une voix s’élevait sur les ondes de la BBC. Le Général de Gaulle appelait la France à dire non…cette voie forte, presque inconnue à l’époque, résonne encore, non seulement dans le cœur de tous les français, mais aussi dans celui de tous ceux qui, dans le monde, disent non à ce qui leur paraît inacceptable, quelles que soient les difficultés à venir. L’histoire de notre peuple est ainsi marquée par des événements qui symbolisent aux yeux de tous, la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ainsi au-delà des querelles partisanes, les français se retrouvent ils souvent réunis autour de symboles puissants, qui portent loin la voix de notre vieux pays…C’est parce qu’il s’exprimait, porteur de ces valeurs propres à notre peuple, refus de se soumettre, courage devant l’adversité, qu’il a été entendu et respecté…Il est donc important que nous nous retrouvions ensemble, avec simplicité et sincérité pour commémorer cet événement. Il est de notre devoir de transmettre à nos enfants, et aux enfants de nos enfants, les valeurs auxquelles nous devons d’être ici librement, au sein d’une démocratie vivante et généreuse. A nous de leur apprendre qu’on peut toujours refuser l’inacceptable, affronter les difficultés, sacrifier son confort et sa tranquillité quand il s’agit de l’essentiel ».