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MEMOIRE ET SOUVENIRS - Page 73

  • VANVES ET LA LIBERATION : RETOUR SUR UN 66éme ANNIVERSAIRE ET DEUX FAITS HISTORIQUES

    A l’occasion du 66éme anniversaire de la libération de Paris…et de Vanves, célébré dans notre commune mercredi en fin d’après-midi,  Vanves Au Quotidien revient sur deux événements qui ont marqué cette période : Le premier s’est déroulé place de l’Insurrection le 20 Août 1944 et il est à l’origine de ce nom donné à ce carrefour à la demande des communistes qui dirigeaient alors notre commune. Le second est bien sûr ce 25 Août qui était un vendredi ensoleillée. Le premier qui était jusqu’à ces dernières années célébrés surtout par la municipalité communiste et les anciens combattants de Malakoff, ne l’est plus. Le second est toujours marqué par un dépôt de gerbe au monument aux morts, comme ce fut le cas Mercredi dernier à 18H30. Le petit monde politique de notre ville en profite pour faire sa Rentrée, malgré beaucoup d’absents qui profitent des derniers jours de vacances. André Santini, Bernard Gauducheau, Isabelle Debré étaient présents avec quelques adjoints et élus dont Laurent Lacomére, David Mahé, Lucille Schmid (verts) qui s’en revenait de Nantes où s’est déroulé le week-end dernier l’université des Verts-Europe Ecologie, et du nouveau commissaire de Vanves : Camille Chaize qui est sorti Major de sa promotion de l’ENSP.

    Cette cérémonie a été très simple comme d’habitude, sans discours, avec dépôt de gerbe, sonnerie aux morts, minute de reccueillement, Marseillaise  et interprétation de la marche de la 2me DB dont certains participants  chantaient les paroles. Comme cette retraité qui était à Paris ce jour, sur les Champs Elysées, pour voir le Général de Gaulle et participer à la liesse populaire. « Mais voilà, il y a eu des coups de feu sur la place de la Concorde, puis le long de la rue de Rivoli. On a essayé de traverser le parc des Tuileries, mais il a fallu ramper par terre, parce qu’il y avait des tireurs dans les arbres. Toute ma robe blanche était maculée de terre » racontait elle à la fin de cérémonie. Lorsque je suis rentré chez moi, j’ai pris une gifle par mère pour être sortie. Et lorsque j’ai dit que c’était pour voir le Général de Gaulle, j’en ai pris une seconde… Plus tard, elle n’aimait pas que je lui rappelle ce souvenir ».    

     

    LA PLACE DE L’INSURRECTION : POURQUOI ?

    Les anniversaires de la libération de Vanves (et de Paris) donne l’occasion de rappeler l’événement dramatique qui s’est déroulé le 20 Août 1944 à Vanves et qui  a donné son nom au carrefour de l’Insurrection à la demande des communistes qui dirigeaient alors la ville de Vanves. La trêve demandée par les allemands le 20 Août à 14H n’avait pas été respectée à Vanves en raison de deux drames. Le premier s’était déroulé le 20 Août ou le lendemain au Clos Montholon : deux tractions occupées par des résistants avaient croisé une colonne de camions allemands. La fusillade fut dramatique : 5 allemands et 4 résistants furent tués et 10 civils blessés. « Ce fut un véritable massacre » racontait une mercière qui avait assisté au drame de sa fenêtre au 3éme étage d’un immeuble.  « Les allemands tiraient sur les résistants mais aussi sur les passants et même ceux qui regardaient à leur fenêtre. Il y avait des flaques de sang sur une centaine de mètres ». Selon le témoignage de Louis Kerautret (Maire de Vanves), à la suite de ces échanges de coups de feu, « les premières ambulances arrivent. Des blessés sont étendus à terre, une infirmière leur donne les premiers soins. Une camionnette à bord de laquelle se trouvent 2 FTP, Gabriel Crié et Marcel Guittet stoppe. Les deux hommes chargent dans leur véhicule l’un des blessés qu’ils proposent de conduire chez un médecin, le docteur Gillet, avenue Marcel Martinie. Ils n’y parviendront pas. Au carrefour de l’Insurrection, des SS postés dans un blindé, assurent la protection des allemands en fuite. En voyant la camionnette dont le capot est orné d’un drapeau tricolore, ils tirent à la mitrailleuse. Gabriel Crié et Marcel  Guittet sont tués et le véhicule incontrôlé ira s’écraser contre un arbre ». Seul Emile Beauchamps, le blessé qu’ils transportaient, véritable miraculé en a réchappé grâce à l’intervention du docteur Gillet qui l’aurait alors transporté dans son cabinet, contre l’avis de ses habitants qui craignaient des représailles. Il lui aurait prodigué les premiers soins en attendant l’ambulance qui l’a transporté à Corentin Celton. Témoignage confirmé par Louis Kerautret qui indique alors que « deux heures plus tard, le blessé qu’ils convoyaient sera retrouvé et conduit à l’hôpital où il sera sauvé ».

     

    UN 25 AOUT 1944 A VANVES : UN  VENDREDI ENSOLEILLE 

    C’était un vendredi ensoleillé. Tous les immeubles étaient pavoisés de drapeaux : « On vit alors un spectacle étonnant. De chaque fenêtre surgissait comme par miracle, un drapeau tricolore. Tout Vanves était « Bleu, Blanc, Rouge » racontait alors un témoin. Beaucoup d’habitants se précipitaient aux portes de Paris pour voir les chars américains et français. Le tambour municipal Dumez passa dans les rues pour annoncer une cérémonie des couleurs à 15H. « Tout Vanves était là. Les couleurs furent hissées à un mat fixé devant la mairie sous les applaudissements de la foule qui entonna la Marseillaise. Les cloches des églises sonnèrent à toute volée. Le nouveau maire A.Pallegeay qui portait un brassard FFI a prit la parole. La marseillaise fut de nouveau chantée. Puis la foule se rendit au cimetière pour un hommage aux morts. Plusieurs salves de fusils ont été tirées. Enfin, un coussin de fleurs fut déposé devant le monument aux morts » racontait Mme Lemonnier dans son journal. « C’était épique » constatait Pierre Panetier. Un concert a été donné par l’Harmonie Municipale en fin d’après-midi devant le commissariat. Mais le répit fut de courte durée : des bombes incendiaires envoyées sur Paris la seconde nuit de liberté ont terrorisé plus d’un vanvéen qui retrouvèrent le chemin de la cave. « Nous étions dans le parc Falret avec quelques camarades pour fêter l’événement » ajoutait-il.

  • IMPRESSIONS DE VOYAGE D’UN SENATEUR DE VANVES A LONDRES

    Isabelle Debré, Sénateur de Vanves et des Hauts de Seine, donne ses impressions de voyage à Londres avec le Président de la République, à l’occasion du 70éme anniversaire de l’Appel du Général de Gaulle

     

    Vanves au Quotidien- Comment s’est déroule votre déplacement à Londres avec le président de la République ?

    Isabelle Debré : « C’est un grand honneur de pouvoir faire partie de cette grande délégation. Et les cérémonies étaient très émouvantes avec les discours de David Cameron et Nicolas Sarkozy. Nous avons utilisé l’Eurostar pour nous rendre à Londres alors que le chef de l’Etat a pris l’avion. Tout a été organisé par le Ministère de la Défense, la Fondation Charles de Gaulle, avec de nombreux anciens résistants et compagnons de la Libération qui formaient une très grande délégation, certains d’entre eux ont été décorés par le Président, et bien sûr des personnalités altoséquanais comme Patrick Ollier, Frédéric Lefebvre Evidemment, nous n’avons pas pu saluer le Prince Charles, ni déjeuner au 10 Dowing Street.

    VAQ – Qu’avez-vous retenu dans les déclarations du Président et du Premier Ministre ?

    I.D. : « Le passé nous sert à nous tourner vers l’avenir » est la phrase que je retiens des discours de Nicolas Sarkozy et de David Cameron. Ils ont parlé du passé, mais avec une vision pour l’avenir, c'est-à-dire l’entente entre les deux peuples français et britannique, le fait qu’aujourd’hui nous devons travailler la main dans la main dans l’Union Européenne. David Cameron a salué le travail de Nicolas Sarkozy en ne cachant pas qu’il avait envie de travailler avec lui. Et je peux vous dire que c’est réciproque

  • UN CERTAIN 18 JUIN 2010 A VANVES : LANCEMENT DE LA BRANCHE 92 DU CHÊNE, INCARNATION DU GAULLISME SOCIAL

    La ville de Vanves avait bien fait les choses pour ce 70éme anniversaire de l’Appel du Général de Gaulle. Le monument aux Morts avait été fleuri aux couleurs tricolores durant l’après midi et un portrait du Général de Gaulle avec son uniforme du temps de Londres avait été posé devant le pupitre. Bernard Gauducheau (NC) qui revenait du Conseil Régional où il a siégé deux jours, et Isabelle Debré (UMP) de Londres où elle était dans la délégation accompagnant le président de la République – Arrivée à 17H15 à la gare du Nord, elle était à 17H56 à Vanves grâce à Charles Kaazan, conseriller municipal UMP, qui lui a fait chevauché sa moto à travers les rues de Paris et le Périph pour être à temps devant la mairie – ont présidé la cérémonie à laquelle ont assisté beaucoup plus de vanvéens qu’à l’habitude, avec la présence de Guy Janvier (PS), conseiller général et même d’un Vert qui se font plutôt rare dans ce genre de cérémonie, en la personne de Claire Papy.

    Isabelle Debré a lu l’appel du Général de Gaulle à la BBC. Et généralement c’étaient les seules paroles entendues ce jour là pour cette cérémonie. Mais voilà, en cet anniversaire exceptionnel, Bernard Gauducheau, maire, a tenu à faire un  discours pour « cette cérémonie dont on a changé l’ordinaire » : « Vanves se remémore le temps le temps où la France a su être le capitaine de son âme ! ». Il a rappelé le souvenir de vanvéens qui ont raconté des souvenirs de cette période  comme Jacques Derny qui a subi un bombardement le 3 Juin à l’école Gambetta et Gaston Marillier qui a tenu un journal, témoin du désarroi des français et des vanvéens de cette époque. Et il a bien sûr évoqué l’Appel du Général : « Jamais il ne fut aussi grand et aussi seul ! »… « Ce discours incarne le patriotisme ». Il a ensuite déposé avec Isabelle Debré une Croix de Lorraine fleurie devant le monument aux morts. Après la sonnerie aux Morts, la minute de silence, la Marseillaise, le Chant des Partisans a clôturé cette cérémonie.

    Mais ce n’était pas fini, car l’UMP a organisé une cérémonie au square Marceau devant la stéle du Général de Gaulle en présence de Jean Pierre Schosteck, député maire UMP de châtillon. Un dîner a suivi à l’école Marceau comme c’est la tradition maintenant, préparé et servi par l’équipe d’Adeline Voisine. Occasion pour Isabelle Debré de lancer officiellement le Chêne 92, c'est-à-dire la branche altoséquanaise de ce club politique créé par Michéle Alliot Marie qui a su fédérer 120 parlementaires. « Cela n’a rien à voir avec Villepin » - qui lance son mouvement politique aujourd’hui – « car on n’est ni contre, ni pour. C’est notre conviction, notre engagement, notre loyauté qui nous conduit » a expliqué Isabelle Debré qui a raconté comment elle avait présenté cette initiative à la Garde des Sceaux dont elle est une fidéle et proposé Julien Gazel, jeune conseiller municipal UMP comme chargé de mission, alors qu’il avait déjà adhéré au Chêne : « C’est un grand honneur pour une lourde tâche. Il s’agit de remettre à l’ordre du jour nos idées. Il y a 70 ans, des gens ont quitté le territoire pour faire don de leur personne à la France. C’est symbolique pour ce lancement ! » a-t-il déclaré.