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MEMOIRE ET SOUVENIRS

  • UNE PETITION POUR QU’UN LIEU PUBLIC A VANVES PORTE LE NOM DE GUY JANVIER

    Plusieurs vanvéens  ont pris l’initiative de lancer une pétition pour qu’un lieu public de Vanves porte le nom de Guy Janvier dont des anciens élus,  Claudine Charfe, ancienne maire-adjoint à la jeunesse, Marie-France Popot, ancienne conseillère municipale chargée de la petite-enfance, Renaud Paul,  ancien conseiller municipal chargé de la prévention, avec Françoise Camet, Jean- Marc Portolano et Line Janvier (cofondateurs avec Guy Janvier de l’association Clap Citizen Cannes du Prix de la Citoyenneté ), Martine et Patrick Delouvin, responsables d’association, Richard Broda, psychiatre à Vanves, Catherine Morhange, présidente d’association…  en rappelant que le 2 juin dernier, le Conseil municipal avait rejeté un vœu déposé Cécile Soubelet (PS), au nom du groupe des élus de gauche, écologistes et citoyens  proposant simplement d’engager une réflexion et une concertation afin qu’un lieu public puisse porter le nom de Guy Janvier. « Nous estimons que cette réflexion mérite d’être menée » considérent les auteurs de cette pétition.

    «Lors de l’hommage qui lui a été rendu en février 2024, plus de 500 personnes étaient réunies pour saluer son parcours et son action au service de Vanves. Au-delà des sensibilités politiques, beaucoup ont alors témoigné du respect et de l’estime qu’ils lui portaient» constatent ils en rappelant que « Guy Janvier a consacré une grande partie de sa vie au service des Vanvéens.. Conseiller municipal durant plus de vingt ans, conseiller général des Hauts-de-Seine et maire de Vanves de 1995 à 2001, «il a marqué notre commune par son engagement, sa proximité avec les habitants et son attachement aux valeurs de solidarité, de justice sociale et de service public ».

    «Notre ville a déjà choisi d’honorer plusieurs de ses anciens maires en donnant leur nom à des lieux emblématiques (Frédéric Pic, Etienne Jarousse, André Roche…). Cette tradition républicaine participe à la transmission de notre histoire locale et à la reconnaissance de celles et ceux qui ont contribué à construire Vanves. C’est pourquoi nous demandons à la municipalité d’engager, d’ici la fin de l’année 2026, une concertation associant les élus, les habitants et la famille de Guy Janvier afin d’identifier le lieu le plus approprié pour rendre durablement hommage à son engagement au service de Vanves » concluaient ils. «Il est important de faire vivre dans l’espace public la mémoire de celles et ceux qui ont contribué à construire l’histoire de Vanves » soulignait Cécile Soubelet dans son vœu que la majorité n’a pas voté.

  • A VANVES UN WEEK-END TRES REPUBICAIN

    C’est sous un soleil resplendissant que de nombreux vanvéens en ce 8 mai 2026, ont rendus hommage à tous ceux qui se sont battus pour notre liberté, et particulièrement les 172 vanvéens morts pour la France, sur cette place de la République devant ce monument aux morts avec sa sculpture symbolisant la flamme de la Résistance.  Une cérémonie de commémoration placée sous le signe du devoir de mémoire, de la transmission et de la paix comme l’a rappelé Bernard Gauducheau, entouré de la Municipalité, des conseillers municipaux, des associations d’anciens combattants, des Sapeurs Pompiers de Paris, d’autorités militaires et policiéres etc….

    Elle a débuté par un temps de prière afin d‘honorer nos morts pour la France célébré par le pére-curé de Vanves, Xavier Schelker qui constata que, depuis 5 ans qu’il la préside « malheureusement le monde est de plus en plus en guerre » demandant à l’assistance de « prier Dieu d’accorder la paix à tous ces peuples qui en ont besoin » et à ces trois militaires français tués au Liban ces dernières semaines  dont le sergent-chef Florian Montorio le caporal-chef Anicet Girardin,

    . Il a terminé en faisant chanter l’assistance, une « antienne nationale », acclamation religieuse, en latin, comme il est de coutume à la fin des « messes pour la France »: « Domine salvam fac Galliam, et exaudi nos in die qua invocaverumus Te » qui se traduit par « Seigneur sauve la France et exauce-nous en ce jour où nous Te prions », puis il fit sonner les cloches et bénit les drapeaux qui sortirent sur la place de la République.

    La cérémonie se déroula ensuite, comme à l’habitude, avec levée des couleurs par Paul Guillaud, président de l’UNC, lecture du message de la Ministre des Armées et de la Ministre délégué aux anciens combattants par Sandrine Bourg, conseillère départementale, lecture d’un poéme de Daniel Frelaut « Jour de fête » par deux membres du conseil des seniors, Daniéle Leclere et Bernadette Coillot, discours du Maire Berrnad Gaudcheau, dépôts de gerbes des différentes autorités toujours accompagnées par un jeune, sonnerie aux morts, minute de silence, Marseillaise et la Marche de la 2eDB interprêté par des jeunes du conservatoire, remise de décoration …

    « Ce 8 mai, nous avons rendu hommage à celles et ceux qui se sont battus pour notre liberté et célébré ensemble la victoire de la paix sur la barbarie. À Vanves, cette cérémonie de commémoration nous rappelle combien le devoir de mémoire est essentiel pour transmettre aux générations futures les valeurs de courage, de solidarité et de fraternité » a déclaré Bernard Gauducheau en rendant hommage à ses 172 vanvéens dont « le destin et la vie ont été interrompus, dont le courage nous touche car à un moment de leur vie, ils ont été confronté  à un choix. Et ils ont décidé de ne pas se résigner. Nous leur devons fidélité ». Mais voilà, « la liberté qu’ils nous ont donné, n’est pas définitive. Si nous regardons le monde, on ne peut que ressentir une certaine inquiétude ». Ainsi à ses yeux, à la veille de la Journée de l’Europe du 9 mai, « cette commémoration prend également une dimension particulière : celle d’une Europe construite pour garantir la paix, l’unité et la coopération entre les peuples » Un dépôt de gerbe et l’Hymne à l’Europe ont clôturé cette cérémonie.

    La veille, le Théâtre de Vanves avait accueilli le traditionnel concert de la Musique des gardiens de la paix à destination de 270 élèves des classes de CM1 et CM2 de Cabourg, Fourestier, Gambetta et Parc de vivre une véritable découverte musicale autour des instruments et de la batterie-fanfare, dans une ambiance à la fois pédagogique et interactive, grâce à un partenariat, entre la Ville de Vanves et la Musique des gardiens de la paix. Grâce aux échanges avec le tambour-major, les élèves ont pu participer activement au concert en répondant à des questions autour de la musique, des instruments et du rôle de chacun au sein de l’orchestre..

  • LE 8 MAI, VANVES CELEBRE LA FËTE DE LA VICTOIRE ET LA FETE DE LA PAIX

    « Célébrer le 8 mai 1945, c’est situer la mémoire dans le présent, mais aussi dans l’avenir pour nos jeunes générations ; pour les aider à se comporter en humains responsables, dans le respect de cette Paix chèrement acquise » déclarait Paul Guillaud, président de l’UNC, lors d’une cérémonie célébrant la victoire du 8 Mai 1945 qui se déroule depuis le 8 Mai 2007 place de la République après des travaux de réaménagement et l’édification d’un monument aux morts.

    Plusieurs lieux à Vanves rappellent le souvenir de ses résistants et combattants : Des rues qui portent les noms de  Guy Mocquet, René Sahors, Antoine Fratacci, Ernest Laval, Louis Dardenne, René Coche, Victor Basch, Jacques Jézequel, Antoine Marcheron, Jean Bleuzen, Marcel Martinie, Mary Besseyre, Marcel Yol, Albert Culot et Albert Legris grâce à la municipalité (alors communiste) dirigé par André Pellegeay. Elle les avait attribué entre la fin 1944 et 1947 « afin de rendre hommage à l’héroïque résistances des soldats du peuple russe dans Stalingrad, et perpétuer le souvenir de cette glorieuse résistance ». Une stéle square de l’Insurrection  où ont été inscrit les noms de 139 vanvéens morts en déportation ou fusillés recensés grâce à un travail de bénédictins réalisé par Etienne Rackzymov, maire adjoint de Guy Janvier chargé notamment de la Mémoire  et Josette Sala qui a écrit un livre sur ces vanvéens, avec René Sedes « Ils voulaient simplement ne pas vivre à genoux »

    Un travail  de recherche du regretté Jacques Marillier avait permis d’avoir plusieurs éléments chiffrés sur des vanvéens morts pendant cette Seconde Guerre mondiale dont aucun monument ne rend hommage : Les 43 combattants vanvéens au cours de la campagne de France (de sept 1939 à juin 1940) et les 24 décédés suite à ces combats. Les 15 victimes des bombardements allemands du 3 juin 1940 qui avaient lâchés 24 bombes. Les 8 tués dans les combats de la libération… Soit un total de 172 victimes vanvéennes entre 1939 et 1945.

    Sans parler du travail de solidarité de la mairie de l’époque de l’occupation qui avait envoyé entre 1941 et 1943, 3103 colis gratuits, 3410 semi-gratuits, 10.144 colis payants aux prisonniers (Source : Brochure de Louis Kerautret « mon activité sous l’occupation » ).

    Enfin, si environ 400 vanvéens avaient été requis au STO, 86 réfractaires avaient pu y échapper grâce à la municipalité de l’époque