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EVENEMENT - Page 12

  • RASSEMBLEMENT DEVANT LA MAIRIE DE VANVES CONTRE LES VIOLENCES URBAINES ET LES AGRESSIONS D’ELUS

    De nombreuses maires ont répondu l’appel de David Lisnard, président de l’Association des Mairs de France, d’organiser des rassemblements devant leur hôtel de ville, comme à Vanves hier à Midi, à la suite de l’agression de la famillle du maire de l’Hay Les Roses (94), Vincent Jeanbrun par ailleurs président de la majorité régionale au Conseil Régional qui côtoie le maire de Vanves. Cette agression a changé la donne :  «Nous faisons face à un cycle inouï de violences, que rien ne peut justifier et qui trahit cette légitime émotion en la transformant en une délinquance de droit commun» a dénoncé le maire de Cannes David Lisnard,

    Beaucoup de vanvéens se sont rassemblés devant le perron de la maire où est apparu  à 12H pile, le maire Bernard Gauducheau, entouré de Kevin Coster, Xavier Lemaire, Anne Caroline Cahen,  Pascal Vertanessian, Xaviére Martin,  Bernard Roche, Christine Vlavianos,  maissans faire sonner desiréne . « Notre commune a été touchée dès le premier jour, avec la municipalité, nos agents communaux ainsi que nos forces de police et de secours nous œuvrons à ce que nos administrés soient protégés » Même si elle l’a été dans une moindre mesure par rapport à d’autres.  «Volontairement, on n’a pas communiqué, pour éviter d’ajouter de l’huile sur le feu» a-t-il précisé.

     Et il a lu le message de l’AMF

    «Nous refusons que notre pays continue de sombrer dans le chaos. Nous refusons de regarder passivement les mairies brûler, les magasins pillés, des domiciles de maires attaqués, tous les Français victimes d’actes injustifiables de dégradations et de violences. Malheureusement, cette situation ne nous surprend pas et les maires de France alertent depuis des années sur la dégradation de notre société. Il faudra en tirer le moment venu toutes les conclusions en termes de politiques publiques nationales.

    En attendant, nous enjoignons l’Etat, qui a la responsabilité du maintien de l’ordre et dont la vocation est de protéger la société, de rétablir la sécurité par tous les moyens opérationnels et en droit dont il dispose.

    La mort d’un jeune homme tué à Nanterre mardi dernier a soulevé une grande émotion. La justice s’est saisie le jour même de l’affaire et a ouvert une enquête.

    Depuis cette date, partout sur le territoire national, nous faisons face à un cycle inouï de violences, que rien ne peut justifier et qui trahit cette légitime émotion en la transformant en une délinquance de droit commun.

    Malgré l’intervention des forces de l’ordre et des pompiers, des familles sont mises en danger et doivent être évacuées. Leurs biens personnels sont détruits. Des commerces et des entreprises voient leurs locaux pillés et incendiés. Des maires sont menacés, injuriés ou frappés. Les bâtiments communaux sont saccagés.

    Ces actes de violence d’une minorité sont inacceptables et pénalisent en premier lieu l’ensemble des habitants.

    Par la dégradation des bâtiments publics, ils empêchent les services publics de fonctionner au service de la population.

    Par les destructions d’écoles et de bibliothèque, ils sabordent les outils d’accès à la connaissance, à l’éducation et à la culture, donc à l’égalité des chances.

    Par l’effet délétère des images et des réseaux, ils renforcent la stigmatisation des quartiers et des autres habitants.

    Par les violences contre les élus, ils attaquent le cœur de notre démocratie. Cette dérive des comportements n’a aucune issue et ne fera qu’aggraver les difficultés que leurs auteurs prétendent dénoncer. La violence n’est jamais une solution.

    Les maires sont profondément attachés à l’unité et à la cohésion de notre pays : ils y contribuent chaque jour en agissant au plus près des citoyens. Ils observent avec consternation le déchaînement de violence qu’impose au pays une minorité agissante. Mais, ils ne s’y résignent pas et sont résolus à s’y opposer.

    Les Maires de France appellent donc d’abord l’Etat à rétablir l’ordre républicain : c’est sa responsabilité pleine et entière. Il ne peut y avoir de justice sans ordre.

    Les maires de France appellent ensuite à une mobilisation civique de la société pour le respect de la République et de la France. Chacun doit y prendre sa part sans la responsabilité et le calme pour que le dialogue puisse reprendre.

     A nous, maires, il appartiendra de tirer lucidement les leçons de cette crise, d’en décortiquer les ressorts profonds, de retisser les liens brutalement rompus et inlassablement de construire la cohésion dont notre Nation a tant besoin. Vive la République, vive la France »

  • APRES LA MORT DE NAHEL A NANTERRE, NUITS D’EMEUTES MEME A VANVES SUR LE PLATEAU

    «L’appel au calme» du président Emmanuel Macron  - qui a parlé de «l’émotion de toute la nation» - n’aura pas suffi à éteindre «la colère des jeunes qui s’est au contraire «propagée de la capitale à la province» mercredi soir, à la suite de la mort d’un adolescent tué par un policier après un refus d’obtempérer mardi matin. Une «situation électrique qui fait resurgir le spectre des émeutes de 2005» notait les média,  un conseiller de l’exécutif, s’inquiétant de «voir des mouvements se structurer sur les réseaux sociaux» autour de l’affaire : «il y a tous les ingrédients pour que cela pète potentiellement».  Et cela a été le cas dans de nombreuses communes des Hauts de Seine comme Asnières, Clichy, Colombes, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne, Rueil-Malmaison, Suresnes, Boulogne-Billancourt, Bourg-la-Reine, Clamart, Montrouge, Bagneux, Malakoff ou encore Vanves, alors que cela n’a pas été le cas en 2005 après la mort de deux jeunes poursuivis par la police en Seine Saint Denis

    Le Plateau, mercredi  soir, a été le centre du soulèvements de quelques individus avec tirs de mortiers, feux d’artifices qui se sont entendus jusqu’au centre ancien-saint Remy,  certains habitants croyants même  que les émeutiers étaient place de la Répubique. Ils ont brulé des poubelles, cassés des caméras de vidéoprotection, des vitrines de la boulangerie rue Sadi Carnot, du poste de police, s’en sont pris à des abris bs…Du jamais vu à Vanves dont les photos circulaient sur les réseau sociaux dés jeudi matin. D’autant plus qu’il est très rare que de tels événements aient pris une telle ampleur même si à Vanves, les attroupements, les tirs de mortiers, les feux d’artifices sont récurrents en été sur le plateau  «Mettre le feu à une poubelle qui risque de mettre le feu à la boulangerie et aux habitations voisines ne fera pas revenir Nahel! Pas plus que de s'attaquer à une mairie, une crèche, un centre de loisirs, une nouvelle ligne de tramway! Ce sont les personnes les plus modestes qui vont souffrir de ces manques de service! Nahel ne mérite pas un tel traitement et n'aurait pas souhaité être responsable ces dégradations» soulignait Jacqueline Fernand-Détrie sur facebook.  « Mais ça me dégoute ! A quoi ça leur sert de faire ça ? ! » ajoutait Tiphaine Hub. Mais aucunes réactions de la mairie pour l’instant, alors que la municipalité réagit généralement à la suite de tels événements. En tous les cas, dés poltron minet, jeudi, les services de GPSO et de la ville, avaient tout nettoyé.

    Cette affaire a vite pris un tour politique, même si Patrick Jarry maire de Nanterre, «choqué» par la vidéo du drame avait «appelé chacun et chacune à la retenue et à la dignité, malgré l’émotion légitime suscitée par ce drame » : «Arrêtons cette spirale destructive, cette spirale de violence qui, au final, ne se retourne que contre les quartiers, les équipements, ceux qui y vivent, y travaillent, y étudient » ajoutait il. Des maires franciliens demandaient l’application du couvre-feu, et même de l’Etat d’urgence. Des vanvéens qui ont l’habitude de prendre le 189 pour aller à Clamart ou à Meudon La Forêt, ont pu voir les rames du tramway T6 incendiés, bloquant son service pour longtemps, car des caténaires ont été brulés.  «Tout ce qui est en train de se passer en ce moment, les commissariats de police municipale, les mairies de quartier brûlées, les centres sociaux brûlés, les écoles brûlées, les bus brûlés, les tramways brûlés… Tout ça c’est des millions d’euros de service public partis en fumée. C’est des millions d’euros de service public des quartiers populaires partis en fumée, c’est irresponsable, c’est coupable et il faut que ça s’arrête» déclarait Valérie Pécresse président de la région qui  «recommandait à la préfecture de police d’arrêter toutes les lignes  de bus, de tram…jeudi là où il y a eu des violences». Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin annonçait pour jeudi soir la mobilisation de 40 000 forces de l’orddre sur l’hexagone dont 5000 à Paris, en prévenant : «Ce (jeudi) soir, des interpellations seront faites dès que nous constaterons que des personnes veulent s'en prendre à des bâtiments publics, des policiers, des gendarmes, des élus municipaux». Et même à Vanves.

  • VANVES EST AUX PORTES DE L’AVIATION AVEC L’HELIPORT D’ISSY LES MOULINEAUX MENACE DE FERMETURE

    Le Salon international de l’aviation au Bourget  qui se déroule cette semaine, est l’occasion de rappeler que Vanves est à deux pas du berceau de l’aviation, avec cet héliport d’Issy les Moulineaux : Un ex-champ de manœuvre devenu la Plaine Vaugirard lorsque Paris a acheté et non annexé comme aiment bien le raconter les élus isséens, ce bout d’Issy où Farman a réussit le premier vol en circuit fermé de 1 km… et où maintenant des vanvéens viennent profiter de l’Aquaboulevard avec ces cinémas, de sa plaine sportive, ou de son parc Suzanne Lenglen  pour courir ou jouer au tennis. 

    L’héliport actuel n’est qu’un avatar de ce qui s’est passé sur ce vaste champ de manœuvre utilisé au début du XXéme siécle par les pionniers de l’aviation qui expliquent la présence des ailes dans les armoiries de la commune d’Issy les Moulineaux. Les « faucheurs de marguerites » l’avaient choisi, entre 1906 et 1924 pour faire leurs essais. Henry Farman réussit le 13 Janvier 1908, le premier kilométre en circuit fermé sur ce terrain qui a vu, par la suite, le premier courrier de France relier Issy à Deauville en 1911 sans compter les départs et les arrivées de nombreux raids. Les constrcteurs comme les Fréres Voisins, ne s’étaient pas trompés en installant leurs hangars le long de ce champ de manœuvre et de la rue Guynemer, occupés par la suite par des industriels comme Valéo ou Thomson jusqu’aux années 1980/90, avant que ne s’installant les immeubles de bureaux séparés par la rue du Colonel Avia d’HLM de la Ville de Paris, de l’Aquaboulevard et de l’hôtel. 

    L’époque glorieuse de ce terrain envahi par les parisiens les jours de de grandes compétition, prit fin avec la guerre 1914-18, redevant un champ de manœuvre dont les responsables de la ville de Paris s’étaient rendu compte de son importance stratégique. Ils l’achetèrent à la ville d’Issy les Moulineaux contrairement à ce que ses élus ont essayé de faire croire en parlant d’annexion, car ils jouaient sur les mots et les dates.

    Peut être grâce à cela, les vanvéens comme les isséens l’ont échappé belle, car ils auraient peut être connu les affres des riverains d’Orly et de Roissy. Car ce terrain a suscité de nombreux projets entre les deux guerres : Le publiciste Jean-Abel Lefranc avait imaginé un aéroport international qui a été vite abandonné grâce aux progrès rapides de l’aviation, puis éclipsé par des projets de villes futuristes. Les architectes Faurre-Dujanic et Henri Losier ont proposé de construire une tour de 2000 m de haut, une sorte de colonne de 240 m de diamétre au sol et de 40 m au sommet supportant 3 plates-formes tronçoniques de taille décroissante. Leur collégue L.J Madeline et un groupe d’industriels de l’acier proposéront  le plan d’un gigantesque parc des expositioons avec une toiture de 12 ha sur laquelle auraient pu atterrir des avions. Preuve que le projet de la Tour Triangle, le long de l’avenue Ernest Renan entre les deux parties du parc des Expositions de la porte de Versailles n’est pas le premier sorti de l’imagination fertile des architectes.

    Mais revenons à l’histoire de l’aviation, car le 18 Avril 1924, le premier véritable vol et record en hélicoptère a été réalisé sur ce terrain par l’Italien Raoul Peturas Pescura, marquis de Casteluccio qui a élevé son appareil de 736 m. Quelques années plus tard, un héliport faisait son apparition grâce à la compagnie belge « Sabena » qui a tenté d’exploiter une ligne régulière entre Paris et Beruxelles, mais sans succés. De nombreuses années plus tard, cet héliport était surtout utlisé par l’armée, le Glam pour le transport des personnalités. Rappelez-vous la photo du Général de Gaulle en 1968 dans cet héliport partant pour Baden-Baden, ou du pape Jean Paul II que sont venus applaudir des isséens et des vanvéens lors de sa première visite en France en 1980 lorsqu’il rejoignait le Bourget pour une grande messe en plein air avant de revenir au Séminaire Saint Sulpice d’Issy Les Moulineaux.

    Mais depuis l’arrivée des socialistes à la tête de la mairie de Paris cet héliport est menacé de fermeture partielle. Ses 7 hectares appartenant à la mairie de Paris et exploité par le groupe Aéroports de Paris (ADP) fait  l’objet d’une concession qui touche à sa fin en 2024 et la Ville de Paris ne souhaite pas la renouveler car il engangre d’importantes nuisances sonores. Elle a le projet de la création « d'une cité fertile qui sera un démonstrateur et un lieu d'expérimentation d'une ville durable et agricole », Mais elle se heurte à une opposition qui au sein de la commission consultative de l'environnement de l’héliport rassemblant des représentants professionnels, des associations et des représentants d'administrations. «Il est essentiel qu'une région capitale comme la nôtre bénéficie d'une infrastructure aéroportuaire comme l'héliport pour des missions de service public comme l'acheminement des secours, mais aussi pour répondre à des besoins régaliens en situation de crise» affirmait on du côté d'Issy-les-Moulineaux en expliquant que le trafic aérien a déjà considérablement diminué. « En 1989, il y avait 32.000 mouvements (atterrissage et décollage) par an sur l'héliport. Aujourd'hui nous ne sommes plus qu'à 10.000 ». Son maire a d’ailleurs marqué un point en obtenant en 2022 le soutien de la préfecture de Région pour son maintien et surtout pour rebaptiser cet héliport du nom du médecin général Valérie André lors de la journée internationale des droits de la femme. 

    Une victoire pour ce «site pionnier de l’aviation». D’autant que « l’affectation initiale de l’héliport est militaire, et l’est toujours en partie aujourd’hui. Et le contexte actuel conforte cette justification »