Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

EVENEMENT - Page 11

  • JUILLET/AOÛT 2003 : VANVES EVITE LE PIRE GRACE A UNE BONNE REACTIVITE (suite et fin)

    Finalement, un bon quadrillage des personnes âgées par les différents services municipaux ou para municipaux, et une bonne réactivité de ses responsables, ont permis d’éviter le pire,durant cet été 2003 caniculaire  comme le racontait Maryse Aonnepel, alors infirmière coordinatrice des services de soins à domicile de l’Institut Lannelongue : « J’ai fait tout d’abord un rappel à nos aides soignantes et à nos infirmières  sur la déshydratation de la personne âgés et le mode d’observation pour savoir la dépister sur la plan médical. J’ai édité d’autre part une petite feuille de route avec des consignes qu’elles pouvaient laisser au domicile des patients. Moyennant quoi, on n’a pas eu de soucis particuliers avec les 46 patients que l’on avait en charge dont 6 étaient en vacances. Un seul d’entre eux a eu un problème d’hypothermie qui n’a pas nécessité une hospitalisation ». Le CCAS constatait un peu plus tard que  « l’action efficace des personnels du réseau santé vanvéen, avait permis de limiter les dommages humains. Des mesures d’attention particulières ont été immédiatement mis en place : achat de brumisateurs, distribution d’eau, incitation des personnes âgées à prendre desdouches, à s’hydrater ».

    « Après les événements dramatiques  de cet été dû à la canicule, il fait rappeler l’importance de renforcer les liens qui nous unissent tant au sein es familles que dans le cadre professionnel, amical, des relations de voisinages, de quartier… les associations constituant l’un des maillons qui assurent la cohésion du tissu social » avait réagi Bernard Gauducheau dans son éditorial du Vanves Infos d’Octobre 2003 qui faisait paraître un article sur « la Croix Rouge contre la canicule » dans lequel Pascal Marrel, alors directeur de l’antenne vanves-Malakoff de la croix Rouge soulignait que « l’action de nos secouristes a apporté un soutien psychologique  important que les autres services de secours n’avaient pas le temps de donner. Au cours de nos interventions, nous essayons toujours de trouver des solutions pour les victimes fragilisées ou démunies ». 

    L’été suivant, Vanves qui s’était associé au plan anti-canicule du département des Hauts de Seine (Vermeil 92) mettait en place un dispositif d’urgence, une veille des personnes isolées, un petit fascicule recensant les risques,  les gestes de prévention et de secours, une équipe au CCAS chargé d’entretenir des liens avec les personnes les plus fragiles et isolées, pouvant même intervenir chez les personnes âgées.  Les aides à domiciles municipales avaient été sensibilisées sur les symptômes nécessitant une alerte médicale. Tout un dispositif qui s’est renforcé au fil des années, des canicules, et qui a été bien utile lors de la crise sanitaire, avec notamment la mise en place d'un réseau municipal de solidarités constitué de bénévoles. 

    Dix ans après, lors d’une brève période de canicule qui avait marqué la seconde quinzaine de Juillet 2023, le maire de Vanves donnait une idée du plan anti-canicule mis en place par la ville depuis maintenant 10 ans, en dressant un bilan sur son blog fin Juillet des deux vagues : Autour des 21 et 22 Juillet puis des 27 et 28 Juillet. «Sur les 249 foyers recensés, 36 foyers ont été évalués très vulnérables et/ou isolés, classés en drapeau rouge et donc ont fait l’objet d’un suivi régulier, 132 foyers ont été évalués fragiles avec le déploiement d’aides et classés en drapeau orange, 57 foyers ont été évalués en bonne forme physique et psychologique et très entourés et classés en drapeau vert, 24 personnes n’ont pas pu être évaluées pour diverses raisons (hospitalisations, vacances, etc.)  », en revenant sur les 6 interventions réalisés le 20 Juillet par l’agent d’astreinte, surtout pour faire boire de l’eau, rafraîchir, réconforter des personnes très âgées et isolées, l’une d’entre elle étant hospitalisée suite à une déshydratation. Et en rappelant que « l’agent canicule et les agents d’astreinte appellent régulièrement toutes les personnes inscrites et leur proposent systématiquement des visites. Dans l’ensemble, les personnes sont très satisfaites du service et vont bien, même si les fortes chaleurs s’avèrent pénibles. En parallèle, le Pôle senior a sollicité leur partenaire Europassistance pour lancer une campagne de prévention canicule avec un message préenregistré et rédigé par leur service (différents conseils et coordonnées d’urgence) auprès des bénéficiaires de la téléalarme ».

    Il n’en reste pas moins que l’opposition municipale et notamment les écologistes avec M.Lipinski, C.Naviaux, B.Goussault avaient signé une tribune dans le Vanves Infos de Septembre avec ce titre : « Assez d’hypocrisie » en constatant que « l’été qui s’achéve aura été révélateur. Nos responsables tiennent de grands discours sur l’environnement, mais ils autorisent les centrales de production d’électricité à rejeter dans les fleuves, des eaux de plus en plus chaudes. Aux poissons de s’adapter ! Ils versent des larmes de crocodiles  sur le délabrement du service public de santé aprés avoir systématiquement restreint les budgets des hôpitaux. Ils expriment leur compassion pour les vieux victimes par milliers de la canicule aprés avoir diminuer le nombre et le montant des APA». Sans l’exprimer clairement, ils mettaient déjà  en exergue, les problématiques qui sont 20 ans après d’actualité,  d’isolement et de de solidarité avec nos ainés, de santé avec le devenir de  l’hôpital, de l’urbanisme et du Climat avec la lutte contre la sécheresse, le déréglement climatique et l’adaptation de nos villes aux canicules.

  • JUILLET/AOÛT 2003 A VANVES : UN ETE CANICULAIRE MAIS PAS MEURTRIER

    Quel contraste à Vanves, entre l’été 2023, frais,  agréable et  souvent humide comme on le constate ces jours-ci, et l’été 2003, voilà 20 ans, caniculaire pendant 3 semaines en Août avec un pic entre les 11 et 14 Août 2003. Elle a permis à Vanves, comme à de nombreuses communes, de mettre en place un plan anti canicule qui s’est affiné au fil de ses 20 années

    La canicule de 2003 reste identifiée comme la vague de chaleur la plus forte qu’a connu la France métropolitaine depuis le début des mesures (1947). Elle est survenue dans un été lui-même exceptionnel : l’été 2003 est encore aujourd’hui l’été le plus chaud qu’a connu la France, devant l’été 2022. Dès juin 2003, une vague de chaleur s’abat sur le sud du pays. En juillet, un second épisode touche la métropole. Début août, le mercure grimpe à nouveau pour atteindre des niveaux de chaleur jamais atteints, sur tout le pays et sur une grande partie de l'Europe Occidentale.La vague de chaleur d’août 2003 a été exceptionnelle par sa durée (deux semaines) entre le 2 août et le 17 août, son intensité et son extension géographique, parmi les 46 vagues de chaleur identifiées entre 1947 et 2023. Début août, la station météo de Paris-Montsouris alertait finalement sur l'accumulation de températures anormalement élevées. La canicule arrivait avec un niveau de durée exceptionnelle. Le 6 Août, on atteignait presque 40°c, les services de santé et les pompiers voyant leur activités augmenter

    Premiers concernés, les seniors commencent à être victimes de malaises ou d'hyperthermie. La situation s'aggrave et ressemble de plus en plus à une crise sanitaire. Les hôpitaux dénoncent l'inactivité du gouvernement, alors que les personnes âgées défilent dans les services d'urgence. Dans les EPHAD, c'est la panique, le système D, tous les linges sont humidifiés et les ventilateurs tournent à plein régime. Cela ne suffira pas. Pour la première fois, un nombre de morts «liées à la chaleur» est publié dans les journaux. Les conseils pour lutter contre la chaleur pullulent. Les corps s'accumulent, l'Institut médico-légal ferme, certains transports sont immobilisés et bientôt, on manque de place pour stocker les cadavres. Des entrepôts de Rungis sont réquisitionnés pour installer les défunts. On compte alors près de 2 000 morts en Île-de-France. À la fin de l'été, ils seront presque 20 000 dans tout le pays. 

    A Vanves, « Certains clients venaient souvent acheter un produit puis revenaient pour un autre afin de profiter de la fraîcheur donnée par les rayons réfrigérés qui climatisaient en quelque sorte notre magasin. Ce qui créait une sorte de convivialité sympathique qui ne coûtaient rien à personne » témoignait Vincent Brossard alors directeur d’Intermarché dans le Journal de Vanves de Septembre 2003, mensuel d’informations locales en donnant quelques chiffres : « La canicule a fait exploser nos ventes de produits qui apportaient un sentiment de fraicheur : fruits (pêches), légumes (melons), surgelés, glaces, boissons non alcoolisées, eaux, soda dont on n’arrivait plus à recharger les rayons. Les ventes d‘eaux minérales ont triplés (+300ù) avec 5000 bouteilles d’eaux minérales vendues en une seule journée ainsi que le rayon atomiseur ». Son collègue de Champion (maintenant Carrefour Market) faisait le même constat. La fréquentation de la piscine municipale qui  avait été quelques semaines auparavant baptisée du nom de Roger Aveneau ancien conseiller général et maire adjoint de Vanves en présence de Kiki Caron, ex-championne de France de Natation, battait des records : 600 entrée sen moyenne par jour durant la première quinzaine d’août, avec une baisse à 250/400 entrées après. Le service des sports veillait à bien arroser la pelouse du terrain d’honneur de football du PMS André Roche. 

    Heureusement, Vanves n’a pas connu d’hécatombes comme certaines villes voisines « même si on a recensé  16  à 17 décès (contre 7 en Juillet) dont certains n’étaient pas liés à la canicule » notamment à la Maison de Retraites Lameroux qui avait vécut une période très dure selon le témoignage de son directeur de l’époque, Christian Jonchery : « On s’en est sorti dans la mesure où nous n’avions  aucun décés dû à la canicule parmi nos 62 résidents sauf 2 qui avaient une pathologie assez lourde et revenaient de l’hôpital. Nous avons eu 6 gros coup de chaleur (40,6°), mais ils s’en sont sorti grâce au personne qui a veillé notamment à bien hydrater les résidents avec l’aide notamment le week-end, de 2 Secouristes de la Croix Rouge ».

    D’ailleurs, cinq secouristes de l’antenne Vanves-Malakoff de la Croix Rouge, avaient été mobilisés entre le 11 et le 17 Août pour soutenir efficacement les pompiers, le SAMU, les hôpitaux, les maisons de retraites dont deux à la Maison de retraites Larmeroux. « Les secouristes ont effectués des rondes toutes les heures pour aider les aides soignantes à faire boire et alimenter les résidents » indiquait Pascal Marrel alors directeur de la délégation local. Il ajoutait que «dés le 9 Août, nous avons fait 10 Interventions dans la journée contre 5 habituellement. Le 11 Août, le pic de chaleur a entrainé une importante augmentation du nombre d’appels de secours. Le SAMU 92 a demandé à la Croix Rouge d’avancer l’ouverture de son réseau de secours pour faire face à la situation. Pendant une semaine, les bénévoles de l’association se sont démenés pour prévenir et soulager les souffrances des victimes de cette catastrophe. Au plus fort de la vaguez de chaleur, la moyenne des interventions était montée à une heure par jour ».   La police a dû intervenir 7 fois pour constater des décès de personnes isolées, sans ou peu de visites entre le 11 et le 14 Août. Les prêtres n’ont pas chômé en célébrant 5 à 6 obsèques par semaine dans la dernière quinzaine d’Août, soit 17 en Août, les Pompes funèbres étant engorgées.

    A SUIVRE….

  • VANVES TOUCHEE DANS UNE MOINDRE MESURE FACE AU LOURD BILAN DES DEGATS EN ILE DE FRANCE

    Comme l’a reconnu le Maire de Vanves, lundi dernier, lors du rassemblement devant l’hôtel de ville, Vanves a été touchée mais  dans une moindre mesure par rapport à d’autres communes - Des vitrines cassées à la boulangerie Sadi Carnot, au poste de police municipale, au kiosque à côté, à la pharmacie de la place du 8 Mai 1945, cambriolage au soleil Levant, incendie de poubelles, caméras de vidéoprotection cassées… - face au bilan des dégâts dressés par les autorités publiques franciliennes de ces 7 nuits de violences urbaines

    C'est une addition à plusieurs millions d'euros qui attend la région IDF après une semaine d'émeutes urbaines qui ont endommagé mairies, commerces et transports. 105 bâtiments publics ont été dégradés ou détruits. 140 communes, soit plus d'une sur dix, ont été concernées par ces violences urbaines. Dans ce total, la région compte 18 mairies centrales ou annexes endommagées, de même que 36 postes de police municipale. À Garges-Lès-Gonesse (Val-d'Oise), la mairie a été incendiée. À La Verrière (Yvelines), deux écoles ont été ravagées par les flammes.

    Les transports publics ont également été la cible des émeutiers. À Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), un dépôt de bus de la RATP a été incendié, et douze véhicules totalement calcinés. À Clamart (Hauts-de-Seine), un tramway qui a été totalement ravagé. Au total, 39 bus ont été brûlés en ÎDF depuis le début des émeutes, dont 14 dans le dépôt de la société ProCars à Provins (Seine-et-Marne). Selon une première estimation d'Ile de France Mobilités, les dommages se chiffrent à « au moins 20 M€»

    Selon France infos, France Assureurs a déjà recensé 5 800 sinistres déclarés : 436 débits  de tabacs, 200 commerces alimentaires, 370 agences bancaires, plusieurs dizaines de boutiques et fasts-foods ont été attaqués selon les chiffres cités par le gouvernement, mais aucun chiffre précis sur le nombre de commerces franciliens concernés n'est connu..

    La Région Île-de-France a mis en place un fonds d’urgence de 20 M€ lors de sa commission permanente du 5 Juillet  pour venir en aide aux 140 communes touchées par les émeutes des derniers jours et aux commerces saccagés. Ce fonds permettra de soutenir les communes dans la reconstruction de leurs services publics qui ont subi des dégradations (mairies, écoles, médiathèques, centres sociaux) et d’intervenir au plus vite avant l’intervention des assurances, sous forme d’avances remboursables. Ce fonds permettra aussi d’aider les commerçants et les artisans franciliens qui font face, ces derniers jours, à des dégradations matérielles (vitrines détruites, magasins saccagés, etc…) avec une aide jusqu’à 10 000 €, qui interviendra après les assurances afin d’agir sur le reste à charge…  «On va reconstruire ce qui a été détruit» a déclaré Valérie Pécresse en constatant «qu’on aura plus de demandes que JP Huchon en 2005 parce que des communes sont dans des situations  plus difficiles»

    Mais ce qui a choqué le plus urant ces nuits d’émeutes, ce sont  «La tentative d'assassinat du maire de L'Haÿ-les-Roses et de sa famille, l'agression de la maire de Pontoise qui a été victime d’une attaque aux tirs de mortier alors qu’elle circulait dans sa commune pour constater les dégâts commis par les émeutiers» qui sont inadmissibles. L'Association des maires franciliens  (AMIF) dont est adhérents le maire de Vanves, a  tenu à faire état de son soutien plein et entier aux élus locaux et à leurs proches victimes de violences.  «Chaque nuit, des élus locaux prennent des risques importants en essayant d’empêcher les destructions dans leurs communes. Il est scandaleux et inadmissible que les violences urbaines puissent être dirigées contre des personnes physiques : ce sont les maires, symboles de la république dans les territoires, mais aussi les policiers, les pompiers, tous les représentants de nos institutions républicaines qui sont visés».